Ary raha mba vehivavy moa no mitondra an’i Madagasikara?

4 novembre 2011 by Mitiyu  

Resaka « équilibre régionale » izay hita fa mbola tarazo nolovaina tamin’ny toe-tsaina « zarazarao hanjakana » no saika ho velabelarina teto saingy toa mikapo-drano ihany izany ka ho lasa rano an-damosin-gana.

Betsaka ireo karazana mpitodra efa nitantana sy nitondra ity nosy mamintsika ity. Tao ny Frantsay, tao ny avy any Avaratra Atsinana, ny avy any Atsinana, ny avy any Avaratra, ny teto Afovoan-tany, maro koa ireo praiministra avy any amin’ny faritra rehetra izay niaviany na ny avy any Atsimo na ny avy any Atsimo Andrefana, sns. Ny itovian’ireo olona rehetra ireo dia fantatra fa lehilahy avokoa izy ireo (ankoatra ireo mpanjaka vavy tamin’ny fotoan’androny angaha)

Efa miova ny toetr’andro ary miova ny vanim-potoana. Mety afaka saintsainina sy eritreretina raha toa ka vehivavy no hitondra ity firenena ity. Misy lafiny tsara sy lafiny ratsy izany raha ny trakefa sy ny zavatra hita maneran-tany ary koa ny kolontsaina malagasy no resahina.

Ny lafiny ratsy mety atahoran’ny be sy ny maro dia toy izao :

  • matetika dia diso hentitra ny vehivavy, mety hampikorontana na handodona ny efa eritreretina ho milamina sy efa
  • amin’ny kolotsaina malagasy amin’ny ankapobeny, indrindra fa any amin’ny faritra be slamo dia mety tsy dia hanan-kasina loatra ny vehivavy ka ho sarotra vao ho to-teny amin’ireo lehilahy tantanany
  • toy izany ihany koa eo anivon’ireo miaramila izay efa notarihin’ampela ka tsy dia nahazaka izany loatra maika moa fa olon-tsotra sivily fa tsy miaramila toa azy ireo
  • kizitina kokoa noho ny lehilahy ny vehivavy ka mety atahorana hampifendro noho ny hahavitana ny lahasa satria ny teo aloha aza nisy mpitondra lehilahy voalaza fa mpanao didi-jadona ary tsy zakan’ny maro
  • matetika dia miasa saina amin’ny zanany kokoa noho ny lehilahy ny vehivavy ka raha vehivavy maro anaka na manan-janaka mila arahina akaiky dia mety hanalasala ihany ny tena ifantohany saina tanteraka amin’ny fiainam-pirenena
  • sns

Ireto kosa ny lafiny tsara mba mahafinaritra sady mety ahitana fandrosoana amin’izay fitantanam-behivavy izay:

  • satria fitondran-dehilahy no betsaka eto Madagasikara dia matoa afaka misonga toy izany ny vehivavy iray dia tena mahavita sy mahay izy izay
  • tsapa fa mahay miasa sy tonga amin’izay tanjona tiany hahatongavana ny vehivavy raha anisan’ireo vehivavy sangany amin’ny sehatra misy azy. Raha ny amiko manokana dia tsapa sy hita fa misy « rigueur » kokoa ireo vehivavy miasa eny anivon’ny sehatra isankarazany ireny raha oharina amin’ny lehilahy manao asa mitovy aminy
  • ny vehivavy dia mahay mihafy sy mifehy kibo mba hahazoana vokatra tsaratsara kokoa ka afaka mampandefitra ny tenany izy noho izany fa tsy dia faly higalabona sy hitsentsitra ny hatsemboham-bahoaka toy izay efa fahita
  • mahay mitaiza sy manana fo antra ihany koa anefa ny andriambavilanitra raha toa ka olona somary atahorana azy ireo karazam-behivavy mpitondra hita sy fantatra ka na dia ao anatin’izany fahasiahana sy filana vokatra izay dia mety hitempo ihany ilay fon-dreny raha tena misy tsy azo idovirana
  • raha ny ohatra nolovaina tamin’ireo mpanjaka vavy efatra fantatra teto amintsika sy ny mpitondra ny firenena Alemana amin’izao fotoana dia tsy iza izany fa i Angela Merkel dia tsapa fa tsy mena mitahy amin’ny lehilahy ny vehivavy

Misy lafiny atahorana ihany anefa na dia izany aza manodidina izay firenena tantanim-behivavy. Anisan’izany ohatra ny fahatahorana ny fandriam-pahalemana izay somary na tena hentitra na mihazohazo raha ny traikefa efa hita. Raha tsy hoe vehivavy « commando » mety tsy dia ho zatra gidragidra sy sahotaka ary rotaka. Ny vehivavy koa dia mety ho voarabirabin’ny lehilahy mahay miresaka ka mety tsy tena hitondra voka-tsoa ho an’ny be sy ny maro izany.

Eritreritra mba sendra nandalo, vetsovetso natao ho hira, trafon-kena ome-mahery am-bava homana am-po mieritra

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à l’heure de l’habitat

2 novembre 2011 by Mitiyu  

Je me souviens d’un bihebdomadaire que je lisais régulièrement pour trouver des opportunités immobilières à Antananarivo et pourquoi pas au bord de la mer. Cette presse me rappelle aujourd’hui que dans quelques jours se tiendra la nouvelle édition du Salon de l’Habitat, une initiative privée, si je comprends bien. A l’heure du Trano Mora, le thème de l’habitat et de l’habitation en général est d’actualités.

Pour ce post, nous allons écarter toute polémique concernant tel ou tel politicien ou proche de politicien qui s’est construit en un temps record une à plusieurs propriétés dans le pays. Ce qui nous intéresse aujourd’hui c’est la réponse à la question « Comment avoir une habitation décente et contenant le minimum de confort nécessaire tel que eau courante ou toilette avec un grand T? »

Je reconnais qu’il y a eu un effort de la part des autorités en place d’avoir détaxé les matériaux de construction. Nous n’entrerons pas aujourd’hui dans le débat relatif à l’impact économique de la détaxation. Mais il est vrai que cela DEVRAIT normalement alléger la facture finale si ce n’est pour augmenter la marge des distributeurs et des opérateurs du secteur. J’ignore si c’est toujours d’actualités…

Bref, il est plus que nécessaire maintenant de voir les besoins des malagasy. Il existe dans le SAVA des foyers qui en ont le moyen mais qui préfèrent juste  acquérir un 4×4 et dès fois une chaîne satellite mais toujours habitant dans des cases en Falafa et sans eau courante.

En se référant aux différentes annonces dans les journaux, on sait qu’une maison ou un appartenant augmente en valeur lorsque les douches et les toilettes sont à l’intérieure. On sait aussi que plus l’habitation est accessible, plus la valeur augmente que ce soit en terme de loyer que ce soit en valeur d’achat. Tout cela nous montre que notre culture de l’habitation est légèrement différente du concept de ce que l’on savait sur les toilettes en plein nature et au bord de la mer.

La dernière édition du salon de l’habitat nous a montré différents prestataires malagasy et étrangers qui oeuvrent dans le secteur. On y a ainsi trouvé des décorateurs avec des mobiliers en métal et du résine (silicone?) des briques compressées et autres agglomérats, des portes et fenêtres en aluminium etc. Ce qu’il y a c’est que construire une maison est ainsi devenue un hobby de richard car la facture ne pourra jamais descendre en dessous de vingt million d’Ariary. Il y a un marché dirait le prestataire que nous avons approché. Mais combien de personnes au final pourra obtenir une maison digne de ce nom.

En voyant les différentes constructions d’Andralanitra, là où oeuvre le père Pedro OPEKA, on peut constater qu’il est possible de construire une maison en dur et à étage avec Dix million d’Ariary voire moins disait le tâcheron. Mais ceci sans préciser que la finition et l’installation des sanitaires peut valoir le double sinon plus. Alors quid de la formule « Trano Mora »… Pourquoi ne pas vulgariser et démocratiser afin que chacun puisse avoir un bon « chez soi »

Une fois, j’ai dû chercher des mécaniciens pour une vieille voiture à restaurer. Les mécanos habitent à Anosibe à cinq ou six kilomètres du centre ville d’Antananarivo mais possédant l’un des marché les plus connus de la capitale. La maison de la famille des mécanos était plus ou moins correcte mais dans le voisinnage il y avait une vieille dame d’une soixante d’année ou plus qui vit avec ses enfants (ou une partie de ses enfants) de ses petits enfants et de ses arrière-petits enfants. La vieille dame habite une « chambre » d’une surface de un mètre carré sans exagéré mais optimisé car la façon de dormir est presque au vertical. En face, une famille habite une maison construite en bois rond et qui vibrait au moindre déplacement en intérieure. C’est un quartier accessible en voiture et ce sont des maisons en bord de chemin mais l’indécence de l’habitation favorise la promiscuité.

Tiens, j’ai un lointain souvenir des 35000 logements…

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Les coûts cachés du délestage

27 octobre 2011 by Mitiyu  

On a souvent l’habitude de grommeler et de tempêter lorsqu’il arrive une coupure d’électricité. Quand on demande pourquoi on réagit ainsi, on n’a pas forcément de réponse, juste parce que cela embête le monde. Mais en quelle manière?

J’aimerais ici vous aider à y voir clair, à connaître et identifier les coûts réels et les coûts cachés du délestage.

Tout d’abord, en ce qui concerne les coûts réels, il faut voir deux aspects : 1. les achats ou dépenses à faire à cause d’une panne 2. les achats ou dépenses à faire pour prévenir une panne.

  1. Les achats ou dépenses à faire à cause d’une panne : Il s’agit ici de faire des réparations des matériels endommagés voire effectuer un remplacement avec du matériel neuf ou d’occasion. Souvent, avant qu’un matériel soit complètement amorti, on ne prévoit pas toujours de le remplacer. à la limite on peut prévoir un budget entretien et réparation. Mais dans tous les cas ce sera une dépense superflue qui n’aurait pas due venir qu’à la fin de l’amortissement matériel au plus tôt. Le bon côté de la chose, c’est qu’on contribue à la consommation en donnant un marché à un fournisseur ou à un réparateur.
  2. Les achats ou dépenses à faire pour prévenir la panne : Dans l’autre cas, comme gouverner (ou gérer) c’est prévoir, on prévoit tout de même d’effectuer des achats supplémentaires à cause du délestage. Soit un générateur du type groupe électrogène ou d’autre matériel fournissant de l’électricité à partir d’autres sources de substitution. Soit une installation supplémentaire, limitant ou prévoyant la coupure de courant grâce à de nouvelles technologies. Ou tout simplement, des batteries de rechange supplémentaire pour l’ordinateur portable ou une lampe rechargeable etc.

Dans les deux cas, une augmentation de la dépense, donc de la charge du foyer ou de l’entreprise signifie une baisse de la marge ou de l’épargne.

Cette partie étant la plus connue, penchons-nous maintenant sur les coûts cachés qui ne sont pas toujours connus ou mis en valeur dans la discussion en général. Considérant trois volets : 1. au niveau personnel et du ménage, 2. au niveau de l’entreprise et 3. au niveau de l’Etat.

1. au niveau personnel ou au niveau du ménage :

Les personnes qui travaillent dans une entreprise qui subit une coupure plus ou moins régulière d’électricité a cette fâcheuse tendance à vouloir rentrer tôt ou à papoter à gauche et à droite en attendant que le courant revienne. Donc ils ont moins de travail à faire. Pour ceux qui sont payer à l’heure il y aura sûrement une baisse de la rémunération ou un différend en vue avec son employeur. Pour ceux qui sont rémunérés au mois, il y aura forcément une baisse de productivité, une baisse de rendement et surtout une manque de compétitivité. Sans mentionner un certain manque d’expérience qui fera sûrement valoriser un candidat concurrent dans une future demande d’emploi.

Donc, l’employeur risque de limiter les avantages et peut décider à prendre une décision qui risque de baisser le revenu de l’employé ou au pire de le ramener au chômage faute de manque de clientèle et faute de charge élevée.

2. Au niveau de l’entreprise : le délestage entraîne déjà des coûts réels et plus palpables comme ceux qui sont déjà cités ci-dessus. Mais les agissements de son personnel aussi entraînent un coût élevé car la baisse de productivité et de rendement ne feront jamais baisser les charges fixes à payer. Donc le taux horaire de l’employé sera perçu comme élevé à payer pour rester compétitif. L’entreprise devient moins ou peu performante, peu productive et manquera de rendement.

Tout cela pourra entraîner une baisse du chiffre d’affaire et par conséquent une baisse des marges car il y aura toujours plus ou moins les mêmes charges, une capacité très limité à réinvestir ainsi qu’une très faible capacité d’autofinancement qui sera en baisse, donc le retour sur investissement aussi sera très lent.

Les dirigeants pourront ainsi prendre une décision radicale. Soit baisser et/ou affecter les différents budgets. Cela entraînera une baisse de la participation et de la consommation sur le marché local. Ils pourront aussi décider de baisser les avantages sociaux voire toucher à la masse salariale d’une manière plus ou moins légale. Cela risquerait de mettre au chômage l’employé. et qui dit chômage ou baisse de revenu dit baisse de la capacité à consommer et donc de contribuer au développement de l’économie. Ce sera le secteur informel qui sera ainsi renforcé avec les conséquences qu’on imagine déjà (délinquances, problèmes sociaux, insécurités, irrégularités, manque à gagner pour la caisse de l’Etat, etc)

3. Au niveau de l’état : une baisse du chiffre d’affaire des entreprises, surtout celles qui sont assujetties à la TVA, feront baisser le paiement de la TVA donc sa contribution à la recette fiscale sera faible. il y aura une baisse de l’IRSA, de l’IBS ainsi qu’une capacité moindre à rembourser les emprunts, donc dettes plus élevées. Donc risque de cessation de paiement aussi quelque part.

Le renflouement de la caisse de l’Etat étant moindre, on craint aussi un déficit budgétaire. Ce sera un cercle vicieux car on restera éternellement dépendant des bailleurs de fonds. à la limite comme les financeurs sont toujours nécessaires au moins qu’on limite la dépendance du pays à ces organismes financiers.

Et on évite de parler la facilité pour les brigands de faire leur mauvais acte avec la panne d’électricité : les alarmes ne fonctionnent plus, certains modèles de téléphone fixe moderne ne fonctionnent pas sans être branchés sur le secteur, donc si jamais le téléphone portable est « low bat » aucun moen de recharger et de contacter la force de l’ordre. etc. Quel scénario ahurissant, n’est-ce pas? Alors mon cher fournisseur d’électricité, qui est-ce qui va payer le pot cassé? Rarement vous je sais…

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Fa lasa aiza ny ambompom-pirenena?

26 octobre 2011 by Mitiyu  

Mahasadaikatra, mahatezitra ny mahita sy maheno amin’ny haino aman-jery fa TSY MISY TIAN’NY MPAMATSY VOLA ireo olona natolotra ho safidianina ho Praiminisitra. SAtria ve any aminy ny vola dia tsy maintsy milefitra sy manao izay safidiny satria matahotra ny tsy hahazo famatsiam-bola? Ary ireo famatsiam-bola azo hatramin’izay ve tena nampiasaina tsara zato isan-jato amin’ny tokony nanaovana izany sadia misy ampahany betsaka mivily lalana, tsy voatery ho vao izao fa na hatramin’izay aza?

Rehefa miresaka famatsiam-bola izay ihany dia tonga ao an-tsaina avy hatrany ny hoe fahantrana. Satria mahantra ny firenena malagasy sy ny vahoaka malagasy matoa miankin-doha tanteraka amin’ny mpamatsy vola. Tsy resahintsika eto ny hoe na ny amerikana aza mindram-bola sy mitrosa amin’ny eropeana, tsy izay fa ny fiankinan-doha be loatra ataon’ny malagasy amin’ny mpamatsy vola no itarihana ny saina.

source : unfpa

Araka ny fantatra dia voalaza fa firenena anisan’ireo fadiranovana i Madagasikara. Raha ny taha navoakan’ny ONU farany dia maherin’ny 76isan-jaton’ny malagasy no miaina ao anatin’izany fahatrana izany. Izany hoe malagasy roa amin’ny telo izany. Ny ho anina androany mbola ho tadivina rahampitso hany ky mitombo hatrany ny faharatsiana sy tsy fanarahan-dalàna rehetra hahitana izay eritreretina ho mahasoa ny tena. Na ny mpitondra sy mpanao politika sasany aza dia hita taratra anatin’izany tsy dia fahampiana izany ka lasa misika mafy mitady toerana mba hihinanana.

Ary amin’ireo iray ampahatelon’ny olona « miaina tsara » sy manan-katao dia mbola maro koa ny mitaraina amin’ny vidim-piainana sy ny tsy fahasoratana isan-karazany, ao anatin’izany ny fivoaran’ny tsirairay. Firy amin’izy ireny no tsy dia mitrosa sy mindram-bola? firy amin’izy ireny no mahavita mitahiry sy manana ambim-bava ka afaka mikasa tsy misahirana? Misy tokoa aloha ny atao hoe manana ny ampy tsy mitaraina sady tsy sendra izany adin-tsain’ny fiainana andavanandro izany. Mbola afaka manorina trano ara-dalàna tsara, mitafy sy mihinana araka ny tokony ho izy sy ny sisa.

Faly aho raha nihaino radio andro vitsivitsy lasa izay satria dia nisy hevitra efa ifampizarako matetika no manomboka voalaza. Mety tsy avy amiko no nahitan’ilay olona hevitra fa izy mambosaka ilay hevitra fotsiny dia efa mahafinaritra. Toy izao izany : ahoana moa raha tena milaza ho tia tanindrazana sy tia firenena tokoa ireo mpitondra sy mpanao pôlitika ireo raha tsy omena ny tambin-karama tokony ho raisiny fa izay fitaovana ahafahany mampandroso ny firenena aloha ary izay vary sy laoka ampy ho an’ny fianakaviany fotsiny. Izany dia afaka atao mandritra ny enim-bolana na herin-taona. Rehefa hita fa mahavita azy, toy ny karazana fotoam-pitsapana na période d’essai izany. Dia omena amin’izay izay mendrika azy. Toy ny mpiasa rehetra manao « période d’essai » izany.

Rehefa tena hita fa mahafa-po ny zava-bitany sy ny asany dia tsy maninona fa afaka tazonina ela eo ilay olona. Io dia mila ametrahana salan’isa enjehina arakaraka izay adidy sy lahasa tokony ataony. Tratra ilay isa dia voatazona, tsy tratra moa ilay salan’isa dia soloina. Ary raha sanatria ka hita sy tsapa fa nangalatra  sy nameno paosy fotsiny io olona io nandritra izay fotoana izay dia ho sazina avo roa heny noho izay sazy ho an’ny olona tsotra. Mba ho tena ohatra ny mpiasam-bahoaka malagasy fa tsy hitovy amin’ny izao mpanao politika ratsy sy feno hafetsena ratsy maneran-tany sy manerana ny Afrika izao.

Ny tena manahirana ny mpitondra amin’izao fotoana dia ireo olona na vondron’olona, avy eto Madagasikara na avy any ivelany izay misakana azy tsy handidy sy hamehy malalaka ary mitaky valiny sy tombontsoa avy aminy. Izany dia na noho ny fifanarahana miafina izay natao mialohan’ny nahazoana toerana, na ny fifanarahana natao teo amin’ny fitondrana mba hanamorana asa na fahazoan-dalana isankarazany na ihany koa ny fianteherana amin’ireny olona na vondron’olona ireny noho izay vola na fitaovana na fanampiana eritreretina fa mety ho azo avy amin’izy ireny.

Tsy mahavita tena izany isika malagasy raha izany no zohina ary atahorako tsy mahaleo-tena ihany koa. Somary miseho amin’ny fomba hafa indray amin’izay fotoana izay ny fanjanahan-tany fa tsy ho toy izay nitranga teo aloha. Ny loza dia ny sinoa izay zanatany japoney fahiny koa izao no mitsofoka ao anatin’ilay resaka fa tsy ny tandrefana irery intsony.

Raha ny vahaolana afaka aroso amin’izay fotoana izay dia ny hoe tadiavo ny fomba amehezana ny finana na ny finana diso tafahoatr’ireo eo amin’ny fitondrana na ambony na ambany na antenantenany. Miaraka amin’izay dia mila jerena ihany koa aiza no ahafahan’ny vahoaka mihinana sy miasa ary mampidi-bola ho an’ny tokan-tranony. Fa ny tena izy dia ny hoe ahoana no fomba ahafahan’ny malagasy tsy iankindoha tanteraka amin’ireo mpamatsy vola vahiny sy ireo firenena matanjaka ka tsy hiandry izay sitrapon’izy ireo foana vao hanao zavatra sy hiezaka. Tsy misy lalana hafa noho izay efa faleha nefa hita fa tsy dia tena nahasoa loatra ve?

Ho an’ny olona maro dia kamo ny mpiasa malagasy. Ary tsy ny mpiasa ihany fa ny malagasy tsotra izao. Lasa natao biby fampitahorana ireo mpiasa madinika ny fampiasana vahiny amin’ny toerana izay eritreretina ho vita’ny malagasy. Ary izay malagasy apetraka amin’ireny toerana ireny dia ilaina hatrany hisaina sy hanmefy toy ny vahiny. Misy lafiny tsara izany ary misy lafiny ratsy ihany koa saingy avy any amin’ilay vahoaka lazaina kamo aloha no mila mampiseho fivoarana sy fiaraha-mientana ary indrindra indrindra fahazotoana vao afak any tena hivoatra.

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Tout à moindre prix

4 octobre 2011 by Mitiyu  

La question qui s’est posée en amont de ce post était: « est-ce que les produits de luxe ont-ils leur place à Madagascar ». Cela a quand même soulevé un long débat durant une soirée de de retrouvailles entre quelques anciens d’un institut de renom assimilé à une école de commerce. En faisant l’état des lieux, un groupe de personne constate que le marché de l’immobilier semble ne pas connaître la crise. Par ailleurs, les bijouteries d’Antaninarenina aussi semblent faire face à la situation actuelle (malgré le grogne d’une de mes connaissances parmi eux), de nouvelles galeries commerciales viennent d’être lancées du côté de Pacom Andranomena et de Tana Water Front Ambodivona.

Oui, mais … en voyant de près les marchandises qui y sont vendues. On constate qu’effectivement ce sont des produits de luxe pour le malagasy moyen mais peuvent être qualifiés d’entrée ou de moyenne gamme dans les pays developpés. (c’est un peu l’anecdote des marques Jennyfer et Morgan pour les jeunes filles pseudo-snobs de la capitale, no comment).

J’étais en train de regarder l’Oro de Nokia, ce téléphone plaqué or qui ne figure pas encore parmi la gamme Vertu qui sit dit en passant affiche une forte filiation avec la marque Nokia. En parcourant les magasins et boutiques de Behoririka et de Soarano. Je constate qu’il y a de moins en moins de magasin qui vendent des produits de marques connues au niveau international. Je parle des Samsung, des Blackberry, des IPhone ou encore des LG. On constate qu’il a de plus en plus de marque créée comme des Naza, Q7, Techno, GTech et autres. Ces derniers se substituent à des produits de contrefaçon chinois et se positionne comme étant plus fiable que ces derniers. On peut s’en procurer dès 40 à 60mille Ariary.

A côté je vois des marchands de tongues avec divers coloris et motifs qui semblent s’écouler plus rapidement que les vieilles collections de Churchs ou à la limite de San Marina, de Minelli ou encore de Heyraud que certains importateurs vendent à prix fort avoisinant le triple du prix en France. En descendant du côté de la station Shell de Behoririka, on constate des marchands ambulants qui s’improvisent en artisans, renforçant les sandales et les chaussures en simili ou au mieux en véritable cuir, avec des coutures assez résistantes à la place de la colle utilisée à l’usine chinoise qui les ont fabriquée. Pour couronner le tout, on vend avec les friperies les chaussures neuves made in china et des sweet shirts made in Madagascar, fraichement sortis des usines franches malagasy.

Le point commun de tout ce qui marche assez rapidement? un prix faible et un coût presque raisonnable pour le portefeuille du malagasy lambda. L’idée du « mora » et non pas du « moramora ». C’est à dire, ce qui est toujours le moins cher. On essaie d’acheter malin, mais certains à force d’être radins finissent par payer deux fois pour le même bien.

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Ianao no heriko…

30 septembre 2011 by Mitiyu  

Tsy dia mahazatra loatra angamba ho an’ny mpitoraka no miresaka fivavahana amin’ny blaoginy. Ary nahatsapa ihany koa ny tena fa tao anatin’izay taona maro nanoratana izay dia tsy mbola nisy na indray mandeha aza nisaorana sy niderana an’Andriamanitra noho izay soa rehetra nomeny sy izay fanampiana nataony hatrizay.

Midera sy mankalaza Azy aho ankehitriny fa lehibe Izy ary mahagaga ny zava-bitany. Tsy dia ireo karazan’olona mivavaka dia miandry fahagagana tsy akory ny tena fa saingy mino sady miasa. Kanefa dia maro ireo zavatra fantatra fa tsy vita raha ny herin’ny tena irery no manao azy, raha tsy nisy ny fitsimbinana sy ny fitantanan’Andriamanitra Ray sy Zanaka ary Fanahy Masina.

Misy namako izay efa ela no noezahiko notarihina mba hino ary antenaiko fa ho tonga iany izay fotoana izay rehefa kasihin’ny fahasoavan’Andriamanitra izy. Toi même tu sais.

Eto aho dia mahatsiaro tarika mpanao rap iray izay. Tsy mpihira rap evanjelika izy fa manana hira iray mahafinaritra ahy izay hoe « Ny Avo ». Ifampizarako aminareo ny tonony :

« Misaora ny Avo Indrindra fa nomeny tongotra mamindra
Misaora ny Avo Indrindra fa nomeny tanana kinga
Misaora ny Avo Indrindra fa nomeny vatana tomady
Misaora ny Avo Indrindra fa ny tany lavitry ny ady
Misaora ny Avo Indrindra fa nomeny filaminana
Misaora ny Avo Indrindra fa ny vava tsy tapaka mihinana
Misaora ny Avo Indrindra fa mbola mahita mangirana
Misaora ny Avo Indrindra fa manana asa ifikirana
Misaora ny Avo Indrindra manan-trano isitrihana
Misaora ny Avo Indrindra fa manan-damba isikinana
Misaora ny Avo Indrindra fa manam-bady iankinana
Isaorako ny Avo indrindra ‘zay natoa izao ahy
Isaorako ny Avo indrindra nanome ny aingam-panah
Isaorako ny Avo indrindra mety ijoro ho mpiaro ahy
Amin’ny fakam-panah sy ‘zay mety ahazo ahy
Misaotra Mankasitraka Mankatelina »


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vers une numérisation excessive de la société urbaine

20 septembre 2011 by Mitiyu  

La vie dans les villes est, semble-t-il, plus enrichissante qu’ailleurs. On peut s’enrichir financièrement qu’intellectuellement. Un peu moins moralement, certes et on peut aussi beaucoup perdre. Quoiqu’il en soit, l’écrémage de la ville sur les autres localités a toujours montré les nouveautés et les tendances.

A Madagascar, dans plusieurs localités, bien s’habiller se résume souvent à être propre et se mettre en jean. L’image d’un gentilhomme endimanché que l’on connaît actuellement n’est pas toujours fréquent dans les villages ou dans les communes rurales. Les couleurs criardes et tape à l’oeil y sont légions.

Ici, il n’est pas question de richesse car on rencontre assez souvent des notables riches mais souvent mal habillés – si on se réfère à l’esthétique et à l’image conformiste de la mode urbaine – avec leur gros pull-over ou le Malabary traditionnel – à l’image archaïque et désuet – ainsi qu’un chapeau de feutre ou encore des collecteurs de produits de rente et de bois précieux avec leur gros 4×4 habitant dans une case en « Falafa » et ne possède même pas le confort minimum qu’ils trouvent souvent futile voire inutile.

A l’opposé, il y a la jeune fille de la ville, très coquette, très à la mode et habillé des dernières tendances vestimentaires mais qui a du mal à relier les deux bouts et espère surtout s’en sortir grâce à ses études ou à une fructueuse rencontre pouvant aboutir à une relation stable et durable ou à la limite à un nouveau contact. Tout ceci pour introduire l’effet de mode et les nouvelles tendances que l’on rencontre en ville.

En passant près d’une banque assez populaire du continent africain, je constate qu’il y a une longue file alors que l’établissement possède trois guichets automatiques de banque à l’extérieur. Le premier GAB est en maintenance, un mot d’excuse remplace le traditionnel menu, le second qui se trouve à côté n’est pas non plus opérationnel et un logiciel antivirus s’affiche à la place du menu classique. tout le monde attend donc sur le troisième GAB.

En même temps, je vois à la dernière page d’un célèbre quotidien une annonce relative au M-banking ou la banque mobile. C’est un concept qui a été démocratiser par les trois grands opérateurs mobiles du pays, grâce à leur offre : M-Vola pour Telma, Airtel Money et Orange Money. En voyant cela, je me souviens d’un groupe sur Facebook qui milite pour qu’on puisse effectuer un paiement PAYPAL à Madagascar. J’ignorais même que c’est encore impossible, moi qui souhaitais acheter des marchandises sur le web.

Hier soir, le journal télévisé d’une grande chaîne internationale a parlé d’un parti politique dénommé « Pirate Party ». A Madagascar, ce genre de nom pourrait être l’événement à thème très tendance d’un club de service, mais à Berlin, en Allemagne ils viennent de gagner des sièges à la suite d’une élection. C’est une révolution qui se met en marche.

Les éléments du puzzle se mettent en place et on assiste à une numérisation massive de la vie quotidienne de l’homme moderne. après la vague des réseaux sociaux et des différentes avancées techniques, l’homme crée ses propres faiblesses et ses propres maladies. Comment peut-on rassurer en permance le titulaire d’un compte qu’avec cette nouvelle technologie et avec les cracks boursiers permanents presque quotidiens son argent est toujours disponible à tout moment. Comment peut-on rassurer les usagers que le GAB n’a pas sorti les billets demandés mais néanmoins le compte a été débité. Comment peut-on rassurer l’utilisateur que l’argent envoyé par mobile money ne disparaisse ou ne sois modifié en cours de route si jamais il y a une grosse attaque informatique contre l’opérateur. Etc.

Tout cela renforce petit à petit l’hexakosioihexekontahexaphobie de certains. C’est – dire, la crainte du nombre de la bête dans l’Apocalypse de Saint Jean. (cf. Apocalypse 13 : 15 -18 : « 15 Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât, et qu’elle fît que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête fussent tués. 16 Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, 17 et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. 18 C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six. »)

Mais le problème n’est pas encore là. Le principal problème réside dans le fait que toute cette dématérialisation appuyée par une numérisation massive risque de plus polluer qu’on le pense mais risque surtout de faciliter la délinquance numérique, comme tout est maintenant presque lié. Imaginer un seul instant que tout cela tombe en panne (ça peut arriver : satellites HS, fibres optiques HS, dispositif numériques neutralisé par un programme malveillant ou  hardware HS,…) quelqu’un a t-il fait un « back up » physique (tenue de compte manuelle, dans les livres comme jadis) comment récupérer les données à un instant « t » si jamai cela arrive et la différence entre ce qui a été récupérer et ce qui était vraiment là avant l’accident…

« Amisavisaina ny ratsy iavian’ny soa » comme on dit (en prévoyant le pire scénario on anticipe et tout va bien) mais il faut savoir anticiper, connaître à l’avance les différentes combinaisons d’événements qui peuvent se produire et avoir une solution adéquate à chaque événement.

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