le calme avant le cyclone

13 février 2012 by Mitiyu  

13 février 2012. Depuis quelques jours la météo internationale, la NASA ou encore le community manager de l’US Embassy à Antananarivo annonce l’arrivée du cyclone #Giovanna vers Madagascar. Il est presque midi. Ce matin en me levant, le ciel est bleu, aucun nuage. Puis au fur et à mesure que l’heure avance, les nuage ont, petit à petit comblé le ciel, d’un gris plutôt clair et blanc avec des parties où l’on peut encore entrevoir le bleu du ciel. La circulation en ville est fluide. Il n’y a pas beaucoup de bruit comme tous les jours à la même heure. C’est peut-être la nonchalance du lundi qui fait cela.

Après s’être informé sur le net et recherché quelques microposts sur twitter, je lis que #Giovanna est devenu un cyclone intense de catégorie 4 et frôle la catégorie 5. L’île de La Réunion fur épargnée mais la trajectoire du cyclone reste sur MAdagascar avec une prévision de forte pluie pour le Mozambique à sa sortie de la grande île.

Il est midi, il y a juste une petite brise à #antananarivo, la capitale. Dans la culture malagasy, la vie à la campagne nous a appris à lire les signes de la nature. Ainsi, on peut savoir s’il s’agit d’un simple vent ou d’un vent de pluie qui arrive. Et ce en fonction de sa température et de son mouvement. Là je sens que c’est vraiment un vent de pluie qui arrive. Une pluie que je ne vois même pas contrairement aux vents qui permettent de voir arriver de loin la pluie qu’il apporte.

Hier soir, en faisant un petit tour dans les banlieues de la capitale, j’étais étonné combien la ville est devenue peuplée d’étrangers. Il s’agit ici des étrangers provenant de la campagne et des autres régions de l’île. Ces personnes qui pensent que la ville et plus précisément la capitale pourra leur fournir du travail et de la nourriture. Cinq à dix ans passés, je voyais ce genre de personnes tout autour du jardin d’Ambohijatovo ou encore du côté du jardin d’Antanimbarinandriana ou « Square Point Carré ». Ce sont des malagasy, issus d’un exode rural que l’autorité responsable n’a pas pu maîtrisé. Là c’est tous les quartiers d’Antananarivo qui sont concernés, au sud, entre Tanjombato et Andoharanofotsy, au nord avec Ambatomainty, Andranobevava, Analamahitsy jusqu’à Sabotsy Namehana; à l’est entre Ampasapito et Ambohimangakely en passant à Mahazo et Ambohimahitsy; à l’ouest de 67ha, Ampasika, Itaosy. La haute ville n’est pas non plus épargnée car d’Ambavahadimitafo, Ambohimanoro, Ambatobevanja et Ambohimitsimbina. Tout est occupé. Tout le monde occupe la rue car les marchands illégaux installent leur marchandises sur le trottoir et empêchent les piétons de l’utiliser.

C’était un dimanche soir comme tous les dimanche soirs. Le dimanche, à Antananarivo, il n’y a pas de manifestations politiques. Du moins depuis trois ans maintenant. Ceux qui peuvent vont faire des sorties entre famille ou entre amis. Certains profitent d’un match de quartier pour se retrouver avec leur petite copine qui ne sont de sortie que le dimanche après-midi car le dimanche matin soit elles préparent à manger à la famille ou va à l’église avec la famille.

Mais on voit la misère, on sent la pauvreté, on vit la saleté qu’a laissé une réhabilitation hâtive du trottoir ou de la rue. La ville fourmille de jeunes. J’ai l’impression que très peu d’entre eux habitait la capitale il y a peu. Je ne m’étonne guère lorsque les marchands à la sauvette de Behoririka ou d’Analakely sont si nombreux…

Giovanna 100212

cyclone Giovanna 2012

Le cyclone semble être l’affaire de ceux qui sont connectés. On en parle sur les réseaux sociaux, on en discute en famille, on vérifie s’il n’y a pas eu de mise à jour sur le site parlant de météo (et ce n’est pas celui du service météorologique malagasy). Certains geek arrivent à trouver des photos satellite du cyclone et le partage sur son mur ou tweet.

Quelque part, je trouve que la ville a besoin d’être « nettoyé » au propre comme au figuré. Ce conflit politique ayant instauré la crise mérite d’être frappé d’un coup par un événement qui revêtira le salut pour bon nombre, las des discours politique interminables et qui ne recherchent que l’intérêt personnel de ceux qui en font. Je connais parmi ces personnes en soi-disant « haut lieu » qui sont convaincus ou du moins ont été initié que l’ordre vient du chaos. Le chaos, je le vis depuis quelques mois mais l’ordre pas du tout. L’ordre est devenu comme un personnage de mythologie. Comme on dit en malagasy : »malaza tsy inanana toy ny lovian-tsahona » ou traduit en « Connu (et fameux) comme une assiette de grenouille : ce n’est pas pour servir le repas ». L’ordre est la sécurité laissent à désirer dans la capitale. Et ce malgré une campagne de communication qui affirme le contraire. En France, on se manifeste pour l’ACTA, à Madagascar il faut se manifester contre le VERBA : rien que du vent. Mais espérons que moins destructeur que celui qu’apporte #Giovanna.

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Chaque jour est un miracle !

17 janvier 2012 by Mitiyu  

2011 est passée, vive 2012 !

Chaque seconde vécue à Antananarivo revêt d’un miracle. Pas plus tard que vendredi dernier, un jeune homme est abattu de sang froid en plein centre ville entre midi et 13heures. Il s’agit d’un jeune qui voulait porter secours à une personne qui s’est fait agressée.

Le hic, l’image type d’un agresseur et de voleur de sac à main a bien changé, des personnes affirment que l’un des meurtriers était un homme bien habillé avec un costume cravate. On se souvient quelques mois plus tôt, dans des circonstances similaires, la mésaventure de l’accordéoniste Médicis et de sa compagne, qui s’est finalement soldée par la mort de l’artiste.

Le sentiment d’insécurité s’installe et se généralise dans la capitale. A titre d’exemple, un ami expatrié s’est fait volé sa voiture devant son bureau et quelques jours plus tard, son domicile fut attaqué par cinq bandits.

Il y a quelques semaines de cela, le père d’une camarade de classe de ma fille s’est fait descendre dans sa maison, à bout portant et devant toute sa famille. Les cambrioleurs n’ont pu voler que l’équivalent de 50euros ainsi qu’un lecteur de DVD. La même nuit, un ancien camarade d’école s’est aussi fait descendre dans sa voiture. Les deux hommes étaient tous les deux des éléments-clés du sport automobile malagasy.

Depuis quelques temps, les autorités routières ont interdit les automobilistes et les taxis-brousse d’emprunter les routes nationales à partir de 21heures. Le matin, les gendarmes demandent aux véhicules de se regrouper pour former une caravane. En ville, on entend de temps à autre des explosions ou des détonations qui nous font penser à des coups de feu. Mais en lisant les faits divers de la presse quotidienne le lendemain, on ne retrouve que des histoires qui se sont passées dans des quartiers plus loin dont il est impossible qu’on puisse entendre quoique ce soit là où on est.

Les gens se demandent que fait la police. Durant les événements de la FIGN, les foyers malagasy ont compris que théoriquement la force de l’ordre veille sur les gens et leurs biens… pratiquement, c’est une autre histoire.

Tous les soirs, en ville, il y a toujours une voiture garée dans la rue qui se fait cambrioler. Un autoradio, une batterie ou tout autre chose de valeur relative qui traine, même à l’abri des regards, disparaissent. A quelques mètres de là, il y a soit une patrouille de police qui effectue le contrôle des papiers des personnes et des véhicules. Et à quelques mètres de là, il doit sûrement avoir un commissariat de police.

Je me demande dès fois, comment réagissent les forces de l’ordre et les militaires lorsqu’ils regardent des séries américaines comme les NCIS, les experts, le Mentaliste et autres. Comment les médecins réagissent en regardant Dr House ou à la limite Greys Anatomy. J’imagine que beaucoup veulent bien se mettre dans la peau de Jack Bower dans 24heures chrono.

De l’autre côté, je pense que les bandits s’inspirent de Fast & Furious, Ocean 11 ou 12 ou encore de Braquage à l’italienne pour ne citer que ceux-là. Ils copient, adaptent au contexte local et ils améliorent. Avec le commerce provenant de la Chine, il est tellement facile de se procurer des micro-caméras, des GSM Jammer ou des GPS jammer. Je ne vous apprends rien, tout est sur le net maintenant. Sauf qu’en Chine c’est moins cher qu’en Europe. Bref…

Souvent, je suis amené à assister à un cocktail dînatoire ou une cérémonie ou autre festivité qui se déroulent souvent tard dans le soir. Les parents me disent toujours de faire attention et finalement avec toutes les histoires qu’on entend, la vie à Antananarivo est, chaque jour, un miracle grâce au Seigneur Jésus!

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Antananarivo Miblaogy, ce 23 Decembre 2011 à 19 heures au Chillout Café

21 décembre 2011 by saveoursmile  

« Antambl » Kesako me direz-vous. Rassurez-vous, ce n’est pas du « «loza amin’atambo » , encore moins une invitation pour passer à table (quoique :)#antambl est le hashtag sur twitter pour couvrir le prochain évènement « Antananarivo Miblaogy » – qui en est à sa huitième édition (tiens, au fait, il semblerait que je ne sache plus compter, on en est à quelle édition maintenant ?).

Cela se passe au Chill Out Café à Ambondrona, ce vendredi 23 décembre 2011, à partir de 19 heures.

Qu’est-ce qu’un Antananarivo Miblaogy ?

En gros, c’est une rencontre AFK (Away From Keyboard) ou IRL (In Real Life) qui a regroupé, initialement, les bloggeurs qui se trouvent à Antananarivo. Mais le public a bien évolué depuis

Tu peux lire les récits des Antananarivo miblaogy antérieurs (version 7, version 6, version 5). Je suis sûr que les autres online-addicts complèteront les liens pour les versions antérieures (je me sens un peu paresseux pour faire un roll-back … Timeline, es-tu là ?)

Je te vois tout de suite en train de te demander si c’est un évènement exclusivement réservé aux bloggeurs : bien que ceci n’engage que moi, je pense que l’évènement accueille autant des bloggeurs, que des twitter-addicts …Allez, on ne mord pas ;)

Comment se passe un Antananarivo miblaogy ?

Euh, comment les geeks et autres online-addicts passent leur temps ensemble ? En général, cela se passe autour d’un verre (qu’importe le contenu d’ailleurs). Certains y viennent pour raconter leurs expériences, d’autres s’échangent des trucs et astuces tandis que la plupart viennent pour mettre un visage à un pseudo, d’autres font de la pub de leurs projets (eh oui) … En tout cas, la majorité se marre et passe du bon temps ensemble. Rien de formel.

Si tu projettes de venir, j’aurai juste une requête (qui ne reflète que ma perception personnelle des choses, et qui n’est donc pas une « règle« que les organisateurs ont imposé ): un Antananarivo Miblaogy est supposé être une rencontre AFK, de grâce, le monde peut bien vivre sans live-tweet et autres status updates facebook, foursquare et autres google plus … Serait-ce trop demander ? (de toutes façons, tu peux t’étendre de long en large sur le sujet sur ton blog ultérieurement-avec photos, videos et autres anecdotes à l’appui)

Tiens, on arriverait peut-être à se mettre d’accord sur la traduction de «tweet » en Malagasy cette-fois-ci.

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Sinoa namono malagasy : endrika isehoan’ny fahasarotam-piainana eto Antananarivo

23 novembre 2011 by Mitiyu  

Tabataba, horakoraka, hazakazaka, poa-basy… izany no hita sy re nanodidina an’iny faritr’i Behoririka iny nanomboka ny talata mitatao vovonana ka hatramin’ny maty masoandro. Ny antony dia nisy sinoa roa voalaza fa namono sy nandratra ny mpiasa tao aminy. Hatramin’ny hariva moa dia voalaza fa maty io mpiasa voavono io saingy voalazan’ny emmoreg tamin’ny fahita-lavitra kosa fa velona soa aman-tsara izy.

Tsy ny zavatra nitranga no mbola averina ho tantaraina eto fa ezahina fakafakàna ny antony mety nahatonga izay zavatra nitranga izay.

Etsy an-daniny, ireo sinoa dia fantatra fa matoa izy ireo tonga manokatra varotra eto Madagasikara dia tsy noho ny asa fanasoavana velively fa ny itadiavam-bola. Manararaotra ny tanjaky ny mpandraharaha sinoa eran’ny Afrika, eny fa eran’izao tontolo izao mihitsy aza.Tsy fantatsika na misoratra ara-dalàna ara-panjakana na tsia ireny fivarotana ireny. Adidin’ny tompon’andraikitra no mijery izany.

Etsy an-kilany, dia misy ireo mpiasa malagasy izay manaiky ny hiasa amin’ireny sinoa ireny, dia satria noho ny fitadiavana sy ny tsy fahampian’ny eo am-pelatanana ka manaiky izay karama omena eo eny fa na dia zara aza fa manodidina ny fito alina izay karama farany ambany izany ka tsy maro amin’izy ireny no tsy misoratra amin’ny Cnaps sy Ostie ary tsy manana taratasy fifanarahana arak’asa na « contrat de travail » akory.

Raha ny fitantaran’ny mpanao gazety izay tena nitranga omaly dia fantatra fa noho ny taratasy hosoka na feno takosona nataon’ilay mpiasa rehefa nivarotra kapa vitsivitsy izy no nahatonga ny gidragidra.

Omeko tsiny avy hatrany ilay mpiasa malagasy sy ireo mpiray tsikombakomba aminy noho izany hosoka sy halatra izany raha tena nisy tokoa fa tsy fanendrikendrehina. Ary omena tsiny ihany koa ireo mpividy malagasy izay napanao ireo mpiasa malagasy.Afaka mitory tsara ireo mpivarotra sinoa satria halatra sy fanaovana hosoka izany.

Omena tsiny mafimafy ihany koa ireo sinoa nikasi-tanana satria dia voararan’ny lalàna izany. Azony natao tsara no nitory sy nandefa teny amin’ny polisy ireo mpiasa malagasy raha tena voaporofo fa nisy ny hosoka sy ny halatra. Tsy azony atao kosa anefa ny mamono mandratra. Ary afaka mitory ireo voa atria fikasihan-tànana sy fandratrana izany.

Karama ambany dia matin’ny kolikoly? Noho ny tsy fisiana dia lasa manaonao foana? Laza fahazaran-dratsin’ny fiaraha-monina ny bizina sy ny halatralatra madinidinika? Lasa ohatra ho an’ny vahoaka ve ireo mpitondra sy manakaiky fitondrana toa lasa tafita sy manana tampoka amin’ny lafiny mbola maizina ka mampanitatra hevi-dratsy ny malagasy ambiny?

Izy daholo izany rehetra izany ary toy ny soavaly tapa-kofehy ny Vahoaka ka izay ohatra hitany eo ihany no ianarany ary rehefa tsy manampy azy hahita izay hoarapaka ny mpitondra dia lasa manaonao foana izy ireo. Tsy misy ny asa? Vitsy ny asa? Sa tsy ampy trai-kefa sy mari-pahaizana izy ireto ka dia mionoma amin’ny zava-misy. Mba fantany ve fa misy ireo vahiny fotsy fihodirana miasa eto amintsika no mikarama avo zato heny mahery noho izay raisiny isam-bolana? Tsy vitan’ny malagasy ireny dia tsy maintsy ataon’ny vahiny? Sa miasa kokoa ny malagasy raa ohatra ka vazaha no sefo? Sa fantatry ny karaàna fa rehefa vazaha no atao tompon’andraikitra eo dia mampisokatra ny tsena amin’ny ireo orinasa hafa tantanin’ny vazaha?

Ny zava-misy androany aloha dia hita sy tsapa fa miezaka ireo tompon’andraikitra eo anivon’ny fivondronana na ny CUA izany. Miezaka mampirindra ny fifamoivooizana sy manala ireo mpivarotra mampitohana sy mampikatso ny fifamoivoizana. Ny any ambonimbony no mbola mila fihezahana amin’ny fanomezana asa, fampianarana sy fitaizana ny mponina, amin’ny fanomezana azy ireo hanina sy rano madio sy ara-pahasalamana ary indrindra amin’ny fitsboana. Aorian’izay ilaina ihany koa ny fananana trano fonenana mendrika sy fiaraha-monina ary fandriam-pahalemana azo antoka. Mbola tsy ampy na tsy misy mihitsy ireo.

Na ny olona mana-katao aza dia mahatsapa fa mora lany kokoa ny vola amin’ireo karazan’entana mitovy tao anatin’izay roa taona izay. Tadidiko fa tamin’izahay mpianatra dia mahatadidy fa ampahafolon’ny vola lany amin’izao fotoana dia efa ampy ary indraindray aza misy ambiny. Tsy azo ampitoviana noho ny trangam-piainna tsy mitovy saingy azo atao ohatra ahatsapana izany fahalafosan’ny vidim-piainana izany.

Fantatry ny ankizy ankehitriny ve fa io vola vy tsy ampiasainy firy sy tsy tiany io dia nahafahana nandeha « bus » nandroso sy niverina sy mbola ividianana mofo gasy sy ramanonaka tamin’izany andro izany, izay tsy dia lavitra loatra? ankehitriny raha izany no tiana ho azo dia fara fahakeliny arivo ariary no vola mila entina.

Ka manaitra ny tompon’andraikitra fa tsy olona madinika indray no ampitahorina grenady mampandats-dranomaso sy basy atao tifi-danitra. Tsy izay no tena olana fa olana avy any ifotony mihitsy io. Aleo ny malagasy rehetra hihinana sy hialoka sy hianoka am-pahalemana.

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Tout à moindre prix

4 octobre 2011 by Mitiyu  

La question qui s’est posée en amont de ce post était: « est-ce que les produits de luxe ont-ils leur place à Madagascar ». Cela a quand même soulevé un long débat durant une soirée de de retrouvailles entre quelques anciens d’un institut de renom assimilé à une école de commerce. En faisant l’état des lieux, un groupe de personne constate que le marché de l’immobilier semble ne pas connaître la crise. Par ailleurs, les bijouteries d’Antaninarenina aussi semblent faire face à la situation actuelle (malgré le grogne d’une de mes connaissances parmi eux), de nouvelles galeries commerciales viennent d’être lancées du côté de Pacom Andranomena et de Tana Water Front Ambodivona.

Oui, mais … en voyant de près les marchandises qui y sont vendues. On constate qu’effectivement ce sont des produits de luxe pour le malagasy moyen mais peuvent être qualifiés d’entrée ou de moyenne gamme dans les pays developpés. (c’est un peu l’anecdote des marques Jennyfer et Morgan pour les jeunes filles pseudo-snobs de la capitale, no comment).

J’étais en train de regarder l’Oro de Nokia, ce téléphone plaqué or qui ne figure pas encore parmi la gamme Vertu qui sit dit en passant affiche une forte filiation avec la marque Nokia. En parcourant les magasins et boutiques de Behoririka et de Soarano. Je constate qu’il y a de moins en moins de magasin qui vendent des produits de marques connues au niveau international. Je parle des Samsung, des Blackberry, des IPhone ou encore des LG. On constate qu’il a de plus en plus de marque créée comme des Naza, Q7, Techno, GTech et autres. Ces derniers se substituent à des produits de contrefaçon chinois et se positionne comme étant plus fiable que ces derniers. On peut s’en procurer dès 40 à 60mille Ariary.

A côté je vois des marchands de tongues avec divers coloris et motifs qui semblent s’écouler plus rapidement que les vieilles collections de Churchs ou à la limite de San Marina, de Minelli ou encore de Heyraud que certains importateurs vendent à prix fort avoisinant le triple du prix en France. En descendant du côté de la station Shell de Behoririka, on constate des marchands ambulants qui s’improvisent en artisans, renforçant les sandales et les chaussures en simili ou au mieux en véritable cuir, avec des coutures assez résistantes à la place de la colle utilisée à l’usine chinoise qui les ont fabriquée. Pour couronner le tout, on vend avec les friperies les chaussures neuves made in china et des sweet shirts made in Madagascar, fraichement sortis des usines franches malagasy.

Le point commun de tout ce qui marche assez rapidement? un prix faible et un coût presque raisonnable pour le portefeuille du malagasy lambda. L’idée du « mora » et non pas du « moramora ». C’est à dire, ce qui est toujours le moins cher. On essaie d’acheter malin, mais certains à force d’être radins finissent par payer deux fois pour le même bien.

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Ianao no heriko…

30 septembre 2011 by Mitiyu  

Tsy dia mahazatra loatra angamba ho an’ny mpitoraka no miresaka fivavahana amin’ny blaoginy. Ary nahatsapa ihany koa ny tena fa tao anatin’izay taona maro nanoratana izay dia tsy mbola nisy na indray mandeha aza nisaorana sy niderana an’Andriamanitra noho izay soa rehetra nomeny sy izay fanampiana nataony hatrizay.

Midera sy mankalaza Azy aho ankehitriny fa lehibe Izy ary mahagaga ny zava-bitany. Tsy dia ireo karazan’olona mivavaka dia miandry fahagagana tsy akory ny tena fa saingy mino sady miasa. Kanefa dia maro ireo zavatra fantatra fa tsy vita raha ny herin’ny tena irery no manao azy, raha tsy nisy ny fitsimbinana sy ny fitantanan’Andriamanitra Ray sy Zanaka ary Fanahy Masina.

Misy namako izay efa ela no noezahiko notarihina mba hino ary antenaiko fa ho tonga iany izay fotoana izay rehefa kasihin’ny fahasoavan’Andriamanitra izy. Toi même tu sais.

Eto aho dia mahatsiaro tarika mpanao rap iray izay. Tsy mpihira rap evanjelika izy fa manana hira iray mahafinaritra ahy izay hoe « Ny Avo ». Ifampizarako aminareo ny tonony :

« Misaora ny Avo Indrindra fa nomeny tongotra mamindra
Misaora ny Avo Indrindra fa nomeny tanana kinga
Misaora ny Avo Indrindra fa nomeny vatana tomady
Misaora ny Avo Indrindra fa ny tany lavitry ny ady
Misaora ny Avo Indrindra fa nomeny filaminana
Misaora ny Avo Indrindra fa ny vava tsy tapaka mihinana
Misaora ny Avo Indrindra fa mbola mahita mangirana
Misaora ny Avo Indrindra fa manana asa ifikirana
Misaora ny Avo Indrindra manan-trano isitrihana
Misaora ny Avo Indrindra fa manan-damba isikinana
Misaora ny Avo Indrindra fa manam-bady iankinana
Isaorako ny Avo indrindra ‘zay natoa izao ahy
Isaorako ny Avo indrindra nanome ny aingam-panah
Isaorako ny Avo indrindra mety ijoro ho mpiaro ahy
Amin’ny fakam-panah sy ‘zay mety ahazo ahy
Misaotra Mankasitraka Mankatelina »


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vers une numérisation excessive de la société urbaine

20 septembre 2011 by Mitiyu  

La vie dans les villes est, semble-t-il, plus enrichissante qu’ailleurs. On peut s’enrichir financièrement qu’intellectuellement. Un peu moins moralement, certes et on peut aussi beaucoup perdre. Quoiqu’il en soit, l’écrémage de la ville sur les autres localités a toujours montré les nouveautés et les tendances.

A Madagascar, dans plusieurs localités, bien s’habiller se résume souvent à être propre et se mettre en jean. L’image d’un gentilhomme endimanché que l’on connaît actuellement n’est pas toujours fréquent dans les villages ou dans les communes rurales. Les couleurs criardes et tape à l’oeil y sont légions.

Ici, il n’est pas question de richesse car on rencontre assez souvent des notables riches mais souvent mal habillés – si on se réfère à l’esthétique et à l’image conformiste de la mode urbaine – avec leur gros pull-over ou le Malabary traditionnel – à l’image archaïque et désuet – ainsi qu’un chapeau de feutre ou encore des collecteurs de produits de rente et de bois précieux avec leur gros 4×4 habitant dans une case en « Falafa » et ne possède même pas le confort minimum qu’ils trouvent souvent futile voire inutile.

A l’opposé, il y a la jeune fille de la ville, très coquette, très à la mode et habillé des dernières tendances vestimentaires mais qui a du mal à relier les deux bouts et espère surtout s’en sortir grâce à ses études ou à une fructueuse rencontre pouvant aboutir à une relation stable et durable ou à la limite à un nouveau contact. Tout ceci pour introduire l’effet de mode et les nouvelles tendances que l’on rencontre en ville.

En passant près d’une banque assez populaire du continent africain, je constate qu’il y a une longue file alors que l’établissement possède trois guichets automatiques de banque à l’extérieur. Le premier GAB est en maintenance, un mot d’excuse remplace le traditionnel menu, le second qui se trouve à côté n’est pas non plus opérationnel et un logiciel antivirus s’affiche à la place du menu classique. tout le monde attend donc sur le troisième GAB.

En même temps, je vois à la dernière page d’un célèbre quotidien une annonce relative au M-banking ou la banque mobile. C’est un concept qui a été démocratiser par les trois grands opérateurs mobiles du pays, grâce à leur offre : M-Vola pour Telma, Airtel Money et Orange Money. En voyant cela, je me souviens d’un groupe sur Facebook qui milite pour qu’on puisse effectuer un paiement PAYPAL à Madagascar. J’ignorais même que c’est encore impossible, moi qui souhaitais acheter des marchandises sur le web.

Hier soir, le journal télévisé d’une grande chaîne internationale a parlé d’un parti politique dénommé « Pirate Party ». A Madagascar, ce genre de nom pourrait être l’événement à thème très tendance d’un club de service, mais à Berlin, en Allemagne ils viennent de gagner des sièges à la suite d’une élection. C’est une révolution qui se met en marche.

Les éléments du puzzle se mettent en place et on assiste à une numérisation massive de la vie quotidienne de l’homme moderne. après la vague des réseaux sociaux et des différentes avancées techniques, l’homme crée ses propres faiblesses et ses propres maladies. Comment peut-on rassurer en permance le titulaire d’un compte qu’avec cette nouvelle technologie et avec les cracks boursiers permanents presque quotidiens son argent est toujours disponible à tout moment. Comment peut-on rassurer les usagers que le GAB n’a pas sorti les billets demandés mais néanmoins le compte a été débité. Comment peut-on rassurer l’utilisateur que l’argent envoyé par mobile money ne disparaisse ou ne sois modifié en cours de route si jamais il y a une grosse attaque informatique contre l’opérateur. Etc.

Tout cela renforce petit à petit l’hexakosioihexekontahexaphobie de certains. C’est – dire, la crainte du nombre de la bête dans l’Apocalypse de Saint Jean. (cf. Apocalypse 13 : 15 -18 : « 15 Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât, et qu’elle fît que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête fussent tués. 16 Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, 17 et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. 18 C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six. »)

Mais le problème n’est pas encore là. Le principal problème réside dans le fait que toute cette dématérialisation appuyée par une numérisation massive risque de plus polluer qu’on le pense mais risque surtout de faciliter la délinquance numérique, comme tout est maintenant presque lié. Imaginer un seul instant que tout cela tombe en panne (ça peut arriver : satellites HS, fibres optiques HS, dispositif numériques neutralisé par un programme malveillant ou  hardware HS,…) quelqu’un a t-il fait un « back up » physique (tenue de compte manuelle, dans les livres comme jadis) comment récupérer les données à un instant « t » si jamai cela arrive et la différence entre ce qui a été récupérer et ce qui était vraiment là avant l’accident…

« Amisavisaina ny ratsy iavian’ny soa » comme on dit (en prévoyant le pire scénario on anticipe et tout va bien) mais il faut savoir anticiper, connaître à l’avance les différentes combinaisons d’événements qui peuvent se produire et avoir une solution adéquate à chaque événement.

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