questions existentielles

16 avril 2012 by Mitiyu  

J’avais décidé de suspendre mes posts mais un sentiment de devoir à accomplir était plus fort. Pour ces nouveaux posts, je m’abstiendrai de parler de vie sociale malagasy ou encore des recommandations économiques ou politiques comme nous avions l’habitude de le faire. Cette fois, je parlerai juste de ce qui est essentiel.

La question est simple : – quelle est votre vision après cette vie sur terre?

Beaucoup de philosophes ont donné leur avis. Je ne demande pas de débattre ce thème mais surtout que chacun de nous fasse une introspection des choses. Croyons-nous à une vie éternelle après la mort? Si oui, savons-nous comment faire pour la mériter? Si oui encore, sommes-nous prêts?

Autant de questions qui laissent souvent perplexes certains.

Parmi vous, mes amis, qui lisez ce post, je sais que j’ai déjà pu  saouler verbalement quelques uns d’entre vous et je ne me lasserai pas car avant je n’étais sûr de rien mais maintenant je sais et je crois. Raison pour laquelle, je me permets de revenir à la charge :)

Pour ma part, les réponses aux questions citées ci-dessus sont basées sur ma foi en Jésus Christ comme sauveur.

Je vous partage et vous laisse découvrir un des derniers ouvrages qui nous donne l’espoir et ravive notre foi grâce à un regard actuel sur des choses qui ont toujours été racontées depuis l’aube de l’histoire de l’humanité. Il s’agit du livre de Choo Nam Thomas qui témoigne de ses voyages avec Jésus Christ. www.heavenissorealbook.com

Choisissez la langue de lecture qui vous semble la plus à même de vous faire comprendre le livre (français, anglais, …)

No Tags

Popularity: 1% [?]

le calme avant le cyclone

13 février 2012 by Mitiyu  

13 février 2012. Depuis quelques jours la météo internationale, la NASA ou encore le community manager de l’US Embassy à Antananarivo annonce l’arrivée du cyclone #Giovanna vers Madagascar. Il est presque midi. Ce matin en me levant, le ciel est bleu, aucun nuage. Puis au fur et à mesure que l’heure avance, les nuage ont, petit à petit comblé le ciel, d’un gris plutôt clair et blanc avec des parties où l’on peut encore entrevoir le bleu du ciel. La circulation en ville est fluide. Il n’y a pas beaucoup de bruit comme tous les jours à la même heure. C’est peut-être la nonchalance du lundi qui fait cela.

Après s’être informé sur le net et recherché quelques microposts sur twitter, je lis que #Giovanna est devenu un cyclone intense de catégorie 4 et frôle la catégorie 5. L’île de La Réunion fur épargnée mais la trajectoire du cyclone reste sur MAdagascar avec une prévision de forte pluie pour le Mozambique à sa sortie de la grande île.

Il est midi, il y a juste une petite brise à #antananarivo, la capitale. Dans la culture malagasy, la vie à la campagne nous a appris à lire les signes de la nature. Ainsi, on peut savoir s’il s’agit d’un simple vent ou d’un vent de pluie qui arrive. Et ce en fonction de sa température et de son mouvement. Là je sens que c’est vraiment un vent de pluie qui arrive. Une pluie que je ne vois même pas contrairement aux vents qui permettent de voir arriver de loin la pluie qu’il apporte.

Hier soir, en faisant un petit tour dans les banlieues de la capitale, j’étais étonné combien la ville est devenue peuplée d’étrangers. Il s’agit ici des étrangers provenant de la campagne et des autres régions de l’île. Ces personnes qui pensent que la ville et plus précisément la capitale pourra leur fournir du travail et de la nourriture. Cinq à dix ans passés, je voyais ce genre de personnes tout autour du jardin d’Ambohijatovo ou encore du côté du jardin d’Antanimbarinandriana ou « Square Point Carré ». Ce sont des malagasy, issus d’un exode rural que l’autorité responsable n’a pas pu maîtrisé. Là c’est tous les quartiers d’Antananarivo qui sont concernés, au sud, entre Tanjombato et Andoharanofotsy, au nord avec Ambatomainty, Andranobevava, Analamahitsy jusqu’à Sabotsy Namehana; à l’est entre Ampasapito et Ambohimangakely en passant à Mahazo et Ambohimahitsy; à l’ouest de 67ha, Ampasika, Itaosy. La haute ville n’est pas non plus épargnée car d’Ambavahadimitafo, Ambohimanoro, Ambatobevanja et Ambohimitsimbina. Tout est occupé. Tout le monde occupe la rue car les marchands illégaux installent leur marchandises sur le trottoir et empêchent les piétons de l’utiliser.

C’était un dimanche soir comme tous les dimanche soirs. Le dimanche, à Antananarivo, il n’y a pas de manifestations politiques. Du moins depuis trois ans maintenant. Ceux qui peuvent vont faire des sorties entre famille ou entre amis. Certains profitent d’un match de quartier pour se retrouver avec leur petite copine qui ne sont de sortie que le dimanche après-midi car le dimanche matin soit elles préparent à manger à la famille ou va à l’église avec la famille.

Mais on voit la misère, on sent la pauvreté, on vit la saleté qu’a laissé une réhabilitation hâtive du trottoir ou de la rue. La ville fourmille de jeunes. J’ai l’impression que très peu d’entre eux habitait la capitale il y a peu. Je ne m’étonne guère lorsque les marchands à la sauvette de Behoririka ou d’Analakely sont si nombreux…

Giovanna 100212

cyclone Giovanna 2012

Le cyclone semble être l’affaire de ceux qui sont connectés. On en parle sur les réseaux sociaux, on en discute en famille, on vérifie s’il n’y a pas eu de mise à jour sur le site parlant de météo (et ce n’est pas celui du service météorologique malagasy). Certains geek arrivent à trouver des photos satellite du cyclone et le partage sur son mur ou tweet.

Quelque part, je trouve que la ville a besoin d’être « nettoyé » au propre comme au figuré. Ce conflit politique ayant instauré la crise mérite d’être frappé d’un coup par un événement qui revêtira le salut pour bon nombre, las des discours politique interminables et qui ne recherchent que l’intérêt personnel de ceux qui en font. Je connais parmi ces personnes en soi-disant « haut lieu » qui sont convaincus ou du moins ont été initié que l’ordre vient du chaos. Le chaos, je le vis depuis quelques mois mais l’ordre pas du tout. L’ordre est devenu comme un personnage de mythologie. Comme on dit en malagasy : »malaza tsy inanana toy ny lovian-tsahona » ou traduit en « Connu (et fameux) comme une assiette de grenouille : ce n’est pas pour servir le repas ». L’ordre est la sécurité laissent à désirer dans la capitale. Et ce malgré une campagne de communication qui affirme le contraire. En France, on se manifeste pour l’ACTA, à Madagascar il faut se manifester contre le VERBA : rien que du vent. Mais espérons que moins destructeur que celui qu’apporte #Giovanna.

No Tags

Popularity: 1% [?]

Chaque jour est un miracle !

17 janvier 2012 by Mitiyu  

2011 est passée, vive 2012 !

Chaque seconde vécue à Antananarivo revêt d’un miracle. Pas plus tard que vendredi dernier, un jeune homme est abattu de sang froid en plein centre ville entre midi et 13heures. Il s’agit d’un jeune qui voulait porter secours à une personne qui s’est fait agressée.

Le hic, l’image type d’un agresseur et de voleur de sac à main a bien changé, des personnes affirment que l’un des meurtriers était un homme bien habillé avec un costume cravate. On se souvient quelques mois plus tôt, dans des circonstances similaires, la mésaventure de l’accordéoniste Médicis et de sa compagne, qui s’est finalement soldée par la mort de l’artiste.

Le sentiment d’insécurité s’installe et se généralise dans la capitale. A titre d’exemple, un ami expatrié s’est fait volé sa voiture devant son bureau et quelques jours plus tard, son domicile fut attaqué par cinq bandits.

Il y a quelques semaines de cela, le père d’une camarade de classe de ma fille s’est fait descendre dans sa maison, à bout portant et devant toute sa famille. Les cambrioleurs n’ont pu voler que l’équivalent de 50euros ainsi qu’un lecteur de DVD. La même nuit, un ancien camarade d’école s’est aussi fait descendre dans sa voiture. Les deux hommes étaient tous les deux des éléments-clés du sport automobile malagasy.

Depuis quelques temps, les autorités routières ont interdit les automobilistes et les taxis-brousse d’emprunter les routes nationales à partir de 21heures. Le matin, les gendarmes demandent aux véhicules de se regrouper pour former une caravane. En ville, on entend de temps à autre des explosions ou des détonations qui nous font penser à des coups de feu. Mais en lisant les faits divers de la presse quotidienne le lendemain, on ne retrouve que des histoires qui se sont passées dans des quartiers plus loin dont il est impossible qu’on puisse entendre quoique ce soit là où on est.

Les gens se demandent que fait la police. Durant les événements de la FIGN, les foyers malagasy ont compris que théoriquement la force de l’ordre veille sur les gens et leurs biens… pratiquement, c’est une autre histoire.

Tous les soirs, en ville, il y a toujours une voiture garée dans la rue qui se fait cambrioler. Un autoradio, une batterie ou tout autre chose de valeur relative qui traine, même à l’abri des regards, disparaissent. A quelques mètres de là, il y a soit une patrouille de police qui effectue le contrôle des papiers des personnes et des véhicules. Et à quelques mètres de là, il doit sûrement avoir un commissariat de police.

Je me demande dès fois, comment réagissent les forces de l’ordre et les militaires lorsqu’ils regardent des séries américaines comme les NCIS, les experts, le Mentaliste et autres. Comment les médecins réagissent en regardant Dr House ou à la limite Greys Anatomy. J’imagine que beaucoup veulent bien se mettre dans la peau de Jack Bower dans 24heures chrono.

De l’autre côté, je pense que les bandits s’inspirent de Fast & Furious, Ocean 11 ou 12 ou encore de Braquage à l’italienne pour ne citer que ceux-là. Ils copient, adaptent au contexte local et ils améliorent. Avec le commerce provenant de la Chine, il est tellement facile de se procurer des micro-caméras, des GSM Jammer ou des GPS jammer. Je ne vous apprends rien, tout est sur le net maintenant. Sauf qu’en Chine c’est moins cher qu’en Europe. Bref…

Souvent, je suis amené à assister à un cocktail dînatoire ou une cérémonie ou autre festivité qui se déroulent souvent tard dans le soir. Les parents me disent toujours de faire attention et finalement avec toutes les histoires qu’on entend, la vie à Antananarivo est, chaque jour, un miracle grâce au Seigneur Jésus!

No Tags

Popularity: 1% [?]

Antananarivo Miblaogy, ce 23 Decembre 2011 à 19 heures au Chillout Café

21 décembre 2011 by saveoursmile  

« Antambl » Kesako me direz-vous. Rassurez-vous, ce n’est pas du « «loza amin’atambo » , encore moins une invitation pour passer à table (quoique :)#antambl est le hashtag sur twitter pour couvrir le prochain évènement « Antananarivo Miblaogy » – qui en est à sa huitième édition (tiens, au fait, il semblerait que je ne sache plus compter, on en est à quelle édition maintenant ?).

Cela se passe au Chill Out Café à Ambondrona, ce vendredi 23 décembre 2011, à partir de 19 heures.

Qu’est-ce qu’un Antananarivo Miblaogy ?

En gros, c’est une rencontre AFK (Away From Keyboard) ou IRL (In Real Life) qui a regroupé, initialement, les bloggeurs qui se trouvent à Antananarivo. Mais le public a bien évolué depuis

Tu peux lire les récits des Antananarivo miblaogy antérieurs (version 7, version 6, version 5). Je suis sûr que les autres online-addicts complèteront les liens pour les versions antérieures (je me sens un peu paresseux pour faire un roll-back … Timeline, es-tu là ?)

Je te vois tout de suite en train de te demander si c’est un évènement exclusivement réservé aux bloggeurs : bien que ceci n’engage que moi, je pense que l’évènement accueille autant des bloggeurs, que des twitter-addicts …Allez, on ne mord pas ;)

Comment se passe un Antananarivo miblaogy ?

Euh, comment les geeks et autres online-addicts passent leur temps ensemble ? En général, cela se passe autour d’un verre (qu’importe le contenu d’ailleurs). Certains y viennent pour raconter leurs expériences, d’autres s’échangent des trucs et astuces tandis que la plupart viennent pour mettre un visage à un pseudo, d’autres font de la pub de leurs projets (eh oui) … En tout cas, la majorité se marre et passe du bon temps ensemble. Rien de formel.

Si tu projettes de venir, j’aurai juste une requête (qui ne reflète que ma perception personnelle des choses, et qui n’est donc pas une « règle« que les organisateurs ont imposé ): un Antananarivo Miblaogy est supposé être une rencontre AFK, de grâce, le monde peut bien vivre sans live-tweet et autres status updates facebook, foursquare et autres google plus … Serait-ce trop demander ? (de toutes façons, tu peux t’étendre de long en large sur le sujet sur ton blog ultérieurement-avec photos, videos et autres anecdotes à l’appui)

Tiens, on arriverait peut-être à se mettre d’accord sur la traduction de «tweet » en Malagasy cette-fois-ci.

No Tags

Popularity: 1% [?]

Ary raha mba vehivavy moa no mitondra an’i Madagasikara?

4 novembre 2011 by Mitiyu  

Resaka « équilibre régionale » izay hita fa mbola tarazo nolovaina tamin’ny toe-tsaina « zarazarao hanjakana » no saika ho velabelarina teto saingy toa mikapo-drano ihany izany ka ho lasa rano an-damosin-gana.

Betsaka ireo karazana mpitodra efa nitantana sy nitondra ity nosy mamintsika ity. Tao ny Frantsay, tao ny avy any Avaratra Atsinana, ny avy any Atsinana, ny avy any Avaratra, ny teto Afovoan-tany, maro koa ireo praiministra avy any amin’ny faritra rehetra izay niaviany na ny avy any Atsimo na ny avy any Atsimo Andrefana, sns. Ny itovian’ireo olona rehetra ireo dia fantatra fa lehilahy avokoa izy ireo (ankoatra ireo mpanjaka vavy tamin’ny fotoan’androny angaha)

Efa miova ny toetr’andro ary miova ny vanim-potoana. Mety afaka saintsainina sy eritreretina raha toa ka vehivavy no hitondra ity firenena ity. Misy lafiny tsara sy lafiny ratsy izany raha ny trakefa sy ny zavatra hita maneran-tany ary koa ny kolontsaina malagasy no resahina.

Ny lafiny ratsy mety atahoran’ny be sy ny maro dia toy izao :

  • matetika dia diso hentitra ny vehivavy, mety hampikorontana na handodona ny efa eritreretina ho milamina sy efa
  • amin’ny kolotsaina malagasy amin’ny ankapobeny, indrindra fa any amin’ny faritra be slamo dia mety tsy dia hanan-kasina loatra ny vehivavy ka ho sarotra vao ho to-teny amin’ireo lehilahy tantanany
  • toy izany ihany koa eo anivon’ireo miaramila izay efa notarihin’ampela ka tsy dia nahazaka izany loatra maika moa fa olon-tsotra sivily fa tsy miaramila toa azy ireo
  • kizitina kokoa noho ny lehilahy ny vehivavy ka mety atahorana hampifendro noho ny hahavitana ny lahasa satria ny teo aloha aza nisy mpitondra lehilahy voalaza fa mpanao didi-jadona ary tsy zakan’ny maro
  • matetika dia miasa saina amin’ny zanany kokoa noho ny lehilahy ny vehivavy ka raha vehivavy maro anaka na manan-janaka mila arahina akaiky dia mety hanalasala ihany ny tena ifantohany saina tanteraka amin’ny fiainam-pirenena
  • sns

Ireto kosa ny lafiny tsara mba mahafinaritra sady mety ahitana fandrosoana amin’izay fitantanam-behivavy izay:

  • satria fitondran-dehilahy no betsaka eto Madagasikara dia matoa afaka misonga toy izany ny vehivavy iray dia tena mahavita sy mahay izy izay
  • tsapa fa mahay miasa sy tonga amin’izay tanjona tiany hahatongavana ny vehivavy raha anisan’ireo vehivavy sangany amin’ny sehatra misy azy. Raha ny amiko manokana dia tsapa sy hita fa misy « rigueur » kokoa ireo vehivavy miasa eny anivon’ny sehatra isankarazany ireny raha oharina amin’ny lehilahy manao asa mitovy aminy
  • ny vehivavy dia mahay mihafy sy mifehy kibo mba hahazoana vokatra tsaratsara kokoa ka afaka mampandefitra ny tenany izy noho izany fa tsy dia faly higalabona sy hitsentsitra ny hatsemboham-bahoaka toy izay efa fahita
  • mahay mitaiza sy manana fo antra ihany koa anefa ny andriambavilanitra raha toa ka olona somary atahorana azy ireo karazam-behivavy mpitondra hita sy fantatra ka na dia ao anatin’izany fahasiahana sy filana vokatra izay dia mety hitempo ihany ilay fon-dreny raha tena misy tsy azo idovirana
  • raha ny ohatra nolovaina tamin’ireo mpanjaka vavy efatra fantatra teto amintsika sy ny mpitondra ny firenena Alemana amin’izao fotoana dia tsy iza izany fa i Angela Merkel dia tsapa fa tsy mena mitahy amin’ny lehilahy ny vehivavy

Misy lafiny atahorana ihany anefa na dia izany aza manodidina izay firenena tantanim-behivavy. Anisan’izany ohatra ny fahatahorana ny fandriam-pahalemana izay somary na tena hentitra na mihazohazo raha ny traikefa efa hita. Raha tsy hoe vehivavy « commando » mety tsy dia ho zatra gidragidra sy sahotaka ary rotaka. Ny vehivavy koa dia mety ho voarabirabin’ny lehilahy mahay miresaka ka mety tsy tena hitondra voka-tsoa ho an’ny be sy ny maro izany.

Eritreritra mba sendra nandalo, vetsovetso natao ho hira, trafon-kena ome-mahery am-bava homana am-po mieritra

No Tags

Popularity: 1% [?]

à l’heure de l’habitat

2 novembre 2011 by Mitiyu  

Je me souviens d’un bihebdomadaire que je lisais régulièrement pour trouver des opportunités immobilières à Antananarivo et pourquoi pas au bord de la mer. Cette presse me rappelle aujourd’hui que dans quelques jours se tiendra la nouvelle édition du Salon de l’Habitat, une initiative privée, si je comprends bien. A l’heure du Trano Mora, le thème de l’habitat et de l’habitation en général est d’actualités.

Pour ce post, nous allons écarter toute polémique concernant tel ou tel politicien ou proche de politicien qui s’est construit en un temps record une à plusieurs propriétés dans le pays. Ce qui nous intéresse aujourd’hui c’est la réponse à la question « Comment avoir une habitation décente et contenant le minimum de confort nécessaire tel que eau courante ou toilette avec un grand T? »

Je reconnais qu’il y a eu un effort de la part des autorités en place d’avoir détaxé les matériaux de construction. Nous n’entrerons pas aujourd’hui dans le débat relatif à l’impact économique de la détaxation. Mais il est vrai que cela DEVRAIT normalement alléger la facture finale si ce n’est pour augmenter la marge des distributeurs et des opérateurs du secteur. J’ignore si c’est toujours d’actualités…

Bref, il est plus que nécessaire maintenant de voir les besoins des malagasy. Il existe dans le SAVA des foyers qui en ont le moyen mais qui préfèrent juste  acquérir un 4×4 et dès fois une chaîne satellite mais toujours habitant dans des cases en Falafa et sans eau courante.

En se référant aux différentes annonces dans les journaux, on sait qu’une maison ou un appartenant augmente en valeur lorsque les douches et les toilettes sont à l’intérieure. On sait aussi que plus l’habitation est accessible, plus la valeur augmente que ce soit en terme de loyer que ce soit en valeur d’achat. Tout cela nous montre que notre culture de l’habitation est légèrement différente du concept de ce que l’on savait sur les toilettes en plein nature et au bord de la mer.

La dernière édition du salon de l’habitat nous a montré différents prestataires malagasy et étrangers qui oeuvrent dans le secteur. On y a ainsi trouvé des décorateurs avec des mobiliers en métal et du résine (silicone?) des briques compressées et autres agglomérats, des portes et fenêtres en aluminium etc. Ce qu’il y a c’est que construire une maison est ainsi devenue un hobby de richard car la facture ne pourra jamais descendre en dessous de vingt million d’Ariary. Il y a un marché dirait le prestataire que nous avons approché. Mais combien de personnes au final pourra obtenir une maison digne de ce nom.

En voyant les différentes constructions d’Andralanitra, là où oeuvre le père Pedro OPEKA, on peut constater qu’il est possible de construire une maison en dur et à étage avec Dix million d’Ariary voire moins disait le tâcheron. Mais ceci sans préciser que la finition et l’installation des sanitaires peut valoir le double sinon plus. Alors quid de la formule « Trano Mora »… Pourquoi ne pas vulgariser et démocratiser afin que chacun puisse avoir un bon « chez soi »

Une fois, j’ai dû chercher des mécaniciens pour une vieille voiture à restaurer. Les mécanos habitent à Anosibe à cinq ou six kilomètres du centre ville d’Antananarivo mais possédant l’un des marché les plus connus de la capitale. La maison de la famille des mécanos était plus ou moins correcte mais dans le voisinnage il y avait une vieille dame d’une soixante d’année ou plus qui vit avec ses enfants (ou une partie de ses enfants) de ses petits enfants et de ses arrière-petits enfants. La vieille dame habite une « chambre » d’une surface de un mètre carré sans exagéré mais optimisé car la façon de dormir est presque au vertical. En face, une famille habite une maison construite en bois rond et qui vibrait au moindre déplacement en intérieure. C’est un quartier accessible en voiture et ce sont des maisons en bord de chemin mais l’indécence de l’habitation favorise la promiscuité.

Tiens, j’ai un lointain souvenir des 35000 logements…

No Tags

Popularity: 1% [?]

Les coûts cachés du délestage

27 octobre 2011 by Mitiyu  

On a souvent l’habitude de grommeler et de tempêter lorsqu’il arrive une coupure d’électricité. Quand on demande pourquoi on réagit ainsi, on n’a pas forcément de réponse, juste parce que cela embête le monde. Mais en quelle manière?

J’aimerais ici vous aider à y voir clair, à connaître et identifier les coûts réels et les coûts cachés du délestage.

Tout d’abord, en ce qui concerne les coûts réels, il faut voir deux aspects : 1. les achats ou dépenses à faire à cause d’une panne 2. les achats ou dépenses à faire pour prévenir une panne.

  1. Les achats ou dépenses à faire à cause d’une panne : Il s’agit ici de faire des réparations des matériels endommagés voire effectuer un remplacement avec du matériel neuf ou d’occasion. Souvent, avant qu’un matériel soit complètement amorti, on ne prévoit pas toujours de le remplacer. à la limite on peut prévoir un budget entretien et réparation. Mais dans tous les cas ce sera une dépense superflue qui n’aurait pas due venir qu’à la fin de l’amortissement matériel au plus tôt. Le bon côté de la chose, c’est qu’on contribue à la consommation en donnant un marché à un fournisseur ou à un réparateur.
  2. Les achats ou dépenses à faire pour prévenir la panne : Dans l’autre cas, comme gouverner (ou gérer) c’est prévoir, on prévoit tout de même d’effectuer des achats supplémentaires à cause du délestage. Soit un générateur du type groupe électrogène ou d’autre matériel fournissant de l’électricité à partir d’autres sources de substitution. Soit une installation supplémentaire, limitant ou prévoyant la coupure de courant grâce à de nouvelles technologies. Ou tout simplement, des batteries de rechange supplémentaire pour l’ordinateur portable ou une lampe rechargeable etc.

Dans les deux cas, une augmentation de la dépense, donc de la charge du foyer ou de l’entreprise signifie une baisse de la marge ou de l’épargne.

Cette partie étant la plus connue, penchons-nous maintenant sur les coûts cachés qui ne sont pas toujours connus ou mis en valeur dans la discussion en général. Considérant trois volets : 1. au niveau personnel et du ménage, 2. au niveau de l’entreprise et 3. au niveau de l’Etat.

1. au niveau personnel ou au niveau du ménage :

Les personnes qui travaillent dans une entreprise qui subit une coupure plus ou moins régulière d’électricité a cette fâcheuse tendance à vouloir rentrer tôt ou à papoter à gauche et à droite en attendant que le courant revienne. Donc ils ont moins de travail à faire. Pour ceux qui sont payer à l’heure il y aura sûrement une baisse de la rémunération ou un différend en vue avec son employeur. Pour ceux qui sont rémunérés au mois, il y aura forcément une baisse de productivité, une baisse de rendement et surtout une manque de compétitivité. Sans mentionner un certain manque d’expérience qui fera sûrement valoriser un candidat concurrent dans une future demande d’emploi.

Donc, l’employeur risque de limiter les avantages et peut décider à prendre une décision qui risque de baisser le revenu de l’employé ou au pire de le ramener au chômage faute de manque de clientèle et faute de charge élevée.

2. Au niveau de l’entreprise : le délestage entraîne déjà des coûts réels et plus palpables comme ceux qui sont déjà cités ci-dessus. Mais les agissements de son personnel aussi entraînent un coût élevé car la baisse de productivité et de rendement ne feront jamais baisser les charges fixes à payer. Donc le taux horaire de l’employé sera perçu comme élevé à payer pour rester compétitif. L’entreprise devient moins ou peu performante, peu productive et manquera de rendement.

Tout cela pourra entraîner une baisse du chiffre d’affaire et par conséquent une baisse des marges car il y aura toujours plus ou moins les mêmes charges, une capacité très limité à réinvestir ainsi qu’une très faible capacité d’autofinancement qui sera en baisse, donc le retour sur investissement aussi sera très lent.

Les dirigeants pourront ainsi prendre une décision radicale. Soit baisser et/ou affecter les différents budgets. Cela entraînera une baisse de la participation et de la consommation sur le marché local. Ils pourront aussi décider de baisser les avantages sociaux voire toucher à la masse salariale d’une manière plus ou moins légale. Cela risquerait de mettre au chômage l’employé. et qui dit chômage ou baisse de revenu dit baisse de la capacité à consommer et donc de contribuer au développement de l’économie. Ce sera le secteur informel qui sera ainsi renforcé avec les conséquences qu’on imagine déjà (délinquances, problèmes sociaux, insécurités, irrégularités, manque à gagner pour la caisse de l’Etat, etc)

3. Au niveau de l’état : une baisse du chiffre d’affaire des entreprises, surtout celles qui sont assujetties à la TVA, feront baisser le paiement de la TVA donc sa contribution à la recette fiscale sera faible. il y aura une baisse de l’IRSA, de l’IBS ainsi qu’une capacité moindre à rembourser les emprunts, donc dettes plus élevées. Donc risque de cessation de paiement aussi quelque part.

Le renflouement de la caisse de l’Etat étant moindre, on craint aussi un déficit budgétaire. Ce sera un cercle vicieux car on restera éternellement dépendant des bailleurs de fonds. à la limite comme les financeurs sont toujours nécessaires au moins qu’on limite la dépendance du pays à ces organismes financiers.

Et on évite de parler la facilité pour les brigands de faire leur mauvais acte avec la panne d’électricité : les alarmes ne fonctionnent plus, certains modèles de téléphone fixe moderne ne fonctionnent pas sans être branchés sur le secteur, donc si jamais le téléphone portable est « low bat » aucun moen de recharger et de contacter la force de l’ordre. etc. Quel scénario ahurissant, n’est-ce pas? Alors mon cher fournisseur d’électricité, qui est-ce qui va payer le pot cassé? Rarement vous je sais…

No Tags

Popularity: 1% [?]