ny toe-tsaina hoe?
3 septembre 2011 by Mitiyu
Isaky ny misy adi-hevitra na resadresaka momba ny fiaraha-monina malagasy dia miverina matetika io resaka toe-tsaina mila mivoatra sy mila asiam-panavoazana io. Samy miteny avokoa izay te hiteny, samy milaza mahatsikaritra ny tsy mety amin’ny fiaraha-monina avokoa izay manambara. Ny fanontaniako dia tsotra ihany : « Amintsika na aminareo rehtra izay milaza fa mila manova toe-tsaina rmalagasy, iza isika no efa mba niova sy nanome ohatra teo amin’ny fiaraha-monina misy antsika tsirairay avy? Resaka fotsiny sa efa mba tena nampiharina?
Zava-misy vitsivitsy ireo hotanisaiko eto ambany ka mety anisan’ireo ve ianao?
- rehefa misy raharaha mila karakaraina eny amin’ny biraom-panjakana dia mitady fomba hanafainganana izany, na manome vola na zavatra hafa, na mitady olom-patatra na olona afaka hikarakara (na omena vola io na tsia)
- mampiasa ny fahefana kely (na lehibe) ananan’ny tena mba hahazoana tombon-tsoa manokana (fanafainganana raharaha etsy sy eroa, fanamorana vidin-javatra ilaina, fitadiavana olona tompon’andraikitra, sns.)
- ty miraharaha ny hafa fa rehefa tsy mety amin’ny tena dia diso avokoa, na amin’ny resaka fifamoivoizana io, na resaka fiaraha-monina, na fifaneraserana amin’ny toeram-pokonolona na toerana manokana
- tsy mba manome làlana na mandefitra rehefa mitondra fiara raha tsy hoe efa tsy afa-manohatra angaha
- tsy manome toerana ny zokiolona sy ny bevohoka ary ny kilemaina rehefa mandeha ireny fitanteram-bahoaka ireny na malalaka na sarotra ny làlana sy ny toerana ao anatin’izany fiara izany
- tsy miarahaba ireo zoky na zokiolona izay mety mifanolobodirindrina na mpiray fikambanana na mpiray fiangonana na olom-patatry ny fianakaviana sns.
- manipitsipy fako eny an-dàlana rehetra eny na mandeha an-tongotra io na mandeha fiarakodia
- milahatra aloha na miandry toerana dia milaza amin’izay eo aloha na ny eo afara fa toeranao eo vao lasa indray mameno taratasy na mamita zavatra hafa « vetivety » (eny amin’ny banky io ohatra na milahatra fety na hafa) ka tsy afaka hiharitra hiandry eo ohatra ny olona rehetra
- misongona ny fiara rehetra mitaonjozotra mora manara-dalàna rehefa misy fitohanana na fandehanana mora laotra eo amin’ny fifamoivoizana (rehefa mody alatsinainin’ny paka na pentekoty, na rehefa mivoaka ny renivohitra mody ny hariva)
- manaraka fiara mpitondra marary na mpamonjy voina na dia tsy misy ifandraisana amin’ilay marary na voina manjo ny hafa mba hizorana mora foana sy haingana
- mampirehitra jiro fanairana (double clignotants) sy mody mikiririoka na dia tsy tena manan-kaja afaka hanao izany aza (raha ny fantatra, na tamin’ny fitondrana teo aloha na ny amin’izao fotoana dia tokony ny filoha sy ireo filohan’ny andrim-panjakana ihany no afaka manao izany fa tsy ny talen-kabinetra na solombavam-bahoaka na olona hafa tsy fantatra ery no hanao izany)
- ny miteny hoe « tsy hainao angaha hoe iza aho!? »
- ny manoratra tanin’olona amin’ny anaran’ny tena na amin’ny anaran’ny vady aman-janaka nefa sady tsy nividy azy io no tsy nifampiraharaha tamin’ny tena tompony akory
- sns. maro tsy voatanisa
Mahatsiaro anisan’ireo olona ireo ve ianao sa na ny iray amin’ireo aza mbola tsy nisy nataonao? Raha amin’ilay sokajy farany io ianao dia tena mendrika tokoa ary mendrika ny tokony halain-tahaka.
Mampiseho ohatra avy amin’ny tena aloha vao milaza momba ny hafa ry ise an!
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Quand la Chine rachète… le monde v2.0
11 août 2011 by Mitiyu
Secoué par une zone de turbulence, l’environnement de la finance et de l’économie de l’occident attire l’attention du monde, principalement des décideurs. La situation qui prévaut actuellement dans le monde me fait replonger dans la lecture d’un article paru dans Le Figaro Magazine du 29 janvier 2011, intitulé « Quand la Chine rachète le monde, … Et si la Chine devenait la première puissance mondiale d’ici dix ans? ». L’article met en avant l’expansion des investisseurs chinois un peu partout dans le monde et particulièrement dans les pays les moins avancés. »Rien n’échappe à la fringale des héritiers de Mao ». en plus de tout cet investissement, Ghislain de Montalembert et Sophie Roquelle mettent en avant que le consommateur chinois sera le moteur de la croissance de demain. Katia Clarens oriente plutôt son enquête vers la « Chinafrique » en terme qui nous rappelle vaguement « Françafrique » avec l’image de la relation qu’entretient l’Afrique avec ce pays.
Malgré le fait que la majorité des bourses ont démarré hausse mercredi (10 août 2011) ils ont chuté en moyenne de 4% . Selon Reuters France, le Dow Jones a, par exemple, plongé à 4,62% son plus bas niveau depuis presque un an (troisième chute en cinq séances); selon Le Monde et le Figaro, le CAC40 a aussi perdu 5,45%. Seul les marchés asiatiques ne cèdent pas à la panique malgré une mauvaise performance du Nikkei 225 à Tokyo et le léger repli du Hang Seng de Hong Kong. Shanghai et Séoul se portent bien comme l’or d’ailleurs. Ce dernier dépassant pour la première fois les $1800 l’once.
Avec tout ce « léger » bouleversement, la Chine en profite pour mettre à la mer son premier porte-avion même si ce dernier est une occasion rachetée à l’Ukraine en 1998. A noter que selon Aujourd’hui la Chine, la Thailande, le voisin de l’empire du milieu possède déjà leur porte-avion. En parallèle avec tout ceci, Apple, dont une grande partie des matériels sont fabriqués par l’entreprise chinoise Foxconn, est considérée comme étant la plus côtée des entreprises américaines.
Un proche m’avait alors demandé, si tous ces pays ont chacun des dettes, qui est-ce qui les détient alors? Pour les Américains, ce n’est plus la Chine. Un ouf pour certains mais une autre menace pour d’autres. Il s’agit en fait de FED. Ce dernier est passé devant les Chinois, les Japonais et les autres pays qui « investissaient » aux Etats-Unis. Sauf que le marché américain est devenu un casse-tête chinois ou les fantômes des Subprimes hantent encore l’esprit de tout un chacun. On risque encore le pire…
Hier, le Président de la FED, Ben Bernanke, a tenu une conférence de presse, affirmant sa volonté de soutenir l’économie américaine en continuant à accorder du crédit à un taux très bas avoisinant zéro. On peut se demander si c’est bien la bonne décision car si on caricaturise un peu avec la vie de tous les jours, peut-on encore prêter à quelqu’un qui semble ne plus encore trouver la voie pour rembourser ses dettes. Mais l’amérique est grande. Que ce soit en nombre de population donc de consommateurs, en terme d’investissements ou encore en terme de potentiel entrepreneurial et économique. C’est une spéculation au final mais qui attend que le moment soit propice pour en tirer profit. Le marché Européen s’en trouve rassuré. Sauf qu’avec la chute des bourses, les gains aussi partent. Malgré une opportunité intéressante pour elle, la Chine interpelle les pays endettés car elle redoute un effet papillon qui pourra nuire à son avancé et son développement.
Quel pourrait être l’impact de tout ceci dans l’économie d’un pays moins développé tel que Madagascar? A priori, nous sommes forcé de reconnaître qu’à court terme on ne risque rien. Cela va dépendre de la façon dont l’économie européenne et américaine va gérer cette nouvelle « crise ». Souhaitons que ce soit conjoncturelle. Mais avec les intérêts des pays comme l’Inde, la Russie, le Brésil ou encore la Chine, il faut toujours s’attendre à un revirement. A moyen terme, cette situation risque d’affecter notre économie car une grande partie de nos exportations vont vers l’Europe et les Etats-Unis. Quoique l’Asie commence à prendre une place considérable en ce moment. La faiblesse de notre monnaie, l’Ariary, pourra être considérer comme étant notre force à l’exportation. Malgré cela, l’importation est toujours aussi grandissante malgré la faiblesse de notre monnaie nationale, rendant toujours déficitaire notre balance de paiement.
Comment pourra-t-on profiter de cette crise financière de l’occident? Ce serait assez difficile de le dire mais comme considérant que même les éminents économistes se sont trompés et/ou ne se sont pas prononcés en voyant arriver cette difficulté financière qui va devenir économique, j’aimerais m’aventurer quand même à quelques propositions.
Tout d’abord, il faudra booster l’exportation, avec ce projet de taxation à l’export (s’il y a lieu), l’Etat va encore miner l’économie. Mais il a aussi sa raison en voulant renflouer à tout prix sa caisse sans vouloir dépendre des aides extérieures. (On ne va pas parler des différents trafics, restons dans la légalité). Donc accompagner les initiatives d’exportation en mettant en avant une vision à long terme et un développement durable. Que ce soit pour les produits de rente, les produits des usines franches ou encore l’artisanat et le tourisme. L’heure n’est plus au crédit, il faut accélérer le règlement ou le recouvrement. Les Banques primaires avec l’aide de la Banque Centrale devra vulgariser les pratiques des échanges internationales et de l’utilisation du crédit documentaire. Avec l’appui de l’Etat, lancer une campagne de communication sur les différentes procédures, les différentes nomenclatures, les différentes nomenclatures à taux zéro vers les différents marché en expliquant l’intérêt du pays et des exportateurs d’être membres d’une zone de libre échange, d’une commission, etc. Une démystification, en quelque sorte, des règles de jeu et des pratiques courantes. (Et oui, malgré le fait que ça profite à quelques têtes seulement)
Au niveau local et national, la suppression du capital minimal à la création d’entreprise n’est pas suffisante. Il est primordial de sécuriser l’environnement des affaires et des investissements. Pourquoi pas des investissements directs de l’étranger. Dans la création d’entreprise, il faudra limiter voire éliminer toutes les barrières à l’entrée créant ainsi un environnement faste aux affaires avec un grand A. L’initiative du guichet unique est déjà louable, la facilitation des procédures devra encore être améliorée. Mais le plus grand des oeuvres serait l’incubation des jeunes entrepreneurs en vulgarisant et en démocratisant la création d’entreprise, la formalisation de l’informel (et non pas que l’Etat « suce » ceux qui déjà en règle et formel), mettre en place une base de données de Business Angels qui pourront appuyer et investir dans le projet, une base de données sur les aides des entreprises, l’actualisation et l’enrichissement des bases de données des Chambres de Commerce avec une accessibilité des informations et des besoins du marché et non son occultation comme c’est le cas actuel; mettre en place à l’instar de la création de l’EDBM, une entité qui sensibilise et informe sur l’environnement juridique des entreprises et de leurs obligations, l’accessibilité aux différents outils, matériels et mobiliers nécessaires au développement de l’entreprise en reprenant par exemple la détaxation des matériels informatiques et des matériels de bureaux.
L’important dans tout cela est la sécurité. Ou à la limite le sentiment de sécurité et de la sécurisation des biens, des personnes et des investissements. L’Etat doit protéger et non pas permettre à ses agents de racketter les entreprises ou devenir un outil de pression avec les différentes descentes et inspections. L’enjeu est majeur et l’heure n’est plus à cela. Il faut créer une synergie positive afin de profiter au maximum de ce qui se passe en europe et aux Etats-Unis sans pour autant devenir une nouvelle colonie des autres pays émergents et des nouvelles puissances.
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Changement vs amélioration
13 juillet 2011 by Mitiyu
Il y a des slogans qui percutent le subconscient de celui qui les entend. Usité dans le domaine de la publicité, utilisé à outrance dans la politique, exploité en management, le terme « changement » a été maintes et maintes fois utilisés. Mais qu’est-ce donc le Changement? d’après Wikipedia, Le changement désigne le passage d’un état à un autre. Selon Larousse, c’est le fait d’être modifié, changé ; modification, transformation. Le dictionnaire de L’Internaute confirme ces deux définitions. Par contre, Le Dictionnaire introduit une variante en proposant une définition introduisant la notion d’ »évolution ».
Le changement exprime donc le fait de casser une habitude pour en créer une autre. On veut ainsi faire changer de paradigme à une ou plusieurs personnes, une ou plusieurs situations, allant de ce qu’il y avait d’habitude à ce qui n’était pas habituel.
Mais voilà, il a changement et changement. Lorsque la situation s’améliore, on peut parler de changement positif et lorsque celle-ci se détériore on parle de changement négatif. Lorsqu’on prône le changement et qu’on le hurle à tue-tête, celui qui le fait n’est pas tenu à une obligation de résultat positif. En effet, en proposant le changement, on ne vous indique toujours pas vers quel type de changement on veut vous emmener.
Dans le management, on parle de la résistance au changement. Les malgaches, dans leur têtes aiment bien les changements mais dans leur comportement, tout changement peut être perçu comme étant une répression. Savoir conduire un changement nécessite tout un art et des connaissances en leadership, choses que la plupart des acteurs connus ne possèdent pas. Négocier un virage reste toujours risqué pour les leaders locaux.
Maintenant, il est nécessaire de souligner que tout changement n’est pas toujours bénéfique. S’il l’est, alors il faudra insister sur le terme « amélioration » plutôt que « changement » (« fanatsarana » au lieu de « fiovana »). En effet, qui veut un changement en pire? personne! sauf peut-être celui à qui profite cette dégradation due au changement. A qui profite cela? telle est la question…
alors, si on vous pose la question, préféreriez-vous le changement à l’amélioration? quelle serait votre réponse?
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Tsy fety ve raha tsy misy toaka?
Tonga indray ito ny faran’ny herinandro. Faran’ny herinandro izay mifanojo amin’ny fankalazana ny fetim-pirenena. Amin’izao vanim-potoana hiainantsika izao moa dia ny datin’ny 26 iona no natokana hankalazana izany satria dia io no voamarika fa fotoana niverenan’ny fahaleovan-tenan’ny malagasy rehefa nozanahin’ireo frantsay nandritry ny 60 taona mahery teo.
Ho an’ny ankamaroan’ny olona eto an-drenivohitra dia atao hoe fety rehefa misy sakafo sy zava-pisotro mahamamo. Izany hoe entina hamalifaliana ny vatana mba tena hahatsiarovana hoe sambasambatra ary ezahina hanadinoina ny adim-piainana isan’andro. Miroborobo araka izany ireo orinasa mpanodina na mpanafatra taoka sy alikaola ka krizy na tsy krizy dia mandeha hatrany ary na manana na mahantra dia mividy an’izany avokoa.
Somary nahatsiaro resaka nifanaovana tamin’ny namana mpanafatra entana sy mpiantsena atsy morisy sy any Azia ny tena ka nahatadidy ity teny nataony ity : » Fety izany ka fety an!… azo anasana tongotra mihitsy ny taoka tao sady ireo ilay tena lafo vidy avy any ivelany mihitsy. » Ary tsapa izany rehefa tonga ny fampiakaram-bady, tsy maintsy mba misy divay kely foana eny ambony latabatra rehefa tsy apetraka amin’ny toerana iray ery an-tsisitsisin-trano ery, ary misy tanora mivezivezy mizara oisiky mitety latabatra rehefa vitsivitsy izany. Izy roa moa dia toa lasa fomba ny manapoaka sampainina rehefa handidy mofomamy.
Tsaroako tampoka nefa ity teny ao amin’ny soratra masina ity izay nalaina tao amin’ny Ohabolana toko faha-31 andininy faha 4 ka hatramin’ny faha-7 :
« Tsy mba an’ny mpanjaka, ry Lamoela,
tsy mba an’ny mpanjaka ny misotro divay,
na an’ny mpanapaka ny mitady toaka;
5 fandrao manadino ny lalana izy, raha misotro;
ka mamily ny rariny ananan’ny mahantra rehetra.
6 Fa ny efa ho faty no omeo toaka,
ary ny efa vontom-pahoriana ny fanahiny no omeo divay;
7 aoka hisotro izy, ka hanadino ny fahoriany
ary tsy hahatsiaro ny manjo azy intsony.
Mahafaoka ny hevitra rehetra tiana ambara io toko sy andininy ao amin’ny Baiboly io. Saingy ny mampalahelo dia izany no mitranga eto amintsika satria rehefa mba nohasaina nanotrona teny Iavoloha na mahita izany amin’ny fahitalavitra ny tena, na ihany koa tamin’ireo sampana sy fikambanana niafina notsidihina taloha dia hita fa ireo mpitondra sy mpanao pôlitika ambony no tena rain’ny toaka. Ary tsy misy tsy misotro izany na sivily na miaramila, na olona ambony na mpanatanteraka.
Tsy vokovoko manga ny tena saingy mahatsapa fa misy mety ihany ny ataon’io fikambanana io eto amin’ny firenena ka manaitra ny saina. Sao dia mba mety raha ahenanareo na atsahatra amin’izay mihitsy ity fisotroan-toaka ity ry zalahy! Nisy aza moa filoha teo aloha nalaza fa tsy misotro mihitsy RAHA TSY ny oisiky nentiny avy any aminy rehefa misy fanasàna. Ary nisy ihany koa minisitra teo aloha nampalahelo fa notateriny ary nasainy notanterin’ireo mpiara-miasa taminy ny oisiky izay mivoaka tamin’ny fanasana nalehany tany Antsirabe ary tsy nahamenatra azy ny nanao izany na dia nisy nahatsikaritra aza. Misy koa moa min’ireo olona ambony taloha izay efa lasan-korazana no nalaza ho hitam-poko hitam-pirenena mamo imasom-bahoaka nefa dia vao maraina na hamonjy fiasana.
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Et la crise continue…
16 juin 2011 by Mitiyu
Gaborone et Sandton n’ont rien arrangé à la vie quotidienne des malagasy et particulièrement des tananariviens. En regardant des micro-trottoirs effectuées par différents médias de la capitale, on ressent un pessimisme certain auprès de la population locale. Une grande partie disent que tous ces politiciens sans exceptions ne recherchent que leur propre intérêt et non pas l’intérêt du peuple malagasy ni celui de la nation. Finalement, pour s’en sortir dans ce genre de pays en développement, anciennement appelés « sous-developpés » il faudrait occuper un poste-clé pour effriter encore plus le budget de l’Etat et presser encore plus les contribuables.
Et il faut se dire que dès le début, c’était déjà mal parti. Mal parti car le régime actuel a donné le mauvais exemple en ne respectant nullement les accords signés depuis Maputo. Pourquoi respecter d’ailleurs penseraient certains car déjà la principale mission « pour le peuple » était de mater le roi qui commençait à être avide de tout tout secteur confondu, ce qui n’a fait qu’augmenter le nombre de mécontents ayant perdu des intérêts personnel et particulier.
La crise continue car on se complaît dans une situation où tout semble quand même marcher même à petit pas. Pour certain, mieux vaut cela que rien du tout. La pression sociale se généralise. Des actes de banditisme et de délinquance se font entendre de part et d’autre du pays. On connaît les attaques sur les routes nationales, les cambrioleurs et les voleurs à la tire font légion. Pour les filles, on assiste actuellement à différentes formes de prostitution, allant de la prostitution dite « habituelle » en passant par des soirée très privée où tout est presque permis jusqu’au nouveau massage importé d’Asie.
La crise continue car la force de l’ordre semble aussi s’immiscer dans la politique. Combien de fois n’a-t-on entendu dans différentes déclarations que ni les militaires ni les policiers et encore moins les gendarmes ne font et ne feront pas de politique. Cela sans compter le nombre de poste politique que l’on attribue à ces gradés. Mais cela reste des fonctions techniques même si le poste est politique. C’est ce qui crée l’amalgame. La guerre de communication continue dans cette grise interminable. On dirait que celui qui aboie le plus fort est le maître. On ferme la bouche de ceux qui ne rentrent pas dans le rang et les journalistes doivent suivre la ligne éditoriale dictée par l’affinité politique du patron.
Finalement, on craint que personne ne respecte les signatures, les contrats signés ou encore les accords. Car les chefs donnent l’exemple et les autres ne font que suivre. Dans l’histoire, tout le monde est perdant. Même ceux qui semblent avoir un intérêt particulier à Madagascar ou ceux qui profitent de la crise. Inflation, corruption à tout niveau, difficulté généralisé à cause d’un moral qui n’est pas au beau fixe. En ce moment, il y a cette psychose de pénurie de carburant qui fait courir tous les automobilistes vers les stations pétrolières. On ignore l’origine jusqu’à ce jour mais on sait qu’il y a quelques semaines de cela les compagnies pétrolières oeuvrant dans la distribution en collaboration avec les gérants de station ont fermé une demi-journée les stations services. Cette fermeture était préalablement prévue pour une journée mais une négociation avec le ministère de tutelle a permis à rouvrir assez rapidement l’ensemble de ces stations.
Donc ils ont voulu refaire le coup mais finalement les consommateurs ont réagi avant qu’ils puissent décider la fermeture. Et il faut dire que les rumeurs de ce genre se propage rapidement comme une traînée de poudre. La cause : l’Etat « force les distributeurs à approvisionner des gérants dits non solvables et ne veut pas du tout que ces distributeurs et stations révisent à la hausse leur tarif. Le risque lié à une hausse de carburant est grand et est considérable en terme macro-économique et social. Imaginer d’abord les transporteurs qui vont réviser aussi à la hausse leur tarif (car ils ont du manque à gagner en payant plus les compagnies pétrolières). Les utilisateurs vont chercher à combler cette dépense supplémentaire soit en limitant l’usage du transport soit en répercutant ce coût supplémentaire sur le prix de leur produit (un coût de revient reste un coût de revient et il n faut pas du tout baisser la marge).
Ainsi, les consommateurs de riz (car ça vient d’Ambatondrazaka ou de Marovoay) augmenteront leur prix de vente et le riz en provenance du Betsimitatatra en fera autant car à défaut de vendre sur volume on doit s’aligner à ce prix pour augmenter la marge malgré un coût de revient moindre. Et tout cela se répercute partout et finalement l’employé de ces compagnies pétrolière trouvera le coût de la vie assez élevé et demandera à nouveau une compensation et d’autres avantages et si tous les employés font pareils, la masse salariale de l’entreprise augmentera considérablement et encore une fois il faut réviser et les conditions des employés et les conditions de vente des carburants. A la fin cela pourra devenir un cercle vicieux. Bon, il faut reconnaître que c’est un peu caricaturé mais cela reflète beaucoup la situation actuelle du pays.
La crise a duré un demi mandat présidentiel maintenant. On pourra aussi demander aux dirigeants de comparer promesses et réalisations, comme ce qui doit se faire à chaque mandat. Les archives sont peut-être là pour voir cela de près? Pourquoi pas?! En tout cas, peu importe à la population qui dirige maintenant, du moment qu’elle mange et qu’elle trouve un peu de répit dans la sécurité et une vie calme et sereine.
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Izay mahavangivangy tian-kavana
15 juin 2011 by Mitiyu
Amin’izao fahatongavan’ny fety izao dia tsara ny mampahatsiahy ireo fomba nahatsara fiahavanana teo aloha. Marina fa efa tonga eto Madagasikara ny fanatontoloana sy ny lafiny tsara sy ratsy saingy tsara raha tazonina ihany koa ireo fomba nahafinaritra teo aloha. Anisan’ny zavatra nahafinaritra ny fahavanana sy ny firaisan-kina nisy teo amin’ny malagasy. Efa mahazatra ny maheno izany. Saingy tsara tsiahivina ihany koa ny fifandraisan’ireo mpianakavy na ireo miray fihavanana ka nahatonga ny ohabolana maro teo aloha toy ny hoe « Asa vadi-drano, tsy vita raha tsy ifanankohonana » na ihany koa ny « tanan-kavia sy havanana ka izay didi-maharary ».
Raha hadihadiana dia iray ihany ny malagasy, toy ny ladim-baotavo hoy ny Ntaolo fka raha fotorana dia iray ihany ny fotony. Entin’ny hazakaza-dava sy ny fitadiavana isan-karazany raMalagasy ka manadino ireo soa toavina izay tsy hita izay tena naharatsy azy ankoatra ny fanararaotan’ny sasany sy ny mizana mitongilan’ila angamba. Ekena tokoa fa tokony ateron-kalao ny fihavanana fa tsy tokony ho ny tena ihany no manao izany fa ny hafa miandry fotsiny.
Rehefa fetim-pirenena tahaka izao no tonga na koa ny taom-baovao dia fomba ny manatitra solombodiakoho ho an’ireo raiaman-dreny sy ny solompenakoho ho an’ireo zandry kely maro samihafa. Raha ara-toe-karena dia fomba mampandroso ny fanjifana sy ny fiaraha-monina izy io satria ireo zokiolona dia natao ho tsy dia manana hery laotra intsony itadiavana izay ho anina ka mila fanampiana ara-batsy, ny zandry kely koa dia torak’izay satria mbola natokana hianatra ka tsy natao hitady vola. Saingy manana ny faniriany izy ireny ka miankin-doha tanteraka amin’ny zoky sy ray aman-dreny ka tsy afa-manohatra. Misy ny heriny sy hasiny koa izany fanolorana sy fahatsiarovana ireo zoky raiaman-dreny sy ny ankizy izany satria dia manasoa ny fiaraha-monina noho ireo karazan-tso-drano omena. Satria marina fa amintsika malagasy dia ny tso-drano dia zava-mahery. Ka ny ray aman-dreny dia ampiana ho valim-babena fa ny zandry kosa omena mba ho fitsaharana rahatr’izay.
Tsy voatery vola aman-karena nefa no ifampahatsiahivana amin’izany fotoana izany fa na dia ny famangiana tsotra fotsiny aza dia efa manampy ny tsirairay. Tsapany amin’izany fa mbola manana ireo havana sy namana afaka ianteherany izy rehefa tonga ny sarotra tsy azo idivirana na ihany koa rehefa tonga ireo raharaha lehie ilàna fanampiana. Etsy an-daniny dia mora be fanadinoina ny olona ka anisany tsara ampiverenana ireo tsiahy tsara sy niarahana ny fifamangiana. Eto dia maty antoka ireo havana sy tapaka any lavitra satria tsy afaka mifamangy amin’ireto namana. Kanefa noho ny teknolojia izay efa natao hanatsarana ny fifandraisana dia tokony tsy hipetraka intsony izany olana izany.
Tandremo anefa! misy ireo olona manararaotra ka lasa tarazo ho an’ny fiaraha-monina. Dia ireo olona mikendry ny ora fisakafoana nefa tsy mampilaza ny fahatongavany fa manampoka ny tompon-trano na ireo very trano sy fialofana ka mba mindrana fandriana fotoana fohy saingy lasa naharitra. Efa sarotra izany tranga izany amin’izao fotoana satria na dia misy aza ny enti-manana dia samy efa nanana ny fiainany sy ny fomba nahazatra azy ny tsirairay ka raha iray alina na roa ianao no mitsidika mety tsy hanahirana fa raha mihoatra izay kosa dia mila mandray anjara amin’ny fianan-tokantranona’ny mpampiantrano. Izay no nahatonga ny oha-pitenenana hoe « ny hava-tiana tsy iaraha-monina »
Ka tsara izany ho antsika tanora raha jerena akaiky hoe iza avy ireo zoky raiaman-dreny, fotsy volo nitàna, nibaby sy nifola-damosina, nitaiza sy nahabe. Mba kasaina tsidihina sy hanomanana solombodiakoho izy ireny. Ary ireo zandrikely manodidina ihany koa izay mety tsapa fa sahirana, na tsy manan-joky sy ray aman-dreny dia mba omena fampiana amin’ny alalan’ny solompenakoho.
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Comment ça va? Vazah bien merci…
9 juin 2011 by Mitiyu
Dans certains endroits de Madagascar, il y a des jours où l’on se demande si on est toujours dans le pays… C’est vrai, il existe ces endroits relativement mythique, exotique pour certains qui sont pour la majorité fréquentés par des étrangers, en l’occurrence des européens blancs, quelques fois basanés ou cuivrés.
Dès fois, on souhaite se faire un peu plaisir. Avec les temps qui courent c’est devenu un luxe, il faut le reconnaître. Alors, avec des amis ou des connaissances, ou encore des contacts professionnels on se donne rendez-vous pour aller prendre un pot, histoire de faire un « afterwork », chez Kudeta. C’est un endroit bien sympathique, boisé de palissandre un peu partout avec cette douce chaleur que vous procure cet élément, avec un peu de chance un code wifi pour vérifier son courrier électronique et flâner un peu sur le net. Le temps de choisir un cocktail sans alcool (j’aime bien la Danseuse Divine, avec sa robe écarlate rehaussée par un peu d’orange pour donner un ton de soleil couchant) et commence à apprécier l’ambiance. Ce qui est bien avec des invités c’est que le mercredi, c’est qu’on reçoit un cocktail pour un autre commandé. Du coup, on peut bien se lâcher sachant qu’on ne pourra terminer si on en commande plus de deux pour une personne.
Mais boire c’est bien mais ça peut donner faim aussi. Il faut donc aller ailleurs pour se mettre quelque chose sous la dent. On hésite à descendre au Café de la Gare, remonter chez Brajas ou aller à la Plantation. On nous fait remarquer que La Plantation risque d’être déjà fermée à cette heure et au café de la Gare il y a trop de « people » donc le choix est fait. Tiens, ça fait longtemps que je passe là mais jusque là les « djeuns » préféraient entrer chez Chill Out, juste à côté. L’ambiance était sympa malgré quelques jeunes femmes qui nous dévisageaient avec un air qui en dit long. Ben quoi, il ne faut pas forcément sortir avec un vazaha pour venir ici, non?! Bref, on le prend avec sourire et elle n’a pas du tout tort car après Kudeta, le portefeuille était déjà allégé. Bon, on s’est dit, ce soir seulement et pas tous les jours, donc pas de soucis. Ce que nous avons pu remarquer, c’est que beaucoup d’étrangers fréquentent ces endroits et s’y plaisent. On avait l’habitude de parler de Saka, de Mojo, Le B’, de Plazza ou encore de Mansion mais en ce moment les endroits les plus sympas sont les moins fréquentés. Je me souviens encore de Kudeta au moment où il n’y avait pas beaucoup de gens pour voir les danses de salon du mercredi, c’était sympa. Mais bon, pour finir la soirée, ce serait bien d’aller à Ambatobe, retrouver des jeunes comme nous…
Plusieurs fois, nous étions allés à Mahambo, sur la route vers Fénérive Est au départ de Toamasina. Ce qui frappe en entrant dans la ville c’est un panneau où une jeune femme est tenue par la main par un vieux vazaha (en torse nu je crois). Cela me rappelle toutes ces femmes qui fréquentaient le cyber café pour aller s’inscrire sur Meetic ou autres sites de rencontre. Car en effet, on se dit qu’on est toujours en Afrique (Oui, première nouvelle, Madagascar fait aussi partie de l’Afrique et c’est le SADC qui gendarme tout en ce moment), et que pour s’en sortir, les jeunes africains ont le choix entre faire de longues études et continuer à l’étranger, tenter sa chance dans le sport professionnel, chanter et devenir célèbre pour par la suite tenter une carrière à l’internationale et finalement, le mariage. Ce qui n’est pas mal en soi si c’est basé sur de l’amour sincère et désintéressé. D’ailleurs, j’ai de la famille et des amis qui ont connu le bonheur ainsi.
Depuis quelques temps, on voit défiler à la télé et repris sur les moteurs de recherche du web des endroits magnifiques qui doivent être visités à Madagascar. On ne parle plus de Nosy Be et son Andilana, Royal Beach ou Amarina, on omet de citer Sainte Marie et l’île aux nattes pour mettre en avant les Eden Lodge, les Salary Bay, les Anjanjavy, L’Isalo Rock Lodge, les Relais de la Reine ou Princesse Bora Lodge. Oui ce sont tous des hôtels mais le plaisir des yeux commence là où on est hébergé. La force de ces endroits réside dans le fait qu’ils sont inaccessible pour le malagasy moyen. Les rares qui s’y sont rendus sont soit se sont fait inviter pour différentes prestations et/ou accompagner des touristes privilégiés soit un membre de la diaspora qui a décidé de se changer un peu les idées en revenant quelques semaines au pays, soit un flambleur qui a tout économisé pour tout dépenser dans l’un de ces endroits. D’ailleurs, je considère que Madagascar doit se tourner vers le tourisme de prestige et non plus se satisfaire du tourisme de « masse » actuel. Si les malagasy ont la possibilité de se rendre en Asie, à Maurice, en Afrique du sud, en Europe ou aux Etats-Unis, pourquoi ne pas commencer par l’intérieur de Madagascar, visiter les Tsingy et d’autres endroits spéciaux de l’île. Bref, nous préférons partir et on découvre l’intérieur par le biais de ceux qui viennent.
Le fait est qu’heureusement il existe encore des endroits abordables et pas mal comme les look’s ou les karaoke et se faire héberger par des amis ou de la famille en province pour se faire plaisir sans se ruiner. L’idéal serait de se retrouver chez quelqu’un entre ami et ne pas connaître (ou presque) les contraintes des serveurs qui commencent à fermer la moitié d’une porte ou d’un deejay qui envoient de la m****usique à faire fuir pour se dire qu’on doit partir.
Bref, pour les touristes, à défaut d’apprécier ce poste, vous avez là quelques bonnes adresses pour parfaire votre voyage à Madagascar, pour les propriétaires d’établissements, n’oubliez pas de m’inviter si on vient chez vous à partir de ce blog et pour mes amis malagasy qui se sentent « concernés » par ce poste, merci de ne pas me jeter la première pierre car il y a une généralité et une vérité qui se reflète dans ce récit.
« Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé serait fortuite et indépendante de la volonté de l’auteur »
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