Le malgache a-t-il besoin de la démocratie?
2 juin 2010 by Mitiyu
Une idée qui a bel et bien été ancrée dans la tête du malagasy lambda est qu’il faut une démocratie à Madagascar. Après la République de Madagascar, on a insérer le terme pour ambitionner une République Démocratique de Madagascar. Les questions que l’on se pose sont :
- n’y a-t-il jamais eu de démocratie à Madagascar?
- pourquoi une démocratie?
- a-t-on réellement besoin de démocratie dans le pays?
Il y a un an et demi de cela, le mouvement TGV a transformé le stade de verdure d’Ambohijatovo en une place de la démocratie. Son utilisation reste néanmoins ambigue et son appelation n’est plus très utilisée actuellement. D’ailleurs, à chaque fois qu’il y a une menace de manifestation de la part d’une des trois mouvances, il y a toujours au moins trois camions remplis des forces armées qui interdisent l’entrée du parc aux manifestants.
On parle souvent d’élection, une manifestation de la démocratie. Si nous analysons les issus de certaines élections et l’impact social, économique ou politique de certaines élections à Madagascar on peut se demander si on a réellement besoin de la démocratie car en fin de compte on lave le cerveau du peuple « manipulé », on leur explique qu’ils sont malheureux et on leur demande de descendre dans la rue au nom de la démocratie.
Avec la démocratie, on met aussi en avant la liberté d’expression. Est-ce que cette liberté d’expression existe-t-elle à Madagascar ou est-ce qu’on doit toujours se cacher derrière une autre identité ou sous la ligne éditoriale imposée par le patron de presse pour mieux s’exprimer en toute quiétude? La liberté d’expression peut être la voix du peuple comme la voix d’une entité. La liberté d’expression est une arme dangereuse qui peut faire basculer l’opinion publique.
Dans ce cas, le peuple reste-t-il souverain, détient-il le pouvoir collectivement? Est-ce qu’il quelqu’un qui peut et qui est attribué pour porter et apporter au pouvoir en place sa voix, ses demandes, ses attentes et surtout ses besoins? Le pouvoir entend-il la voix du peuple, celle qu’on qualifie de la voix de Dieu?
Depuis la crise, le pouvoir en place, malgré quelque lutte intestine, tente tant bien que mal d’instaurer l’ordre dans le pays. Les bois de rose sont exploités sauvagement et tout est médiatisé, la circulation à Antananarivo ressemble plus à un parcours de combattant dans un jeu vidéo où les moto, scooters, taxi be et piétons font la loi tandis que les automobilistes roulent avec quiétude avec les voitures importées de Hong Kong, de Maurice, d’Afrique du sud dont la direction à droite reste interdite par le code de la route… Les marchands qui font aussi leur révolution en s’installant, non plus sur les trottoirs mais dans la rue même si on ne cite que le nouveau marché de la route de la petite vitesse ou le long de Soarano-Behoririka et le marché de jeudi de Mahamasina où les vendeurs arrivent devant la porte des riverains.
Heureusement, on instaure petit-à-petit la démocratie sur Internet via les sites web de la diaspora et des entreprises locales. Mais là encore, quelques informations dérangent et on chuchote fortement qu’une certaine entité proche du pouvoir pense prendre des mesures « anti-démocratiques » concernant la toile, les bloggueurs, les portails et le net malagasy en général (suivez mes yeux…)
Mais le malagasy a-t-il besoin de la démocratie? sait-il où il veut aller et comment va-t-il y aller? Est-ce que ce peuple qui agit et réagit par sentiment (olon’ny fo) qui oublie assez vite les leçons d’hier peut-il être laissé seul au gré de sa volonté?
Madagascar a besoin d’un dirigisme socioéconomique adapté à une économie libérale appuyé par le respect et la discipline, chose que la majorité des malagasy ne supporte pas. Lors que je parle ici d’un dirigisme socioéconomique et non pas seulement économique, j’exclus un régime totalitaire qui oriente la décision socioéconomique. Il s’agit ici de trouver le modèle adapté à la situation du pays, benchmarké si on veut, mais propre au pays et non pas théorique comme ceux qu’on enseigne dans les bancs des universités. Les syndicats ne visionnent pas la voie à prendre? le groupement n’arrive pas à se projetter à long et très long terme? les entreprises conduisent à vue et le peuple se demande toujours de quoi le lendemain sera fait?
réadoptons le DIRIGISME SOCIOECONOMIQUE le temps de sortir de l’obscurité.
Mais la condition sine qua non est que l’Etat lui même sait où l’on veut aller et où l’on va. Il y a une différence. L’économie est, avouons-le, rançonnée par l’aide extérieure et les groupes de pressions étrangères. Le social se retrouve dans le même sac car les projets de développement sont monnayés en échange de certaines conditions. Si l’Etat sait où il veut emmener son peuple et s’il sait communiquer aux différents groupes de pression qui lui tient le couteau dans la gorge que là où il veut emmener le pays toutes les parties son gagnantes mais en premier lieu le peuple, il y aura sûrement moins de stress, de pression et d’incompétence.
Il faut dire aussi à ces Etats ou groupes de pression qu’il est plus intéressant de travailler avec un pays économiquement fort et dont le pouvoir d’achat de la population peut se permettre de consommer les produits proposés qu’une population qui se demande où est-ce qu’elle va trouver son pain quotidien et qui se limite à travailler pour ne rien économiser mais juste survivre. Le fait est que certains groupes redoutent le retour de manivelle, une sorte d’effet boomerang.
Et tout cela risque d’effacer le semblant d’illusion de la démocratie existante. La question à laquelle il faut se concerter actuellement est celle où l’on se demande quelle sera la situation post-démocratique car c’est actuellement la voie générale de tous les pays que ce soit les pays pauvres ou les pays riches. Nous ne vivons plus dans un contexte bipolaire nous sommes actuellement dans une situation multi-bloc où les pays occidentaux et les anciens pays colonisateurs revoient leur copie et révisent leur cours de géopolitique.
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Ny toeran’ny fivavahana sy ny fanjakana
20 mai 2010 by Mitiyu
Nifandohy foana rehefa zohina ny fivavahana sy ny fanjakana na ny fitatanam-panjakana raha ny marimarina kokoa. Raha ny teto Madagasikara no halalinina dia hita taratra teo amin’ny tantara hatrany na ny fifankatiavany na ny fifankahalany. Anisan’ny nanamarika ny tantaran’ny fanjakana malagasy ohatra ny filazana fa tsy fitiavan’ny mpanjakavavy RANAVALONA I ny fivavahana kristianina ka nanenjehany azy. Ny ao ambadik’izay tsy voalaza firy anefa dia ny fivavahana kristianina izay efa tsapan’ny mpanjaka fa ho varavarana iray hanozingozonana ny fitondrana misy sy ny filaminana.
Ohatra roa mazava hita sy tsapa ihany koa ny fiarahan’ny filoha teo aloha Marc RAVALOMANANA tamin’ny FJKM sy ny tompokolahy Kardinaly Armand Gaëtan RAZAFINDRATANDRA ka nahatonga ny Kardinaly manaraka, dia tsy iza fa i Mgr Odon Marie Arsène RAZANAKOLONA hanohana ny hetsik’i ingahy Andry RAJOELINA. Hany ka lasa nentin’ny sasany hampifandrafesana ny samy krisitanina.
Raha ny tamin’andron’i Marc RAVALOMANANA no asiana resaka dia anisany nampikorontana ny olona maro ihany koa ny hoe « theocratie » izay noheverina fa nentina hitondrana ny firenena. Raha ny hevitr’io teny io mantsy ho an’ny be sy ny maro izay tsy dia nahafantatra marina ny tao an-tsainy tamin’izany andro izany dia ny hoe fanjakana avy amin’Andriamanitra na hoe fahefana avy amin’ny Voninahitr’Andriamanitra. Ny fitondran’ireo Papa no matetika voafantina ao anatin’izany karazana fitantanana izany ary vitsy na atao hoe tsy misy firy ny fanjakana laika izay voafaritr’izany teny izany. Mifanohitra mihitsy aza ho an’ny maro ny mahalaika sy ny teokrasia.
Raha ny fiteny vahiny no asiana teny dia hoy i Marx hoe ny fivavahana no « rongonim-bahoaka » (« La religion est l’opium du peuple » ka rehefa natao izay hanahirana ny vahoaka amin’ny fitadiavana isan-karazany dia sesefana fivavahana izy ireo mba hanana fanantenana sy toky amin’ny ho avy mba tsy havesatra aminy ny fiainana. Izany hoe endrika iray enti-manamaivana ny olana sy ny adintsaina izay misy izany ny fivavahana ka rehefa misy izy io afaka miasa mora foana ny mpanao politika fa indrindra indrindra ny mpitondra.
Maro ireo mpanabe ara-panahy, pretra, pasitera, presbitera, sns no mampitongilana ny voka-pifidianana noho ireo toro-hevitra atolony rehefa mitori-teny izy ireo. Mbola tafiditra amin’ny fitaizana fanahy ve izy ireny sa efa ny hevitry ny mpitondra lehibe no arahin’ny aty ambany ka aparitany? Raha ny fomba fiteny latina mantsy dia hoe vox populi, vox Dei na raha adika tsotra dia ny feom-bahoaka no feon’Andriamanitra. Ary io feom-bahoaka io marihina fa tsy misy rehefa tsy misy ireo mpitarika sy mpambosaka hevitra.
Betsaka ny fifandraisana misy eo amin’ny firenena frantsay sy malagasy raha tsy hilaza fotsiny ny fiandohan’izany tamin’ny taona 1896 izay taona nanamarika izany fiandohan’ny rohy misy izany ka niafara tamin’ny fanjanahana tamin’ny taona 1960 ka nitohy tamin’ny fifanampiana taorian’ny fahaleovan-tena. Ho an-dry zareo frantsay izao dia tena ady teo amin’ireo solombavam-bahoaka tamin’ny taona 1905 izany fisarahan’ny fanjakana sy ny fivavahana izany. Marihina moa fa ny ankamaroan’ireo vahoaka frantsay dia katolika avokoa tamin’izany andro izany. Fifandresen-dahatra, adihevitra mafana ary tsy nifarana raha tsy voafidy ny lalàna izay mamritra izany fisarahana izany.
Ny an’i Madagasikara, izay ny ankamaroan’ny lalàna misy dia nentina sy nadika avy amin’ny an’ny frantsay dia voafaritra mazava ny maha-laika ny fanjakana hany ka somary nanakorontana ny sasantsasany izay tsy kristianina sy tsy protestanta ny fifanantonana akaiky teo amin’ireo mpitondra firenena sy ny mpitondra fivavahana.
Raha ny salan’isa no jerena anefa dia latsaky ny antsasany amin’ireo vahoaka malagasy no kristianina ary ny ampahany betsaka dia mbola mandala ny favavahana nentin-drazana. Ary ny ampahany ambiny vitsivitsy kosa dia bahanan’ny fivavahana silamo.
Ny zava-misy anefa dia maro ny mpivavaka fa vitsy ny mpino sy tia fivavahana amin’ny fony. Raha tsy hilaza afa-tsy ireny hain-trano teny Foulpointe na ny any Manajara izao, na ihany koa ny ratra sy von’olona misy eto amin’ny firenena dia manahy ny tena ary vaka ny saina satria endrik’ilay ratsy nohita soritra etsy sy eroa. Amin’izany dia lasa ny eritreritra manao hoe amin’ny maha-olombelona ireo antsasa-manilan’ny vahoaka malagasy izay kristianina ireo ve dia tsy maharesy ny ratsy izay misy amin’izao fotoana izao? Sa efa tonga ilay fotoana voafaritra hanombohan’ny ady farany sy ny korontana lehibe ka mbola ny ainy sisa no avotri’reo mpino?
Lasa tia vola ny olombelona, anisan’izany ny malagasy. Mitombo ny kolikoly, mitombo ny fahavetavetana. Mamono ny rahalahiny ny malagasy ary tsy menatra sy tsy miampanga-tena akory avy eo. Mitombo ny sekta mihamaro ny olona mitodika amin’Andriamanitra saingy toa fitarainana sy fangatahana hatrany izy ireny fa vitsy ny fifonana sy ny fisaorana. Malagasy, aiza no alehanao?
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13 mai 1972 – 13 mai 2007 – 13 mai 2010
12 mai 2010 by Mitiyu
Ito misy arsivam-pitataram-baovao iray ifampizarako aminareo. Anisan’ireo tapa-porohana sisa tsy may tamin’ireo sombim-baovao nangonina sy notahirizin’ireo haino aman-jery izay tsy misy intsony na tsy manana izany tahiry izany intsony ankehitriny noho ny antony samihafa. Lahatsoratra notontosain’ny mpanao gazety iray tamin’ny 13 mai 2007 ho fanamarihana ny fahatsiarovana ny faha-35 taona nisian’ny hetsiky ny taona 72.
« 13 mey 1972 – 13 mey 2007. Feno 35 taona katroka androany ny tolom-bahoaka izay nampirodana ny Repoblika voalohany.
Tany am-boalohany dia noheverin’ny mpitondra fa tsy dia inona loatra ny zava-nisy. Nisy ny fihetsiketsehan’ny mpianatra niantomboka tamin’ny faha-22 n’ny volana janoary 1972 izay niatombohany dia tsy inona fa ny fandavan’ny governemanta miandraikitra ny ara-tsaina tsy hampivoatra ny fianarana tao amin’ny fianarana ho dokotera tao Befelatanana.
Niainga tamin’io hetsika io ny 13 mai 1972. Nanampy izay sy nampitatra ny raharaha ny zava-nisy teo amin’ny firenena tamin’io taona io. Ankoatr’ ilay raharahan’ny MONIMA tany Atsimo izay nitranga tamin’ny 1971 dia teo ny lafiny sosialy. Nandritry ny dimy taona, lasa dia nitombo avo sasaka ny tanora tsy nanana asa. Na dia ireo nanana diplaoma aza tamin’izany dia voakasik’izay. Ny ampahatelon’ireo nanana diplaoma dia tsy nahita asa nifanentana tamin’ny fahaizana nananany.
Raha teo amin’ny sehatry ny fampianarana izay ihany dia hita fa nandringa ny sekolim-panjakana izay sekoly nolazaina fa natao ho an’ny olon-drehetra nefa raha jerena dia natao ho an’ny zanaky ny mpanan-karena. Ary nihelohelo tao anatin’izany ny fanjanahana ara-tsaina izay mbola ahazoan’ny fianarana frantsay bahana. Teo ny fanjakajakana ataon’ny mpampianatra frantsay sasany izay nibahana ny fanagasiana ny fampianarana sy ny fanamboarana ny fotoana fialan-tsasatry ny mpianatra.
Tsy teo amin’ny sehatry ny fampianarana ihany no nanahiran-tsainan’ny vahoaka, indrindra ny mpianatra tamin’io taona io, fa teo ihany koa ny lafiny toe-karena dia nahatsapana ny fisian’ny endri-panjanahana vaovao entin’ny frantsay, hany ka nahalao ny valalabemandry. Hany ka tsy ny mpianatra ihany no nirotsaka an-dalambe fa na ny ray aman-dreny ihany koa. Rehefa samy niziriziry nitana ny heviny ary ny roa tonta am-bolana vitsivitsy, an-daniny ny mpianatra nanao fitokonana – izay ny teto Antananarivo no nanomboka azy ary dia nitatra tany amin’ny faritany izany – ny volana aprily, ankilany ny tompon’andraiki-panjakana, dia niha-henjana ny raharaha.
Ny alohan’io sabotsy 13 mey 1972, izany hoe ny zoma 12 mey, dia heno tao amin’ny fandefasam-peom-pirenena fa nosamborina ireo mpitarika ny fitokonan’ny mpianatra ary nakatona ny sekoly rehetran’ny ambaratonga ambony sy ambaratonga faharoa. Ny sabotsy marainan’ny 13 mey dia saika ho eny Ambohitsaina araka ny fanao araka ny fitokonana ny mpianatra teto Antananarivo nefa nosakanan’ny FRS izay nanao satro-by sy nirongo fiadina izy ireo.
Saingy nentanin’ny fitakina ny rariny sy ny eritreriny tsy nandry noho ireo namany nolazaina fa natao sesi-tany tany Nosy Lava ireto mpianatra ireto ka nirohotra nankeny amin’ny araben’ny fahaleovan-tena indray. Analiny maro ireo mpianatra tafavory teo hitaky ny famotsorana ireo namany izay voatana ary na dia tsy teo aza ireo mpitarika nahazatra azy dia filaminana tokoa no niseho ary vahoaka marobe no tonga nanotrona azy ireo. Ny sasany aza tonga hitady ireo zanany tsy nody ny alin’iny. Ny sasany kosa tonga hanome hery ny zanany teo.
Tamin’ny 10 ora maraina dia nitoraka grenady mandatsa-dranomaso ny FRS ka nahatonga ny fikorontanana sy ny ady saritaka ary nipoaka ny balan’ny fiadiana mamono. Tamin’io dia voalaza fa nisy 19 no maty tamin’ny mpianatra ary 7 tamin’ireo mpitandro ny filaminana. Tsy lazaina intsony ireo naratra izay notanterina tany amin’ny hopitaly nangatahan-drà tamin’ny fanamafisam-peo.
Tamin’ny iray ora sy sasany tolakandro dia niala tany Ranomafana, provansin’i Fianarantsoa ny filoha Tsiranana ka tonga tamin’ny helikopterany ary nisidina ny vahoaka izay nihotakotaka.
Tamin’ny 4 ora dia nanao filaharam-be ireo ray aman-drenin’ny mpianatra nankeny Tsimbazaza nangataka fiarovana ho an’ireo zanany tao amin’ny Ministeran’ny atitany kanefa voasakana ary voatery niverina nihazo an’Anosy ary tonga tao amin’ny araben’ny fahaleovan-tena indray.
Tamin’ny 7 ora sy sasany hariva dia nanao fanambarana hentitra ny filoha Tsiranana, izay kabary vao maika nampiakatra ny tambavin’ny vahoaka ary dia fanaovana antso samy hitandro ny filaminana no namaranany ny kabariny.
Tamin’ny 9 alina dia re fa nodoran’ny sasany ny birao sy ny trano fanaovana printin’ny gazety Le Courrier de Madagascar ka kila tanteraka.
Ny ampitson’iny, izany hoe ny alahady 14 mey dia mbola vory marobe teo anoloan’ny lapan’ny tanàna ny vahoaka ary dia teo no nanapahan’ny mpianatra hevitra fa ho dorana ny lapan’ny tanàna na dia nandà izany aza ireo ray aman-dreny sasantsasany izay tonga teo. Teo amin’ny rihana faharoa no nanombohan’ny afo ary dia kila tanteraka izany lapan’ny tanàna izany.
Tamin’io andro io ihany koa no nandrenesana fa nametra-pialana ny maha-Minisitry ny Fampianarana azy Andriamatoa Laurent Botokeky ka nosoloina an’Andriamatoa Norbert Ranohavimanana izay Filohan’ny faritany tany toamasina.
Tamin’ny 10 alina dia nanao fanambarana io tompon’andraikatra vaovao io ary nampanantena ny mpianatra fa atomboka ao anantin’ny filaminana sy fahatonian-tsaina tanteraka ny resaka.
Marihana fa ny 18 mey 1972 no voatery nametra-pialana ny filoha Philibert Tsiranana ary nanome ny fahefana feno an’i Jeneraly Gabriel Ramanantsoa hitondra ny firenena.
Izay raha amin’ny ankapobeny ny raharahan’ny tolom-bahoaka tamin’ny 13 mey 1972. Kihon-dalana tsy azo adinoina eo amin’ny tantaran’i Madagasikara satria làlana nahafana’ny Malagasy nanilika tamin’ny ampahany betsaka ihany tokoa na dia efa azo aza ny fahaleovan-tena ny miendri-pangejana sy ny fanjanahana vaovao na ilay antsoina hoe « Néocolonialisme » izay napetraky ny frantsay. Dingana voalohany ihany koa io anefa ho an’ny vahoaka malagasy hanamarihany ny fialany amin’ny fahazanany eo amin’ny sehatra maro sy indrindra ara-politika amin’ny hitantanany ny fireneny amin’ny ho avy. »
Izay ilay fahatsiarovana ny faha-35 taonan’io tolom-bahoaka io.
38 taona aty aoriana, niverina nisokatra ny gazety Le Courrier de Madagascar ary efa ho tafajoro indray izany lapan’ny tanàna voadoro tamin’izany andro izany. Nandroso ve ny Malagasy? Mino marina ve isika fa tena mahaleo-tena ary mahatapaka sy mahatoa ireo sori-dalana tiana enti-mampandroso ny firenena sa dia miankin-doha tanteraka amin’ny fitantanana an-kolaka ataon’ireo firenena matanjaka samihafa?
Raha ny tsapa sy ny hita dia mbola lavitra ny dia ka mila fihezahana mafy sy maro ny malagasy. Ataon’ny lazom-piainana varina sy vendrena noho ny fitadiavana ka tsy mahita izay tena mitranga marina eto amin’ny firenena, ary tsy mahatsapa akory fa misy ireo vitsivitsy mandrovi-tsihy no manararaotra ny tsy fahatsapan’ny sasany ka mampamoritra sy mampilofika ny valalabemandry ka mangalatra sy manangon-karena amin’ny fomba tsy ara-drariny, lavitra ny tombotsoan’ny be sy ny maro.
Vao vita tamin’ny alahady teo ny FIM na ny Tsenabe iraisamp-pirenenan’i Madagasikara. Ho an’ireo izay afaka nijery teny an-toerana dia mety ho lasa ny saina misafosafo loha ka hiteny fa tsy misy ny olana. Fa dia fiarabe vaovao sy matanjaka no mameno iny arabe andaniny sy ankilany ary afovoany izay mampitohy ny lalam-be sy ny tokotanin’ny « Centre de Conférence International » etsy Ivato. Ary rehefa tafiditra ao anatin’izany tsenabe izany dia mahatsapa fa mbola vitsy sy marefo ireo orinasa malagasy na tantanin’ny malagasy raha oharina ami’ny ireo orinasa vahiny na tantananan’ny vahiny.
Efa ho azy izao ny faha-50 taonan’ny nahazoana ny fahaleovan-tena. Izay fahaleovan-tena azo an-taratasy saingy tsy mbola nisy fotoana tena nahatsapana fa mampiabo ny fahavitan-tenan’ny malagasy (« autonomie » na ihany koa « autosuffisance »)
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Malagasy Miray as a reliable and objective citizen media
27 avril 2010 by Mitiyu
In more than one year, some people were trying to post some reliable information and others post information biased by their political affiliation. Malagasy communities around the world were looking for what really happened in their country but they are not satisfied of what Malagasy digital media give to them.
On one hand, some news online seems to be reliable. News from Internet website are felt as true and sometimes as scoops. People think they do not need to verify what they read and they do not need to buy any classic media to crosscheck information. Computers, web and new technologies get up to the highest level of knowledge and that is the way these people conclude so do information on these new media.
On the other hand, bloggers report what they see, what they feel and what they hear about the fact. Some of them in Madagascar give their own analysis of one or more situations. As far as I am concerned, those last twelve months were very tough and hard because we have to pay attention of what we write about and post on our weblog. This is due to the fear of military violence and some special repressive force that can arrest you because of what you write.
New tools and new media were very helpful during this crisis. We look at twitter and Facebook to get informed and receive information about what really matter and where action is. After that we group all information we get and put them on a post with our personal analysis. We know some our friends live in which part of the town so their status can be reliable. After that, we try to crosscheck from those famous website such as sobika.com, moov.mg, orange.mg or topmada.mg.
Some virtual “friends” in our Facebook account seem to be more informed than us and some of them gave details of each situation. With these method, we were, for example, able to situate where the dam protesters and where is that bombs have exploded. So we share what we got to help readers avoid these obstacles.
With one post, we can obtain some comments from all parts. These contribute to improve what we give to become valuable information. And it will be possible for us to remember those day with all details included in the information. We create our history…
But the way we blog in Madagascar is not only to inform but contribute to express ourselves and reduce the bad feelings due to the social and political crisis. It is also a good mean of everyday life improvement. In fact, it can be qualified as a good therapy against frustration and personal disappointment.
In fine, I know some Malagasy and foreign journalists and reporters read our articles and can use them to develop and crosscheck what they got from their own source. We think global and we act local.
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Andro iraisam-pirenena anoherana ny famehezam-bava eto amin’ny Aterineto | 12.03.2010
12 mars 2010 by Tomavana
Journée mondiale contre la cyber-censure >> |
Nandritra ny volana maromaro lasa izao dia niova endrika tanteraka ny « blaogasyfera » [fitambaran'ireo mpampiasa Aterineto malagasy] izay mifanandrify indrindra amin’ny olana ara-politika any an-tanindrazana. Tsy hamaritra izany endrika vaovao izany aho satria tsy manana traikefa hanao izany sady mila fotoana lavalava kokoa raha tiana hamaritra izany endrika mbola eo an-dalam-piovana izany. Tsy hataoko koa ny handrohy izany fiovana izany amin’ny fiovana ara-politika any Madagasikara. Na dia izany aza dia zavatra roa no marihiko, dia ny fitombon’ireo malagasy mampiasa sy ireo vohikala mpivoy an’i Madagasikara eto anivon’ny Aterineto [blaogy, kianja iadian-kevitra, twitter sns.] sy ny fiovan’ireo lohahevitra izay resahina.
Heveriko fa raha maniry handinika izany fivelaran’ny blaogasyfera izany dia mila fototra arahin’isa sy fampitahana amin’ireo blogaosfera hafa. Raha ny momba ny fivoatr’ireo lohahevitra izay dinihina indray dia toa tsikaritro ho miompana bebe kokoa amin’izay iainan’ny mponina any an-tanindrazana, ka zary tavelavela ireo lohahevitra sasany zary heverina ho toy ny « maivamaivana ».
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Bibiolona hoe?…
15 février 2010 by Mitiyu
Tato ho ato dia niverina niely indray ny resaka momba ny fisiana sy ny fivoahan’ny bibiolona eto Antananarivo. Raha vao miresaka bibiolona moe ny eto Madagasikara dia endrika sy bika misy itovizana amin’i Bobel, izay antsasany olona antsasany soavaly, no ao an-tsain’ny maro. Betsaka tokoa mantsy no voakolokola tamin’ireny tantara an-tsary ireny tany amin’ny taona valopolo tany.
Raha tsiahivina ara-tantara dia mahagaga marina fa rehefa misy korontana ihany vao misy mivohy ity resaka ity. entina hanodinana ny sain’ny madinika ka hitebiteby dia tsy hieritreritra intsony ny adilahy pôlitika? asa, isika rehetra mieritreritra. Fa tsy resaka pôlitika no ho resahintsika eto fa resaka kolotsaina sy fiaraha-monina.
Mahatadidy ny tena fa tao akaikin’Analamahitsy tao no nankalazain’ny maro fa nisy bibiolona. Rehefa nanaovana fandalinana sy fanadihadiana anefa dia tsy inona fa toerana fivorian’ireo « Mpaka fo », izay fiantsoana tsy misy ifandraisany amin’ito fikambanana ito no ao amin’ilay toerana voalaza. Natao ihany ny famakafakana ka tsy nahitana porofo na diany na dia kely aza tamin’izany toerana izany.
Nandeha teny ny fotoana dia niverina indray ilay resaka ka teny amin’ny faritra Anosizato iny indray no nisy olona vitsivitsy nilaza tamin’ny fahita lavitra fa naheno na nifanena tamin’ny « ohatra ny bibiolona ». Nolazain’izy ireto fa ohatra ny haben’ny alika indray ilay izy ka ny lohany no olona fa ny vatany mandady manana tongotra efatra. Dia manontany tena aho hoe : « tena nahita tokoa ve ireny olona ireny sa sanatria olona kilemaina sendra nandalo teny no eritreretiny ho bibiolona noho ny tahotra sy noho ny tsy fandriam-pahalemana? »
Raha bibiolona no resahina ka vinavinaina ho toy ny misy, dia ho mahery setra toy ny ombalahy sy ny voay ary ve sa ho kanosa toy ny papelika? Ny ankamaroan’ny olona mantsy vao mieritreritra izany zavatra tsy fantany izany dia tahotra no mameno ny saina ka moa tsy voahazan’ny olona ny lambo ary tsy voavadika kitoza ny omby?
Raha ara-tsiansa sy fahasalamana, mety hisy tokoa ve izany bibiolona izany? Ny valinteny tsotra indrindra afaka omena aloha dia « eny » mety! Satria noho ny fanandramana etsy sy ero sy ny fahasamponana ateraky ny fiovan’ny tontolo dia tsy misy isalasalana ny ahafahan’izany rehetra izany mipoitra. Raha ny fahasamponana misy fotsiny ohatra no resahina dia hita fa misy ireo akoho no manana tongotra efatra, ny omby misy zana-tongotra fahadimy sy fahaenina mihantona amin’ny fitombenana, ny atody misy akorany hafa ao anaty akorany na tamenany roa, sns.
Fa ny tena fanontaniana afaka iadiana hevitra dia ny hoe mety ho toy ny endrika zazavavin-drano ary ve sa toa an’i Bobel?
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Une leçon Made in Shunde
3 février 2010 by Mitiyu
(Li Ka Shing, l’homme le plus influent dans le monde des affaires à Hong Kong)
« Analyse comparative de l’esprit entrepreneurial des chinois de Foshan et des malgaches d’Antananarivo », tel pourra être le sujet d’une recherche qui contribuera énormément au développement de l’entrepreneuriat dans la Grande île. Souvent on ne lit ni les thèses ni les livres; Cela sert souvent d’objet décoratif ou d’un livre en plus dans sa bibliothèque (si on en a, bien sur!)
Je me souviens des touristes asiatiques, spécialement nippons et chinois, qui prennaient tout et n’importe quoi en photo. L’objectif d’un tel geste, quoique, pas vraiment dérisoire? Benchmarker… Ou plutôt copier pour soi le meilleur de ce qu’a fait l’autre. Et les asiatiques poussent plus loin le bouchon : copier – améliorer – baisser le coût – fiabiliser là où il faut.
Chiik! Chiiik! chiik! l’appareil photo argentique d’antan faisait autant de bruit que l’inspiration qui animait le geste. Les Occidentaux ne le voyaient pas venir. L’Afrique ignore encore la puissance de ces dragons de l’Est et plus particulièrement ceux du Sud-Est. Macau, Taiwan, Hong Kong et la Chine, d’une part (parce que c’est quand même différent) et Japon, Singapore, Thailand, Malaysie, Viet-Nam et Phillipine d’autre part.
Pour l’instant, restons en Chine et voyons ce qui semble être intéressant pour les malgaches.
Les occidentaux, et particulièrement les Nord américains avaient eux-aussi une base solide qui aidait leur population et les autres fans à vouloir faire mieux et faire plus. On parlait des American Dream ou encore des golden Boy ou au mieux les Self-Made Man. Cela a beaucoup appris les asiatiques avec leur appareil photo accroché à leur nuque et pendant au bout de leur cou.
Je fais un va et vient redactionnel et je reviens à Shunde où se trouve un esprit entrepreneurial hors du commun. En effet, le hobby de la population locale est de créer, de lancer et de diriger une ou plusieurs entreprise. Les longues études, on ne les fait pas, trop peu pour les entrepreneurs, on les laisse pour ceux qui n’osent pas prendre du risque ou ceux qui veulent partir aux Etat-Unis ou en Angleterre pour tenter de chercher la dernière technologie à copier ou tout simplement fuir et rêver une nouvelle liberté hors de quelques filtres et censures.
Ces chinois aiment entreprendre, l’argent c’est sacré et c’est dommage car tout n’est pas toujours question d’argent, du moins pour ceux qui possèdent un minimum de scrupules. Mais restons dans la partie positive de la chose. L’entrepreneuriat que tout le monde tente d’inculquer au lambda malgache est tellement si accessible et naturel à Foshan, une ville voisine de Guangzhou, préfecture de Guandong. Lors qu’on sait que le PIB par habitant dépasse les 40,000Yuans ou l’équivalent de plus de 12millions d’Ariary, on est tenté d’adopter leur stratégie de Benchmarking. C’est peu par rapport à d’autre pays mais significatif vu l’évolution économique du pays.

Cette année, la ville de Shanghaï accueillera, en tant que première ville d’un pays en développement, l’Exposition Universelle. C’est un signe qui ne trompe pas… (Même si Foshan est quand même assez éloignée de Shanghai comme Manhattan est loin d’Alberta)
Le malgache n’a pas de culture entrepreneuriale. Le « Business » généralement connu dans le pays n’appartient pas du tout à cette culture. Ce qui est aussi dommage car on nous a appris à attendre, à recevoir et à faire la grève si tout ne correspond pas à nos attentes. C’est ce qu’il y a à changer maintenant. On s’arrache les cheveux à vouloir tant développer l’entrepreneuriat en milieu rural mais en milieu urbain ce n’est pas toujours très développé et avec l’exode rural, la population urbaine ne trouve pas de travail. Un emploi décent…
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