Intégration, identité
mai 29, 2007
Je suis inscrite depuis un certain temps sur le blog, mais jusque là je ne prenais pas le temps de le visiter, ni même d’y poster des articles. Alors je me présente, je m’appelle Julie, je suis française, étudiante à l’école des beaux arts d’angers, j’ai quitté Mada pour les études, mais je souhaite garder contact le plus possible avec ce pays.
Si je prends le clavier aujourd’hui c’est parce qu’il y a un certain nombre de questions qui me préocupent et j’aimerais avoir des avis dessus…
Pour ceux qui sont actuellement en France, vous devez comme moi vous faire rebacher les oreilles à propos des questions d’identité nationale…. Qu’est-ce que ça veut dire en 2007 à l’heure de la mondialisation où les gens sont [supposés] pouvoir se déplacer librement ?!… Je me suis donc dit récement, c’est quoi un français?… Je n’ai pas la réponse, c’est quoi un malgache? non plus. Toujours est-il que personnellement j’ai du mal à adhérer à l’une (éduquée à la française, je ne me reconnais pas trop dans les valeurs de ce pays) ou l’autre culture (je ne crois pas pouvoir y prétendre, même si chez moi c’est madagascar, quoi que j’y fasse) … je ne peux pas faire de choix … si ce n’est de respecter ces deux entités.
A part ce cas de conscience personnel, on me laisse vivre en paix, j’ai la nationalité française, j’ai l’impression d’être “bien née” (dsl ça fait moyen-age, noblesse & co, mais vraiment des fois j’y pense), c’est aberrant !!!… Depuis 3 ans que je fais mes études, je ne rencontre que des personnes qui ont des problèmes de papiers, leur vie est en sursis, ils sont controlés régulièrement, ils deviennent parfois “clandestins” pendant plusieurs mois pour cause de négligence administrative et leur sort est gardé par des fonctionnaires très peu passionnés par leur boulot, alors autant dire pas actifs à 100% (excusez-moi, vision très personnelle de l’administration, cela n’engage que moi)… Ce n’est pas une vie (sans parler des discrimination et des getthoisation qui vont avec)… Je repense à mes parents, qui chaque année depuis 14 ans doivent faire des taratasy et des taratasy pour se voir obtenir une carte de résident périmée depuis 3 mois, c’est usant, mais en même temps ils ne subissent pas tant de discriminations que les étrangers en France…
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les enjeux de la question de la culture par Janine Ramamonjisoa
décembre 19, 2006
Morceau choisi car je ne saurais l’exprimer mieux, partageant nombre de points de vue.
1. Quelques repères
Nous ne parlerons pas ici de la culture des gens “cultivés”, faite de signes distinctifs qui opposent les êtres cultivés aux êtres incultes, de la culture-niveau d’éducation, de la culture de l’individu instruit, consommateur ou producteur sur le marché des produits culturels. Nous ne posons donc pas l’équation culture égale niveau d’éducation : l’éducation, celle puisée à l’école, comme celle héritée et apprise dans les familles, fait partie de la culture mais celle-ci ne se réduit pas à elle.
Nous ne parlerons pas non plus de ce qui est le plus visible et le plus audible : les chansons nées des rythmes et mélodies des terroirs et des villes pour faire danser les jeunes, et relevant d’un marché de la musique de variétés et du folklore. Cette musique est partie intégrante de la culture mais, contrairement à ce qui semble évident pour beaucoup chez nous, la culture ne se réduit pas à elle.
Nous partirons plutôt de la définition devenue classique donnée en 1871 par l’anthropologue anglais Tylor de la culture - et de la civilisation -, l’un et l’autre terme étant chez lui
interchangeables : la culture c’est « ce tout complexe qui inclut les connaissances, la foi, l’art, la morale, la loi, les coutumes ainsi que toutes les autres facultés et habitudes acquises par l’homme en tant que membre d’une société, bref l’élément appris des comportements humains “(that complex whole which includes knowledge, beliefs, art, morals, law, custom, and any other capabilities and habits acquired by
man as a member of society ” .) La culture est alors définie comme le “capital idéel et matériel d’une société donnée”.
(…) la culture, à la fois et en même temps reflète, crée, modèle une personnalité typique des populations qui la partagent.
(…) - chaque culture est unique dans sa singularité -, et au relativisme culturel - il n’y a pas de normes en matière de culture, pas de cultures supérieures ou inférieures, chaque culture privilégie tel ou tel ensemble de valeurs, tel modèle (…), selon les modèles (patterns) culturels transmis par chaque société et inculqués aux enfants dès le plus jeune âge. Il faut évidemment tenir compte du fait que ce type d’analyse ne s’appliquait qu’à des sociétés de petite taille, sans classes, isolées des grands courants d’échanges ;
(…)
En simplifiant, nous dirons avec l’anthropologue Lucy Mair “a culture is the common possession of a body of people who shares the same traditions ; in social terms such a body is a society », la culture est le patrimoine commun d’une société, d’une communauté plus ou moins large, du clan à la nation.
Et pêle-mêle : la culture qui s’hérite, modèle mais sur laquelle l’on peut agir, oriente, sanctionne, récompense, que l’on transforme. La culture, partie intégrante de chaque individu, porteur et créateur de culture à la fois. La culture qui assigne un sens aux êtres et aux choses, aux éléments, du visible comme de l’invisible, la culture qui pense le réel. La culture qui unit et différencie. La culture comme traversée par l’histoire, en perpétuel changement, tout en restant apparemment elle-même, constituée de noyaux forts qui structurent les autres éléments qui la constituent. La culture qui s’adjoint les uns et les autres apports et les remodèle à sa manière, avec parfois le risque d’en mourir un peu. La culture incluant des attributs de classe, la culture non monolithique. Des contradictions dans les valeurs de la culture traduisant les représentations des diverses forces sociales. Culture dominante, éventuellement sous-cultures. La culture : ses points forts, qui structurent, et ses points faibles, qui divisent.
Malgachoscopie: You know you’re Malagasy when…
novembre 23, 2006

You know you’re Malagasy when:
Your last name is at least 10 letters long and contains lots of A’s
When people ask you about your race, you have no idea what to say
You have never been afraid of skin cancer even though you go to the beach very often
When in your family, taboo and tradition takes precedence over the law
You eat rice at least twice a day
You have heard that kicking walls or burning green plants will kill your grandmother
You have been pissed waiting on the traffic policeman to give you the right of way at a crossroad
You have been to an exhumation and a circumcision
You know that the alphabet only have 21 letters
You know the group Mahaleo
When you die you’ll be buried in a family tomb
Every Comorian for you is a Mamadou and every white person is a Vazaha
When it comes to sports, you think football is the biggest, and rugby and pickpockets are related
You think sweet beans are gross
You get paid to go to public university
You have taken at least 2 foreign languages in school
You have driven in a 2 way street which is the exactly the width of 2 cars but you made it safely
You know that we burry navel cords ( tadim-poitra) and you actually know where yours is buried
You drive without any speed limits
You know which of the 18 tribes you belong to
Your mom told you that if you don’t wear your shoes, your stomach will hurt
Malagasyscopie par la blogosphère malagasy
novembre 19, 2006
Se sont joints à la Malagasyscopie, ou regards sur nous-mêmes, inspirée par l’article “Ho an’ny Gasy andafy” de VANF:
Malagasyscopie par Aiky
Malagasy Copy par Dadee
Malgachoscopie par Elodieriana
Malagasy kôpy par Harinjaka
Malgachoscopie par Hery
Lettre à un Malagasy de Madagascar par Iko
Malagasy Kopia par Jentilisa
Malgachoscopie | When you give back par Jogany
Malgachoscopie par Lilia
Malgachoscopie par Lutinewink
Malgachoscopie - Exil + Madagascarianskopia par Lova
Malagasyscopia par Malagasy any California
Malgachoscopie par Many
Malgachoscopie par Marc
Malgachoscopie par Mia
Malgachoscopie par Nivo
Malagasyscopie par Rajiosy
Malgachoscopie par Tokinao
Malgachoscopie - Fantatro izay fihaviako par Tomavana
Malgachoscopie par Vola
Malgachoscopie (partie 1) par Xavier
Malagasyscopie
novembre 18, 2006
A vrai dire, j’avais préparé quelque chose de saignant à l’intention de Mister Vanf, quelque chose trottait dans ma tête du genre “un malgache observe le malgache Vanf”. A vrai dire, je n’ai toujours pas de blog car je suis très feignasse en ce moment et je préfère satisfaire ma curiosité en lisant les autres (les blogs).
Et puis après avoir écouté le hira faneva N°1 de Mr le Président en rigolant, je me suis décidé à lire ce que devient Malgachoscopie. Je n’avais pas compris de prime abord ce que cela voulait dire et cela malgré le mail lumineux de Tattum, avant d’en lire la traduction en malgache par jentilisa. Malagasy mijery malagasy. Plus précisément, je me suis retrouvé Malgache en train d’observer comment certains malgaches blogueurs se voient et voient leurs compatriotes.
Et très étrangement je me suis vu plus vieux que la plupart d’entre vous. Moins préoccupé de la période où j’ai quitté le pays. Moins nostalgique de la bière, du salegy et toute cette litanie qui fait que Vanf est grand. Moins soucieux de mes compatriotes que je peux rencontrer avec toutes leurs manies. Moins concerné par Dago en tout cas par tout ce que Vanf et d’autres semblent attendre du Gasy d’Andafy.
Voici donc ce que j’ai vu, vécu et entendu.
Que l’on vit plutôt bien là où l’on se trouve.
Que l’on ne peut que vouloir progresser quand on en a la possibilité.
Qu’il ne nous viendrait pas à l’esprit de le revendiquer haut et fort.
Que l’on arrive à tout quitter après un livre pas sexuel du tout.
Que j’apprécie le Rah-Ckicky.
Que certains gagnent très bien leur vie.
Qu’ils ne l’avoueront jamais.
Que mon identité et bla et bla et blablabla.
Que l’on s’intéresse à la déco de maison.
Que l’on en a assez de voir à la télé la sempiternelle pauvreté de Mada et que Grey’s Anatomy vaut cent fois mieux.
Que le malgache est loin d’être le seul à avoir quitté son pays.
Que mes enfants qui ne parlent pas malgaches sont 100% malgaches à leur façon.
Qu’il n’y a d’enrichissement que dans ces nouvelles formes de vie.
Que nous sommes obligés d’inventer ici. Comme ceux qui sont là-bas.
Que nos enfants perpétueront à leur manière.
Que Thierry Henry est le seul blanc de l’équipe de France.
Que notre sentimentalité peut être dépassé.
Que le développement et patati et patata. Domy aho ranoatra.
Qu’on pouvait gagner sa vie à laver la mort-où-est-ta-victoire (je l’ignorais).
Que Rossy est d’un ennui.
Que mes racines sont dans un sale bled que j’aime bien dia ity katsaka ity voanjobory.
Que d’autres ont tenu des sex-shops.
Que le pasteur du coin s’est fait un devoir de les ramener dans le droit chemin.
Que sobika est bien percé.
Que madanight est bien coquin.
Que Mahaleo arrête de tourner ses rengaines. Du nouveau. Du nouveau.
Que tant mieux, certains voyagent beaucoup.
Que les zébus malgaches ont un zob. Le saviez-vous ?
Que la vie continue etc etc…
Bordel de dieu ! Arrêtons de nous regarder le nombril !
Rajiosy
Malgachoscopie - Fantatro izay fihaviako
novembre 17, 2006

Toy izao ny fivakin’ny lalàna laharana 60-064 tamin’ny 22 Jolay 1960 mikasika ny zom-pirenena Malagasy :
“And. 9 - Dia Malagasy :
1° Ny zanaka an-tokantrano izay Malagasy ny rainy;
2° Ny zanaka an-tokantrano izay Malagasy ny reniny ary tsy manam-jom-piaviana na tsy fantatra izay zo fiavian’ny rainy …”
“Malagasy Ikaky, Malagasy i Neny mazava ho azy fa Malagasy aho izany.” Eo am-pamakiana ny tohin’io lalàna io aho … dia tsy azoazoko ny aiko, “Malagasy an-taratasy aho fa inona sisa no mbola Malagasy amiko ?”
Araky ny mahazatra ahy amin’ny fotoana toy izao dia tanisaiko avokoa ireo fahatsiarovana izay tehiriziko ao anatiko ao. Ny tsikin’Ikaky, ny halefaky ny tànan’i Neny, ireo angano fitantaran’i Nenibe … Niahotra aho ny hanohy, voalohany izao no tsikaritro fa olona efa nodimandry avokoa no tanisaiko, tantara efa lasa amam-polontaonany maro.


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