Maurizio Cattelan, le terrible
mai 22, 2007
Comme une envie de sortir du cadre du politiquement correct, de s’affranchir du qu’en dira-t-on auquel j’aime répondre: “assume”.
Vous connaissez peut-être, ou peut-être pas, Maurizio cattelan, cet italien faisant partie des artistes contemporains les plus collectionnés et donc les plus chers. Ses oeuvres figurent d’ailleurs en bonne place dans la collection de François Pinault. “Bouffon pour riches”, “Idiot du village de l’art contemporain”, ou un grand artiste, les avis se valent.
Ce ne sont pas tant ses oeuvres qui me plaisent, voire m’éclatent, mais davantage sa personnalité agitatrice, décalée, provocatrice, son toupet et son culot. J’adore.
Extraits…
Politiquement incorrect
Palerme - Sicile, juin 2001. Lors de la 49e édition de la Biennale de Venise, il avait convoqué aux petites heures du matin le gratin du milieu de l’art, 150 des plus gros collectionneurs de la planète, embarqués pour un vol spécial, direction Palerme où était installé sa dernière création d’alors: Hollywood. Pour ce “ Plateau de l’humanité ”, intitulé générique de la Biennale, Cattelan propose une réplique de 23 x 270m des hautes lettres blanches qui ornent la colline éponyme, qui se trouve être la plus grande décharge publique de Sicile, allusion frémissante au contexte mafieux, source d’inspiration pour le cinéma US.
L’argent des VIP prenait tout un coup une odeur particulière.

Selon un journaliste sur place, “ Maurizio Cattelan est un spécialiste de ce genre de gags énormes. (…) Un peu étourdi, le groupe s’est jeté sur le buffet, et on a assisté à une union sacrée, une trêve dans la lutte des classes entre les milliardaires et les ouvriers de la décharge, venus en connaisseurs et en voisins boire un petit coup de blanc.”
Lire la suite


License