Chaque jour est un miracle !
17 janvier 2012 by Mitiyu
2011 est passée, vive 2012 !
Chaque seconde vécue à Antananarivo revêt d’un miracle. Pas plus tard que vendredi dernier, un jeune homme est abattu de sang froid en plein centre ville entre midi et 13heures. Il s’agit d’un jeune qui voulait porter secours à une personne qui s’est fait agressée.
Le hic, l’image type d’un agresseur et de voleur de sac à main a bien changé, des personnes affirment que l’un des meurtriers était un homme bien habillé avec un costume cravate. On se souvient quelques mois plus tôt, dans des circonstances similaires, la mésaventure de l’accordéoniste Médicis et de sa compagne, qui s’est finalement soldée par la mort de l’artiste.
Le sentiment d’insécurité s’installe et se généralise dans la capitale. A titre d’exemple, un ami expatrié s’est fait volé sa voiture devant son bureau et quelques jours plus tard, son domicile fut attaqué par cinq bandits.
Il y a quelques semaines de cela, le père d’une camarade de classe de ma fille s’est fait descendre dans sa maison, à bout portant et devant toute sa famille. Les cambrioleurs n’ont pu voler que l’équivalent de 50euros ainsi qu’un lecteur de DVD. La même nuit, un ancien camarade d’école s’est aussi fait descendre dans sa voiture. Les deux hommes étaient tous les deux des éléments-clés du sport automobile malagasy.
Depuis quelques temps, les autorités routières ont interdit les automobilistes et les taxis-brousse d’emprunter les routes nationales à partir de 21heures. Le matin, les gendarmes demandent aux véhicules de se regrouper pour former une caravane. En ville, on entend de temps à autre des explosions ou des détonations qui nous font penser à des coups de feu. Mais en lisant les faits divers de la presse quotidienne le lendemain, on ne retrouve que des histoires qui se sont passées dans des quartiers plus loin dont il est impossible qu’on puisse entendre quoique ce soit là où on est.
Les gens se demandent que fait la police. Durant les événements de la FIGN, les foyers malagasy ont compris que théoriquement la force de l’ordre veille sur les gens et leurs biens… pratiquement, c’est une autre histoire.
Tous les soirs, en ville, il y a toujours une voiture garée dans la rue qui se fait cambrioler. Un autoradio, une batterie ou tout autre chose de valeur relative qui traine, même à l’abri des regards, disparaissent. A quelques mètres de là, il y a soit une patrouille de police qui effectue le contrôle des papiers des personnes et des véhicules. Et à quelques mètres de là, il doit sûrement avoir un commissariat de police.
Je me demande dès fois, comment réagissent les forces de l’ordre et les militaires lorsqu’ils regardent des séries américaines comme les NCIS, les experts, le Mentaliste et autres. Comment les médecins réagissent en regardant Dr House ou à la limite Greys Anatomy. J’imagine que beaucoup veulent bien se mettre dans la peau de Jack Bower dans 24heures chrono.
De l’autre côté, je pense que les bandits s’inspirent de Fast & Furious, Ocean 11 ou 12 ou encore de Braquage à l’italienne pour ne citer que ceux-là. Ils copient, adaptent au contexte local et ils améliorent. Avec le commerce provenant de la Chine, il est tellement facile de se procurer des micro-caméras, des GSM Jammer ou des GPS jammer. Je ne vous apprends rien, tout est sur le net maintenant. Sauf qu’en Chine c’est moins cher qu’en Europe. Bref…
Souvent, je suis amené à assister à un cocktail dînatoire ou une cérémonie ou autre festivité qui se déroulent souvent tard dans le soir. Les parents me disent toujours de faire attention et finalement avec toutes les histoires qu’on entend, la vie à Antananarivo est, chaque jour, un miracle grâce au Seigneur Jésus!
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Antananarivo Miblaogy, ce 23 Decembre 2011 à 19 heures au Chillout Café
21 décembre 2011 by saveoursmile
« Antambl » Kesako me direz-vous. Rassurez-vous, ce n’est pas du « «loza amin’atambo » , encore moins une invitation pour passer à table (quoique
– #antambl est le hashtag sur twitter pour couvrir le prochain évènement « Antananarivo Miblaogy » – qui en est à sa huitième édition (tiens, au fait, il semblerait que je ne sache plus compter, on en est à quelle édition maintenant ?).
Cela se passe au Chill Out Café à Ambondrona, ce vendredi 23 décembre 2011, à partir de 19 heures.
Qu’est-ce qu’un Antananarivo Miblaogy ?
En gros, c’est une rencontre AFK (Away From Keyboard) ou IRL (In Real Life) qui a regroupé, initialement, les bloggeurs qui se trouvent à Antananarivo. Mais le public a bien évolué depuis
Tu peux lire les récits des Antananarivo miblaogy antérieurs (version 7, version 6, version 5). Je suis sûr que les autres online-addicts complèteront les liens pour les versions antérieures (je me sens un peu paresseux pour faire un roll-back … Timeline, es-tu là ?)
Je te vois tout de suite en train de te demander si c’est un évènement exclusivement réservé aux bloggeurs : bien que ceci n’engage que moi, je pense que l’évènement accueille autant des bloggeurs, que des twitter-addicts …Allez, on ne mord pas
Comment se passe un Antananarivo miblaogy ?
Euh, comment les geeks et autres online-addicts passent leur temps ensemble ? En général, cela se passe autour d’un verre (qu’importe le contenu d’ailleurs). Certains y viennent pour raconter leurs expériences, d’autres s’échangent des trucs et astuces tandis que la plupart viennent pour mettre un visage à un pseudo, d’autres font de la pub de leurs projets (eh oui) … En tout cas, la majorité se marre et passe du bon temps ensemble. Rien de formel.
Si tu projettes de venir, j’aurai juste une requête (qui ne reflète que ma perception personnelle des choses, et qui n’est donc pas une « règle« que les organisateurs ont imposé ): un Antananarivo Miblaogy est supposé être une rencontre AFK, de grâce, le monde peut bien vivre sans live-tweet et autres status updates facebook, foursquare et autres google plus … Serait-ce trop demander ? (de toutes façons, tu peux t’étendre de long en large sur le sujet sur ton blog ultérieurement-avec photos, videos et autres anecdotes à l’appui)
Tiens, on arriverait peut-être à se mettre d’accord sur la traduction de «tweet » en Malagasy cette-fois-ci.
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Ary raha mba vehivavy moa no mitondra an’i Madagasikara?
4 novembre 2011 by Mitiyu
Resaka « équilibre régionale » izay hita fa mbola tarazo nolovaina tamin’ny toe-tsaina « zarazarao hanjakana » no saika ho velabelarina teto saingy toa mikapo-drano ihany izany ka ho lasa rano an-damosin-gana.
Betsaka ireo karazana mpitodra efa nitantana sy nitondra ity nosy mamintsika ity. Tao ny Frantsay, tao ny avy any Avaratra Atsinana, ny avy any Atsinana, ny avy any Avaratra, ny teto Afovoan-tany, maro koa ireo praiministra avy any amin’ny faritra rehetra izay niaviany na ny avy any Atsimo na ny avy any Atsimo Andrefana, sns. Ny itovian’ireo olona rehetra ireo dia fantatra fa lehilahy avokoa izy ireo (ankoatra ireo mpanjaka vavy tamin’ny fotoan’androny angaha)
Efa miova ny toetr’andro ary miova ny vanim-potoana. Mety afaka saintsainina sy eritreretina raha toa ka vehivavy no hitondra ity firenena ity. Misy lafiny tsara sy lafiny ratsy izany raha ny trakefa sy ny zavatra hita maneran-tany ary koa ny kolontsaina malagasy no resahina.
Ny lafiny ratsy mety atahoran’ny be sy ny maro dia toy izao :
- matetika dia diso hentitra ny vehivavy, mety hampikorontana na handodona ny efa eritreretina ho milamina sy efa
- amin’ny kolotsaina malagasy amin’ny ankapobeny, indrindra fa any amin’ny faritra be slamo dia mety tsy dia hanan-kasina loatra ny vehivavy ka ho sarotra vao ho to-teny amin’ireo lehilahy tantanany
- toy izany ihany koa eo anivon’ireo miaramila izay efa notarihin’ampela ka tsy dia nahazaka izany loatra maika moa fa olon-tsotra sivily fa tsy miaramila toa azy ireo
- kizitina kokoa noho ny lehilahy ny vehivavy ka mety atahorana hampifendro noho ny hahavitana ny lahasa satria ny teo aloha aza nisy mpitondra lehilahy voalaza fa mpanao didi-jadona ary tsy zakan’ny maro
- matetika dia miasa saina amin’ny zanany kokoa noho ny lehilahy ny vehivavy ka raha vehivavy maro anaka na manan-janaka mila arahina akaiky dia mety hanalasala ihany ny tena ifantohany saina tanteraka amin’ny fiainam-pirenena
- sns
Ireto kosa ny lafiny tsara mba mahafinaritra sady mety ahitana fandrosoana amin’izay fitantanam-behivavy izay:
- satria fitondran-dehilahy no betsaka eto Madagasikara dia matoa afaka misonga toy izany ny vehivavy iray dia tena mahavita sy mahay izy izay
- tsapa fa mahay miasa sy tonga amin’izay tanjona tiany hahatongavana ny vehivavy raha anisan’ireo vehivavy sangany amin’ny sehatra misy azy. Raha ny amiko manokana dia tsapa sy hita fa misy « rigueur » kokoa ireo vehivavy miasa eny anivon’ny sehatra isankarazany ireny raha oharina amin’ny lehilahy manao asa mitovy aminy
- ny vehivavy dia mahay mihafy sy mifehy kibo mba hahazoana vokatra tsaratsara kokoa ka afaka mampandefitra ny tenany izy noho izany fa tsy dia faly higalabona sy hitsentsitra ny hatsemboham-bahoaka toy izay efa fahita
- mahay mitaiza sy manana fo antra ihany koa anefa ny andriambavilanitra raha toa ka olona somary atahorana azy ireo karazam-behivavy mpitondra hita sy fantatra ka na dia ao anatin’izany fahasiahana sy filana vokatra izay dia mety hitempo ihany ilay fon-dreny raha tena misy tsy azo idovirana
- raha ny ohatra nolovaina tamin’ireo mpanjaka vavy efatra fantatra teto amintsika sy ny mpitondra ny firenena Alemana amin’izao fotoana dia tsy iza izany fa i Angela Merkel dia tsapa fa tsy mena mitahy amin’ny lehilahy ny vehivavy
Misy lafiny atahorana ihany anefa na dia izany aza manodidina izay firenena tantanim-behivavy. Anisan’izany ohatra ny fahatahorana ny fandriam-pahalemana izay somary na tena hentitra na mihazohazo raha ny traikefa efa hita. Raha tsy hoe vehivavy « commando » mety tsy dia ho zatra gidragidra sy sahotaka ary rotaka. Ny vehivavy koa dia mety ho voarabirabin’ny lehilahy mahay miresaka ka mety tsy tena hitondra voka-tsoa ho an’ny be sy ny maro izany.
Eritreritra mba sendra nandalo, vetsovetso natao ho hira, trafon-kena ome-mahery am-bava homana am-po mieritra
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à l’heure de l’habitat
2 novembre 2011 by Mitiyu
Je me souviens d’un bihebdomadaire que je lisais régulièrement pour trouver des opportunités immobilières à Antananarivo et pourquoi pas au bord de la mer. Cette presse me rappelle aujourd’hui que dans quelques jours se tiendra la nouvelle édition du Salon de l’Habitat, une initiative privée, si je comprends bien. A l’heure du Trano Mora, le thème de l’habitat et de l’habitation en général est d’actualités.
Pour ce post, nous allons écarter toute polémique concernant tel ou tel politicien ou proche de politicien qui s’est construit en un temps record une à plusieurs propriétés dans le pays. Ce qui nous intéresse aujourd’hui c’est la réponse à la question « Comment avoir une habitation décente et contenant le minimum de confort nécessaire tel que eau courante ou toilette avec un grand T? »
Je reconnais qu’il y a eu un effort de la part des autorités en place d’avoir détaxé les matériaux de construction. Nous n’entrerons pas aujourd’hui dans le débat relatif à l’impact économique de la détaxation. Mais il est vrai que cela DEVRAIT normalement alléger la facture finale si ce n’est pour augmenter la marge des distributeurs et des opérateurs du secteur. J’ignore si c’est toujours d’actualités…
Bref, il est plus que nécessaire maintenant de voir les besoins des malagasy. Il existe dans le SAVA des foyers qui en ont le moyen mais qui préfèrent juste acquérir un 4×4 et dès fois une chaîne satellite mais toujours habitant dans des cases en Falafa et sans eau courante.
En se référant aux différentes annonces dans les journaux, on sait qu’une maison ou un appartenant augmente en valeur lorsque les douches et les toilettes sont à l’intérieure. On sait aussi que plus l’habitation est accessible, plus la valeur augmente que ce soit en terme de loyer que ce soit en valeur d’achat. Tout cela nous montre que notre culture de l’habitation est légèrement différente du concept de ce que l’on savait sur les toilettes en plein nature et au bord de la mer.
La dernière édition du salon de l’habitat nous a montré différents prestataires malagasy et étrangers qui oeuvrent dans le secteur. On y a ainsi trouvé des décorateurs avec des mobiliers en métal et du résine (silicone?) des briques compressées et autres agglomérats, des portes et fenêtres en aluminium etc. Ce qu’il y a c’est que construire une maison est ainsi devenue un hobby de richard car la facture ne pourra jamais descendre en dessous de vingt million d’Ariary. Il y a un marché dirait le prestataire que nous avons approché. Mais combien de personnes au final pourra obtenir une maison digne de ce nom.
En voyant les différentes constructions d’Andralanitra, là où oeuvre le père Pedro OPEKA, on peut constater qu’il est possible de construire une maison en dur et à étage avec Dix million d’Ariary voire moins disait le tâcheron. Mais ceci sans préciser que la finition et l’installation des sanitaires peut valoir le double sinon plus. Alors quid de la formule « Trano Mora »… Pourquoi ne pas vulgariser et démocratiser afin que chacun puisse avoir un bon « chez soi »
Une fois, j’ai dû chercher des mécaniciens pour une vieille voiture à restaurer. Les mécanos habitent à Anosibe à cinq ou six kilomètres du centre ville d’Antananarivo mais possédant l’un des marché les plus connus de la capitale. La maison de la famille des mécanos était plus ou moins correcte mais dans le voisinnage il y avait une vieille dame d’une soixante d’année ou plus qui vit avec ses enfants (ou une partie de ses enfants) de ses petits enfants et de ses arrière-petits enfants. La vieille dame habite une « chambre » d’une surface de un mètre carré sans exagéré mais optimisé car la façon de dormir est presque au vertical. En face, une famille habite une maison construite en bois rond et qui vibrait au moindre déplacement en intérieure. C’est un quartier accessible en voiture et ce sont des maisons en bord de chemin mais l’indécence de l’habitation favorise la promiscuité.
Tiens, j’ai un lointain souvenir des 35000 logements…
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Les coûts cachés du délestage
27 octobre 2011 by Mitiyu
On a souvent l’habitude de grommeler et de tempêter lorsqu’il arrive une coupure d’électricité. Quand on demande pourquoi on réagit ainsi, on n’a pas forcément de réponse, juste parce que cela embête le monde. Mais en quelle manière?
J’aimerais ici vous aider à y voir clair, à connaître et identifier les coûts réels et les coûts cachés du délestage.
Tout d’abord, en ce qui concerne les coûts réels, il faut voir deux aspects : 1. les achats ou dépenses à faire à cause d’une panne 2. les achats ou dépenses à faire pour prévenir une panne.
- Les achats ou dépenses à faire à cause d’une panne : Il s’agit ici de faire des réparations des matériels endommagés voire effectuer un remplacement avec du matériel neuf ou d’occasion. Souvent, avant qu’un matériel soit complètement amorti, on ne prévoit pas toujours de le remplacer. à la limite on peut prévoir un budget entretien et réparation. Mais dans tous les cas ce sera une dépense superflue qui n’aurait pas due venir qu’à la fin de l’amortissement matériel au plus tôt. Le bon côté de la chose, c’est qu’on contribue à la consommation en donnant un marché à un fournisseur ou à un réparateur.
- Les achats ou dépenses à faire pour prévenir la panne : Dans l’autre cas, comme gouverner (ou gérer) c’est prévoir, on prévoit tout de même d’effectuer des achats supplémentaires à cause du délestage. Soit un générateur du type groupe électrogène ou d’autre matériel fournissant de l’électricité à partir d’autres sources de substitution. Soit une installation supplémentaire, limitant ou prévoyant la coupure de courant grâce à de nouvelles technologies. Ou tout simplement, des batteries de rechange supplémentaire pour l’ordinateur portable ou une lampe rechargeable etc.
Dans les deux cas, une augmentation de la dépense, donc de la charge du foyer ou de l’entreprise signifie une baisse de la marge ou de l’épargne.
Cette partie étant la plus connue, penchons-nous maintenant sur les coûts cachés qui ne sont pas toujours connus ou mis en valeur dans la discussion en général. Considérant trois volets : 1. au niveau personnel et du ménage, 2. au niveau de l’entreprise et 3. au niveau de l’Etat.
1. au niveau personnel ou au niveau du ménage :
Les personnes qui travaillent dans une entreprise qui subit une coupure plus ou moins régulière d’électricité a cette fâcheuse tendance à vouloir rentrer tôt ou à papoter à gauche et à droite en attendant que le courant revienne. Donc ils ont moins de travail à faire. Pour ceux qui sont payer à l’heure il y aura sûrement une baisse de la rémunération ou un différend en vue avec son employeur. Pour ceux qui sont rémunérés au mois, il y aura forcément une baisse de productivité, une baisse de rendement et surtout une manque de compétitivité. Sans mentionner un certain manque d’expérience qui fera sûrement valoriser un candidat concurrent dans une future demande d’emploi.
Donc, l’employeur risque de limiter les avantages et peut décider à prendre une décision qui risque de baisser le revenu de l’employé ou au pire de le ramener au chômage faute de manque de clientèle et faute de charge élevée.
2. Au niveau de l’entreprise : le délestage entraîne déjà des coûts réels et plus palpables comme ceux qui sont déjà cités ci-dessus. Mais les agissements de son personnel aussi entraînent un coût élevé car la baisse de productivité et de rendement ne feront jamais baisser les charges fixes à payer. Donc le taux horaire de l’employé sera perçu comme élevé à payer pour rester compétitif. L’entreprise devient moins ou peu performante, peu productive et manquera de rendement.
Tout cela pourra entraîner une baisse du chiffre d’affaire et par conséquent une baisse des marges car il y aura toujours plus ou moins les mêmes charges, une capacité très limité à réinvestir ainsi qu’une très faible capacité d’autofinancement qui sera en baisse, donc le retour sur investissement aussi sera très lent.
Les dirigeants pourront ainsi prendre une décision radicale. Soit baisser et/ou affecter les différents budgets. Cela entraînera une baisse de la participation et de la consommation sur le marché local. Ils pourront aussi décider de baisser les avantages sociaux voire toucher à la masse salariale d’une manière plus ou moins légale. Cela risquerait de mettre au chômage l’employé. et qui dit chômage ou baisse de revenu dit baisse de la capacité à consommer et donc de contribuer au développement de l’économie. Ce sera le secteur informel qui sera ainsi renforcé avec les conséquences qu’on imagine déjà (délinquances, problèmes sociaux, insécurités, irrégularités, manque à gagner pour la caisse de l’Etat, etc)
3. Au niveau de l’état : une baisse du chiffre d’affaire des entreprises, surtout celles qui sont assujetties à la TVA, feront baisser le paiement de la TVA donc sa contribution à la recette fiscale sera faible. il y aura une baisse de l’IRSA, de l’IBS ainsi qu’une capacité moindre à rembourser les emprunts, donc dettes plus élevées. Donc risque de cessation de paiement aussi quelque part.
Le renflouement de la caisse de l’Etat étant moindre, on craint aussi un déficit budgétaire. Ce sera un cercle vicieux car on restera éternellement dépendant des bailleurs de fonds. à la limite comme les financeurs sont toujours nécessaires au moins qu’on limite la dépendance du pays à ces organismes financiers.
Et on évite de parler la facilité pour les brigands de faire leur mauvais acte avec la panne d’électricité : les alarmes ne fonctionnent plus, certains modèles de téléphone fixe moderne ne fonctionnent pas sans être branchés sur le secteur, donc si jamais le téléphone portable est « low bat » aucun moen de recharger et de contacter la force de l’ordre. etc. Quel scénario ahurissant, n’est-ce pas? Alors mon cher fournisseur d’électricité, qui est-ce qui va payer le pot cassé? Rarement vous je sais…
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vers une numérisation excessive de la société urbaine
20 septembre 2011 by Mitiyu
La vie dans les villes est, semble-t-il, plus enrichissante qu’ailleurs. On peut s’enrichir financièrement qu’intellectuellement. Un peu moins moralement, certes et on peut aussi beaucoup perdre. Quoiqu’il en soit, l’écrémage de la ville sur les autres localités a toujours montré les nouveautés et les tendances.
A Madagascar, dans plusieurs localités, bien s’habiller se résume souvent à être propre et se mettre en jean. L’image d’un gentilhomme endimanché que l’on connaît actuellement n’est pas toujours fréquent dans les villages ou dans les communes rurales. Les couleurs criardes et tape à l’oeil y sont légions.
Ici, il n’est pas question de richesse car on rencontre assez souvent des notables riches mais souvent mal habillés – si on se réfère à l’esthétique et à l’image conformiste de la mode urbaine – avec leur gros pull-over ou le Malabary traditionnel – à l’image archaïque et désuet – ainsi qu’un chapeau de feutre ou encore des collecteurs de produits de rente et de bois précieux avec leur gros 4×4 habitant dans une case en « Falafa » et ne possède même pas le confort minimum qu’ils trouvent souvent futile voire inutile.
A l’opposé, il y a la jeune fille de la ville, très coquette, très à la mode et habillé des dernières tendances vestimentaires mais qui a du mal à relier les deux bouts et espère surtout s’en sortir grâce à ses études ou à une fructueuse rencontre pouvant aboutir à une relation stable et durable ou à la limite à un nouveau contact. Tout ceci pour introduire l’effet de mode et les nouvelles tendances que l’on rencontre en ville.
En passant près d’une banque assez populaire du continent africain, je constate qu’il y a une longue file alors que l’établissement possède trois guichets automatiques de banque à l’extérieur. Le premier GAB est en maintenance, un mot d’excuse remplace le traditionnel menu, le second qui se trouve à côté n’est pas non plus opérationnel et un logiciel antivirus s’affiche à la place du menu classique. tout le monde attend donc sur le troisième GAB.
En même temps, je vois à la dernière page d’un célèbre quotidien une annonce relative au M-banking ou la banque mobile. C’est un concept qui a été démocratiser par les trois grands opérateurs mobiles du pays, grâce à leur offre : M-Vola pour Telma, Airtel Money et Orange Money. En voyant cela, je me souviens d’un groupe sur Facebook qui milite pour qu’on puisse effectuer un paiement PAYPAL à Madagascar. J’ignorais même que c’est encore impossible, moi qui souhaitais acheter des marchandises sur le web.
Hier soir, le journal télévisé d’une grande chaîne internationale a parlé d’un parti politique dénommé « Pirate Party ». A Madagascar, ce genre de nom pourrait être l’événement à thème très tendance d’un club de service, mais à Berlin, en Allemagne ils viennent de gagner des sièges à la suite d’une élection. C’est une révolution qui se met en marche.
Les éléments du puzzle se mettent en place et on assiste à une numérisation massive de la vie quotidienne de l’homme moderne. après la vague des réseaux sociaux et des différentes avancées techniques, l’homme crée ses propres faiblesses et ses propres maladies. Comment peut-on rassurer en permance le titulaire d’un compte qu’avec cette nouvelle technologie et avec les cracks boursiers permanents presque quotidiens son argent est toujours disponible à tout moment. Comment peut-on rassurer les usagers que le GAB n’a pas sorti les billets demandés mais néanmoins le compte a été débité. Comment peut-on rassurer l’utilisateur que l’argent envoyé par mobile money ne disparaisse ou ne sois modifié en cours de route si jamais il y a une grosse attaque informatique contre l’opérateur. Etc.
Tout cela renforce petit à petit l’hexakosioihexekontahexaphobie de certains. C’est – dire, la crainte du nombre de la bête dans l’Apocalypse de Saint Jean. (cf. Apocalypse 13 : 15 -18 : « 15 Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât, et qu’elle fît que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête fussent tués. 16 Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, 17 et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. 18 C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six. »)
Mais le problème n’est pas encore là. Le principal problème réside dans le fait que toute cette dématérialisation appuyée par une numérisation massive risque de plus polluer qu’on le pense mais risque surtout de faciliter la délinquance numérique, comme tout est maintenant presque lié. Imaginer un seul instant que tout cela tombe en panne (ça peut arriver : satellites HS, fibres optiques HS, dispositif numériques neutralisé par un programme malveillant ou hardware HS,…) quelqu’un a t-il fait un « back up » physique (tenue de compte manuelle, dans les livres comme jadis) comment récupérer les données à un instant « t » si jamai cela arrive et la différence entre ce qui a été récupérer et ce qui était vraiment là avant l’accident…
« Amisavisaina ny ratsy iavian’ny soa » comme on dit (en prévoyant le pire scénario on anticipe et tout va bien) mais il faut savoir anticiper, connaître à l’avance les différentes combinaisons d’événements qui peuvent se produire et avoir une solution adéquate à chaque événement.
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Bloguer… toute une histoire pour moi
30 août 2011 by Mitiyu
Bloguer était un néologisme pour moi il y a cela une dizaine d’année. Kézako? Quelques temps après, j’ai pu trouver toute une liste de skyblogs qui ne me disaient rien du tout, à la limite m’énervait car mal écrits et souvent étaient puérils. Je ne me vante pas de bien écrire, non loin de là, je ferai sûrement retourner Molière dans sa tombe. Mais au moins avec un minimum d’abréviations et de language sms et plus de phrases comportant un sujet, un verbe et pourquoi pas un complément.
Je ne dis pas que je détestais tout ce qui était skyblog. J’ai eu, moi-même, quelques blogs hébergés par ce plateforme. J’avais même découvert le blog de DSK dans le temps. Avant tout ce tapage autour de lui et de ses aventures mésaventures, je visitais de temps à autre son blog, là où il avait annoncé sa candidature pour la présidence de la FMI et qui est devenu un site financier rédigé en allemand. Dans le temps, il m’intéressait surtout pour la simple raison que je voulais l’avoir comme professeur à l’université et j’étais étonné qu’ « un vieux » puisse blogguer.
Sous un autre pseudonyme, j’avais posté « Madagascar Croissance » entre 2003 et 2006, « Lumen » entre 2004 et 2005 et « Blason de Madagascar » depuis 200x sur Canalblog. Madagascar croissance développait les opportunités entrepreneuriales ainsi que les filières et secteurs porteurs de la Grande île tandis que BlasonMada était surtout destiné à m’exercer à blasonner les différentes armes que je trouvais au pays, suite à une passion née de l’héraldique développé par Pastoureau dans sa « Traité de l’héraldique » et de la recherche généalogique sur une lignée Andriamasinavalona du côté Andriandambozozoro et un de ses enfants Andriamalama. « Lumen » traitait surtout de ce qui était considéré comme recherche de la lumière, philosophique ou encore maçonnique. Pour des raisons « presque » professionnelles, ces trois blogs ont dû être suspendus voire supprimés. D’autant plus que Canalblog était devenu très difficilement accessible depuis Madagascar.
En surfant sur le web, j’ai découvert, comme beaucoup d’autres, Loïc le Meur, considéré comme étant la blogstar du moment et plus tard Perez Hilton avec ses scandales et ses indiscrétions. Je recherchais leur équivalent malagasy. Il ne fallait pas chercher loin car Tattum était beaucoup lu. J’aime beaucoup sa façon d’écrire, de mettre de la couleur et du lyrisme dans ses posts. Je ressentais une envie de challenger malgré elle les chroniques de VANF sur le quotidien L’Express. On vivait sa passion dans la lecture, on découvrait des endroits où l’on a jamais été et où l’on n’a jamais pensé y aller. Mais le plus, elle vivait vit et a personnellement connu ce qu’elle écrivait.
Après quelques temps en veilleuse, ce blog collectif qui est Malagasy Miray m’a permis de m’exprimer à nouveau. Il facilite le partage et l’écriture, sans vraiment me soucier d’ordre technique, design ou visuel. Finalement, je suis devenu le SBF (sans blog fixe) qui a été accueilli sans avoir squatté. Alors, je me suis remis à bloguer pour donner mes avis, partager mes impressions et surtout pour exprimer ce que j’évite de dire à voix haute à un entourage à opinion versatile.
Pour terminer, en plus de ce que j’avais déjà mentionné plus haut, j’aimerais juste partager quelques blogs que j’apprécie parmi tant d’autres :
- AndryDago pour sa franchise, sa pertinence sur la situation sociopolitique actuelle qui est resté authentique même s’il est devenu papa entre-temps et surtout le dernier design de son blog
- Shadow pour sa vision économique et dès fois financière sur le monde et Madagascar
- Ndimby pour sa façon d’exprimer haut ce que les autres pensent tout bas
- Dwa, car j’aime bien ses dessins (et en plus de la BD que j’avais acheté entre ses mains lors d’une mission à Ambatondrazaka en 2003 – 2004 il doit encore me donner l’autre volume que je ne possède pas encore)
- Jentilisa, malgré la longueur et la compacité de ses posts, trouve toujours un coup d’épingle à donner à tout le monde (pour ceux qui ne lisent pas le malagasy je pense qu’il existe une traduction de temps à autre sur Global Voice) sinon je donne un autre aussi qui est bien
- Barijaona car j’adore le Mac
Happy BlogDay 2011 mes amis.
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