Tu as raison Mihanta, chérissons nos poètes … dès leur vivant
septembre 25, 2008

SI VOUS ETES MALGACHE ALORS CECI VOUS CONCERNE.
C’est par cette interpelation que Mihanta a adressé son courriel que j’ai reçu le mardi 9 mai 2007, grâce à une chaîne de solidarité. Pour ceux qui ne l’on pas reçu, je le reproduit tel quel ci-dessous:
J’effectue cette chaîne car je viens d’apprendre qu’un monument de la Culture malgache risque de s’effondrer is on NE lui vient pas en aide. Elle NE servira pas à récolter Des fonds pour subvenir à son Intervention, elle servira juste à lui rendre hommage d’une manière qu’il Approuverait sûrement et de la part de ceux qu’il chérit Le plus : LES JEUNES, NY TANORA GASY. .Je vous prie de prendre la peine de Le lire et de l’envoyer à vos Contacts en particulier à ceux d’origine MALGACHE pour que son message Puisse se transmettre. Ne briser pas la chaîne !!! C’est Notre manière à nous de Le soutenir dans ces moments difficiles.
Il se prénomme Georges ANDRIAMANANTENA, IL EST ce qu’on peut appeler Une personne aux multiples talents !!! Il EST écrivain, poète, pyro Sculpteur, pianiste, compositeur, et avant tout un patriote. Vous Le Connaissez sûrement sous son nom d’artiste : RADO; Je NE ferais pas sa biographie, mais je vais juste vous parler del’être extraordinaire qu’il EST.
Maurizio Cattelan, le terrible
mai 22, 2007
Comme une envie de sortir du cadre du politiquement correct, de s’affranchir du qu’en dira-t-on auquel j’aime répondre: “assume”.
Vous connaissez peut-être, ou peut-être pas, Maurizio cattelan, cet italien faisant partie des artistes contemporains les plus collectionnés et donc les plus chers. Ses oeuvres figurent d’ailleurs en bonne place dans la collection de François Pinault. “Bouffon pour riches”, “Idiot du village de l’art contemporain”, ou un grand artiste, les avis se valent.
Ce ne sont pas tant ses oeuvres qui me plaisent, voire m’éclatent, mais davantage sa personnalité agitatrice, décalée, provocatrice, son toupet et son culot. J’adore.
Extraits…
Politiquement incorrect
Palerme - Sicile, juin 2001. Lors de la 49e édition de la Biennale de Venise, il avait convoqué aux petites heures du matin le gratin du milieu de l’art, 150 des plus gros collectionneurs de la planète, embarqués pour un vol spécial, direction Palerme où était installé sa dernière création d’alors: Hollywood. Pour ce “ Plateau de l’humanité ”, intitulé générique de la Biennale, Cattelan propose une réplique de 23 x 270m des hautes lettres blanches qui ornent la colline éponyme, qui se trouve être la plus grande décharge publique de Sicile, allusion frémissante au contexte mafieux, source d’inspiration pour le cinéma US.
L’argent des VIP prenait tout un coup une odeur particulière.

Selon un journaliste sur place, “ Maurizio Cattelan est un spécialiste de ce genre de gags énormes. (…) Un peu étourdi, le groupe s’est jeté sur le buffet, et on a assisté à une union sacrée, une trêve dans la lutte des classes entre les milliardaires et les ouvriers de la décharge, venus en connaisseurs et en voisins boire un petit coup de blanc.”
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Pourquoi Les vikings du Groenland n’ont pas survécu:
avril 17, 2007
En écoutant un professeur d’archéologie faire le discours de fin d’année à l’Université de Chicago, j’ai été étonné par la forte teneur politique du discours, notamment par son ton résolument anti-Bush. Son discours était centré sur la nécessité des sociétés et civilisations de prendre en compte les facteurs environnementaux qui évoluent en permanence et de ne pa se figer dans un schéma établi sous prêtexte que l’on detient une vérité absolue. Dans ce discours, basé sur le livre de Jared Diamond : « Collapse of civilizations » que Rajiosy a aussi déjà mentionné il y a quelque mois, ce professeur attaque ouvertement les leaders politiques « de ce pays (US) et du moyen-orient » qui s’obstinent dans une démarche destructrice en croyant détenir une vérité absolue.
En résumé, le livre explique que bien que plus riches et mieux equipés que leurs voisins esquimaux, les nordiques d’origine scandinaves ne se resolvaient pas a modifier un style de vie basée sur l’élevage, l’utilisation du bois et une alimentation centrée sur le boeuf et évitant le poisson. Le problème, c’est que le Groenland comme son nom ne l’indique pas n’est pas vraiment vert, l’hiver rude ne favorise pas l’entretien du patûrage et l’utilisation du bois masisvement entraina donc déboisement rapide et perte du sol fertile favorable à la culture. (Vaguement familier, n’est ce pas ? Doro-tanety, en vikings, se dit comment ?). Hélas, les vikings s’obstinaient dans un mode de vie suicidaire, alors l’élevage se fit rare; et pourtant ils refusaient encore de s’adapter, préferant manger leurs animaux domestiques ( comme les fossiles le prouvent) plutôt qu’ apprendre à pêcher et manger les lions des mers comme les esquimaux qu’ils consideraient « inférieurs ». La communauté vikings disparut alors alors que les esquimaux sont toujours présents jusqu’ à ce jour. La leçon à tirer selon J. Diamond : il n’y a pas de vérité absolue en ce qui concerne la survie des civilisations. Si le contexte (par ex : global warming) demande un changement d’attitude, au diable la culture 4X4, et bonjour le vélo.
Si le contexte demande plus de sécurité dans les cités, au lieu de s’obnubiler sur le problème des djeuns pas trés gaulois, pourquoi ne pas doubler l’effectif policier, et montrer clairement que tout le monde sera contrôlé régulièrement, du patron en costume cravate au petit jeune qui joue au basket. Un peu d’impartialité ne fait de mal à personne, n’est-ce pas ? En effet, une etude sur la baisse de criminalité drastique à New-York pendant les années 90 montre que ce ne sont pas les arrestations multiples qui diminuent le taux de criminalités, ni le « racial profiling » des soi-disant criminels mais la présence bien visible des policiers, leurs rapports avec les citoyens lambdas et le ravalement de la facade des immeubles délaissées (!). La diversité est une realité de ce monde, partout. L’ignorer, ou affirmer que le vol des voitures a la tire est commis a 80% par des blacks ne fait pas avancer le schmilblick. Emprunter les principes d’exclusions du Front national pour se faire élire ou croire résoudre le problème de l’insécurité est un manque de créativité criard et une incapacité à s’adapter qui n’est pas sans rappeller l’attitude des Vikings au Groenland. Quand on croit détenir la vérité absolue et croire que certains principes sont infaillibles car gravées dans le marbre, on se retrouve parfois à se ruer dans un mur à répetition qu’on a dressé soi-même.
Qu’est-ce qui fait de vous un gasy ?
février 20, 2007
Encore un post sur l’identité gasy…
Mais que voulez-vous, c’est bien une des préoccupations d’un expatrié de n’importe quelle nation, non ?
Mon présent propos a été inspiré d’un fait passé mais réel. Il y a quelques années, une de mes amies quand j’étais au pays me fait part de nouveaux choix dans sa vie, quand on s’est revues. Habitant entre la France et les Etats-Unis, elle se retrouve finalement après moult péripéties, avec son meilleur ami, en fait l’homme de sa vie. De leur vie, l’expérience et les échecs, ils ont en déduit.
Elle, est malgache. De parents, de naissance, de citoyenneté… Il n’y a pas de doute.
Lui est d’origine chinoise, né à Tana, langue première malgache. Écoute la musique malgache, rit et rêve en malgache. D’ailleurs le pays lui manque plus que tout.
Moi, Mada ne me manque pas. Je n’ai plus de repère là-bas. Pourtant, j’explique certaines de mes réactions et aspirations uniquement par mon ascendance et mes racines.
Je sais bien que chacun vit son identité gasy à sa manière et il n’y a pas de règle en la matière.
Pour vous, être gasy, c’est quoi ??
les enjeux de la question de la culture par Janine Ramamonjisoa
décembre 19, 2006
Morceau choisi car je ne saurais l’exprimer mieux, partageant nombre de points de vue.
1. Quelques repères
Nous ne parlerons pas ici de la culture des gens “cultivés”, faite de signes distinctifs qui opposent les êtres cultivés aux êtres incultes, de la culture-niveau d’éducation, de la culture de l’individu instruit, consommateur ou producteur sur le marché des produits culturels. Nous ne posons donc pas l’équation culture égale niveau d’éducation : l’éducation, celle puisée à l’école, comme celle héritée et apprise dans les familles, fait partie de la culture mais celle-ci ne se réduit pas à elle.
Nous ne parlerons pas non plus de ce qui est le plus visible et le plus audible : les chansons nées des rythmes et mélodies des terroirs et des villes pour faire danser les jeunes, et relevant d’un marché de la musique de variétés et du folklore. Cette musique est partie intégrante de la culture mais, contrairement à ce qui semble évident pour beaucoup chez nous, la culture ne se réduit pas à elle.
Nous partirons plutôt de la définition devenue classique donnée en 1871 par l’anthropologue anglais Tylor de la culture - et de la civilisation -, l’un et l’autre terme étant chez lui
interchangeables : la culture c’est « ce tout complexe qui inclut les connaissances, la foi, l’art, la morale, la loi, les coutumes ainsi que toutes les autres facultés et habitudes acquises par l’homme en tant que membre d’une société, bref l’élément appris des comportements humains “(that complex whole which includes knowledge, beliefs, art, morals, law, custom, and any other capabilities and habits acquired by
man as a member of society ” .) La culture est alors définie comme le “capital idéel et matériel d’une société donnée”.
(…) la culture, à la fois et en même temps reflète, crée, modèle une personnalité typique des populations qui la partagent.
(…) - chaque culture est unique dans sa singularité -, et au relativisme culturel - il n’y a pas de normes en matière de culture, pas de cultures supérieures ou inférieures, chaque culture privilégie tel ou tel ensemble de valeurs, tel modèle (…), selon les modèles (patterns) culturels transmis par chaque société et inculqués aux enfants dès le plus jeune âge. Il faut évidemment tenir compte du fait que ce type d’analyse ne s’appliquait qu’à des sociétés de petite taille, sans classes, isolées des grands courants d’échanges ;
(…)
En simplifiant, nous dirons avec l’anthropologue Lucy Mair “a culture is the common possession of a body of people who shares the same traditions ; in social terms such a body is a society », la culture est le patrimoine commun d’une société, d’une communauté plus ou moins large, du clan à la nation.
Et pêle-mêle : la culture qui s’hérite, modèle mais sur laquelle l’on peut agir, oriente, sanctionne, récompense, que l’on transforme. La culture, partie intégrante de chaque individu, porteur et créateur de culture à la fois. La culture qui assigne un sens aux êtres et aux choses, aux éléments, du visible comme de l’invisible, la culture qui pense le réel. La culture qui unit et différencie. La culture comme traversée par l’histoire, en perpétuel changement, tout en restant apparemment elle-même, constituée de noyaux forts qui structurent les autres éléments qui la constituent. La culture qui s’adjoint les uns et les autres apports et les remodèle à sa manière, avec parfois le risque d’en mourir un peu. La culture incluant des attributs de classe, la culture non monolithique. Des contradictions dans les valeurs de la culture traduisant les représentations des diverses forces sociales. Culture dominante, éventuellement sous-cultures. La culture : ses points forts, qui structurent, et ses points faibles, qui divisent.


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