Chaque jour est un miracle !
17 janvier 2012 by Mitiyu
2011 est passée, vive 2012 !
Chaque seconde vécue à Antananarivo revêt d’un miracle. Pas plus tard que vendredi dernier, un jeune homme est abattu de sang froid en plein centre ville entre midi et 13heures. Il s’agit d’un jeune qui voulait porter secours à une personne qui s’est fait agressée.
Le hic, l’image type d’un agresseur et de voleur de sac à main a bien changé, des personnes affirment que l’un des meurtriers était un homme bien habillé avec un costume cravate. On se souvient quelques mois plus tôt, dans des circonstances similaires, la mésaventure de l’accordéoniste Médicis et de sa compagne, qui s’est finalement soldée par la mort de l’artiste.
Le sentiment d’insécurité s’installe et se généralise dans la capitale. A titre d’exemple, un ami expatrié s’est fait volé sa voiture devant son bureau et quelques jours plus tard, son domicile fut attaqué par cinq bandits.
Il y a quelques semaines de cela, le père d’une camarade de classe de ma fille s’est fait descendre dans sa maison, à bout portant et devant toute sa famille. Les cambrioleurs n’ont pu voler que l’équivalent de 50euros ainsi qu’un lecteur de DVD. La même nuit, un ancien camarade d’école s’est aussi fait descendre dans sa voiture. Les deux hommes étaient tous les deux des éléments-clés du sport automobile malagasy.
Depuis quelques temps, les autorités routières ont interdit les automobilistes et les taxis-brousse d’emprunter les routes nationales à partir de 21heures. Le matin, les gendarmes demandent aux véhicules de se regrouper pour former une caravane. En ville, on entend de temps à autre des explosions ou des détonations qui nous font penser à des coups de feu. Mais en lisant les faits divers de la presse quotidienne le lendemain, on ne retrouve que des histoires qui se sont passées dans des quartiers plus loin dont il est impossible qu’on puisse entendre quoique ce soit là où on est.
Les gens se demandent que fait la police. Durant les événements de la FIGN, les foyers malagasy ont compris que théoriquement la force de l’ordre veille sur les gens et leurs biens… pratiquement, c’est une autre histoire.
Tous les soirs, en ville, il y a toujours une voiture garée dans la rue qui se fait cambrioler. Un autoradio, une batterie ou tout autre chose de valeur relative qui traine, même à l’abri des regards, disparaissent. A quelques mètres de là, il y a soit une patrouille de police qui effectue le contrôle des papiers des personnes et des véhicules. Et à quelques mètres de là, il doit sûrement avoir un commissariat de police.
Je me demande dès fois, comment réagissent les forces de l’ordre et les militaires lorsqu’ils regardent des séries américaines comme les NCIS, les experts, le Mentaliste et autres. Comment les médecins réagissent en regardant Dr House ou à la limite Greys Anatomy. J’imagine que beaucoup veulent bien se mettre dans la peau de Jack Bower dans 24heures chrono.
De l’autre côté, je pense que les bandits s’inspirent de Fast & Furious, Ocean 11 ou 12 ou encore de Braquage à l’italienne pour ne citer que ceux-là. Ils copient, adaptent au contexte local et ils améliorent. Avec le commerce provenant de la Chine, il est tellement facile de se procurer des micro-caméras, des GSM Jammer ou des GPS jammer. Je ne vous apprends rien, tout est sur le net maintenant. Sauf qu’en Chine c’est moins cher qu’en Europe. Bref…
Souvent, je suis amené à assister à un cocktail dînatoire ou une cérémonie ou autre festivité qui se déroulent souvent tard dans le soir. Les parents me disent toujours de faire attention et finalement avec toutes les histoires qu’on entend, la vie à Antananarivo est, chaque jour, un miracle grâce au Seigneur Jésus!
No TagsPopularity: 1% [?]
Ianao no heriko…
30 septembre 2011 by Mitiyu
Tsy dia mahazatra loatra angamba ho an’ny mpitoraka no miresaka fivavahana amin’ny blaoginy. Ary nahatsapa ihany koa ny tena fa tao anatin’izay taona maro nanoratana izay dia tsy mbola nisy na indray mandeha aza nisaorana sy niderana an’Andriamanitra noho izay soa rehetra nomeny sy izay fanampiana nataony hatrizay.
Midera sy mankalaza Azy aho ankehitriny fa lehibe Izy ary mahagaga ny zava-bitany. Tsy dia ireo karazan’olona mivavaka dia miandry fahagagana tsy akory ny tena fa saingy mino sady miasa. Kanefa dia maro ireo zavatra fantatra fa tsy vita raha ny herin’ny tena irery no manao azy, raha tsy nisy ny fitsimbinana sy ny fitantanan’Andriamanitra Ray sy Zanaka ary Fanahy Masina.
Misy namako izay efa ela no noezahiko notarihina mba hino ary antenaiko fa ho tonga iany izay fotoana izay rehefa kasihin’ny fahasoavan’Andriamanitra izy. Toi même tu sais.
Eto aho dia mahatsiaro tarika mpanao rap iray izay. Tsy mpihira rap evanjelika izy fa manana hira iray mahafinaritra ahy izay hoe « Ny Avo ». Ifampizarako aminareo ny tonony :
« Misaora ny Avo Indrindra fa nomeny tongotra mamindra
Misaora ny Avo Indrindra fa nomeny tanana kinga
Misaora ny Avo Indrindra fa nomeny vatana tomady
Misaora ny Avo Indrindra fa ny tany lavitry ny ady
Misaora ny Avo Indrindra fa nomeny filaminana
Misaora ny Avo Indrindra fa ny vava tsy tapaka mihinana
Misaora ny Avo Indrindra fa mbola mahita mangirana
Misaora ny Avo Indrindra fa manana asa ifikirana
Misaora ny Avo Indrindra manan-trano isitrihana
Misaora ny Avo Indrindra fa manan-damba isikinana
Misaora ny Avo Indrindra fa manam-bady iankinana
Isaorako ny Avo indrindra ‘zay natoa izao ahy
Isaorako ny Avo indrindra nanome ny aingam-panah
Isaorako ny Avo indrindra mety ijoro ho mpiaro ahy
Amin’ny fakam-panah sy ‘zay mety ahazo ahy
Misaotra Mankasitraka Mankatelina »
Popularity: 1% [?]
Comment ça va? Vazah bien merci…
9 juin 2011 by Mitiyu
Dans certains endroits de Madagascar, il y a des jours où l’on se demande si on est toujours dans le pays… C’est vrai, il existe ces endroits relativement mythique, exotique pour certains qui sont pour la majorité fréquentés par des étrangers, en l’occurrence des européens blancs, quelques fois basanés ou cuivrés.
Dès fois, on souhaite se faire un peu plaisir. Avec les temps qui courent c’est devenu un luxe, il faut le reconnaître. Alors, avec des amis ou des connaissances, ou encore des contacts professionnels on se donne rendez-vous pour aller prendre un pot, histoire de faire un « afterwork », chez Kudeta. C’est un endroit bien sympathique, boisé de palissandre un peu partout avec cette douce chaleur que vous procure cet élément, avec un peu de chance un code wifi pour vérifier son courrier électronique et flâner un peu sur le net. Le temps de choisir un cocktail sans alcool (j’aime bien la Danseuse Divine, avec sa robe écarlate rehaussée par un peu d’orange pour donner un ton de soleil couchant) et commence à apprécier l’ambiance. Ce qui est bien avec des invités c’est que le mercredi, c’est qu’on reçoit un cocktail pour un autre commandé. Du coup, on peut bien se lâcher sachant qu’on ne pourra terminer si on en commande plus de deux pour une personne.
Mais boire c’est bien mais ça peut donner faim aussi. Il faut donc aller ailleurs pour se mettre quelque chose sous la dent. On hésite à descendre au Café de la Gare, remonter chez Brajas ou aller à la Plantation. On nous fait remarquer que La Plantation risque d’être déjà fermée à cette heure et au café de la Gare il y a trop de « people » donc le choix est fait. Tiens, ça fait longtemps que je passe là mais jusque là les « djeuns » préféraient entrer chez Chill Out, juste à côté. L’ambiance était sympa malgré quelques jeunes femmes qui nous dévisageaient avec un air qui en dit long. Ben quoi, il ne faut pas forcément sortir avec un vazaha pour venir ici, non?! Bref, on le prend avec sourire et elle n’a pas du tout tort car après Kudeta, le portefeuille était déjà allégé. Bon, on s’est dit, ce soir seulement et pas tous les jours, donc pas de soucis. Ce que nous avons pu remarquer, c’est que beaucoup d’étrangers fréquentent ces endroits et s’y plaisent. On avait l’habitude de parler de Saka, de Mojo, Le B’, de Plazza ou encore de Mansion mais en ce moment les endroits les plus sympas sont les moins fréquentés. Je me souviens encore de Kudeta au moment où il n’y avait pas beaucoup de gens pour voir les danses de salon du mercredi, c’était sympa. Mais bon, pour finir la soirée, ce serait bien d’aller à Ambatobe, retrouver des jeunes comme nous…
Plusieurs fois, nous étions allés à Mahambo, sur la route vers Fénérive Est au départ de Toamasina. Ce qui frappe en entrant dans la ville c’est un panneau où une jeune femme est tenue par la main par un vieux vazaha (en torse nu je crois). Cela me rappelle toutes ces femmes qui fréquentaient le cyber café pour aller s’inscrire sur Meetic ou autres sites de rencontre. Car en effet, on se dit qu’on est toujours en Afrique (Oui, première nouvelle, Madagascar fait aussi partie de l’Afrique et c’est le SADC qui gendarme tout en ce moment), et que pour s’en sortir, les jeunes africains ont le choix entre faire de longues études et continuer à l’étranger, tenter sa chance dans le sport professionnel, chanter et devenir célèbre pour par la suite tenter une carrière à l’internationale et finalement, le mariage. Ce qui n’est pas mal en soi si c’est basé sur de l’amour sincère et désintéressé. D’ailleurs, j’ai de la famille et des amis qui ont connu le bonheur ainsi.
Depuis quelques temps, on voit défiler à la télé et repris sur les moteurs de recherche du web des endroits magnifiques qui doivent être visités à Madagascar. On ne parle plus de Nosy Be et son Andilana, Royal Beach ou Amarina, on omet de citer Sainte Marie et l’île aux nattes pour mettre en avant les Eden Lodge, les Salary Bay, les Anjanjavy, L’Isalo Rock Lodge, les Relais de la Reine ou Princesse Bora Lodge. Oui ce sont tous des hôtels mais le plaisir des yeux commence là où on est hébergé. La force de ces endroits réside dans le fait qu’ils sont inaccessible pour le malagasy moyen. Les rares qui s’y sont rendus sont soit se sont fait inviter pour différentes prestations et/ou accompagner des touristes privilégiés soit un membre de la diaspora qui a décidé de se changer un peu les idées en revenant quelques semaines au pays, soit un flambleur qui a tout économisé pour tout dépenser dans l’un de ces endroits. D’ailleurs, je considère que Madagascar doit se tourner vers le tourisme de prestige et non plus se satisfaire du tourisme de « masse » actuel. Si les malagasy ont la possibilité de se rendre en Asie, à Maurice, en Afrique du sud, en Europe ou aux Etats-Unis, pourquoi ne pas commencer par l’intérieur de Madagascar, visiter les Tsingy et d’autres endroits spéciaux de l’île. Bref, nous préférons partir et on découvre l’intérieur par le biais de ceux qui viennent.
Le fait est qu’heureusement il existe encore des endroits abordables et pas mal comme les look’s ou les karaoke et se faire héberger par des amis ou de la famille en province pour se faire plaisir sans se ruiner. L’idéal serait de se retrouver chez quelqu’un entre ami et ne pas connaître (ou presque) les contraintes des serveurs qui commencent à fermer la moitié d’une porte ou d’un deejay qui envoient de la m****usique à faire fuir pour se dire qu’on doit partir.
Bref, pour les touristes, à défaut d’apprécier ce poste, vous avez là quelques bonnes adresses pour parfaire votre voyage à Madagascar, pour les propriétaires d’établissements, n’oubliez pas de m’inviter si on vient chez vous à partir de ce blog et pour mes amis malagasy qui se sentent « concernés » par ce poste, merci de ne pas me jeter la première pierre car il y a une généralité et une vérité qui se reflète dans ce récit.
« Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé serait fortuite et indépendante de la volonté de l’auteur »
No TagsPopularity: 1% [?]
Mais où est donc ce superhéros?
6 juin 2011 by Mitiyu
Depuis quelque jours, je reconnais, comme ce qu’avait dit un de ces hommes d’Etat très haut placé du pays, qu’il y a effectivement une insécurité grandissante à Antananarivo. Pour la première fois de ma vie, j’avais aussi le besoin de poser des vitres teintés et de faire appel à de super gardes du corps balaises aux côtés des miens. En effet, jusque là, je pouvais me considérer comme un citoyen lamba qui n’a pas beaucoup de biens de valeur et donc n’est pas susceptible d’être cambriolé, attaqué ou tout simplement vandalisé.
En ce qui concerne les gardes, c’est un peu difficile vu le coût de la vie assez élevé par rapport à celle d’il y a quelques mois de cela car mademoiselle légère inflation est passée par ici. Les vitres teintés, il faut oublier car il faudra être une personnalité haut placé pour en bénéficier. (Il faudra d’ailleurs retrouver l’article concernant l’octroi d’autorisation de ces vitres teintés car il est difficile de comprendre pourquoi tolère-t-on les véhicules à conduite à droite et pourquoi ceux dont ne serait-ce que les vitres latéraux arrières sont teintés sont directement verbalisés, bref,…)
Alors, avec le peu d’épargne que malgré tout nous avons pu économiser, qu’est-ce qu’il faut en faire? Rien! sauf peut-être continuer à épargner et ne rien crier sous les toits sinon gare aux mauvais esprits. « Ory hava-manana » comme on dit en malagasy. Ou littéralement, le pauvre n’a pas de famille les riches et vice versa. Par convoitise, celui qui n’en a pas ou n’en a pas assez risque de vous attaquer.
C’est là où l’on se souvient de la phrase devenue célèbre avec la crise de la FIGN. « (…) miaro ny vahoaka sy ny fananany » que nous pouvons traduire en : « (la force de l’ordre : Police, Gendarmes, militaires) protègent le peuple et ses biens). Est-ce vraiment le cas? Ou bien est-ce qu’il sont insuffisants et peu nombreux pour pouvoir mener à bien cette mission? pour l’instant on a du mal à le ressentir…
Un ami d’enfance a voulu baptiser son chien Ornicar. Va savoir pourquoi. Mais force est de reconnaître que ce chien a été efficace. Aucun intrus ne pouvait s’approchait de leur propriété sans que l’alarme ne fut donné et aucun étranger ne pouvait s’introduire dans leur domicile sans y être invité et accompagné. Malheureusement, ce bon vieux chien est mort empoisonné d’une éponge suspecte. Mais il était considéré comme étant le superhéros de la maison même si les premiers à le craindre étaient principalement le facteur et les marchands ambulants de charbon.
Chacun de nous, à un moment précis de sa vie, pourra aussi rechercher son protecteur, son superhéros, ce personnage presque inconnu mais altruiste qui nous rassure un peu de la dureté de la vie quotidienne. En tout cas, moi, il m’est déjà arrivé de me demander si cela existe en dehors des écrans et pas seulement qu’aux Etats-Unis ou en Chine. Car ces écrans nous façonnent de près ou de loin. On se demande par exemple si les enquêteurs du pays prélèvent quand même les empreintes digitales et les confrontent à leur base de données et qu’ils ne considèrent la majorité des dossiers comme étant classés etc.
A l’heure actuelle, les sociétés de surveillance et de sécurité privée fleurissent mais si on se réfère à ce qui vient de se passer à Majunga, ce sont les éléments de ces sociétés qui ont procédé à une attaque bien orchestrée. Donc…
No TagsPopularity: 1% [?]
DTS/moov contre blogger: ou quand un prestataire de services intente un procès à son client pour services non rendus
6 mai 2011 by saveoursmile
Loin des valses hésitations politiques qui (ne) se passent (pas) à Madagascar, une « affaire » mérite d’attirer l’attention: celle du fournisseur d’accès internet DTS (opérant la marque Moov) contre un de ses clients (qui est aussi un blogger). Retour sur les évènements:
- en Mars-avril 2011, la connexion EASSY a connu d’énormes difficultés techniques (coupures) pénalisant énormément ceux qui l’utilisent. A noter qu’à Madagascar, cette connexion est utilisée par Telma/Moov et par Blueline (qui soit-dit-en passant a régulièrement communiqué sur ces problèmes durant la période). Telma/Moov a choisi la politique de l’autruche vis-à-vis de ses clients.
- pour remédier à ce problème, il est de notoriété publique que Telma/Moov a eu recours aux services de son concurrent Orange et, de ce fait, a fait transiter son traffic international via l’autre connexion par fibre optique reliant Madagascar au reste du Monde: le câble Lion
Le blogger SSD-Dago a rapporté quasiment au jour le jour sur son blog, à sa façon, comment il vivait ces dur moments- ce qui lui a valu ce procès. Par ailleurs, il a saisi l’OMERT (Office Malgache d’études et de Régulations des Télécommunications) pour trancher sur l’affaire (bien avant que celui-ci soit porté au tribunal)
Je ne veux pas rajouter de l’eau au moulin, aussi, listerai-je ici les articles qui traitent de ce cas pour ceux qui veulent un aperçu.
Pour information, l’affaire est passée au tribunal ce matin et il en est ressorti un report au 27 mai 2011.
Donc, commençons par les articles de SSD-Dago:
« Moov de merde »,
« Moov continue à insulter ses clients »
« L’échéance de 48h promise par Moov est épuisée »
Quelques réactions et articles rapportant l’affaire
- via un éditorial de Madagascar-tribune.com
- via Cyber Observer: avec analyse juridique à l’appui
- via quelques réactions sur twitter
Affaire à suivre (rajoutez les liens vers d’autres articles relatant l’affaire dans les comments)
No TagsPopularity: 1% [?]
17 novembre 2010, jour de référendum vu par un citoyen lambda
17 novembre 2010 by saveoursmile
Ce 17 novembre 2010 est un jour de referendum à Madagascar. Ce qui suit est un essai de retranscription de cette journée telle que je l’ai vécue- tout en essayant d’être aussi factuel que possible, et sans parti pris.
La question du jour pour moi étant « au fait, quelle est la question à laquelle on devrait répondre pour ce réferendum? » . En effet, on savait d’avance les options de réponses: soit on vote « oui », soit « non », ou « blanc » … Je ne commenterai pas sur l’option de l’abstentionisme – qui, à mon avis, n’a jamais été un argument de poids pour valider ou invalider les résultats d’une élection à Madagascar.
Un petit retour en arrière d’abord: j’ai reçu ma carte d’électeur hier, contrairement à ma femme, qui, pour une raison indépendante du fokontany (selon les agents du fokontany) n’est même pas inscrite sur la liste des électeurs.
Donc, cette journée du 17 novembre 2010 commence sans fracs quand bien même quelques évènements inhabituels ont perturbé la veille. J’ai décidé de n’aller voter que dans l’après-midi. Dans la matinée, tout en pianotant sur mon ordinateur, j’écoute passivement la radio antsiva qui essaie de rapporter les nouvelles du terrain.
Vers 13 heures environ, les journalistes évoquent qu’une décision a été prise (je n’ai pas pu saisir qui a décidé) pour que les électeurs dûment inscrits sur la liste d’électeurs peuvent venir effectuer leur devoir quand bien même ils n’aient pas reçu de carte d’électeur si tant est qu’ils amènent leur ancienne carte d’élécteur et leur carnet du fokontany(???). Quelques dizaines de minutes après, un de ces journaliste interviewait le chef fokontany d’Ambanitsena à ce sujet: celui-ci répondit qu’il n’était pas au courant de cette décision.
15heures environ, je me pointe à mon bureau de vote avec ma carte d’électeur et ma carte d’identité alors que les marchands de rue de mon quartier vaquaient à leurs occupations quotidiennes. Il n’y a que les magasins du quartier qui ont fermé leurs portes.
On vérifie mon identité, on regarde dans la liste. On m’invite à prendre le bulletin unique où est marqué en grand deux choix avec une case à cocher à côté de chaque option. Le bulletin ne fait nullement mention de la question posée, seulement des réponses possibles. Je m’évertue à poser une question insidieuse aux agents du bureau de vote « au fait, quelle est la question à laquelle on doit répondre? » – la réponse est on ne peut plus claire « Allez dans l’isoloir, il y a déjà un stylo dedans pour marquer votre réponse ».
Je vais dans l’isoloir, coche l’option qui me convient, plie en quatre le bulletin (parceque j’ai vaguement entendu à la radio qu’il fallait faire ainsi – personne ne m’a indiqué comment faire dans le bureau de vote), et m’en vais remettre mon bulletin de vote dans l’urne transparente.
16heures: la radio Antsiva confirme qu’il y a encore des bureaux de votes qui n’ont pas reçu l’instruction d’accepter les CIN comme passe-droit pour pouvoir voter. En même temps, le même journaliste rapporte que le bureau de vote d’Andranonahoatra refuse d’éxécuter cet ordre. Quelques heures auparavant, un journaliste intervanant de la ville de Majunga rapporte que des bureaux de vote de cette ville attendent encore confirmation sur l’heure de clôture des bureaux de vote – il semblerait que cela ait été initialement prévu à 16 heures et que cela soit reporté à 18 heures (personnellement, je ne connais pas la réponse, mais à l’heure où j’écris- i.e 16heures10, il semblerait que les bureaux de votes n’aient pas encore fermé les portes)
Et voilà… Je sais que mon article sera interprété différement selon les convictions de chacun, je l’ai juste écrit pour rapporter comment un citoyen lambda de la capitale l’a vécu.
Note personnelle (et subjective): je n’ose même pas imaginer la confusion que ce référendum a pu créer dans la tête des paysans et autres personnes qui n’ont pas accès aux informations et qui sont éparpillées dans tout Madagascar.
No TagsPopularity: 1% [?]
Mbola afaka hirehareha aho fa Malagasy
28 avril 2010 by Mitiyu
Andrianiko, hono, ny teniko, ny an’ny hafa koa feheziko. Dimampolo taona izao no voalaza fa niverina ny fiandrianam-pirenena Malagasy. Tao anatin’ny taona vitsivitsy lasa dia hita sy tsapa fa misy ireo mpiray tanindrazana no mieritreritra fa ambony sy tafita rehefa miresaka amin’ny teny vahiny.
Maro ny mibadabada amin’ny teny frantsay, etsy andaniny ireo tsy mivolana raha tsy amin’ny teny anglisy ary ampahany vitsivitsy no miresaka amin’ny teny alemà sy sinoa. Ny zanaka nentin’ireo mpianatra tamin’ny fiandohan’ny repoblika faharoa etsy andaniny dia mahay teny rosianina.
Nosy i Madagasikara ary isaorana an’Andriamanitra isika mbola tsy niady sisin-tany firy tamin’ny firenena hafa na dia misy ihany aza ireo nosy kely vitsivitsy tokony ho an’I Madagasikara nefa bodoin’ny firenena hafa.
Ary dia mbola afaka mirehareha ny maha-malagasy ahy aho noho izay teniko izay. Teny miavaka sy tokana, ahafana mifanerasera tsara, ary ravahan’ireo fitenim-paritra maro loko.
Mbola tsy nahita aho tamin’ny fety maro izay natrehiko ka ireo olona miezaka ny manao fitafy Malagasy dia misalaka sy misikina fotsiny ihany. Indrisy fa na dia filatro nentin-drazana aza no tiana atao dia irony pataloha sy palitao tandrefana irony no isalorana lamba (landy) dia izay.
Misy ihany moa ireo olona vitsivitsy no misatro-bory na miambozona firavaka nentin-drazana. Saingy takona izy ireny ka haingo ivelany sisa no hita. Tsy mba tena nisy ireo niezaka namoaka fitafy miavaka sy tena Malagasy azo oharina amin’ny ny an’ireo indianina vavy miankanjo saari na ireo afrikana maro manao boubou, na ireo japoney manao kimono, na ireo sinoa manao ifu. Naleontsika nitady nivery ka manafangarongaro endrika, dia ny vary sy ny tsiparifary. Ka ny soga sy ny landibe aravaka tandrok’omby no hankalazaina fa tena fitafy nentin-drazana.
Saingy mbola afaka mirehareha ny maha-malagasy ahy aho noho ireo tanora vitsivitsy ireo, mikaroka sy mitady ny very ka mampifangaro ny soga sy ny landy ary ny landibe mba ho filatro mihaja sy miavaka ka ho tonga fitafy nentin-drazana ho an’ireo zanaka amam-para any aoriana.
Tonga ireo vahiny sasany dia namokatra ireny akanjo lazainy fa avy amin’ny tena Malagasy. Ao ireo misarin’omby, ombalahy sy tarondro. Ao ihany koa ireo misarisarin-tsokatra sy lefona ary koa taksi-borosy. Ny an’ny sasany moa dia nampiany lakam-bezo sy Atandroy lahy mandihy. Misy ampahany aza misy sarin-toaka malaza. Dia izay no nahafantarana fa nandalo teto gasikara ilay vahiny iray ka lasa voan-dàlana ilay endrika tsy tena avy eto an-toerana fa kolotsaina sadasada nafangaro ny zava-misy.
Saingy na mampahatsiahy ahy ranomaso sy alahelo aza ireto aloalo aravaka ny akanjo, dia mbola afaka aho ny hirehareha fa manana ireo amin’ny kisarisary maro ireo ka tsy amin’ny akanjo fotsiny ihany no ahitana azy ireny fa manerana ny fireneko.
Nisy fotoana ireo ankizy sy tanora, tsy tia mozika afa-tsy rôka na rap ary tsy nandihy raha tsy dihy vahiny. Kanefa adinony fa mbola misy ireo mpandala ny jijy, ny beko na koa ny sôva, ary mbola maro ireo mpanao asa apinga, ny mpilatsy tàanana ary ny mpandihy soroka no miezaka manavao ireto kolontsain-drazana mba haharaka ny toetr’andro. Ka na ny kabôsy na ny sodina na ny valiha dia tsy tena malagasy fotsiny no niandohany. Indrisy anefa fa mampalahelo fa misy ireo tanora no mihevitra fa ny dihy mampihetsika fitombenana no tena dihy malagasy ka adinony tanteraka fa lovan’ny moron-tsiraka tamin’ny firenena afrikana ireny.
Fa na dia izany aza ny zava-misy dia mbola afaka ny hirehareha aho fa Malagasy noho ireo harena ara-kolotsaina marobe misy eto amin’ny firenena sy ananan’I Gasikara ka tsy maha-mena-mitahy ireo mpandala ny kanto malagasy hiatrika ny sehatra iraisam-pirenena fa afaka mitondra tsara izany hifaninana amin’ny ny an’ireo firenena hafa.
Repoblika telo no nifanesy. Isaky ny mitady hitraka ilay fireneko dia misy foana ireo miezaka ny mandetika azy. Tsy azo lazaina izy ireny fa hoe tena tia tanindrazana fa toa saribakoly tia seza sy mitady voninahitra fotsiny ihany. Ka ny harena kely ananany sy ny fahefana azony ao no entina manosihosy ireo mpiray tanindrazana sy entina misolelaka amin’ny firenen-dehibe hafa.
Saingy mbola faly aho hatramin’izao mahatsiahy fa ao anaty ràko ao, misy ny ràn’ireo mpanjaka razambe, namolavola sy niady mafy ny mba hanandratana ny fireneny sy ny vahoakany. Ka nametraka fefiloha mba tsy hahatondraka ny tanàna, nitondra amim-pahendrena ho tombon-tsoan’ny tsirairay. Ka ireo ratsiratsy saina sy nanana fiheveran-dratsy dia novonoina sy nokendaina tamin’ny lamba mba ho ohatra ho an’ny ho avy.
Popularity: 2% [?]


License