Madagascar, attention aux carburants!
25 octobre 2012 by Mitiyu
Le carburant, un des éléments clés de l’économie, va mal à Madagascar. En effet, depuis quelques semaines les consommateurs et la presse en général dénoncent une mauvaise qualité de l’essence et du gasoil distribués dans les stations services en général.
Influé par la France dans le choix de l’énergie à utiliser, le malgache a aussi connu une diéselisation massive de ses voitures. Moi-même, anciens passionnés de grosses cylindrées essence, j’ai aussi été touchée par le phénomène et préfère maintenant rouler quotidiennement en diesel.
Il faut dire que le prix à la pompe du gasoil reste encore faible comparé à celui de l’essence tourisme. Et ce depuis plusieurs années déjà. Une des principales raison à cela est que les gouvernements successifs ont préféré toucher le moins possible au prix du gasoil car la majorité des véhicules de transport utilisent ce carburant et donc le toucher serait toucher un corde sensible à l’économie.
En ce qui concerne l’essence, le consommateur lambda n’a pas la possibilité de vérifier l’indice d’octane réel de son carburant, que ce denrnier soit un sans plombs 91, 95 ou 98. Ce qu’il peut constater c’est la couleur : rouge, verte ou autre. Il doit ainsi faire confiance aux compagnies.
Mais le consommateur n’est pas satisfait. Il est même loin d’être content car les pompistes, les compagnies pétrolières qui assurent la distribution mais aussi certaines stations services n’assurent plus le service de qualité d’antan et semblent même arnaquer le client.
Après quelques entretiens avec des « victimes » du système et aussi après quelques lectures sur les réseaux sociaux, j’ai pu faire les constatations suivantes :
- Comme l’Etat n’appuie plus les compagnies (subventions, liberté sur la fixation des prix, etc.) les consommateurs suspectent ces sociétés de trafiquer ou d’ajouter autre choses que de l’essence ou du gasoil dans leur approvisionnement.
- Comme certaines stations services trouvent que leur marge est devenue moindre, quelques unes dérèglent leurs pompes voire ajoutent de l’eau au stock de carburant (On dira par la suite que c’est à cause de la pluie ou une autre excuse bidon) et arrivent à vendre n’importe quoi aux automobilistes.
- Comme c’est la crise, les pompistes n’ont reçu d’augmentations depuis plus d’un an et essaient de récupérer quelque part la différence entre leur revenu habituel et les dépenses supplémentaires causées par l’inflation et se trouvent finalement à escroquer le client, soit en faisant tourner à vide la pompe avant que le carburant monte réellement, soit en continuant là où le précédent client s’est arrêté ou une tout autre magouille dont ces quelques pompistes ont le secret.
Mais franchement, ce n’est plus vraiment économique de conduire des voitures utilisant la technologie de common rail ou de l’injection direct. Si le problème fait avancer le business des distributeurs de filtres et d’injecteurs ou encore des moteurs en entier, la situation est loin de satisfaire les automobilistes en général à en juger les forums et les discussions sur le net mais dans le cadre privé aussi.
Remarque, parmi les taxi-brousses reliant la capitale à Majunga, au moins deux fonctionnent maintenant au pétrole lampant, va savoir comment… En tout cas, je mettrai bien du 100LL dans mon réservoir essence si on peut encore en trouver.
No TagsMadagascar à l’heure de la SEA et de la communication sur Facebook
28 août 2012 by Mitiyu
Communiquer sur les réseaux commence à prendre son envol à Madagacar. Il y a ceux qui créent des groupes pour attirer ceux qui ont le même centre d’intérêt que les produits et services à vendre, tandis que d’autres préfèrent investir dans les facebook ads que l’on retrouve généralement à droite de nos écrans. Ce phénomène est plus visible mais moins rentable, si on se base sur les expériences, que de communiquer sur les moteurs de recherches tels que Google ou Bing.
Néanmoins, on ressent plus l’interactivité et on peut même mesurer la notoriété du produit grâce au système du bouton « j’aime ». Une notion relative, certes, mais qui peut servir d’indicateur ou de tableau de bord dès fois. C’est ainsi que certains amis Community Manager ont pu commencer à vivre de leur passion. Mais pas tous…
Le SEA ou Search Engine Advertising est plus connu en français par le terme « publicité sur moteur de recherche ». Il s’agit des insertions publicitaires, en lien ou en display sur les résultats de recherche des moteurs de recherche, dès fois dans vos boîtes Gmail, je pense, parmi les trois premiers sites trouvés dans les résultats qui apparaissent ou encore à droite de la page de résultat ou en bas. Avec l’achat des mots clés, on peut configurer où la pub va apparaître par la suite.
En comparant les deux pratiques, on constate qu’on a plus de retours dans le SEA que dans le FacebookAd. Mais cela doit tenir compte de la qualité du contenu où l’internaute sera rediriger, la pertinence de la relation entre les mots clés choisis et les centres d’intérêts de l’internaute, ainsi que d’autres paramètres qu’il faut voir avec le planneur stratégique.
Un ami, jeune entrepreneur prospère à Madagascar s’est demandé sur son mur s’il est autorisé à Madagascar de faire de la publicité et de vendre alors que certains oeuvrent complètement dans l’informel, sans la carte statistique ni aucune identification fiscale. Et la réponse est que OUI, on le fait à cause d’un cadre juridique obsolète ou plutôt d’une relation de gré à gré que le réseau social semble laisser paraître.
Néanmoins, on constate que ce sont principalement les hôteliers et restaurateurs puis les boutiques de tic et autres organismes qui communiquent le plus à Madagascar, et non les grosses boîtes, à part Orange Money et Telma MVola. Les autres sociétés préfèrent encore l’insertion de bannières classiques dès fois statiques et sans retroliens.
Avec le SEA, il existe chez Google l’AdSense, des emplacements réservé par les sites hôtes pour recevoir des publicités de Google sur leur site et par conséquent une petite rémunération. Pour bien optimiser les emplacements AdSense dispo, on doit utiliser, du côté de l’anonceur, de l’agence digitale et de Google les AdWords. Si on compare l’avantage de l’AdWords par rapport à passer des bannières classiques, on constate qu’il y a autant d’avantages que d’inconvénients.
Concernant les bannières classiques, le fichier peut occuper pendant une durée déterminée l’emplacement dédié tandis que pour le search, on constate jusqu’à présent que les publicités peuvent se succéder avec celles des autres annonceurs sur le même emplacement (à moins d’enchérir plus haut peut-être?)
Avec le search (et le display) on peut paramétrer la durée approximative de la campagne suivant le coût par clics. Donc il faut que l’Internaute clique sur le lien pour que le budget de communication alloué diminue. Plus intéressant et plus maîtrisable sûrement par rapport au fait de placer des bannières sans être surs que ce soit réellement vus (le nombre d’impressions) et que l’internaute aurait vraiment pu suivre le lien au cas où le lien a été insérer dans la bannière.
Bref, les agences digitales ainsi que les webplanners voient ainsi la concurrence à l’international et non plus au niveau local. Mais avec quelques 500milles internautes et quelques 270milles facebookers à Madagascar, est-ce vraiment opportun?
No TagsSinoa namono malagasy : endrika isehoan’ny fahasarotam-piainana eto Antananarivo
23 novembre 2011 by Mitiyu
Tabataba, horakoraka, hazakazaka, poa-basy… izany no hita sy re nanodidina an’iny faritr’i Behoririka iny nanomboka ny talata mitatao vovonana ka hatramin’ny maty masoandro. Ny antony dia nisy sinoa roa voalaza fa namono sy nandratra ny mpiasa tao aminy. Hatramin’ny hariva moa dia voalaza fa maty io mpiasa voavono io saingy voalazan’ny emmoreg tamin’ny fahita-lavitra kosa fa velona soa aman-tsara izy.
Tsy ny zavatra nitranga no mbola averina ho tantaraina eto fa ezahina fakafakàna ny antony mety nahatonga izay zavatra nitranga izay.
Etsy an-daniny, ireo sinoa dia fantatra fa matoa izy ireo tonga manokatra varotra eto Madagasikara dia tsy noho ny asa fanasoavana velively fa ny itadiavam-bola. Manararaotra ny tanjaky ny mpandraharaha sinoa eran’ny Afrika, eny fa eran’izao tontolo izao mihitsy aza.Tsy fantatsika na misoratra ara-dalàna ara-panjakana na tsia ireny fivarotana ireny. Adidin’ny tompon’andraikitra no mijery izany.
Etsy an-kilany, dia misy ireo mpiasa malagasy izay manaiky ny hiasa amin’ireny sinoa ireny, dia satria noho ny fitadiavana sy ny tsy fahampian’ny eo am-pelatanana ka manaiky izay karama omena eo eny fa na dia zara aza fa manodidina ny fito alina izay karama farany ambany izany ka tsy maro amin’izy ireny no tsy misoratra amin’ny Cnaps sy Ostie ary tsy manana taratasy fifanarahana arak’asa na « contrat de travail » akory.
Raha ny fitantaran’ny mpanao gazety izay tena nitranga omaly dia fantatra fa noho ny taratasy hosoka na feno takosona nataon’ilay mpiasa rehefa nivarotra kapa vitsivitsy izy no nahatonga ny gidragidra.
Omeko tsiny avy hatrany ilay mpiasa malagasy sy ireo mpiray tsikombakomba aminy noho izany hosoka sy halatra izany raha tena nisy tokoa fa tsy fanendrikendrehina. Ary omena tsiny ihany koa ireo mpividy malagasy izay napanao ireo mpiasa malagasy.Afaka mitory tsara ireo mpivarotra sinoa satria halatra sy fanaovana hosoka izany.
Omena tsiny mafimafy ihany koa ireo sinoa nikasi-tanana satria dia voararan’ny lalàna izany. Azony natao tsara no nitory sy nandefa teny amin’ny polisy ireo mpiasa malagasy raha tena voaporofo fa nisy ny hosoka sy ny halatra. Tsy azony atao kosa anefa ny mamono mandratra. Ary afaka mitory ireo voa atria fikasihan-tànana sy fandratrana izany.
Karama ambany dia matin’ny kolikoly? Noho ny tsy fisiana dia lasa manaonao foana? Laza fahazaran-dratsin’ny fiaraha-monina ny bizina sy ny halatralatra madinidinika? Lasa ohatra ho an’ny vahoaka ve ireo mpitondra sy manakaiky fitondrana toa lasa tafita sy manana tampoka amin’ny lafiny mbola maizina ka mampanitatra hevi-dratsy ny malagasy ambiny?
Izy daholo izany rehetra izany ary toy ny soavaly tapa-kofehy ny Vahoaka ka izay ohatra hitany eo ihany no ianarany ary rehefa tsy manampy azy hahita izay hoarapaka ny mpitondra dia lasa manaonao foana izy ireo. Tsy misy ny asa? Vitsy ny asa? Sa tsy ampy trai-kefa sy mari-pahaizana izy ireto ka dia mionoma amin’ny zava-misy. Mba fantany ve fa misy ireo vahiny fotsy fihodirana miasa eto amintsika no mikarama avo zato heny mahery noho izay raisiny isam-bolana? Tsy vitan’ny malagasy ireny dia tsy maintsy ataon’ny vahiny? Sa miasa kokoa ny malagasy raa ohatra ka vazaha no sefo? Sa fantatry ny karaàna fa rehefa vazaha no atao tompon’andraikitra eo dia mampisokatra ny tsena amin’ny ireo orinasa hafa tantanin’ny vazaha?
Ny zava-misy androany aloha dia hita sy tsapa fa miezaka ireo tompon’andraikitra eo anivon’ny fivondronana na ny CUA izany. Miezaka mampirindra ny fifamoivooizana sy manala ireo mpivarotra mampitohana sy mampikatso ny fifamoivoizana. Ny any ambonimbony no mbola mila fihezahana amin’ny fanomezana asa, fampianarana sy fitaizana ny mponina, amin’ny fanomezana azy ireo hanina sy rano madio sy ara-pahasalamana ary indrindra amin’ny fitsboana. Aorian’izay ilaina ihany koa ny fananana trano fonenana mendrika sy fiaraha-monina ary fandriam-pahalemana azo antoka. Mbola tsy ampy na tsy misy mihitsy ireo.
Na ny olona mana-katao aza dia mahatsapa fa mora lany kokoa ny vola amin’ireo karazan’entana mitovy tao anatin’izay roa taona izay. Tadidiko fa tamin’izahay mpianatra dia mahatadidy fa ampahafolon’ny vola lany amin’izao fotoana dia efa ampy ary indraindray aza misy ambiny. Tsy azo ampitoviana noho ny trangam-piainna tsy mitovy saingy azo atao ohatra ahatsapana izany fahalafosan’ny vidim-piainana izany.
Fantatry ny ankizy ankehitriny ve fa io vola vy tsy ampiasainy firy sy tsy tiany io dia nahafahana nandeha « bus » nandroso sy niverina sy mbola ividianana mofo gasy sy ramanonaka tamin’izany andro izany, izay tsy dia lavitra loatra? ankehitriny raha izany no tiana ho azo dia fara fahakeliny arivo ariary no vola mila entina.
Ka manaitra ny tompon’andraikitra fa tsy olona madinika indray no ampitahorina grenady mampandats-dranomaso sy basy atao tifi-danitra. Tsy izay no tena olana fa olana avy any ifotony mihitsy io. Aleo ny malagasy rehetra hihinana sy hialoka sy hianoka am-pahalemana.
No Tagsvers une numérisation excessive de la société urbaine
20 septembre 2011 by Mitiyu
La vie dans les villes est, semble-t-il, plus enrichissante qu’ailleurs. On peut s’enrichir financièrement qu’intellectuellement. Un peu moins moralement, certes et on peut aussi beaucoup perdre. Quoiqu’il en soit, l’écrémage de la ville sur les autres localités a toujours montré les nouveautés et les tendances.
A Madagascar, dans plusieurs localités, bien s’habiller se résume souvent à être propre et se mettre en jean. L’image d’un gentilhomme endimanché que l’on connaît actuellement n’est pas toujours fréquent dans les villages ou dans les communes rurales. Les couleurs criardes et tape à l’oeil y sont légions.
Ici, il n’est pas question de richesse car on rencontre assez souvent des notables riches mais souvent mal habillés – si on se réfère à l’esthétique et à l’image conformiste de la mode urbaine – avec leur gros pull-over ou le Malabary traditionnel – à l’image archaïque et désuet – ainsi qu’un chapeau de feutre ou encore des collecteurs de produits de rente et de bois précieux avec leur gros 4×4 habitant dans une case en « Falafa » et ne possède même pas le confort minimum qu’ils trouvent souvent futile voire inutile.
A l’opposé, il y a la jeune fille de la ville, très coquette, très à la mode et habillé des dernières tendances vestimentaires mais qui a du mal à relier les deux bouts et espère surtout s’en sortir grâce à ses études ou à une fructueuse rencontre pouvant aboutir à une relation stable et durable ou à la limite à un nouveau contact. Tout ceci pour introduire l’effet de mode et les nouvelles tendances que l’on rencontre en ville.
En passant près d’une banque assez populaire du continent africain, je constate qu’il y a une longue file alors que l’établissement possède trois guichets automatiques de banque à l’extérieur. Le premier GAB est en maintenance, un mot d’excuse remplace le traditionnel menu, le second qui se trouve à côté n’est pas non plus opérationnel et un logiciel antivirus s’affiche à la place du menu classique. tout le monde attend donc sur le troisième GAB.
En même temps, je vois à la dernière page d’un célèbre quotidien une annonce relative au M-banking ou la banque mobile. C’est un concept qui a été démocratiser par les trois grands opérateurs mobiles du pays, grâce à leur offre : M-Vola pour Telma, Airtel Money et Orange Money. En voyant cela, je me souviens d’un groupe sur Facebook qui milite pour qu’on puisse effectuer un paiement PAYPAL à Madagascar. J’ignorais même que c’est encore impossible, moi qui souhaitais acheter des marchandises sur le web.
Hier soir, le journal télévisé d’une grande chaîne internationale a parlé d’un parti politique dénommé « Pirate Party ». A Madagascar, ce genre de nom pourrait être l’événement à thème très tendance d’un club de service, mais à Berlin, en Allemagne ils viennent de gagner des sièges à la suite d’une élection. C’est une révolution qui se met en marche.
Les éléments du puzzle se mettent en place et on assiste à une numérisation massive de la vie quotidienne de l’homme moderne. après la vague des réseaux sociaux et des différentes avancées techniques, l’homme crée ses propres faiblesses et ses propres maladies. Comment peut-on rassurer en permance le titulaire d’un compte qu’avec cette nouvelle technologie et avec les cracks boursiers permanents presque quotidiens son argent est toujours disponible à tout moment. Comment peut-on rassurer les usagers que le GAB n’a pas sorti les billets demandés mais néanmoins le compte a été débité. Comment peut-on rassurer l’utilisateur que l’argent envoyé par mobile money ne disparaisse ou ne sois modifié en cours de route si jamais il y a une grosse attaque informatique contre l’opérateur. Etc.
Tout cela renforce petit à petit l’hexakosioihexekontahexaphobie de certains. C’est – dire, la crainte du nombre de la bête dans l’Apocalypse de Saint Jean. (cf. Apocalypse 13 : 15 -18 : « 15 Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât, et qu’elle fît que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête fussent tués. 16 Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, 17 et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. 18 C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six. »)
Mais le problème n’est pas encore là. Le principal problème réside dans le fait que toute cette dématérialisation appuyée par une numérisation massive risque de plus polluer qu’on le pense mais risque surtout de faciliter la délinquance numérique, comme tout est maintenant presque lié. Imaginer un seul instant que tout cela tombe en panne (ça peut arriver : satellites HS, fibres optiques HS, dispositif numériques neutralisé par un programme malveillant ou hardware HS,…) quelqu’un a t-il fait un « back up » physique (tenue de compte manuelle, dans les livres comme jadis) comment récupérer les données à un instant « t » si jamai cela arrive et la différence entre ce qui a été récupérer et ce qui était vraiment là avant l’accident…
« Amisavisaina ny ratsy iavian’ny soa » comme on dit (en prévoyant le pire scénario on anticipe et tout va bien) mais il faut savoir anticiper, connaître à l’avance les différentes combinaisons d’événements qui peuvent se produire et avoir une solution adéquate à chaque événement.
No TagsQuand la Chine rachète… le monde v2.0
11 août 2011 by Mitiyu
Secoué par une zone de turbulence, l’environnement de la finance et de l’économie de l’occident attire l’attention du monde, principalement des décideurs. La situation qui prévaut actuellement dans le monde me fait replonger dans la lecture d’un article paru dans Le Figaro Magazine du 29 janvier 2011, intitulé « Quand la Chine rachète le monde, … Et si la Chine devenait la première puissance mondiale d’ici dix ans? ». L’article met en avant l’expansion des investisseurs chinois un peu partout dans le monde et particulièrement dans les pays les moins avancés. »Rien n’échappe à la fringale des héritiers de Mao ». en plus de tout cet investissement, Ghislain de Montalembert et Sophie Roquelle mettent en avant que le consommateur chinois sera le moteur de la croissance de demain. Katia Clarens oriente plutôt son enquête vers la « Chinafrique » en terme qui nous rappelle vaguement « Françafrique » avec l’image de la relation qu’entretient l’Afrique avec ce pays.
Malgré le fait que la majorité des bourses ont démarré hausse mercredi (10 août 2011) ils ont chuté en moyenne de 4% . Selon Reuters France, le Dow Jones a, par exemple, plongé à 4,62% son plus bas niveau depuis presque un an (troisième chute en cinq séances); selon Le Monde et le Figaro, le CAC40 a aussi perdu 5,45%. Seul les marchés asiatiques ne cèdent pas à la panique malgré une mauvaise performance du Nikkei 225 à Tokyo et le léger repli du Hang Seng de Hong Kong. Shanghai et Séoul se portent bien comme l’or d’ailleurs. Ce dernier dépassant pour la première fois les $1800 l’once.
Avec tout ce « léger » bouleversement, la Chine en profite pour mettre à la mer son premier porte-avion même si ce dernier est une occasion rachetée à l’Ukraine en 1998. A noter que selon Aujourd’hui la Chine, la Thailande, le voisin de l’empire du milieu possède déjà leur porte-avion. En parallèle avec tout ceci, Apple, dont une grande partie des matériels sont fabriqués par l’entreprise chinoise Foxconn, est considérée comme étant la plus côtée des entreprises américaines.
Un proche m’avait alors demandé, si tous ces pays ont chacun des dettes, qui est-ce qui les détient alors? Pour les Américains, ce n’est plus la Chine. Un ouf pour certains mais une autre menace pour d’autres. Il s’agit en fait de FED. Ce dernier est passé devant les Chinois, les Japonais et les autres pays qui « investissaient » aux Etats-Unis. Sauf que le marché américain est devenu un casse-tête chinois ou les fantômes des Subprimes hantent encore l’esprit de tout un chacun. On risque encore le pire…
Hier, le Président de la FED, Ben Bernanke, a tenu une conférence de presse, affirmant sa volonté de soutenir l’économie américaine en continuant à accorder du crédit à un taux très bas avoisinant zéro. On peut se demander si c’est bien la bonne décision car si on caricaturise un peu avec la vie de tous les jours, peut-on encore prêter à quelqu’un qui semble ne plus encore trouver la voie pour rembourser ses dettes. Mais l’amérique est grande. Que ce soit en nombre de population donc de consommateurs, en terme d’investissements ou encore en terme de potentiel entrepreneurial et économique. C’est une spéculation au final mais qui attend que le moment soit propice pour en tirer profit. Le marché Européen s’en trouve rassuré. Sauf qu’avec la chute des bourses, les gains aussi partent. Malgré une opportunité intéressante pour elle, la Chine interpelle les pays endettés car elle redoute un effet papillon qui pourra nuire à son avancé et son développement.
Quel pourrait être l’impact de tout ceci dans l’économie d’un pays moins développé tel que Madagascar? A priori, nous sommes forcé de reconnaître qu’à court terme on ne risque rien. Cela va dépendre de la façon dont l’économie européenne et américaine va gérer cette nouvelle « crise ». Souhaitons que ce soit conjoncturelle. Mais avec les intérêts des pays comme l’Inde, la Russie, le Brésil ou encore la Chine, il faut toujours s’attendre à un revirement. A moyen terme, cette situation risque d’affecter notre économie car une grande partie de nos exportations vont vers l’Europe et les Etats-Unis. Quoique l’Asie commence à prendre une place considérable en ce moment. La faiblesse de notre monnaie, l’Ariary, pourra être considérer comme étant notre force à l’exportation. Malgré cela, l’importation est toujours aussi grandissante malgré la faiblesse de notre monnaie nationale, rendant toujours déficitaire notre balance de paiement.
Comment pourra-t-on profiter de cette crise financière de l’occident? Ce serait assez difficile de le dire mais comme considérant que même les éminents économistes se sont trompés et/ou ne se sont pas prononcés en voyant arriver cette difficulté financière qui va devenir économique, j’aimerais m’aventurer quand même à quelques propositions.
Tout d’abord, il faudra booster l’exportation, avec ce projet de taxation à l’export (s’il y a lieu), l’Etat va encore miner l’économie. Mais il a aussi sa raison en voulant renflouer à tout prix sa caisse sans vouloir dépendre des aides extérieures. (On ne va pas parler des différents trafics, restons dans la légalité). Donc accompagner les initiatives d’exportation en mettant en avant une vision à long terme et un développement durable. Que ce soit pour les produits de rente, les produits des usines franches ou encore l’artisanat et le tourisme. L’heure n’est plus au crédit, il faut accélérer le règlement ou le recouvrement. Les Banques primaires avec l’aide de la Banque Centrale devra vulgariser les pratiques des échanges internationales et de l’utilisation du crédit documentaire. Avec l’appui de l’Etat, lancer une campagne de communication sur les différentes procédures, les différentes nomenclatures, les différentes nomenclatures à taux zéro vers les différents marché en expliquant l’intérêt du pays et des exportateurs d’être membres d’une zone de libre échange, d’une commission, etc. Une démystification, en quelque sorte, des règles de jeu et des pratiques courantes. (Et oui, malgré le fait que ça profite à quelques têtes seulement)
Au niveau local et national, la suppression du capital minimal à la création d’entreprise n’est pas suffisante. Il est primordial de sécuriser l’environnement des affaires et des investissements. Pourquoi pas des investissements directs de l’étranger. Dans la création d’entreprise, il faudra limiter voire éliminer toutes les barrières à l’entrée créant ainsi un environnement faste aux affaires avec un grand A. L’initiative du guichet unique est déjà louable, la facilitation des procédures devra encore être améliorée. Mais le plus grand des oeuvres serait l’incubation des jeunes entrepreneurs en vulgarisant et en démocratisant la création d’entreprise, la formalisation de l’informel (et non pas que l’Etat « suce » ceux qui déjà en règle et formel), mettre en place une base de données de Business Angels qui pourront appuyer et investir dans le projet, une base de données sur les aides des entreprises, l’actualisation et l’enrichissement des bases de données des Chambres de Commerce avec une accessibilité des informations et des besoins du marché et non son occultation comme c’est le cas actuel; mettre en place à l’instar de la création de l’EDBM, une entité qui sensibilise et informe sur l’environnement juridique des entreprises et de leurs obligations, l’accessibilité aux différents outils, matériels et mobiliers nécessaires au développement de l’entreprise en reprenant par exemple la détaxation des matériels informatiques et des matériels de bureaux.
L’important dans tout cela est la sécurité. Ou à la limite le sentiment de sécurité et de la sécurisation des biens, des personnes et des investissements. L’Etat doit protéger et non pas permettre à ses agents de racketter les entreprises ou devenir un outil de pression avec les différentes descentes et inspections. L’enjeu est majeur et l’heure n’est plus à cela. Il faut créer une synergie positive afin de profiter au maximum de ce qui se passe en europe et aux Etats-Unis sans pour autant devenir une nouvelle colonie des autres pays émergents et des nouvelles puissances.
No TagsA l’heure des marques…eating
18 mai 2011 by Mitiyu
La société de consommation nous a complètement immergés dans l’océan des marques et des produits. Combien de messages publicitaires et d’invitation à la consommation recevons-nous chaque jour et combien de ces messages retenons-nous? Telle est la principale question que pourra se poser un marketeur ou un communicateur.
Depuis ces quelques années de crise, on tente vainement à relancer la consommation. Mais la relance de la consommation ne pourra se faire qu’avec un revenu digne de ce nom qui atterrit dans la poche du citoyen lambda. De nos jours, la gratuité prime. Sauf que rien n’est gratuit…
François Alaux, Ludovic Houplain et Hervé de Crecy de l’Agence H5 nous rappelle, grâce à ce court-métrage qui a gagné un oscar en 2010, qu’il existe d’innombrable marques et produits qui nous entoure et qui, petit à petit, prennent une place considérable dans notre vie. Beaucoup de ces marques n’existent pas à Madagascar, si on ne cite que KFC, MacDo ou autre PizzaHut, etc. mais nous les reconnaisons grâce aux médias et pour ceux qui ont eu la chance de voyager, de les découvrir durant ces déplacements. Mais beaucoup sont présents dans l’ïle Rouge, si on ne cite que Michelin (les deux Bibendum), Windows, Bic, Haribo, Shell, fido Dido, AirFrance, Quicktime, chewing gum Hollywood, etc.
Saluons en passant la créativité et l’idée conceptrice de ce film ainsi que sa réalisation technique et son graphisme, et ceci malgré un scénario assez bâclé. En effet, le neoud et le dénouement sont assez approximatifs. Mais le fait est que l’ouvre mérite quand même son Oscar.
A Madagascar, « marques » correspond à seconde main ou occasion, pour ne pas dire friperies, tandis que les produits neufs sont souvent des démarqués ou des clones à la limite de la contre-façon. Les entreprises sont les plus grandes consommateurs de marques dans le pays. On y utilise son Xerox, on scanne avec son HP, on imprime avec son CANON et de préférence on utilise des DELL ou des IBM.
A la maison, les ménages consomment plus des VENUS (avec la mention « France »), des TRUST, des SONICA ou encore des NAZA et des SATURNE. Parmi les marques qui se fraient une place au soleil, il y a Changhong et Cherry (oui ce sont des marques que très peu d’occidentaux connaissent). A la campagne, on conduit des FranceRider et on trouve de temps à autre des Kubota.
L’Asie a marqué de son empreinte les grandes villes de Madagascar. Les opérateurs locaux ont trouvé des fournisseurs en Chine qui leur permettent de créer et de mettre leur propre marque sur les produits de leur choix. Une anecdote que j’aimerais partager avec vous, dans une ville chinoise (Chine continentale) il existe un fournisseur de poste téléviseur et des lecteurs DivX. En commandant ses produits, le client est étonné lorsque le vendeur lui demande s’il souhaite qu’on lui mette du SONY, du LG ou du SAMSUNG comme marque en sachant pertinemment que les postes choisis n’ont pas de marque à l’origine. Une façon de dire que finalement si je veux une grille-pain de marque « Rakoto » ou un scooter de marque « Mitiyu » je pourrai l’avoir facilement. Rappelons nous de l’histoire au début des tablettes tactiles. Après le lancement du premier iPad d’APPLE, les autres concurrents potentiels tels que DELL, MOTOROLA ou encore MICROSOFT ont longuement hésité pour finalement ne pas lancer tout de suite leur tablette. Tandis qu’un chinoi a tout de suite lancé son iPed, voyant là un créneau que les exploitants d’Androïd ont considéré comme étant inintéressant.
La consommation des marques est devenue une philosophie pour le malagasy… sauf que la majorité tente de survivre et rares sont ceux qui philosophent.
No TagsDTS/moov contre blogger: ou quand un prestataire de services intente un procès à son client pour services non rendus
6 mai 2011 by saveoursmile
Loin des valses hésitations politiques qui (ne) se passent (pas) à Madagascar, une « affaire » mérite d’attirer l’attention: celle du fournisseur d’accès internet DTS (opérant la marque Moov) contre un de ses clients (qui est aussi un blogger). Retour sur les évènements:
- en Mars-avril 2011, la connexion EASSY a connu d’énormes difficultés techniques (coupures) pénalisant énormément ceux qui l’utilisent. A noter qu’à Madagascar, cette connexion est utilisée par Telma/Moov et par Blueline (qui soit-dit-en passant a régulièrement communiqué sur ces problèmes durant la période). Telma/Moov a choisi la politique de l’autruche vis-à-vis de ses clients.
- pour remédier à ce problème, il est de notoriété publique que Telma/Moov a eu recours aux services de son concurrent Orange et, de ce fait, a fait transiter son traffic international via l’autre connexion par fibre optique reliant Madagascar au reste du Monde: le câble Lion
Le blogger SSD-Dago a rapporté quasiment au jour le jour sur son blog, à sa façon, comment il vivait ces dur moments- ce qui lui a valu ce procès. Par ailleurs, il a saisi l’OMERT (Office Malgache d’études et de Régulations des Télécommunications) pour trancher sur l’affaire (bien avant que celui-ci soit porté au tribunal)
Je ne veux pas rajouter de l’eau au moulin, aussi, listerai-je ici les articles qui traitent de ce cas pour ceux qui veulent un aperçu.
Pour information, l’affaire est passée au tribunal ce matin et il en est ressorti un report au 27 mai 2011.
Donc, commençons par les articles de SSD-Dago:
« Moov de merde »,
« Moov continue à insulter ses clients »
« L’échéance de 48h promise par Moov est épuisée »
Quelques réactions et articles rapportant l’affaire
- via un éditorial de Madagascar-tribune.com
- via Cyber Observer: avec analyse juridique à l’appui
- via quelques réactions sur twitter
Affaire à suivre (rajoutez les liens vers d’autres articles relatant l’affaire dans les comments)
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