Et si l’arche de Noé était parti de Madagascar?

25 avril 2013 by  

Plusieurs religions actuelles s’accordent à dire que Noé est, selon la foi de chacun, le père actuel de l’humanité. En effet, le déluge au temps de Noé a fait périr les hommes et les animaux existants à cette période à part les huit personnes qui étaient entrés dans l’arche ainsi que les animaux qui étaient là aussi. On retrouve des récits similaires dans différentes cultures et différentes autres religions que chrétienne ou musulmane.

On sait ou on estime que l’arche s’est arrêtée au Mont Ararat, en Turquie, même si les innombrables expéditions scientifiques et évangéliques n’ont pas réussi à fournir des preuves universellement reconnues et acceptées que l’arche a bel et bien été retrouvée après plusieurs milliers d’années ou d’autres éléments qui corroborent cette affirmation.

Mais personne ne sait d’où elle partait. La connaissance de cet élément pourra nous informer sur l’origine commune de l’humanité et éventuellement l’emplacement du jardin d’Eden.

La question qui se pose est: Est-ce qu’il n’est pas possible que cette arche ait pu partir de Madagascar, dans les Hauts Plateaux proche de l’Ankaratra, et plus précisément dans la localité de Namahanambasy – Antanifotsy (près de la RN7)? pourquoi pas?

Depuis un peu plus de vingt ans maintenant, il existe dans cette localité une grande cathédrale construite par Rasoazanakolona Hélène, plus connue par les croyant par l’appelation « Mamafara », et d’un hommé prénommé… Noah!!! Mamafara ne savait ni lire ni écrire et n’avait aucun moyen de construire ce bâtiment qui ressemble fortement à une arche, l’arche que Dieu demanda à Noé de constuire. A l’emplacement exact de l’actuel « Toby » de Namahanambasy se trouvait donc l’arche selon une révélation faite par Jésus Christ à ces deux personnes ainsi qu’à d’autres qui sont dans le monde.

L’endroit est devenu sacré malgré le fait que très peu de véhicules peuvent s’y rendre à cause de l’état impraticable de la route reliant la RN7 et la localité.

Donc pourquoi pas à Madagascar?

(PS: L’une des quatre rivières décrites dans la Bible comme sortant du jardin d’Eden s’appelait Pishôn, cela sonne étrangement comme « Sisaony », n’est-ce pas?)

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Hommage à Stephen Covey « 7Habits »

31 octobre 2012 by  

De nos jours, on se demande souvent qui sont les gens qui sont très efficaces. Nous essayons de nous entourer de ces gens dans l’optique de mener à bien notre mission. Pour ma part, je voulais faire partie de ces gens. Au moins, si jamais mes collaborateurs ne sont pas efficaces, je pourrai toujours, par la suite, les coacher.

J’ai eu l’opportunité d’acquérir les notions développées par Stephen Covey grâce à une formation dispensée par le cabinet Franklin Covey en Afrique du Sud dénommée : »The 7 habits of highly effective peple signature program ». Si la formation ne m’a pas formé à devenir blogguer, il a quand même été d’une grande efficacité dans mon quotidien professionnel, plus précisément dans ma gestion de temps, ma relation avec mes collaborateurs, avec mes clients et fournisseurs mais surtout avec moi-même. C’est une formation que tout leader et manager du pays doit suivre avant de continuer dans leur milieu. Que ce soit politique ou autre.

Stephen Covey était cet homme, chauve, toujours souriant, un sourire à la limite du carnassier. Un homme compatissant, qui a l’art d’écouter et de comprendre les autres et qui a ce chic de proposer une solution tellement évidente aux problèmes mais à laquelle on n’a pas souvent pensé. Sa matrice du temps enseigne à l’apprenti sa manière de gérer ce qui est d’une part « Important » et d’autre part « Urgent ». Le contrat des 7 habitudes apprend ainsi à changer de paradigme qui en devenant un réflexe contribue à forger un nouveau caractère au leader.

Trois mois et demi que tu es parti, RIP!

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Madagascar, attention aux carburants!

25 octobre 2012 by  

Le carburant, un des éléments clés de l’économie, va mal à Madagascar. En effet, depuis quelques semaines les consommateurs et la presse en général dénoncent une mauvaise qualité de l’essence et du gasoil distribués dans les stations services en général.

Influé par la France dans le choix de l’énergie à utiliser, le malgache a aussi connu une diéselisation massive de ses voitures. Moi-même, anciens passionnés de grosses cylindrées essence, j’ai aussi été touchée par le phénomène et préfère maintenant rouler quotidiennement en diesel.

Il faut dire que le prix à la pompe du gasoil reste encore faible comparé à celui de l’essence tourisme. Et ce depuis plusieurs années déjà. Une des principales raison à cela est que les gouvernements successifs ont préféré toucher le moins possible au prix du gasoil car la majorité des véhicules de transport utilisent  ce carburant et donc le toucher serait toucher un corde sensible à l’économie.

En ce qui concerne l’essence, le consommateur lambda n’a pas la possibilité de vérifier l’indice d’octane réel de son carburant, que ce denrnier soit un sans plombs 91, 95 ou 98. Ce qu’il peut constater c’est la couleur : rouge, verte ou autre. Il doit ainsi faire confiance aux compagnies.

Mais le consommateur n’est pas satisfait. Il est même loin d’être content car les pompistes, les compagnies pétrolières qui assurent la distribution mais aussi certaines stations services n’assurent plus le service de qualité d’antan et semblent même arnaquer le client.

Après quelques entretiens avec des « victimes » du système et aussi après quelques lectures sur les réseaux sociaux, j’ai pu faire les constatations suivantes :

- Comme l’Etat n’appuie plus les compagnies (subventions, liberté sur la fixation des prix, etc.) les consommateurs suspectent ces sociétés de trafiquer ou d’ajouter autre choses que de l’essence ou du gasoil dans leur approvisionnement.

- Comme certaines stations services trouvent que leur marge est devenue moindre, quelques unes dérèglent leurs pompes voire ajoutent de l’eau au stock de carburant (On dira par la suite que c’est à cause de la pluie ou une autre excuse bidon) et arrivent à vendre n’importe quoi aux automobilistes.

- Comme c’est la crise, les pompistes n’ont reçu d’augmentations depuis plus d’un an et essaient de récupérer quelque part la différence entre leur revenu habituel et les dépenses supplémentaires causées par l’inflation et se trouvent finalement à escroquer le client, soit en faisant tourner à vide la pompe avant que le carburant monte réellement, soit en continuant là où le précédent client s’est arrêté ou une tout autre magouille dont ces quelques pompistes ont le secret.

Mais franchement, ce n’est plus vraiment économique de conduire des voitures utilisant la technologie de common rail ou de l’injection direct. Si le problème fait avancer le business des distributeurs de filtres et d’injecteurs ou encore des moteurs en entier, la situation est loin de satisfaire les automobilistes en général à en juger les forums et les discussions sur le net mais dans le cadre privé aussi.

Remarque, parmi les taxi-brousses reliant la capitale à Majunga, au moins deux fonctionnent maintenant au pétrole lampant, va savoir comment… En tout cas, je mettrai bien du 100LL dans mon réservoir essence si on peut encore en trouver.

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Ento miakatra ity firenena ity

6 mars 2012 by  

Samy nahatsikarika daholo ny rehetra ny amin’ny fiakaran’ny vidin’entana misy eto Antananarivo (sy manerana an’i Madagasikara?). Nosoratana ity lahatsoratra ity mba hilazana izany ary koa mba ahafahan’ny tsirairay mitatitra ny hitany any amin’izay misy azy any.

Ho an’ireo izay monina eto izany dia nahatsikarika fa toa ohatran’ny nifanome baiko ireo mpivarotra rehetra mba hampiakatra ny vidin’entana. Maro amin’ireo fiakarana no efa nampoizina fa tsy maintsy hitranga, anisan’izany ireto:
- ny lasantsy: efa ela ihany ireo mpanjinjara lasantsy no nimenomenona tamin’ny vidin’io lasantsy io ka nanao izay ho afany mba hampiakarana izany. Rehefa nifandrirarira teny izy ireo sy ny fanjakana dia niakatra ihany izany hany ka lasa toa izao ny vidiny amin’izao fotoana izao: Gasoil 2680 Ar, Essence 3240 Ar, Solika fandrehitra (pétrole) 2000 Ar . Raha ny siosion-dresaka re dia toa vao fiakarana voalohany ihany io, ary heverina fa mbola hisy ny fampiakarana hafa ato ho ato,
- ny Jirama: ity indray dia efa nomanina ihany koa ny mpanjifa tamin’ny alàlan’ny serasera fa hisy fiakarana ato ho ato. Raha ny fantatra dia hiakatra 17% ny vidin’ny herinaratra raha toa ka 14% izany ho an’ny rano. Eto moa izany dia mbola ny mpanjifa foana no mitatatra ho an’i Rainilezafy rehefa tsy nahomby ireo mpitantana nifanesy tao amin’ny Jirama.

Ankoatra izay dia toa tora-bato avy any an-danitra izay tsy nampoizina ireto fiakarana ireto:
- ny saram-pifandraisana antelefaonina izay niakatra 40% be izao. Mahagaga ihany hoe io sehatr’asa izay mandany vola be dia be amin’ny dokam-barotra io no tsy « nampiomana » akory ireo mpanjifa fa toa mamely tampoka toa izao.
- ny saribao fandrahoan-kanina moa dia tsy vitan’ny niakatra ny vidiny fa zara raha ahitana. Mahatratra any amin’ny 30 000Ar ka hatramin’ny 40 000 ariary ny gony iray izao raha toa ka latsaky ny 20 000 ariary izy izany talohan’ny nandalovan’ny rivo-doza Giovanna. Aiza ary ireo mpanao fikarohana amin’izao fotoana izao? Izao indrindra mantsy no fotoana tokony hampidirana vahaolana vaovao hanoloana ny saribao mba hikarakarana ireo sakafo any an-tokan-trano. Ny gaz toa tsy takatry ny sarambaben’olona satria dia efa ho 50 000 ariary ny tavoahangy 9kg amin’izao fotoana

Ho an’ireo PPN (iangaviana ireo mpandala ny teny malagasy mba hanome dikan-teny malagasy ny PPN azafady) indray kosa
- ny vary raha vidiana amin’ny kapoaka dia eo amin’ny 450ariary
- ny siramamy dia 3 000 ariary ny kilao
- ny tavoahangy menaka misarona nafarana avy any ivelany dia any ho any amin’ny 5500 ariary any ho any

Araka ny voalaza ery ambony dia tsy feno ireo lisitra ireo. Ny tanjona dia ny hanoratana azy mba ho lasa marika iray ahafahana mampitovy rehefa any aoriana. Aza misalasala mameno izay hitanareo any amin’ny toerana misy anareo tsirairay any avy (mariho ny vidiny sy ny toerana rehefa mametraka izany eto ambany ianareo)

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Chaque jour est un miracle !

17 janvier 2012 by  

2011 est passée, vive 2012 !

Chaque seconde vécue à Antananarivo revêt d’un miracle. Pas plus tard que vendredi dernier, un jeune homme est abattu de sang froid en plein centre ville entre midi et 13heures. Il s’agit d’un jeune qui voulait porter secours à une personne qui s’est fait agressée.

Le hic, l’image type d’un agresseur et de voleur de sac à main a bien changé, des personnes affirment que l’un des meurtriers était un homme bien habillé avec un costume cravate. On se souvient quelques mois plus tôt, dans des circonstances similaires, la mésaventure de l’accordéoniste Médicis et de sa compagne, qui s’est finalement soldée par la mort de l’artiste.

Le sentiment d’insécurité s’installe et se généralise dans la capitale. A titre d’exemple, un ami expatrié s’est fait volé sa voiture devant son bureau et quelques jours plus tard, son domicile fut attaqué par cinq bandits.

Il y a quelques semaines de cela, le père d’une camarade de classe de ma fille s’est fait descendre dans sa maison, à bout portant et devant toute sa famille. Les cambrioleurs n’ont pu voler que l’équivalent de 50euros ainsi qu’un lecteur de DVD. La même nuit, un ancien camarade d’école s’est aussi fait descendre dans sa voiture. Les deux hommes étaient tous les deux des éléments-clés du sport automobile malagasy.

Depuis quelques temps, les autorités routières ont interdit les automobilistes et les taxis-brousse d’emprunter les routes nationales à partir de 21heures. Le matin, les gendarmes demandent aux véhicules de se regrouper pour former une caravane. En ville, on entend de temps à autre des explosions ou des détonations qui nous font penser à des coups de feu. Mais en lisant les faits divers de la presse quotidienne le lendemain, on ne retrouve que des histoires qui se sont passées dans des quartiers plus loin dont il est impossible qu’on puisse entendre quoique ce soit là où on est.

Les gens se demandent que fait la police. Durant les événements de la FIGN, les foyers malagasy ont compris que théoriquement la force de l’ordre veille sur les gens et leurs biens… pratiquement, c’est une autre histoire.

Tous les soirs, en ville, il y a toujours une voiture garée dans la rue qui se fait cambrioler. Un autoradio, une batterie ou tout autre chose de valeur relative qui traine, même à l’abri des regards, disparaissent. A quelques mètres de là, il y a soit une patrouille de police qui effectue le contrôle des papiers des personnes et des véhicules. Et à quelques mètres de là, il doit sûrement avoir un commissariat de police.

Je me demande dès fois, comment réagissent les forces de l’ordre et les militaires lorsqu’ils regardent des séries américaines comme les NCIS, les experts, le Mentaliste et autres. Comment les médecins réagissent en regardant Dr House ou à la limite Greys Anatomy. J’imagine que beaucoup veulent bien se mettre dans la peau de Jack Bower dans 24heures chrono.

De l’autre côté, je pense que les bandits s’inspirent de Fast & Furious, Ocean 11 ou 12 ou encore de Braquage à l’italienne pour ne citer que ceux-là. Ils copient, adaptent au contexte local et ils améliorent. Avec le commerce provenant de la Chine, il est tellement facile de se procurer des micro-caméras, des GSM Jammer ou des GPS jammer. Je ne vous apprends rien, tout est sur le net maintenant. Sauf qu’en Chine c’est moins cher qu’en Europe. Bref…

Souvent, je suis amené à assister à un cocktail dînatoire ou une cérémonie ou autre festivité qui se déroulent souvent tard dans le soir. Les parents me disent toujours de faire attention et finalement avec toutes les histoires qu’on entend, la vie à Antananarivo est, chaque jour, un miracle grâce au Seigneur Jésus!

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Ianao no heriko…

30 septembre 2011 by  

Tsy dia mahazatra loatra angamba ho an’ny mpitoraka no miresaka fivavahana amin’ny blaoginy. Ary nahatsapa ihany koa ny tena fa tao anatin’izay taona maro nanoratana izay dia tsy mbola nisy na indray mandeha aza nisaorana sy niderana an’Andriamanitra noho izay soa rehetra nomeny sy izay fanampiana nataony hatrizay.

Midera sy mankalaza Azy aho ankehitriny fa lehibe Izy ary mahagaga ny zava-bitany. Tsy dia ireo karazan’olona mivavaka dia miandry fahagagana tsy akory ny tena fa saingy mino sady miasa. Kanefa dia maro ireo zavatra fantatra fa tsy vita raha ny herin’ny tena irery no manao azy, raha tsy nisy ny fitsimbinana sy ny fitantanan’Andriamanitra Ray sy Zanaka ary Fanahy Masina.

Misy namako izay efa ela no noezahiko notarihina mba hino ary antenaiko fa ho tonga iany izay fotoana izay rehefa kasihin’ny fahasoavan’Andriamanitra izy. Toi même tu sais.

Eto aho dia mahatsiaro tarika mpanao rap iray izay. Tsy mpihira rap evanjelika izy fa manana hira iray mahafinaritra ahy izay hoe « Ny Avo ». Ifampizarako aminareo ny tonony :

« Misaora ny Avo Indrindra fa nomeny tongotra mamindra
Misaora ny Avo Indrindra fa nomeny tanana kinga
Misaora ny Avo Indrindra fa nomeny vatana tomady
Misaora ny Avo Indrindra fa ny tany lavitry ny ady
Misaora ny Avo Indrindra fa nomeny filaminana
Misaora ny Avo Indrindra fa ny vava tsy tapaka mihinana
Misaora ny Avo Indrindra fa mbola mahita mangirana
Misaora ny Avo Indrindra fa manana asa ifikirana
Misaora ny Avo Indrindra manan-trano isitrihana
Misaora ny Avo Indrindra fa manan-damba isikinana
Misaora ny Avo Indrindra fa manam-bady iankinana
Isaorako ny Avo indrindra ‘zay natoa izao ahy
Isaorako ny Avo indrindra nanome ny aingam-panah
Isaorako ny Avo indrindra mety ijoro ho mpiaro ahy
Amin’ny fakam-panah sy ‘zay mety ahazo ahy
Misaotra Mankasitraka Mankatelina »


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Comment ça va? Vazah bien merci…

9 juin 2011 by  

Dans certains endroits de Madagascar, il y a des jours où l’on se demande si on est toujours dans le pays… C’est vrai, il existe ces endroits relativement mythique, exotique pour certains qui sont pour la majorité fréquentés par des étrangers, en l’occurrence des européens blancs, quelques fois basanés ou cuivrés.

Dès fois, on souhaite se faire un peu plaisir. Avec les temps qui courent c’est devenu un luxe, il faut le reconnaître. Alors, avec des amis ou des connaissances, ou encore des contacts professionnels on se donne rendez-vous pour aller prendre un pot, histoire de faire un « afterwork », chez Kudeta. C’est un endroit bien sympathique, boisé de palissandre un peu partout avec cette douce chaleur que vous procure cet élément, avec un peu de chance un code wifi pour vérifier son courrier électronique et flâner un peu sur le net. Le temps de choisir un cocktail sans alcool (j’aime bien la Danseuse Divine, avec sa robe écarlate rehaussée par un peu d’orange pour donner un ton de soleil couchant) et commence à apprécier l’ambiance. Ce qui est bien avec des invités c’est que le mercredi, c’est qu’on reçoit un cocktail pour un autre commandé. Du coup, on peut bien se lâcher sachant qu’on ne pourra terminer si on en commande plus de deux pour une personne.

Mais boire c’est bien mais ça peut donner faim aussi. Il faut donc aller ailleurs pour se mettre quelque chose sous la dent. On hésite à descendre au Café de la Gare, remonter chez Brajas ou aller à la Plantation. On nous fait remarquer que La Plantation risque d’être déjà fermée à cette heure et au café de la Gare il y a trop de « people » donc le choix est fait. Tiens, ça fait longtemps que je passe là mais jusque là les « djeuns » préféraient entrer chez Chill Out, juste à côté. L’ambiance était sympa malgré quelques jeunes femmes qui nous dévisageaient avec un air qui en dit long. Ben quoi, il ne faut pas forcément sortir avec un vazaha pour venir ici, non?! Bref, on le prend avec sourire et elle n’a pas du tout tort car après Kudeta, le portefeuille était déjà allégé. Bon, on s’est dit, ce soir seulement et pas tous les jours, donc pas de soucis. Ce que nous avons pu remarquer, c’est que beaucoup d’étrangers fréquentent ces endroits et s’y plaisent. On avait l’habitude de parler de Saka, de Mojo, Le B’, de Plazza ou encore de Mansion mais en ce moment les endroits les plus sympas sont les moins fréquentés. Je me souviens encore de Kudeta au moment où il n’y avait pas beaucoup de gens pour voir les danses de salon du mercredi, c’était sympa. Mais bon, pour finir la soirée, ce serait bien d’aller à Ambatobe, retrouver des jeunes comme nous…

Plusieurs fois, nous étions allés à Mahambo, sur la route vers Fénérive Est au départ de Toamasina. Ce qui frappe en entrant dans la ville c’est un panneau où une jeune femme est tenue par la main par un vieux vazaha (en torse nu je crois). Cela me rappelle toutes ces femmes qui fréquentaient le cyber café pour aller s’inscrire sur Meetic ou autres sites de rencontre. Car en effet, on se dit qu’on est toujours en Afrique (Oui, première nouvelle, Madagascar fait aussi partie de l’Afrique et c’est  le SADC qui gendarme tout en ce moment), et que pour s’en sortir, les jeunes africains ont le choix entre faire de longues études et continuer à l’étranger, tenter sa chance dans le sport professionnel, chanter et devenir célèbre pour par la suite tenter une carrière à l’internationale et finalement, le mariage. Ce qui n’est pas mal en soi si c’est basé sur de l’amour sincère et désintéressé. D’ailleurs, j’ai de la famille et des amis qui ont connu le bonheur ainsi.

Depuis quelques temps, on voit défiler à la télé et repris sur les moteurs de recherche du web des endroits magnifiques qui doivent être visités à Madagascar. On ne parle plus de Nosy Be et son Andilana, Royal Beach ou Amarina, on omet de citer Sainte Marie et l’île aux nattes pour mettre en avant les Eden Lodge, les Salary Bay, les Anjanjavy, L’Isalo Rock Lodge, les Relais de la Reine ou Princesse Bora Lodge. Oui ce sont tous des hôtels mais le plaisir des yeux commence là où on est hébergé. La force de ces endroits réside dans le fait qu’ils sont inaccessible pour le malagasy moyen. Les rares qui s’y sont rendus sont soit se sont fait inviter pour différentes prestations et/ou accompagner des touristes privilégiés soit un membre de la diaspora qui a décidé de se changer un peu les idées en revenant quelques semaines au pays, soit un flambleur qui a tout économisé pour tout dépenser dans l’un de ces endroits. D’ailleurs, je considère que Madagascar doit se tourner vers le tourisme de prestige et non plus se satisfaire du tourisme de « masse » actuel. Si les malagasy ont la possibilité de se rendre en Asie, à Maurice, en Afrique du sud, en Europe ou aux Etats-Unis, pourquoi ne pas commencer par l’intérieur de Madagascar, visiter les Tsingy et d’autres endroits spéciaux de l’île. Bref, nous préférons partir et on découvre l’intérieur par le biais de ceux qui viennent.

Le fait est qu’heureusement il existe encore des endroits abordables et pas mal comme les look’s ou les karaoke et se faire héberger par des amis ou de la famille en province pour se faire plaisir sans se ruiner. L’idéal serait de se retrouver chez quelqu’un entre ami et ne pas connaître (ou presque) les contraintes des serveurs qui commencent à fermer la moitié d’une porte ou d’un deejay qui envoient de la m****usique à faire fuir pour se dire qu’on doit partir.

Bref, pour les touristes, à défaut d’apprécier ce poste, vous avez là quelques bonnes adresses pour parfaire votre voyage à Madagascar, pour les propriétaires d’établissements, n’oubliez pas de m’inviter si on vient chez vous à partir de ce blog et pour mes amis malagasy qui se sentent « concernés » par ce poste, merci de ne pas me jeter la première pierre car il y a une généralité et une vérité qui se reflète dans ce récit.

« Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé serait fortuite et indépendante de la volonté de l’auteur »

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