Tout à moindre prix
4 octobre 2011 by Mitiyu
La question qui s’est posée en amont de ce post était: « est-ce que les produits de luxe ont-ils leur place à Madagascar ». Cela a quand même soulevé un long débat durant une soirée de de retrouvailles entre quelques anciens d’un institut de renom assimilé à une école de commerce. En faisant l’état des lieux, un groupe de personne constate que le marché de l’immobilier semble ne pas connaître la crise. Par ailleurs, les bijouteries d’Antaninarenina aussi semblent faire face à la situation actuelle (malgré le grogne d’une de mes connaissances parmi eux), de nouvelles galeries commerciales viennent d’être lancées du côté de Pacom Andranomena et de Tana Water Front Ambodivona.
Oui, mais … en voyant de près les marchandises qui y sont vendues. On constate qu’effectivement ce sont des produits de luxe pour le malagasy moyen mais peuvent être qualifiés d’entrée ou de moyenne gamme dans les pays developpés. (c’est un peu l’anecdote des marques Jennyfer et Morgan pour les jeunes filles pseudo-snobs de la capitale, no comment).
J’étais en train de regarder l’Oro de Nokia, ce téléphone plaqué or qui ne figure pas encore parmi la gamme Vertu qui sit dit en passant affiche une forte filiation avec la marque Nokia. En parcourant les magasins et boutiques de Behoririka et de Soarano. Je constate qu’il y a de moins en moins de magasin qui vendent des produits de marques connues au niveau international. Je parle des Samsung, des Blackberry, des IPhone ou encore des LG. On constate qu’il a de plus en plus de marque créée comme des Naza, Q7, Techno, GTech et autres. Ces derniers se substituent à des produits de contrefaçon chinois et se positionne comme étant plus fiable que ces derniers. On peut s’en procurer dès 40 à 60mille Ariary.
A côté je vois des marchands de tongues avec divers coloris et motifs qui semblent s’écouler plus rapidement que les vieilles collections de Churchs ou à la limite de San Marina, de Minelli ou encore de Heyraud que certains importateurs vendent à prix fort avoisinant le triple du prix en France. En descendant du côté de la station Shell de Behoririka, on constate des marchands ambulants qui s’improvisent en artisans, renforçant les sandales et les chaussures en simili ou au mieux en véritable cuir, avec des coutures assez résistantes à la place de la colle utilisée à l’usine chinoise qui les ont fabriquée. Pour couronner le tout, on vend avec les friperies les chaussures neuves made in china et des sweet shirts made in Madagascar, fraichement sortis des usines franches malagasy.
Le point commun de tout ce qui marche assez rapidement? un prix faible et un coût presque raisonnable pour le portefeuille du malagasy lambda. L’idée du « mora » et non pas du « moramora ». C’est à dire, ce qui est toujours le moins cher. On essaie d’acheter malin, mais certains à force d’être radins finissent par payer deux fois pour le même bien.
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vers une numérisation excessive de la société urbaine
20 septembre 2011 by Mitiyu
La vie dans les villes est, semble-t-il, plus enrichissante qu’ailleurs. On peut s’enrichir financièrement qu’intellectuellement. Un peu moins moralement, certes et on peut aussi beaucoup perdre. Quoiqu’il en soit, l’écrémage de la ville sur les autres localités a toujours montré les nouveautés et les tendances.
A Madagascar, dans plusieurs localités, bien s’habiller se résume souvent à être propre et se mettre en jean. L’image d’un gentilhomme endimanché que l’on connaît actuellement n’est pas toujours fréquent dans les villages ou dans les communes rurales. Les couleurs criardes et tape à l’oeil y sont légions.
Ici, il n’est pas question de richesse car on rencontre assez souvent des notables riches mais souvent mal habillés – si on se réfère à l’esthétique et à l’image conformiste de la mode urbaine – avec leur gros pull-over ou le Malabary traditionnel – à l’image archaïque et désuet – ainsi qu’un chapeau de feutre ou encore des collecteurs de produits de rente et de bois précieux avec leur gros 4×4 habitant dans une case en « Falafa » et ne possède même pas le confort minimum qu’ils trouvent souvent futile voire inutile.
A l’opposé, il y a la jeune fille de la ville, très coquette, très à la mode et habillé des dernières tendances vestimentaires mais qui a du mal à relier les deux bouts et espère surtout s’en sortir grâce à ses études ou à une fructueuse rencontre pouvant aboutir à une relation stable et durable ou à la limite à un nouveau contact. Tout ceci pour introduire l’effet de mode et les nouvelles tendances que l’on rencontre en ville.
En passant près d’une banque assez populaire du continent africain, je constate qu’il y a une longue file alors que l’établissement possède trois guichets automatiques de banque à l’extérieur. Le premier GAB est en maintenance, un mot d’excuse remplace le traditionnel menu, le second qui se trouve à côté n’est pas non plus opérationnel et un logiciel antivirus s’affiche à la place du menu classique. tout le monde attend donc sur le troisième GAB.
En même temps, je vois à la dernière page d’un célèbre quotidien une annonce relative au M-banking ou la banque mobile. C’est un concept qui a été démocratiser par les trois grands opérateurs mobiles du pays, grâce à leur offre : M-Vola pour Telma, Airtel Money et Orange Money. En voyant cela, je me souviens d’un groupe sur Facebook qui milite pour qu’on puisse effectuer un paiement PAYPAL à Madagascar. J’ignorais même que c’est encore impossible, moi qui souhaitais acheter des marchandises sur le web.
Hier soir, le journal télévisé d’une grande chaîne internationale a parlé d’un parti politique dénommé « Pirate Party ». A Madagascar, ce genre de nom pourrait être l’événement à thème très tendance d’un club de service, mais à Berlin, en Allemagne ils viennent de gagner des sièges à la suite d’une élection. C’est une révolution qui se met en marche.
Les éléments du puzzle se mettent en place et on assiste à une numérisation massive de la vie quotidienne de l’homme moderne. après la vague des réseaux sociaux et des différentes avancées techniques, l’homme crée ses propres faiblesses et ses propres maladies. Comment peut-on rassurer en permance le titulaire d’un compte qu’avec cette nouvelle technologie et avec les cracks boursiers permanents presque quotidiens son argent est toujours disponible à tout moment. Comment peut-on rassurer les usagers que le GAB n’a pas sorti les billets demandés mais néanmoins le compte a été débité. Comment peut-on rassurer l’utilisateur que l’argent envoyé par mobile money ne disparaisse ou ne sois modifié en cours de route si jamais il y a une grosse attaque informatique contre l’opérateur. Etc.
Tout cela renforce petit à petit l’hexakosioihexekontahexaphobie de certains. C’est – dire, la crainte du nombre de la bête dans l’Apocalypse de Saint Jean. (cf. Apocalypse 13 : 15 -18 : « 15 Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât, et qu’elle fît que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête fussent tués. 16 Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, 17 et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. 18 C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six. »)
Mais le problème n’est pas encore là. Le principal problème réside dans le fait que toute cette dématérialisation appuyée par une numérisation massive risque de plus polluer qu’on le pense mais risque surtout de faciliter la délinquance numérique, comme tout est maintenant presque lié. Imaginer un seul instant que tout cela tombe en panne (ça peut arriver : satellites HS, fibres optiques HS, dispositif numériques neutralisé par un programme malveillant ou hardware HS,…) quelqu’un a t-il fait un « back up » physique (tenue de compte manuelle, dans les livres comme jadis) comment récupérer les données à un instant « t » si jamai cela arrive et la différence entre ce qui a été récupérer et ce qui était vraiment là avant l’accident…
« Amisavisaina ny ratsy iavian’ny soa » comme on dit (en prévoyant le pire scénario on anticipe et tout va bien) mais il faut savoir anticiper, connaître à l’avance les différentes combinaisons d’événements qui peuvent se produire et avoir une solution adéquate à chaque événement.
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fetifety sy harona plastika
6 septembre 2011 by Mitiyu
Mampalahelo mahamenatra fa raha vao resaka korana na fanasàna mihaja ka arahina resaka harona plastika dia ny mitranga eny Iavoloha isaky ny taom-baovao na isaky ny fetim-pirenena no avy hatrany dia miverina ao anatin’ny resaka ifanaovan’ny olona. Lasa fombafomba ve sa izay no vokatry ny fahantrana ka toy ny tongo-bakivaky, sady maharary no mahamenatra?
Ny olona mitondra sy mameno ilay harona kely mety azo iafina ihany satria maro no niaka-dapa ka tsy dia mhay ny fombafomba, fa ilay izy miseho amin’ny fahitalavitra no tena nahatonga ny resabe. Ao koa moa ireo matin’ny henamaso ka mandevin-tay an-tsalaka te hanao toy iretsy mpameno harona fa na matahotra ny ho azo sary na ihany koa manongo tena menatra noho ny tsy fahaiza-miainan’ny vahiny nohasaina sasany.
Ka tsy fahalalam-pomba ary ve aloha sa tena efa lasa fombafomba mihitsy izy ity?
Raha zohina ny fiaraha-monina malagasy dia tao anatin’ny taona vitsivitsy lasa izay dia efa lasa fomba fanao ny mamono mofomamy amin’ny taratasy famaohana na « essuie-tout na soupalin » ka mitondra izany mody ho an’ireo ankohonana tsy voaasa tamin’ny fety. Efa miha-harivo ihany koa matetika vao tapaka izany mofomamy izany ka hany hery tsy mihinana azy mijanona eo amin’ny latabatra nisy ny tena fa matahotra ny ho tratra hariva na efa laon’ny lanonana ka manisy ny sakafo anaty fonosana ary mitondra azy mody. Indraindray koa tsy lany ny sakafo nifampizarana ka zaran’ny mpikarakara aza misy ny mitondra mody na ho an’ny olona na ho an’ny alika sy ny saka ao an-trano ohatra. Misy amin’ny vahiny nasaina no tsy menatra intsony manolotra harona plastika amin’ireo tanora lahy sy vavy mpikarakara ka mangataka mihitsy ny hamenona izany mba ho sakafon’alikany.
Misy amin’ireo mpikarakara lanonana no manao sakafo tsy fahita ary tsy ho taka-bidin’ireo olona nasaina sasany. Toy ireo atodin’ny papelika na irony atodin’ny haza an-drano lafo vity toy ny caviar itony. Misy ireo raiaman-dreny mba te hizara izany amin’ireo zanany tsy nasaina ka mitondra izany mody toy ireo vatomamy nozaraina tamin’ny fifamofoana na napetraka teny ambony latabatra. Zavatra matetika hita eto Antananarivo sy any amin’ny faritra izany. Ny any amin’ny faritra sasany aza moa omby natao vonoina hamahanana ny fokonolona no lasa entin’ny tsirairay mody ho laoka mandritra ny herinandro.
Rehefa nohadihadiana dia efa hatry ny ela ny teny amin’ny lapan’Iavoloha no nisy izany fombafomba hafakely izany. Tsy vao izao tsy akory fa fitondrana maro nisesy izay. Ny mahalasa saina dia izy ity tsy mahamenatra satria dia toa lasa fomba mihitsy. Ny orinasa sasany aza moa rehefa faran’ny taona ka misy fizarana kilalao sy fiaraha-misakafo dia mahafoy tsy minan-kanina ireo mpiasa sasany mba ahafahana mitondra izay zaka mody.
Dia ahoana izany no tokony hatao?
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ny toe-tsaina hoe?
3 septembre 2011 by Mitiyu
Isaky ny misy adi-hevitra na resadresaka momba ny fiaraha-monina malagasy dia miverina matetika io resaka toe-tsaina mila mivoatra sy mila asiam-panavoazana io. Samy miteny avokoa izay te hiteny, samy milaza mahatsikaritra ny tsy mety amin’ny fiaraha-monina avokoa izay manambara. Ny fanontaniako dia tsotra ihany : « Amintsika na aminareo rehtra izay milaza fa mila manova toe-tsaina rmalagasy, iza isika no efa mba niova sy nanome ohatra teo amin’ny fiaraha-monina misy antsika tsirairay avy? Resaka fotsiny sa efa mba tena nampiharina?
Zava-misy vitsivitsy ireo hotanisaiko eto ambany ka mety anisan’ireo ve ianao?
- rehefa misy raharaha mila karakaraina eny amin’ny biraom-panjakana dia mitady fomba hanafainganana izany, na manome vola na zavatra hafa, na mitady olom-patatra na olona afaka hikarakara (na omena vola io na tsia)
- mampiasa ny fahefana kely (na lehibe) ananan’ny tena mba hahazoana tombon-tsoa manokana (fanafainganana raharaha etsy sy eroa, fanamorana vidin-javatra ilaina, fitadiavana olona tompon’andraikitra, sns.)
- ty miraharaha ny hafa fa rehefa tsy mety amin’ny tena dia diso avokoa, na amin’ny resaka fifamoivoizana io, na resaka fiaraha-monina, na fifaneraserana amin’ny toeram-pokonolona na toerana manokana
- tsy mba manome làlana na mandefitra rehefa mitondra fiara raha tsy hoe efa tsy afa-manohatra angaha
- tsy manome toerana ny zokiolona sy ny bevohoka ary ny kilemaina rehefa mandeha ireny fitanteram-bahoaka ireny na malalaka na sarotra ny làlana sy ny toerana ao anatin’izany fiara izany
- tsy miarahaba ireo zoky na zokiolona izay mety mifanolobodirindrina na mpiray fikambanana na mpiray fiangonana na olom-patatry ny fianakaviana sns.
- manipitsipy fako eny an-dàlana rehetra eny na mandeha an-tongotra io na mandeha fiarakodia
- milahatra aloha na miandry toerana dia milaza amin’izay eo aloha na ny eo afara fa toeranao eo vao lasa indray mameno taratasy na mamita zavatra hafa « vetivety » (eny amin’ny banky io ohatra na milahatra fety na hafa) ka tsy afaka hiharitra hiandry eo ohatra ny olona rehetra
- misongona ny fiara rehetra mitaonjozotra mora manara-dalàna rehefa misy fitohanana na fandehanana mora laotra eo amin’ny fifamoivoizana (rehefa mody alatsinainin’ny paka na pentekoty, na rehefa mivoaka ny renivohitra mody ny hariva)
- manaraka fiara mpitondra marary na mpamonjy voina na dia tsy misy ifandraisana amin’ilay marary na voina manjo ny hafa mba hizorana mora foana sy haingana
- mampirehitra jiro fanairana (double clignotants) sy mody mikiririoka na dia tsy tena manan-kaja afaka hanao izany aza (raha ny fantatra, na tamin’ny fitondrana teo aloha na ny amin’izao fotoana dia tokony ny filoha sy ireo filohan’ny andrim-panjakana ihany no afaka manao izany fa tsy ny talen-kabinetra na solombavam-bahoaka na olona hafa tsy fantatra ery no hanao izany)
- ny miteny hoe « tsy hainao angaha hoe iza aho!? »
- ny manoratra tanin’olona amin’ny anaran’ny tena na amin’ny anaran’ny vady aman-janaka nefa sady tsy nividy azy io no tsy nifampiraharaha tamin’ny tena tompony akory
- sns. maro tsy voatanisa
Mahatsiaro anisan’ireo olona ireo ve ianao sa na ny iray amin’ireo aza mbola tsy nisy nataonao? Raha amin’ilay sokajy farany io ianao dia tena mendrika tokoa ary mendrika ny tokony halain-tahaka.
Mampiseho ohatra avy amin’ny tena aloha vao milaza momba ny hafa ry ise an!
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Izay mahavangivangy tian-kavana
15 juin 2011 by Mitiyu
Amin’izao fahatongavan’ny fety izao dia tsara ny mampahatsiahy ireo fomba nahatsara fiahavanana teo aloha. Marina fa efa tonga eto Madagasikara ny fanatontoloana sy ny lafiny tsara sy ratsy saingy tsara raha tazonina ihany koa ireo fomba nahafinaritra teo aloha. Anisan’ny zavatra nahafinaritra ny fahavanana sy ny firaisan-kina nisy teo amin’ny malagasy. Efa mahazatra ny maheno izany. Saingy tsara tsiahivina ihany koa ny fifandraisan’ireo mpianakavy na ireo miray fihavanana ka nahatonga ny ohabolana maro teo aloha toy ny hoe « Asa vadi-drano, tsy vita raha tsy ifanankohonana » na ihany koa ny « tanan-kavia sy havanana ka izay didi-maharary ».
Raha hadihadiana dia iray ihany ny malagasy, toy ny ladim-baotavo hoy ny Ntaolo fka raha fotorana dia iray ihany ny fotony. Entin’ny hazakaza-dava sy ny fitadiavana isan-karazany raMalagasy ka manadino ireo soa toavina izay tsy hita izay tena naharatsy azy ankoatra ny fanararaotan’ny sasany sy ny mizana mitongilan’ila angamba. Ekena tokoa fa tokony ateron-kalao ny fihavanana fa tsy tokony ho ny tena ihany no manao izany fa ny hafa miandry fotsiny.
Rehefa fetim-pirenena tahaka izao no tonga na koa ny taom-baovao dia fomba ny manatitra solombodiakoho ho an’ireo raiaman-dreny sy ny solompenakoho ho an’ireo zandry kely maro samihafa. Raha ara-toe-karena dia fomba mampandroso ny fanjifana sy ny fiaraha-monina izy io satria ireo zokiolona dia natao ho tsy dia manana hery laotra intsony itadiavana izay ho anina ka mila fanampiana ara-batsy, ny zandry kely koa dia torak’izay satria mbola natokana hianatra ka tsy natao hitady vola. Saingy manana ny faniriany izy ireny ka miankin-doha tanteraka amin’ny zoky sy ray aman-dreny ka tsy afa-manohatra. Misy ny heriny sy hasiny koa izany fanolorana sy fahatsiarovana ireo zoky raiaman-dreny sy ny ankizy izany satria dia manasoa ny fiaraha-monina noho ireo karazan-tso-drano omena. Satria marina fa amintsika malagasy dia ny tso-drano dia zava-mahery. Ka ny ray aman-dreny dia ampiana ho valim-babena fa ny zandry kosa omena mba ho fitsaharana rahatr’izay.
Tsy voatery vola aman-karena nefa no ifampahatsiahivana amin’izany fotoana izany fa na dia ny famangiana tsotra fotsiny aza dia efa manampy ny tsirairay. Tsapany amin’izany fa mbola manana ireo havana sy namana afaka ianteherany izy rehefa tonga ny sarotra tsy azo idivirana na ihany koa rehefa tonga ireo raharaha lehie ilàna fanampiana. Etsy an-daniny dia mora be fanadinoina ny olona ka anisany tsara ampiverenana ireo tsiahy tsara sy niarahana ny fifamangiana. Eto dia maty antoka ireo havana sy tapaka any lavitra satria tsy afaka mifamangy amin’ireto namana. Kanefa noho ny teknolojia izay efa natao hanatsarana ny fifandraisana dia tokony tsy hipetraka intsony izany olana izany.
Tandremo anefa! misy ireo olona manararaotra ka lasa tarazo ho an’ny fiaraha-monina. Dia ireo olona mikendry ny ora fisakafoana nefa tsy mampilaza ny fahatongavany fa manampoka ny tompon-trano na ireo very trano sy fialofana ka mba mindrana fandriana fotoana fohy saingy lasa naharitra. Efa sarotra izany tranga izany amin’izao fotoana satria na dia misy aza ny enti-manana dia samy efa nanana ny fiainany sy ny fomba nahazatra azy ny tsirairay ka raha iray alina na roa ianao no mitsidika mety tsy hanahirana fa raha mihoatra izay kosa dia mila mandray anjara amin’ny fianan-tokantranona’ny mpampiantrano. Izay no nahatonga ny oha-pitenenana hoe « ny hava-tiana tsy iaraha-monina »
Ka tsara izany ho antsika tanora raha jerena akaiky hoe iza avy ireo zoky raiaman-dreny, fotsy volo nitàna, nibaby sy nifola-damosina, nitaiza sy nahabe. Mba kasaina tsidihina sy hanomanana solombodiakoho izy ireny. Ary ireo zandrikely manodidina ihany koa izay mety tsapa fa sahirana, na tsy manan-joky sy ray aman-dreny dia mba omena fampiana amin’ny alalan’ny solompenakoho.
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le sourire d’Ambanivohitra ou le charme naturel de la campagne malagasy
14 juin 2011 by Mitiyu
Les longs week-end ont toujours été sympathiques, surtout pour ceux qui planifient de quitter un peu la ville. A Madagascar, les familles de classe moyenne partent, s’ils ont le choix et les moyens, de préférence au bord de la mer : Mahambo, Foulpointe, Toamasina, Vatomandry, Manambato (oui il y a la mer juste en face et derrière le lac Rasoabe), Ambila Lemaitso et j’en passe. Il y en a qui partent ailleurs, comme à Andasibe, Ampefy, Moramanga, Arivonimamo ou Antsirabe. Les autres endroits sont relativement loin, il est presque difficile de s’y rendre sauf par avion.
Pour ma part, j’aime bien aller à la campagne pour me ressourcer. La campagne ici, ce n’est pas la banlieu de Tanà à 10-12km de la Gare ferroviaire comme on a l’habitude de mesurer, mais vraiment assez loin, là où le temps semble vraiment s’être arrêté. Avant, j’aimais bien lorsqu’il n’y avait pas de réseau téléphonique ou d’eau courante et encore moins d’électricité. Cela peut être perçu comme de l’exotisme et non pas une tare, et où la voiture a fait place aux bicyclettes dépeintes et des chars à boeufs nonchalants.
La campagne des hauts plateaux renferme cette touche naturelle de préservée par la technologie et de l’urbanisation sauvage existant actuellement. On y a toujours négocié en Ariary et non pas en Francs comme il fut un temps dans les grandes villes.
Depuis ma tendre enfance, plusieurs activités de la campagne m’ont déjà marqué :
- sortir et garder les zébus : il y a un certain rituel pour sortir les boeufs de leur « vala » . Dans les villages où j’avais l’habitude de me rendre, le matin, on faisait descendre les zébus (car il s’agit d’eux, ces fameux boeufs à bosse!) dans les plaines, près de la rivière et où dans les rizières. Pendant ce temps, les jeunes bouviers profitent pour jouer à divers jeux tels que fabriquer des zébus et char d’argile, attraper des grillons pour leur faire tirer des boîtes d’allumettes en guise de char à zébu (le grillon, jouant le ôle du zébu) ou encore nager tout nu dans la rivière. Et oui, en tant qu’enfant, de surcroit à la campagne, il n’y a pas de complexe à le faire et il y a moins d’arrière pensée pour les moins jeunes.
- garder les zébus (2ème partie), vers midi, lorsque le soleil est bien haut et se trouve au zenith, on remonte les zébus près des foyers, on en profite pour déjeuner si les femmes et les soeurs ne ramènent pas le riz et son accompagnement dans les champs, et on repart vers les différents monts autour du village. En général, cette partie de la campagne est boisée et on y retrouve le plus souvent des bois de pins ou encore du palissandre ou d’autres espèces en fonction de la région. L’après-midi, les jeunes bouviers, lorsqu’ils ne vont pas à l’école, jouent à des jeux de garçons. On fait la course, escalade les arbres, fabriquent des maisonnettes ou des huttes en bois et en feuilles.
- piler le riz : de temps à autres, on doit aider les femmes et les filles à piler le riz. C’est une activité assez rythmée et conviviale. Les femmes rient, discutent des dernières nouvelles du village à haute voix et se conseillent mutuellement de leur connaissance de la cosmétique, un peu comme en ville et toute proportion gardée. Les enfants qui aident se trouvent le plus souvent au coeur de l’action et agissent plus que les femmes qui doivent le faire normalement. Mais je reconnais que ce n’est pas aussi dansant que ce qui se passe dans les villages africains.
- puiser de l’eau : en général, ce sont les filles qui doivent le faire. Mais c’est aussi une occasion pour les jeunes garçons de retrouver des jeunes filles de leur âge et commencer à découvrir les jeux de l’amour et de la séduction. Il faut le dire, les garçons, et surtout les hommes dans les campagnes malagasy ne sont pas des exemples de galanterie. On séduit et rigole mais jamais on ne pote pas les seaux des filles. D’ailleurs en guise de seaux, on utilise le plus souvent des citrouilles vidées et séchées. Le plastique n’a fait son apparition à la campagne qu’assez tardivement.
- travailler la terre : je pense que l’expression « pourquoi tu bêches » a comme source la campagne. En effet, bêcher la terre devient vite ennuyant que cela est perçu comme une malédiction plutôt qu’une bénédiction. En tout cas, la partie qui me plaît le plus lorsqu’on travaille la terre est celui où je monte derrière la charrue tirée par les deux zébus pour créer assez rapidement un bon sillon. C’est quand même une belle invention la charrue parce qu’avec une bêche traditionnelle cela prend trop de temps et beaucoup d’efforts pour l’homme de travailler la terre.
- pêcher : je n’ai jamais été adepte de la pêche où l’on jette sa ligne et on fait la sieste en attendant. Quel intérêt de pratiquer la pêche ainsi. C’est à la limite de la paresse. Comme on dit en malagasy » faire du Ariary 100 au lit » (manao ariary zato am-pandrina: ou littéralement chercher de l’argent en ne rien faire). Mais c’est une occasion d’observer la nature, d’apprécier le calme de la campagne sans être contraint de faire la discussion pour finalement ne rien dire.
- chasser les oiseaux : c’est une pratique assez sauvage mais plutôt sympa. On répère les différentes branches ou les oiseaux aiment bien se poser. On les enduits de glue naturelle et on rabat les oiseaux vers ces pièges. Il faut reconnaitre que la chaire de ces oiseaux sauvages est quand même bonne et dès fois succulentes. On ne fabrique pas la glue, on a l’habitude de l’acheter au marché au jour de marché. Depuis quelques temps, les hommes assez fortunés du vilage se sont payés le luxe d’acheter des fusils de chasse mais personnellement je trouve cela assez sanguinaire.
Il existe plusieurs activités destressantes dans la campagne. Il faut juste trouver les affinités et les besoins car il ne suffit pas d’y aller pour se ressourcer et pour se reposer mais surtout pour se rendre utile voire donner aux siens la possibilités d’évoluer ou de se développer en leur aidant dans la démarche de l’électrification et d’adduction d’eau potable.
Depuis quelques temps, là où on a l’habitude de se rendre, peut être joint par téléphone. Lorsqu’il s’agit d’appel urgent c’est assez pratique mais pour les autres appels c’est assez dérangeant. Mais depuis quelques temps aussi, avec la technologie, le data s’est frayé une place à la campagne et du coup on peut surfer pour se détendre sans pour autant être contraint de vivre comme en ville. Mais pour recharger la batterie c’est une autre histoire.
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Comment ça va? Vazah bien merci…
9 juin 2011 by Mitiyu
Dans certains endroits de Madagascar, il y a des jours où l’on se demande si on est toujours dans le pays… C’est vrai, il existe ces endroits relativement mythique, exotique pour certains qui sont pour la majorité fréquentés par des étrangers, en l’occurrence des européens blancs, quelques fois basanés ou cuivrés.
Dès fois, on souhaite se faire un peu plaisir. Avec les temps qui courent c’est devenu un luxe, il faut le reconnaître. Alors, avec des amis ou des connaissances, ou encore des contacts professionnels on se donne rendez-vous pour aller prendre un pot, histoire de faire un « afterwork », chez Kudeta. C’est un endroit bien sympathique, boisé de palissandre un peu partout avec cette douce chaleur que vous procure cet élément, avec un peu de chance un code wifi pour vérifier son courrier électronique et flâner un peu sur le net. Le temps de choisir un cocktail sans alcool (j’aime bien la Danseuse Divine, avec sa robe écarlate rehaussée par un peu d’orange pour donner un ton de soleil couchant) et commence à apprécier l’ambiance. Ce qui est bien avec des invités c’est que le mercredi, c’est qu’on reçoit un cocktail pour un autre commandé. Du coup, on peut bien se lâcher sachant qu’on ne pourra terminer si on en commande plus de deux pour une personne.
Mais boire c’est bien mais ça peut donner faim aussi. Il faut donc aller ailleurs pour se mettre quelque chose sous la dent. On hésite à descendre au Café de la Gare, remonter chez Brajas ou aller à la Plantation. On nous fait remarquer que La Plantation risque d’être déjà fermée à cette heure et au café de la Gare il y a trop de « people » donc le choix est fait. Tiens, ça fait longtemps que je passe là mais jusque là les « djeuns » préféraient entrer chez Chill Out, juste à côté. L’ambiance était sympa malgré quelques jeunes femmes qui nous dévisageaient avec un air qui en dit long. Ben quoi, il ne faut pas forcément sortir avec un vazaha pour venir ici, non?! Bref, on le prend avec sourire et elle n’a pas du tout tort car après Kudeta, le portefeuille était déjà allégé. Bon, on s’est dit, ce soir seulement et pas tous les jours, donc pas de soucis. Ce que nous avons pu remarquer, c’est que beaucoup d’étrangers fréquentent ces endroits et s’y plaisent. On avait l’habitude de parler de Saka, de Mojo, Le B’, de Plazza ou encore de Mansion mais en ce moment les endroits les plus sympas sont les moins fréquentés. Je me souviens encore de Kudeta au moment où il n’y avait pas beaucoup de gens pour voir les danses de salon du mercredi, c’était sympa. Mais bon, pour finir la soirée, ce serait bien d’aller à Ambatobe, retrouver des jeunes comme nous…
Plusieurs fois, nous étions allés à Mahambo, sur la route vers Fénérive Est au départ de Toamasina. Ce qui frappe en entrant dans la ville c’est un panneau où une jeune femme est tenue par la main par un vieux vazaha (en torse nu je crois). Cela me rappelle toutes ces femmes qui fréquentaient le cyber café pour aller s’inscrire sur Meetic ou autres sites de rencontre. Car en effet, on se dit qu’on est toujours en Afrique (Oui, première nouvelle, Madagascar fait aussi partie de l’Afrique et c’est le SADC qui gendarme tout en ce moment), et que pour s’en sortir, les jeunes africains ont le choix entre faire de longues études et continuer à l’étranger, tenter sa chance dans le sport professionnel, chanter et devenir célèbre pour par la suite tenter une carrière à l’internationale et finalement, le mariage. Ce qui n’est pas mal en soi si c’est basé sur de l’amour sincère et désintéressé. D’ailleurs, j’ai de la famille et des amis qui ont connu le bonheur ainsi.
Depuis quelques temps, on voit défiler à la télé et repris sur les moteurs de recherche du web des endroits magnifiques qui doivent être visités à Madagascar. On ne parle plus de Nosy Be et son Andilana, Royal Beach ou Amarina, on omet de citer Sainte Marie et l’île aux nattes pour mettre en avant les Eden Lodge, les Salary Bay, les Anjanjavy, L’Isalo Rock Lodge, les Relais de la Reine ou Princesse Bora Lodge. Oui ce sont tous des hôtels mais le plaisir des yeux commence là où on est hébergé. La force de ces endroits réside dans le fait qu’ils sont inaccessible pour le malagasy moyen. Les rares qui s’y sont rendus sont soit se sont fait inviter pour différentes prestations et/ou accompagner des touristes privilégiés soit un membre de la diaspora qui a décidé de se changer un peu les idées en revenant quelques semaines au pays, soit un flambleur qui a tout économisé pour tout dépenser dans l’un de ces endroits. D’ailleurs, je considère que Madagascar doit se tourner vers le tourisme de prestige et non plus se satisfaire du tourisme de « masse » actuel. Si les malagasy ont la possibilité de se rendre en Asie, à Maurice, en Afrique du sud, en Europe ou aux Etats-Unis, pourquoi ne pas commencer par l’intérieur de Madagascar, visiter les Tsingy et d’autres endroits spéciaux de l’île. Bref, nous préférons partir et on découvre l’intérieur par le biais de ceux qui viennent.
Le fait est qu’heureusement il existe encore des endroits abordables et pas mal comme les look’s ou les karaoke et se faire héberger par des amis ou de la famille en province pour se faire plaisir sans se ruiner. L’idéal serait de se retrouver chez quelqu’un entre ami et ne pas connaître (ou presque) les contraintes des serveurs qui commencent à fermer la moitié d’une porte ou d’un deejay qui envoient de la m****usique à faire fuir pour se dire qu’on doit partir.
Bref, pour les touristes, à défaut d’apprécier ce poste, vous avez là quelques bonnes adresses pour parfaire votre voyage à Madagascar, pour les propriétaires d’établissements, n’oubliez pas de m’inviter si on vient chez vous à partir de ce blog et pour mes amis malagasy qui se sentent « concernés » par ce poste, merci de ne pas me jeter la première pierre car il y a une généralité et une vérité qui se reflète dans ce récit.
« Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé serait fortuite et indépendante de la volonté de l’auteur »
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