• Idées et débats façon l’Express

    A chacun ses rois mais aussi à chacun ses mythes fondateurs. Les connaître c est le devoir de tout honnête homme, chercher et observer leurs traces c est le plaisir du curieux. La royauté merina est bien connue et l’Express se charge de nous la décrire de manière fort circonstanciée. Ma marotte à moi (mais sans la connaissance encyclopédique des historiens), c’est la Haute Matsiatra et en particulier le royaume d’Isandra, sans conteste le plus puissant de la région. Et pour suivre et faire vivre les images évanouies de l’histoire, rien de tel que : -1/ la lecture de livres de référence et pour le Betsileo, la bible si j…

  • Made in Madagascar.

    Pendant longtemps mon hobby était de faire les magasins. Pour commencer, définissons les mots. Quand il m’arrive de faire les magasins, c’est généralement parce que j’ai la nostalgie de mon pays, Madagascar. Alors, je me promène de boutique en boutique et je regarde scrupuleusement les étiquettes à la recherche du « Made in Madagascar ». Et des boutiques, j’en ai fait pas mal. Tout a débuté à Cincinnati. Comme j’étais chargée d’acheter des produits pour la compagnie qui m’employait, j’avais mis un point d’honneur à trouver quelque chose « Made in Madagascar ». En vain, jamais je n’ai vu une seule étiquette avec ce libellé. Pourtant, je passais des heures…

  • La Génération Sacrifiée ( The Sacrificied Generation)

    C’est le titre du Livre de Lesley Sharp, professeur d’ Anthropolgie et Santé Publique à Columbia University. Dans cette étude, Sharp étudie la mémoire collective de Madagascar de la période post-coloniale. Elle réfute notamment la théorie que Madagascar et ses enfants sont des victimes passives et impuissantes des crises de la période coloniale et post-coloniale. Elle affirme, au contraire, que la jeunesse á Madagascar est parfaitement consciente du pourquoi de la situation actuelle et qu’elle porte un regard critique sur son passé et son avenir. Le terme « La génération sacrifiée » fait réference á un contexte bien particulier. La 2éme république etait fondée sur le principe cher à Franz…

  • les enjeux de la question de la culture par Janine Ramamonjisoa

    Morceau choisi car je ne saurais l’exprimer mieux, partageant nombre de points de vue. 🙂 1. Quelques repères Nous ne parlerons pas ici de la culture des gens « cultivés », faite de signes distinctifs qui opposent les êtres cultivés aux êtres incultes, de la culture-niveau d’éducation, de la culture de l’individu instruit, consommateur ou producteur sur le marché des produits culturels. Nous ne posons donc pas l’équation culture égale niveau d’éducation : l’éducation, celle puisée à l’école, comme celle héritée et apprise dans les familles, fait partie de la culture mais celle-ci ne se réduit pas à elle. Nous ne parlerons pas non plus de ce qui est le plus visible…

  • Le systeme D

    Pour mon premier article sur ce blog, je cherchais un sujet qui rassemble tous les malgaches ou amoureux de Madagascar…Il y en a forcément de nombreux (le métissage, la faune et la flore, l’origine du peuple, la religion, les fady, la cosmologie, la langue, le développement, les traditions, les ancetres, la vie et la mort, etc.)… De plus, avec ma sensibilité de Vazaha, je risque de passer à côté de sujets qui touchent le fond de vos coeurs… Je m’y risque quand même. J’ai toujours l’habitude de voir la vie du bon côté, désolé pour les pessimistes… et je trouve qu’une des forces des malgaches, c’est leur extraordinaire capacité, même…

  • Krismasy mitady ravin’ahitra

    Le titre est trompeur, le corps du texte ne sera pas en malgache. Le but du post est de sonder : « Comment la fêtez vous votre Noël à Madagascar ou an-dafy? ». Noel au Canada pour moi fut un choc de culture. Autant de fanfares n’ont pas éveillé en moi la joie de Noel. Quoiqu’ici, on l’appele maintenant le Temps des fêtes pour ne pas négliger les non-chrétiens ou les non-croyants. Que sais-je, je ne cherche pas à savoir. Comment la fêtez-vous le Noel, quelle tradition sur quel menu? Pour moi, Noel commence bien tôt, trop tôt à mon goût que les fanfares me sapent le moral à un moment donné.…

  • Amin’ilay « oui » !

    Il y a de nouvelles expressions Malagasy qui n’ont pas leur équivalent dans d’autre langues (si, je vous promets !). Comme si notre insularité commande une utilisation « unique » d’expression bizarre. Parmi les nouveaux termes que j’ai entendu à Madagascar, « Amin’ilay oui » m’a laissé complètement dubitatif. Et je pense qu’il y a de quoi, puisque ce n’est pas apparemment donné à tout le monde de savoir utiliser cette expression. De but en blanc, j’ai demandé la traduction littérale. On m’a sèchement répondu qu’il n’y en avait pas vraiment. Car l’ingéniosité du Malagasy veut que cette expression change de sens selon son contexte. Et donc, « amin’ilay oui…