vers une numérisation excessive de la société urbaine

20 septembre 2011 by Mitiyu  

La vie dans les villes est, semble-t-il, plus enrichissante qu’ailleurs. On peut s’enrichir financièrement qu’intellectuellement. Un peu moins moralement, certes et on peut aussi beaucoup perdre. Quoiqu’il en soit, l’écrémage de la ville sur les autres localités a toujours montré les nouveautés et les tendances.

A Madagascar, dans plusieurs localités, bien s’habiller se résume souvent à être propre et se mettre en jean. L’image d’un gentilhomme endimanché que l’on connaît actuellement n’est pas toujours fréquent dans les villages ou dans les communes rurales. Les couleurs criardes et tape à l’oeil y sont légions.

Ici, il n’est pas question de richesse car on rencontre assez souvent des notables riches mais souvent mal habillés – si on se réfère à l’esthétique et à l’image conformiste de la mode urbaine – avec leur gros pull-over ou le Malabary traditionnel – à l’image archaïque et désuet – ainsi qu’un chapeau de feutre ou encore des collecteurs de produits de rente et de bois précieux avec leur gros 4×4 habitant dans une case en « Falafa » et ne possède même pas le confort minimum qu’ils trouvent souvent futile voire inutile.

A l’opposé, il y a la jeune fille de la ville, très coquette, très à la mode et habillé des dernières tendances vestimentaires mais qui a du mal à relier les deux bouts et espère surtout s’en sortir grâce à ses études ou à une fructueuse rencontre pouvant aboutir à une relation stable et durable ou à la limite à un nouveau contact. Tout ceci pour introduire l’effet de mode et les nouvelles tendances que l’on rencontre en ville.

En passant près d’une banque assez populaire du continent africain, je constate qu’il y a une longue file alors que l’établissement possède trois guichets automatiques de banque à l’extérieur. Le premier GAB est en maintenance, un mot d’excuse remplace le traditionnel menu, le second qui se trouve à côté n’est pas non plus opérationnel et un logiciel antivirus s’affiche à la place du menu classique. tout le monde attend donc sur le troisième GAB.

En même temps, je vois à la dernière page d’un célèbre quotidien une annonce relative au M-banking ou la banque mobile. C’est un concept qui a été démocratiser par les trois grands opérateurs mobiles du pays, grâce à leur offre : M-Vola pour Telma, Airtel Money et Orange Money. En voyant cela, je me souviens d’un groupe sur Facebook qui milite pour qu’on puisse effectuer un paiement PAYPAL à Madagascar. J’ignorais même que c’est encore impossible, moi qui souhaitais acheter des marchandises sur le web.

Hier soir, le journal télévisé d’une grande chaîne internationale a parlé d’un parti politique dénommé « Pirate Party ». A Madagascar, ce genre de nom pourrait être l’événement à thème très tendance d’un club de service, mais à Berlin, en Allemagne ils viennent de gagner des sièges à la suite d’une élection. C’est une révolution qui se met en marche.

Les éléments du puzzle se mettent en place et on assiste à une numérisation massive de la vie quotidienne de l’homme moderne. après la vague des réseaux sociaux et des différentes avancées techniques, l’homme crée ses propres faiblesses et ses propres maladies. Comment peut-on rassurer en permance le titulaire d’un compte qu’avec cette nouvelle technologie et avec les cracks boursiers permanents presque quotidiens son argent est toujours disponible à tout moment. Comment peut-on rassurer les usagers que le GAB n’a pas sorti les billets demandés mais néanmoins le compte a été débité. Comment peut-on rassurer l’utilisateur que l’argent envoyé par mobile money ne disparaisse ou ne sois modifié en cours de route si jamais il y a une grosse attaque informatique contre l’opérateur. Etc.

Tout cela renforce petit à petit l’hexakosioihexekontahexaphobie de certains. C’est – dire, la crainte du nombre de la bête dans l’Apocalypse de Saint Jean. (cf. Apocalypse 13 : 15 -18 : « 15 Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât, et qu’elle fît que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête fussent tués. 16 Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, 17 et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. 18 C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six. »)

Mais le problème n’est pas encore là. Le principal problème réside dans le fait que toute cette dématérialisation appuyée par une numérisation massive risque de plus polluer qu’on le pense mais risque surtout de faciliter la délinquance numérique, comme tout est maintenant presque lié. Imaginer un seul instant que tout cela tombe en panne (ça peut arriver : satellites HS, fibres optiques HS, dispositif numériques neutralisé par un programme malveillant ou  hardware HS,…) quelqu’un a t-il fait un « back up » physique (tenue de compte manuelle, dans les livres comme jadis) comment récupérer les données à un instant « t » si jamai cela arrive et la différence entre ce qui a été récupérer et ce qui était vraiment là avant l’accident…

« Amisavisaina ny ratsy iavian’ny soa » comme on dit (en prévoyant le pire scénario on anticipe et tout va bien) mais il faut savoir anticiper, connaître à l’avance les différentes combinaisons d’événements qui peuvent se produire et avoir une solution adéquate à chaque événement.

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Bloguer… toute une histoire pour moi

30 août 2011 by Mitiyu  

Bloguer était un néologisme pour moi il y a cela une dizaine d’année. Kézako? Quelques temps après, j’ai pu trouver toute une liste de skyblogs qui ne me disaient rien du tout, à la limite m’énervait car mal écrits et souvent étaient puérils. Je ne me vante pas de bien écrire, non loin de là, je ferai sûrement retourner Molière dans sa tombe. Mais au moins avec un minimum d’abréviations et de language sms et plus de phrases comportant un sujet, un verbe et pourquoi pas un complément.

Je ne dis pas que je détestais tout ce qui était skyblog. J’ai eu, moi-même, quelques blogs hébergés par ce plateforme. J’avais même découvert le blog de DSK dans le temps. Avant tout ce tapage autour de lui et de ses aventures mésaventures, je visitais de temps à autre son blog, là où il avait annoncé sa candidature pour la présidence de la FMI et qui est devenu un site financier rédigé en allemand. Dans le temps, il m’intéressait surtout pour la simple raison que je voulais l’avoir comme professeur à l’université et j’étais étonné qu’ « un vieux » puisse blogguer.

Sous un autre pseudonyme, j’avais posté « Madagascar Croissance » entre 2003 et 2006, « Lumen » entre 2004 et 2005 et « Blason de Madagascar » depuis 200x sur Canalblog. Madagascar croissance développait les opportunités entrepreneuriales ainsi que les filières et secteurs porteurs de la Grande île tandis que BlasonMada était surtout destiné à m’exercer à blasonner les différentes armes que je trouvais au pays, suite à une passion née de l’héraldique développé par Pastoureau dans sa « Traité de l’héraldique » et de la recherche généalogique sur une lignée Andriamasinavalona du côté Andriandambozozoro et un de ses enfants Andriamalama. « Lumen » traitait surtout de ce qui était considéré comme recherche de la lumière, philosophique ou encore maçonnique. Pour des raisons « presque » professionnelles, ces trois blogs ont dû être suspendus voire supprimés. D’autant plus que Canalblog était devenu très difficilement accessible depuis Madagascar.

En surfant sur le web, j’ai découvert, comme beaucoup d’autres, Loïc le Meur, considéré comme étant la blogstar du moment et plus tard Perez Hilton avec ses scandales et ses indiscrétions. Je recherchais leur équivalent malagasy. Il ne fallait pas chercher loin car Tattum était beaucoup lu. J’aime beaucoup sa façon d’écrire, de mettre de la couleur et du lyrisme dans ses posts. Je ressentais une envie de challenger malgré elle les chroniques de VANF sur le quotidien L’Express. On vivait sa passion dans la lecture, on découvrait des endroits où l’on a jamais été et où l’on n’a jamais pensé y aller. Mais le plus, elle vivait vit et a personnellement connu ce qu’elle écrivait.

Après quelques temps en veilleuse, ce blog collectif qui est Malagasy Miray m’a permis de m’exprimer à nouveau. Il facilite le partage et l’écriture, sans vraiment me soucier d’ordre technique, design ou visuel. Finalement, je suis devenu le SBF (sans blog fixe) qui a été accueilli sans avoir squatté. Alors, je me suis remis à bloguer pour donner mes avis, partager mes impressions et surtout pour exprimer ce que j’évite de dire à voix haute à un entourage à opinion versatile.

Pour terminer, en plus de ce que j’avais déjà mentionné plus haut, j’aimerais juste partager quelques blogs que j’apprécie parmi tant d’autres :

  • AndryDago pour sa franchise, sa pertinence sur la situation sociopolitique actuelle qui est resté authentique même s’il est devenu papa entre-temps et surtout le dernier design de son blog
  • Shadow pour sa vision économique et dès fois financière sur le monde et Madagascar
  • Ndimby pour sa façon d’exprimer haut ce que les autres pensent tout bas
  • Dwa, car j’aime bien ses dessins (et en plus de la BD que j’avais acheté entre ses mains lors d’une mission à Ambatondrazaka en 2003 – 2004 il doit encore me donner l’autre volume que je ne possède pas encore)
  • Jentilisa, malgré la longueur et la compacité de ses posts, trouve toujours un coup d’épingle à donner à tout le monde (pour ceux qui ne lisent pas le malagasy je pense qu’il existe une traduction de temps à autre sur Global Voice) sinon je donne un autre aussi qui est bien
  • Barijaona car j’adore le Mac

Happy BlogDay 2011 mes amis.

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Quand la Chine rachète… le monde v2.0

11 août 2011 by Mitiyu  

Secoué par une zone de turbulence, l’environnement de la finance et de l’économie de l’occident attire l’attention du monde, principalement des décideurs. La situation qui prévaut actuellement dans le monde me fait replonger dans la lecture d’un article paru dans Le Figaro Magazine du 29 janvier 2011, intitulé « Quand la Chine rachète le monde, … Et si la Chine devenait la première puissance mondiale d’ici dix ans? ». L’article met en avant l’expansion des investisseurs chinois un peu partout dans  le monde et particulièrement dans les pays les moins avancés.   »Rien n’échappe à la fringale des héritiers de Mao ». en plus de tout cet investissement, Ghislain de Montalembert et Sophie Roquelle mettent en avant que le consommateur chinois sera le moteur de la croissance de demain. Katia Clarens oriente plutôt son enquête vers la « Chinafrique » en terme qui nous rappelle vaguement « Françafrique » avec l’image de la relation qu’entretient l’Afrique avec ce pays.

Malgré le fait que la majorité des bourses ont démarré hausse mercredi (10 août 2011) ils ont chuté en moyenne de 4% . Selon Reuters France, le Dow Jones a, par exemple, plongé à 4,62% son plus bas niveau depuis presque un an (troisième chute en cinq séances); selon Le Monde et le Figaro, le CAC40 a aussi perdu 5,45%. Seul les marchés asiatiques ne cèdent pas à la panique malgré une mauvaise performance du Nikkei 225 à Tokyo et le léger repli du Hang Seng de Hong Kong. Shanghai et Séoul se portent bien comme l’or d’ailleurs. Ce dernier dépassant pour la première fois les $1800 l’once.

Avec tout ce « léger » bouleversement, la Chine en profite pour mettre à la mer son premier porte-avion même si ce dernier est une occasion rachetée à l’Ukraine en 1998. A noter que selon Aujourd’hui la Chine, la Thailande, le voisin de l’empire du milieu possède déjà leur porte-avion. En parallèle avec tout ceci, Apple, dont une grande partie des matériels sont fabriqués par l’entreprise chinoise Foxconn, est considérée comme étant la plus côtée des entreprises américaines.

Un proche m’avait alors demandé, si tous ces pays ont chacun des dettes, qui est-ce qui les détient alors? Pour les Américains, ce n’est plus la Chine. Un ouf pour certains mais une autre menace pour d’autres. Il s’agit  en fait de FED. Ce dernier est passé devant les Chinois, les Japonais et les autres pays qui « investissaient » aux Etats-Unis. Sauf que le marché américain est devenu un casse-tête chinois ou les fantômes des Subprimes hantent encore l’esprit de tout un chacun. On risque encore le pire…

Hier, le Président de la FED, Ben Bernanke, a tenu une conférence de presse, affirmant sa volonté de soutenir l’économie américaine en continuant à accorder du crédit à un taux très bas avoisinant zéro. On peut se demander si c’est bien la bonne décision car si on caricaturise un peu avec la vie de tous les jours, peut-on encore prêter à quelqu’un qui semble ne plus encore trouver la voie pour rembourser ses dettes. Mais l’amérique est grande. Que ce soit en nombre de population donc de consommateurs, en terme d’investissements ou encore en terme de potentiel entrepreneurial et économique. C’est une spéculation au final mais qui attend que le moment soit propice pour en tirer profit. Le marché Européen s’en trouve rassuré. Sauf qu’avec la chute des bourses, les gains aussi partent. Malgré une opportunité intéressante pour elle, la Chine interpelle les pays endettés car elle redoute un effet papillon qui pourra nuire à son avancé et son développement.

Quel pourrait être l’impact de tout ceci dans l’économie d’un pays moins développé tel que Madagascar? A priori, nous sommes forcé de reconnaître qu’à court terme on ne risque rien. Cela va dépendre de la façon dont l’économie européenne et américaine va gérer cette nouvelle « crise ». Souhaitons que ce soit conjoncturelle. Mais avec les intérêts des pays comme l’Inde, la Russie, le Brésil ou encore la Chine, il faut toujours s’attendre à un revirement. A moyen terme, cette situation risque d’affecter notre économie car une grande partie de nos exportations vont vers l’Europe et les Etats-Unis. Quoique l’Asie commence à prendre une place considérable en ce moment. La faiblesse de notre monnaie, l’Ariary, pourra être considérer comme étant notre force à l’exportation. Malgré cela, l’importation est toujours aussi grandissante malgré la faiblesse de notre monnaie nationale, rendant toujours déficitaire notre balance de paiement.

Comment pourra-t-on profiter de cette crise financière de l’occident? Ce serait assez difficile de le dire mais comme considérant que même les éminents économistes se sont trompés et/ou ne se sont pas prononcés en voyant arriver cette difficulté financière qui va devenir économique, j’aimerais m’aventurer quand même à quelques propositions.

Tout d’abord, il faudra booster l’exportation, avec ce projet de taxation à l’export (s’il y a lieu), l’Etat va encore miner l’économie. Mais il a aussi sa raison en voulant renflouer à tout prix sa caisse sans vouloir dépendre des aides extérieures. (On ne va pas parler des différents trafics, restons dans la légalité). Donc accompagner les initiatives d’exportation en mettant en avant une vision à long terme et un développement durable. Que ce soit pour les produits de rente, les produits des usines franches ou encore l’artisanat et le tourisme. L’heure n’est plus au crédit, il faut accélérer le règlement ou le recouvrement. Les Banques primaires avec l’aide de la Banque Centrale devra vulgariser les pratiques des échanges internationales et de l’utilisation du crédit documentaire. Avec l’appui de l’Etat, lancer une campagne de communication sur les différentes procédures, les différentes nomenclatures, les différentes nomenclatures à taux zéro vers les différents marché en expliquant l’intérêt du pays et des exportateurs d’être membres d’une zone de libre échange, d’une commission, etc. Une démystification, en quelque sorte, des règles de jeu et des pratiques courantes. (Et oui, malgré le fait que ça profite à quelques têtes seulement)

Au niveau local et national, la suppression du capital minimal à la création d’entreprise n’est pas suffisante. Il est primordial de sécuriser l’environnement des affaires et des investissements. Pourquoi pas des investissements directs de l’étranger. Dans la création d’entreprise, il faudra limiter voire éliminer toutes les barrières à l’entrée créant ainsi un environnement faste aux affaires avec un grand A. L’initiative du guichet unique est déjà louable, la facilitation des procédures devra encore être améliorée. Mais le plus grand des oeuvres serait l’incubation des jeunes entrepreneurs en vulgarisant et en démocratisant la création d’entreprise, la formalisation de l’informel (et non pas que l’Etat « suce » ceux qui déjà en règle et formel), mettre en place une base de données de Business Angels qui pourront appuyer et investir dans le projet, une base de données sur les aides des entreprises, l’actualisation et l’enrichissement des bases de données des Chambres de Commerce avec une accessibilité des informations et des besoins du marché et non son occultation comme c’est le cas actuel; mettre en place à l’instar de la création de l’EDBM, une entité qui sensibilise et informe sur l’environnement juridique des entreprises et de leurs obligations, l’accessibilité aux différents outils, matériels et mobiliers nécessaires au développement de l’entreprise en reprenant par exemple la détaxation des matériels informatiques et des matériels de bureaux.

L’important dans tout cela est la sécurité. Ou à la limite le sentiment de sécurité et de la sécurisation des biens, des personnes et des investissements. L’Etat doit protéger et non pas permettre à ses agents de racketter les entreprises ou devenir un outil de pression avec les différentes descentes et inspections. L’enjeu est majeur et l’heure n’est plus à cela. Il faut créer une synergie positive afin de profiter au maximum de ce qui se passe en europe et aux Etats-Unis sans pour autant devenir une nouvelle colonie des autres pays émergents et des nouvelles puissances.

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Ambiguïté sur la participation malagasy au 110ème foire de Canton

2 août 2011 by Mitiyu  

Une conférence de présentation de la Foire de Canton a eu lieu, hier lundi à 10 heures, au Restaurant Paon d’Or Ivato, Antananarivo. Il eut plusieurs opérateurs économiques malagasy  qui ont répondu à l’appel fait dans les quotidiens de la capitale. en effet, la majorité des personnes qui étaient présentes à part les fonctionnaires, je suppose, ont pris l’initiative de contacter l’ambassade de la République Populaire de Chine ou les co-organisateurs locaux pour obtenir leur invitation.

La conférence s’est tenue et en français et en mandarin. Et non, la langue malagasy était encore mise de côté. Le discours a vu la participation de différents Directeurs Généraux (du Commerce, de la Douane, …) et du Président de la Chambre de Commerce et de l’Industrie d’Antananarivo, pour la partie malagasy tandis que pour la partie chinoise, il eut l’intervention du conseiller économique de l’ambassade de Chine et du Vice-Président de l’organisation de la foire de Canton.

L’attente de tout un chacun semble ne pas avoir été satisfait car si les opérateurs malagasy ont souhaité savoir comment participer et obtenir un stand, qui à priori selon les organisateurs et le Vice-Président de l’organisation de la foire, présent à Madagascar pour l’occasion, les chinois, eux voulaient surtout appeler les « acheteurs » et entrepreneurs malagasy à venir visiter et passer commande auprès des exposants.Dans tous les cas la balance de paiement reste et restera encore déficitaire pour ce partenariat « bilatéral ».

Les entrepreneurs qui étaient présents souhaitaient qu’un voyage organisé soit mis en place afin de faciliter le déplacement et la visite de la foire. Et ce malgré le fait que la plupart de ces personnes ont déjà eu l’occasion de visiter la Chine, que ce soit à Shanghai, Guangzhou, Pekin ou encore Shenzhen. Sans mentionner les anciens qui ont étudié dans d’autres provinces moins connus des malagasy. Effectivement, un voyage organisé est préférable à toute aventure individuelle isolée mais malgré tout ce genre de voyage risque d’être victime de son succès vu l’engouement des nationaux à ce nouveau pays fournisseur. Suivant la dernière annonce de AirMadagascar, 60% de leur chiffre d’affaire provient surtout des achats de billets pour la Chine.

Par ailleurs, les promoteurs pensaient surtout à « vendre » la foire aux malagasy sans avoir pu anticiper ce besoin latent ou existant des opérateurs relatif à un voyage organisé d’une part mais surtout afin de pouvoir présenter nos produits, principalement miniers et artisanaux que manufacturés. L’organisateur ne savait même pas que deux opérateurs de Madagascar avaient déjà pu bénéficier du pavillon international gratuit lors des précédentes éditions.

Ce qui est bon à savoir pour nous, investisseurs malagasy, c’est qu’il existe actuellement 5000 nomenclatures de produits qui bénéficient du taux zéro à l’exportation vers la Chine et cette nomenclature passera bientôt à 9000. Confirmation faite par le Directeur Général de la douane et du Conseiller Economique de l’Ambassade de la République Populaire de Chine. Reste donc à obtenir cette liste.

Dans tous les cas, tout le monde a intérêt à travailler avec la Chine jusqu’en 2024, je dirai même jusqu’en 2030, s’il veut que son commerce prospère car déjà en 2010 l’empire du milieu est devenu la deuxième puissance économique dépassant le japon.

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Et si…

15 juillet 2011 by Mitiyu  

Et si l’eau ne mouillait pas…

Si le feu ne brûlait pas…

Si la terre s’arrête de tourner…

Si l’homme n’aura plus de souci…

Si les fleurs cessaient d’être belles…

Dis-moi comment deviendrait la vie!

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Changement vs amélioration

13 juillet 2011 by Mitiyu  

Il y a des slogans qui percutent le subconscient de celui qui les entend. Usité dans le domaine de la publicité, utilisé à outrance dans la politique, exploité en management, le terme « changement » a été maintes et maintes fois utilisés. Mais qu’est-ce donc le Changement? d’après Wikipedia, Le changement désigne le passage d’un état à un autre. Selon Larousse, c’est le fait d’être modifié, changé ; modification, transformation. Le dictionnaire de L’Internaute confirme ces deux définitions. Par contre, Le Dictionnaire introduit une variante en proposant une définition introduisant la notion d’ »évolution ».

Le changement exprime donc le fait de casser une habitude pour en créer une autre. On veut ainsi faire changer de paradigme à une ou plusieurs personnes, une ou plusieurs situations, allant de ce qu’il y avait d’habitude à ce qui n’était pas habituel.

Mais voilà, il a changement et changement. Lorsque la situation s’améliore, on peut parler de changement positif et lorsque celle-ci se détériore on parle de changement négatif. Lorsqu’on prône le changement et qu’on le hurle à tue-tête, celui qui le fait n’est pas tenu à une obligation de résultat positif. En effet, en proposant le changement, on ne vous indique toujours pas vers quel type de changement on veut vous emmener.

Dans le management, on parle de la résistance au changement. Les malgaches, dans leur têtes aiment bien les changements mais dans leur comportement, tout changement peut être perçu comme étant une répression. Savoir conduire un changement nécessite tout un art et des connaissances en leadership, choses que la plupart des acteurs connus ne possèdent pas. Négocier un virage reste toujours risqué pour les leaders locaux.

Maintenant, il est nécessaire de souligner que tout changement n’est pas toujours bénéfique. S’il l’est, alors il faudra insister sur le terme « amélioration » plutôt que « changement » (« fanatsarana » au lieu de « fiovana »). En effet, qui veut un changement en pire? personne! sauf peut-être celui à qui profite cette dégradation due au changement. A qui profite cela? telle est la question…

alors, si on vous pose la question, préféreriez-vous le changement à l’amélioration? quelle serait votre réponse?

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Et la crise continue…

16 juin 2011 by Mitiyu  

Gaborone et Sandton n’ont rien arrangé à la vie quotidienne des malagasy et particulièrement des tananariviens. En regardant des micro-trottoirs effectuées par différents médias de la capitale, on ressent un pessimisme certain auprès de la population locale. Une grande partie disent que tous ces politiciens sans exceptions ne recherchent que leur propre intérêt et non pas l’intérêt du peuple malagasy ni celui de la nation. Finalement, pour s’en sortir dans ce genre de pays en développement, anciennement appelés « sous-developpés » il faudrait occuper un poste-clé pour effriter encore plus le budget de l’Etat et presser encore plus les contribuables.

Et il faut se dire que dès le début, c’était déjà mal parti. Mal parti car le régime actuel a donné le mauvais exemple en ne respectant nullement les accords signés depuis Maputo. Pourquoi respecter d’ailleurs penseraient certains car déjà la principale mission « pour le peuple » était de mater le  roi qui commençait à être avide de tout tout secteur confondu, ce qui n’a fait qu’augmenter le nombre de mécontents ayant perdu des intérêts personnel et particulier.

La crise continue car on se complaît dans une situation où tout semble quand même marcher même à petit pas. Pour certain, mieux vaut cela que rien du tout. La pression sociale se généralise. Des actes de banditisme et de délinquance se font entendre de part et d’autre du pays. On connaît les attaques sur les routes nationales, les cambrioleurs et les voleurs à la tire font légion. Pour les filles, on assiste actuellement à différentes formes de prostitution, allant de la prostitution dite « habituelle » en passant par des soirée très privée où tout est presque permis jusqu’au nouveau massage importé d’Asie.

La crise continue car la force de l’ordre semble aussi s’immiscer dans la politique. Combien de fois n’a-t-on entendu dans différentes déclarations que ni les militaires ni les policiers et encore moins les gendarmes ne font et ne feront pas de politique. Cela sans compter le nombre de poste politique que l’on attribue à ces gradés. Mais cela reste des fonctions techniques même si le poste est politique. C’est ce qui crée l’amalgame. La guerre de communication continue dans cette grise interminable. On dirait que celui qui aboie le plus fort est le maître. On ferme la bouche de ceux qui ne rentrent pas dans le rang et les journalistes doivent suivre la ligne éditoriale dictée par l’affinité politique du patron.

Finalement, on craint que personne ne respecte les signatures, les contrats signés ou encore les accords. Car les chefs donnent l’exemple et les autres ne font que suivre. Dans l’histoire, tout le monde est perdant. Même ceux qui semblent avoir un intérêt particulier à Madagascar ou ceux qui profitent de la crise. Inflation, corruption à tout niveau, difficulté généralisé à cause d’un moral qui n’est pas au beau fixe. En ce moment, il y  a cette psychose de pénurie de carburant qui fait courir tous les automobilistes vers les stations pétrolières. On ignore l’origine jusqu’à ce jour mais on sait qu’il y a quelques semaines de cela les compagnies pétrolières oeuvrant dans la distribution en collaboration avec les gérants de station ont fermé une demi-journée les stations services. Cette fermeture était préalablement prévue pour une journée mais une négociation avec le ministère de tutelle a permis à rouvrir assez rapidement l’ensemble de ces stations.

Donc ils ont voulu refaire le coup mais finalement les consommateurs ont réagi avant qu’ils puissent  décider la fermeture. Et il faut dire que les rumeurs de ce genre se propage rapidement comme une traînée de poudre. La cause : l’Etat « force les distributeurs à approvisionner des gérants dits non solvables et ne veut pas du tout que ces distributeurs et stations révisent à la hausse leur tarif. Le risque lié à une hausse de carburant est grand et est considérable en terme macro-économique et social. Imaginer d’abord les transporteurs qui vont réviser aussi à la hausse leur tarif (car ils ont du manque à gagner en payant plus les compagnies pétrolières). Les utilisateurs vont chercher à combler cette dépense supplémentaire soit en limitant l’usage du transport soit en répercutant  ce coût supplémentaire sur le prix de leur produit (un coût de revient reste un coût de revient et il n faut pas du tout baisser la marge).

Ainsi, les consommateurs de riz (car ça vient d’Ambatondrazaka ou de Marovoay) augmenteront leur prix de vente et le riz en provenance du Betsimitatatra en fera autant car à défaut de vendre sur volume on doit s’aligner à ce prix pour augmenter la marge malgré un coût de revient moindre. Et tout cela se répercute partout et finalement l’employé de ces compagnies pétrolière trouvera le coût de la vie assez élevé et demandera à nouveau une compensation et d’autres avantages et si tous les employés font pareils, la masse salariale de l’entreprise augmentera considérablement et encore une fois il faut réviser et les conditions des employés et les conditions de vente des carburants. A la fin cela pourra devenir un cercle vicieux. Bon, il faut reconnaître que c’est un peu caricaturé mais cela reflète beaucoup la situation actuelle du pays.

La crise a duré un demi mandat présidentiel maintenant. On pourra aussi demander aux dirigeants de comparer promesses et réalisations, comme ce qui doit se faire à chaque mandat. Les archives sont peut-être là pour voir cela de près? Pourquoi pas?! En tout cas, peu importe à la population qui dirige maintenant, du moment qu’elle mange et qu’elle trouve un peu de répit dans la sécurité et une vie calme et sereine.

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