Développement et fanandroana
novembre 14, 2007
Rakoto David, un passioné et un fervent “illuminé” de la culture ancestrale malgache, intervenait cette semaine dans une émission socio-économique d’une chaîne de télévision locale.
Avant de clôturer son intervention par des prédictions sur les douze différents “vintana” (signe astrologique) malagasy, il a tenté de démontrer que le développement de Madagascar doit passer par le fanandroana. Un peu comme ce qui se fait en orient, plus particulièrement en Chine et dans les pays à forte communauté chinoise (pour ne pas dire le monde) il a insisté sur le fait que chaque élément doit être à sa bonne place au moment opportun pour réussir.
Ce qui attire l’attention sur ce personnage serait, en premier lieu, son accoutrement. Disons plutôt les décors vestimentires tels que le lamba Arindrano, un tissu en soie dont la couleur de base est le beige ou crème orné de rayures rouges et noires.
(Le beige est sensé être du blanc et doit représenter … le peuple; le rouge ou pourpre, ou encore le “jaky” représente la noblesse et la royauté, tandis que le noir représente les castes plus inférieurs)
A priori, l’idée n’est pas nouvelle mais reste peu accessible à tous et s’adresse surtout à un auditoire initié. Il avertit le téléspectateurs, il interpèlle les faux “mpanandro”, il insiste que les malgaches ont été initiés à l’astronomie et à l’astrologie plus tôt que Copernic ou Gallilé.
En analysant ses dires, on est tenté de croire que c’est le christianisme qui a entrainé la misère dans le pays. Les instruments comme les “diary” ou “alimanaka” doivent, selon lui, figurer parmi les outils de travail de l’homme.
Ilay resaka izany raha tsorina dia hoe ilaina ary tokony tsy maintsy manandro ny malagasy mba ho tafita sy hahita fanmpandrosoana ara-toe-karena vanona. Ilaina ny mahafantatra ny loko mety amin’ny tena sy ny hafa, raha ny mpiara-miasa amin’ny tena no resahina ka ny fahafantarana ireny no hanmpy ny tsirairay amin’ny asa.
Raha tsy hiresaka afa-tsy ny tonon-taona isika, hoy izy, dia fantatr’ireo razambe taloha fa alahamady ny andro rehefa mitsimoka ny voly. Ary efa fantatr’izy ireo ihany koa fa hafa ny fotoam-pambolena raha mamoa anaty tany na ambonin’ny tany ny zava-maniry iray.
Noharany tamin’ny “feng shui” sinoa moa izany rehetra izany ary nofaranany tamin’ny teny hoe tsy mena-mitaha isika malagasy. Ny hevi-baventy tao anatin’izany fandaharana izany dia ny hoe ny fomba tsara sy nampivoatra nentim-paharazana dia tsara raha averina avoaka sy trandrahana ary fehezina ho enti-manarina ity Gasikara ity.
Pourquoi investir dans la nutrition?
juillet 18, 2007
Voici une vidéo très intéressante, sur l’enjeu de la lutte contre la malnutrition.
<Voix off> Madagascar est un pays où généralement la population jouit d’une nature généreuse et d’une terre fertile. La malnutrition pourtant, sévit toujours dans le pays. Elle touche encore la moitié des enfants de moins de 5 ans. Les signes extérieures ne sont pas toujours reconnues et les victimes elles-mêmes n’en sont pas conscientes. C’est pourquoi la communauté ne se rend même pas compte de son existence. La malnutrition attaque en premier lieu les enfants de bas âge et les mères, puis les enfants en âge d’être scolarisés, et plus tard, les adultes qui seront main-d’oeuvre de notre économie.
Le développement durable auquel nous aspirons tous pour Madagascar s’appuie inévitablement sur la qualité des ressources humaines, à la fois les bras mais aussi la matière grise d’un développement rapide et durable. Les principaux problèmes nutritionnels à Madagascar ont trait aux retards de croissance, au déficit pondéral, à la pratique inadéquate de l’allaitement maternel, et aux carences en vitamine A, iode et fer.
Habitudes alimentaires inappropriées, soins inadéquats, insalubrité, problèmes d’accès aux services de santé, insécurité alimentaire, telles sont les causes sous-jacentes de la malnutrition. Tout cela réduit considérablement la chance de survie et la potentialité de la mère et de l’enfant, ainsi que de l’écolier et de l’adulte travailleur.
Survie des enfants de moins de 5 ans
Pour les enfants de 0 à 5 ans, la malnutrition constitue aujourd’hui la cause principale de mortalité. 54% des décès des enfants de moins de 5 ans sont attribuables à la malnutrition.
Il est important de souligner que la malnutrition est un phénomène très précoce qui survient dans la petite enfance d’un trop grand nombre d’enfants malagasy.
De la question de la baisse de poids des enfants:
Les viandes, poissons et oeufs sont des aliments indispensables pour la croissance des enfants. Pourtant les enfants ne mangent pas souvent ces produits à cause de la situation économique. C’est ce qui réduit le poids des enfants.
L’enfant qui survit à la malnutrition et aux maladies associées, garde les séquelles intellectuelles et physiques, toutes irréversibles, jusqu’à la fin de sa vie. Mais si le niveau de notre effort reste tel quel, des dizaines de milliers d’enfants paieront de leur vie sur les 10 ans à venir.
- La mauvaise pratique de l’allaitement maternel: décès de 40 000 enfants de moins de 1 an.
- La carence en vitamine A: 41 000 enfants de moins de 5 ans.
- La malnutrition protéino-énergétique: décès de 197 000 enfants de moins de 5 ans.


License