hevitra sendra nandalo
7 juin 2010 by Mitiyu
Nalefa tamin’ny haino aman-jerimpanjakana tamin’ny faran’ny herinandro teo ny fanombohana ara-pomba ofisialy ny faha-50 taona nahazoan’ny malagasy ny fahaleovan-tena. Hita sy tsapa fa natao am-pahamehana ihany raha ny zavatra hita sy re tamin’izay nitranga teny Andohalo.
Ny voalohany aloha dia somary gaga avokoa ireo namadibakika onjam-peo raha nahita seho nitranga mivantana nalefa tamin’ny fahitalavitra sy ny vata fandraisam-peo. Dia samy nifampanontany hoe inona io? fa misy inona? Raha tsy nihaino ny kabary dia tsy fantatra hoe fanombohan’ny fankalazana ny faha-50 taona nahazoan’ny malagasy fahaleovan-tena.
Tsy ampy na ihany koa tsy nisy mihitsy ny serasera momba iny hetsika iny. Mety hoe matahotra ho takon’ny ady baolina kitra goavana izay mitranga atsy Afrika Atsimo angaha dia tsy maintsy natao na ihany koa mety efa tara nefa tsy maintsy hatao dia nalefa? asa aloha, tsy misy mahafantatra isika.
Ny faharoa dia ny fahazakan’ny herinaratra ny zava-maneno sy ny entana mila izany tamin’io fotoana io. Tsy nifampiresahana tamin’ny JIRAMA mialoha sa sendra ny erikerika tsy nampoizina ka nampisy olana teknika? sa kosa tsy nisy teny nifampiarana tamin’ny tompon’andraikitry ny fanamisam-peo sy ny haingon-jiro isankarazany fa notampohina? asa koa aloha fa ny zavatra hita tsy dia lavorary no fantatra. Izany ve no fanajana izany fahatsiarovana ny nahazoana ny fahaleovantena izany, koa tsy hihomehezan’ny taranak’ireo izay nanome izany hoe rariny raha tokony mbola tsy nomena sanatria? Dia malahelo sy menatra ny tena…
Marihina fa teny ivelan’ny tamboho ny ankamaroan’ireo valala tsy mandady harona raha sendra mba nivoaka nijery izany hetsika izany izy ireo. Dia ny vahoaka dia vahoaka eny foana izany aloha ka mety tsy hahagaga raha zaran’ny sasany aza miaka-dapa mba hamenona harona ireo hanina natokana ho an’ny manankaja izay nasaina.
Ny farany azo ambara mba tsy hanaovana fanakianana be fahatany tsy mampandroso dia ny sary famantarana. Tsara raha jerena amin’ny lafiny teknika izy ity saingy dia somary gaga ihany satria ny sary voalohany tonga an-tsaina raha vao mijery azy dia sarina foza… Tsy dia ilay fozaorana nalaza volana maromaro tsy akory soa ihany satria dia efa lasa resaka politika no niafaran’ito biby iray ito. Fa drakaka izany mba hanazava azy bebe kokoa.
Ny fahafantarana ny foza dia biby tsy mandeha mahitsy (droiture), kaodikaody ny maso, manongo sy miketoka be fahatany, ary ny sasany moa dia tsy miaina raha tsy amin’ny toerana maloto… enga anie ka tsy nanana izany hevitra izany ny mpikanto tamin’ny nanaovany izany. Roa tokom-bolana sisa dia tonga ny fety, mbola afaka miketrika tsara hahandro hahamasaka izay lanonana hatokana ho an’ny vahoaka sy ny manam-boninahitra ny mpikarakara. Omano tsara hisorohana ny tsy ampoizina sy mba hilanona tsara ny malagasy tsy vaky volo.
Tsetsatsetra tsy aritra ary hevitra sendra nandalo iny. Ka trafon-kena ome-mahery : am-bava homana, am-po mieritra.
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Le malgache a-t-il besoin de la démocratie?
2 juin 2010 by Mitiyu
Une idée qui a bel et bien été ancrée dans la tête du malagasy lambda est qu’il faut une démocratie à Madagascar. Après la République de Madagascar, on a insérer le terme pour ambitionner une République Démocratique de Madagascar. Les questions que l’on se pose sont :
- n’y a-t-il jamais eu de démocratie à Madagascar?
- pourquoi une démocratie?
- a-t-on réellement besoin de démocratie dans le pays?
Il y a un an et demi de cela, le mouvement TGV a transformé le stade de verdure d’Ambohijatovo en une place de la démocratie. Son utilisation reste néanmoins ambigue et son appelation n’est plus très utilisée actuellement. D’ailleurs, à chaque fois qu’il y a une menace de manifestation de la part d’une des trois mouvances, il y a toujours au moins trois camions remplis des forces armées qui interdisent l’entrée du parc aux manifestants.
On parle souvent d’élection, une manifestation de la démocratie. Si nous analysons les issus de certaines élections et l’impact social, économique ou politique de certaines élections à Madagascar on peut se demander si on a réellement besoin de la démocratie car en fin de compte on lave le cerveau du peuple « manipulé », on leur explique qu’ils sont malheureux et on leur demande de descendre dans la rue au nom de la démocratie.
Avec la démocratie, on met aussi en avant la liberté d’expression. Est-ce que cette liberté d’expression existe-t-elle à Madagascar ou est-ce qu’on doit toujours se cacher derrière une autre identité ou sous la ligne éditoriale imposée par le patron de presse pour mieux s’exprimer en toute quiétude? La liberté d’expression peut être la voix du peuple comme la voix d’une entité. La liberté d’expression est une arme dangereuse qui peut faire basculer l’opinion publique.
Dans ce cas, le peuple reste-t-il souverain, détient-il le pouvoir collectivement? Est-ce qu’il quelqu’un qui peut et qui est attribué pour porter et apporter au pouvoir en place sa voix, ses demandes, ses attentes et surtout ses besoins? Le pouvoir entend-il la voix du peuple, celle qu’on qualifie de la voix de Dieu?
Depuis la crise, le pouvoir en place, malgré quelque lutte intestine, tente tant bien que mal d’instaurer l’ordre dans le pays. Les bois de rose sont exploités sauvagement et tout est médiatisé, la circulation à Antananarivo ressemble plus à un parcours de combattant dans un jeu vidéo où les moto, scooters, taxi be et piétons font la loi tandis que les automobilistes roulent avec quiétude avec les voitures importées de Hong Kong, de Maurice, d’Afrique du sud dont la direction à droite reste interdite par le code de la route… Les marchands qui font aussi leur révolution en s’installant, non plus sur les trottoirs mais dans la rue même si on ne cite que le nouveau marché de la route de la petite vitesse ou le long de Soarano-Behoririka et le marché de jeudi de Mahamasina où les vendeurs arrivent devant la porte des riverains.
Heureusement, on instaure petit-à-petit la démocratie sur Internet via les sites web de la diaspora et des entreprises locales. Mais là encore, quelques informations dérangent et on chuchote fortement qu’une certaine entité proche du pouvoir pense prendre des mesures « anti-démocratiques » concernant la toile, les bloggueurs, les portails et le net malagasy en général (suivez mes yeux…)
Mais le malagasy a-t-il besoin de la démocratie? sait-il où il veut aller et comment va-t-il y aller? Est-ce que ce peuple qui agit et réagit par sentiment (olon’ny fo) qui oublie assez vite les leçons d’hier peut-il être laissé seul au gré de sa volonté?
Madagascar a besoin d’un dirigisme socioéconomique adapté à une économie libérale appuyé par le respect et la discipline, chose que la majorité des malagasy ne supporte pas. Lors que je parle ici d’un dirigisme socioéconomique et non pas seulement économique, j’exclus un régime totalitaire qui oriente la décision socioéconomique. Il s’agit ici de trouver le modèle adapté à la situation du pays, benchmarké si on veut, mais propre au pays et non pas théorique comme ceux qu’on enseigne dans les bancs des universités. Les syndicats ne visionnent pas la voie à prendre? le groupement n’arrive pas à se projetter à long et très long terme? les entreprises conduisent à vue et le peuple se demande toujours de quoi le lendemain sera fait?
réadoptons le DIRIGISME SOCIOECONOMIQUE le temps de sortir de l’obscurité.
Mais la condition sine qua non est que l’Etat lui même sait où l’on veut aller et où l’on va. Il y a une différence. L’économie est, avouons-le, rançonnée par l’aide extérieure et les groupes de pressions étrangères. Le social se retrouve dans le même sac car les projets de développement sont monnayés en échange de certaines conditions. Si l’Etat sait où il veut emmener son peuple et s’il sait communiquer aux différents groupes de pression qui lui tient le couteau dans la gorge que là où il veut emmener le pays toutes les parties son gagnantes mais en premier lieu le peuple, il y aura sûrement moins de stress, de pression et d’incompétence.
Il faut dire aussi à ces Etats ou groupes de pression qu’il est plus intéressant de travailler avec un pays économiquement fort et dont le pouvoir d’achat de la population peut se permettre de consommer les produits proposés qu’une population qui se demande où est-ce qu’elle va trouver son pain quotidien et qui se limite à travailler pour ne rien économiser mais juste survivre. Le fait est que certains groupes redoutent le retour de manivelle, une sorte d’effet boomerang.
Et tout cela risque d’effacer le semblant d’illusion de la démocratie existante. La question à laquelle il faut se concerter actuellement est celle où l’on se demande quelle sera la situation post-démocratique car c’est actuellement la voie générale de tous les pays que ce soit les pays pauvres ou les pays riches. Nous ne vivons plus dans un contexte bipolaire nous sommes actuellement dans une situation multi-bloc où les pays occidentaux et les anciens pays colonisateurs revoient leur copie et révisent leur cours de géopolitique.
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13 mai 1972 – 13 mai 2007 – 13 mai 2010
12 mai 2010 by Mitiyu
Ito misy arsivam-pitataram-baovao iray ifampizarako aminareo. Anisan’ireo tapa-porohana sisa tsy may tamin’ireo sombim-baovao nangonina sy notahirizin’ireo haino aman-jery izay tsy misy intsony na tsy manana izany tahiry izany intsony ankehitriny noho ny antony samihafa. Lahatsoratra notontosain’ny mpanao gazety iray tamin’ny 13 mai 2007 ho fanamarihana ny fahatsiarovana ny faha-35 taona nisian’ny hetsiky ny taona 72.
« 13 mey 1972 – 13 mey 2007. Feno 35 taona katroka androany ny tolom-bahoaka izay nampirodana ny Repoblika voalohany.
Tany am-boalohany dia noheverin’ny mpitondra fa tsy dia inona loatra ny zava-nisy. Nisy ny fihetsiketsehan’ny mpianatra niantomboka tamin’ny faha-22 n’ny volana janoary 1972 izay niatombohany dia tsy inona fa ny fandavan’ny governemanta miandraikitra ny ara-tsaina tsy hampivoatra ny fianarana tao amin’ny fianarana ho dokotera tao Befelatanana.
Niainga tamin’io hetsika io ny 13 mai 1972. Nanampy izay sy nampitatra ny raharaha ny zava-nisy teo amin’ny firenena tamin’io taona io. Ankoatr’ ilay raharahan’ny MONIMA tany Atsimo izay nitranga tamin’ny 1971 dia teo ny lafiny sosialy. Nandritry ny dimy taona, lasa dia nitombo avo sasaka ny tanora tsy nanana asa. Na dia ireo nanana diplaoma aza tamin’izany dia voakasik’izay. Ny ampahatelon’ireo nanana diplaoma dia tsy nahita asa nifanentana tamin’ny fahaizana nananany.
Raha teo amin’ny sehatry ny fampianarana izay ihany dia hita fa nandringa ny sekolim-panjakana izay sekoly nolazaina fa natao ho an’ny olon-drehetra nefa raha jerena dia natao ho an’ny zanaky ny mpanan-karena. Ary nihelohelo tao anatin’izany ny fanjanahana ara-tsaina izay mbola ahazoan’ny fianarana frantsay bahana. Teo ny fanjakajakana ataon’ny mpampianatra frantsay sasany izay nibahana ny fanagasiana ny fampianarana sy ny fanamboarana ny fotoana fialan-tsasatry ny mpianatra.
Tsy teo amin’ny sehatry ny fampianarana ihany no nanahiran-tsainan’ny vahoaka, indrindra ny mpianatra tamin’io taona io, fa teo ihany koa ny lafiny toe-karena dia nahatsapana ny fisian’ny endri-panjanahana vaovao entin’ny frantsay, hany ka nahalao ny valalabemandry. Hany ka tsy ny mpianatra ihany no nirotsaka an-dalambe fa na ny ray aman-dreny ihany koa. Rehefa samy niziriziry nitana ny heviny ary ny roa tonta am-bolana vitsivitsy, an-daniny ny mpianatra nanao fitokonana – izay ny teto Antananarivo no nanomboka azy ary dia nitatra tany amin’ny faritany izany – ny volana aprily, ankilany ny tompon’andraiki-panjakana, dia niha-henjana ny raharaha.
Ny alohan’io sabotsy 13 mey 1972, izany hoe ny zoma 12 mey, dia heno tao amin’ny fandefasam-peom-pirenena fa nosamborina ireo mpitarika ny fitokonan’ny mpianatra ary nakatona ny sekoly rehetran’ny ambaratonga ambony sy ambaratonga faharoa. Ny sabotsy marainan’ny 13 mey dia saika ho eny Ambohitsaina araka ny fanao araka ny fitokonana ny mpianatra teto Antananarivo nefa nosakanan’ny FRS izay nanao satro-by sy nirongo fiadina izy ireo.
Saingy nentanin’ny fitakina ny rariny sy ny eritreriny tsy nandry noho ireo namany nolazaina fa natao sesi-tany tany Nosy Lava ireto mpianatra ireto ka nirohotra nankeny amin’ny araben’ny fahaleovan-tena indray. Analiny maro ireo mpianatra tafavory teo hitaky ny famotsorana ireo namany izay voatana ary na dia tsy teo aza ireo mpitarika nahazatra azy dia filaminana tokoa no niseho ary vahoaka marobe no tonga nanotrona azy ireo. Ny sasany aza tonga hitady ireo zanany tsy nody ny alin’iny. Ny sasany kosa tonga hanome hery ny zanany teo.
Tamin’ny 10 ora maraina dia nitoraka grenady mandatsa-dranomaso ny FRS ka nahatonga ny fikorontanana sy ny ady saritaka ary nipoaka ny balan’ny fiadiana mamono. Tamin’io dia voalaza fa nisy 19 no maty tamin’ny mpianatra ary 7 tamin’ireo mpitandro ny filaminana. Tsy lazaina intsony ireo naratra izay notanterina tany amin’ny hopitaly nangatahan-drà tamin’ny fanamafisam-peo.
Tamin’ny iray ora sy sasany tolakandro dia niala tany Ranomafana, provansin’i Fianarantsoa ny filoha Tsiranana ka tonga tamin’ny helikopterany ary nisidina ny vahoaka izay nihotakotaka.
Tamin’ny 4 ora dia nanao filaharam-be ireo ray aman-drenin’ny mpianatra nankeny Tsimbazaza nangataka fiarovana ho an’ireo zanany tao amin’ny Ministeran’ny atitany kanefa voasakana ary voatery niverina nihazo an’Anosy ary tonga tao amin’ny araben’ny fahaleovan-tena indray.
Tamin’ny 7 ora sy sasany hariva dia nanao fanambarana hentitra ny filoha Tsiranana, izay kabary vao maika nampiakatra ny tambavin’ny vahoaka ary dia fanaovana antso samy hitandro ny filaminana no namaranany ny kabariny.
Tamin’ny 9 alina dia re fa nodoran’ny sasany ny birao sy ny trano fanaovana printin’ny gazety Le Courrier de Madagascar ka kila tanteraka.
Ny ampitson’iny, izany hoe ny alahady 14 mey dia mbola vory marobe teo anoloan’ny lapan’ny tanàna ny vahoaka ary dia teo no nanapahan’ny mpianatra hevitra fa ho dorana ny lapan’ny tanàna na dia nandà izany aza ireo ray aman-dreny sasantsasany izay tonga teo. Teo amin’ny rihana faharoa no nanombohan’ny afo ary dia kila tanteraka izany lapan’ny tanàna izany.
Tamin’io andro io ihany koa no nandrenesana fa nametra-pialana ny maha-Minisitry ny Fampianarana azy Andriamatoa Laurent Botokeky ka nosoloina an’Andriamatoa Norbert Ranohavimanana izay Filohan’ny faritany tany toamasina.
Tamin’ny 10 alina dia nanao fanambarana io tompon’andraikatra vaovao io ary nampanantena ny mpianatra fa atomboka ao anantin’ny filaminana sy fahatonian-tsaina tanteraka ny resaka.
Marihana fa ny 18 mey 1972 no voatery nametra-pialana ny filoha Philibert Tsiranana ary nanome ny fahefana feno an’i Jeneraly Gabriel Ramanantsoa hitondra ny firenena.
Izay raha amin’ny ankapobeny ny raharahan’ny tolom-bahoaka tamin’ny 13 mey 1972. Kihon-dalana tsy azo adinoina eo amin’ny tantaran’i Madagasikara satria làlana nahafana’ny Malagasy nanilika tamin’ny ampahany betsaka ihany tokoa na dia efa azo aza ny fahaleovan-tena ny miendri-pangejana sy ny fanjanahana vaovao na ilay antsoina hoe « Néocolonialisme » izay napetraky ny frantsay. Dingana voalohany ihany koa io anefa ho an’ny vahoaka malagasy hanamarihany ny fialany amin’ny fahazanany eo amin’ny sehatra maro sy indrindra ara-politika amin’ny hitantanany ny fireneny amin’ny ho avy. »
Izay ilay fahatsiarovana ny faha-35 taonan’io tolom-bahoaka io.
38 taona aty aoriana, niverina nisokatra ny gazety Le Courrier de Madagascar ary efa ho tafajoro indray izany lapan’ny tanàna voadoro tamin’izany andro izany. Nandroso ve ny Malagasy? Mino marina ve isika fa tena mahaleo-tena ary mahatapaka sy mahatoa ireo sori-dalana tiana enti-mampandroso ny firenena sa dia miankin-doha tanteraka amin’ny fitantanana an-kolaka ataon’ireo firenena matanjaka samihafa?
Raha ny tsapa sy ny hita dia mbola lavitra ny dia ka mila fihezahana mafy sy maro ny malagasy. Ataon’ny lazom-piainana varina sy vendrena noho ny fitadiavana ka tsy mahita izay tena mitranga marina eto amin’ny firenena, ary tsy mahatsapa akory fa misy ireo vitsivitsy mandrovi-tsihy no manararaotra ny tsy fahatsapan’ny sasany ka mampamoritra sy mampilofika ny valalabemandry ka mangalatra sy manangon-karena amin’ny fomba tsy ara-drariny, lavitra ny tombotsoan’ny be sy ny maro.
Vao vita tamin’ny alahady teo ny FIM na ny Tsenabe iraisamp-pirenenan’i Madagasikara. Ho an’ireo izay afaka nijery teny an-toerana dia mety ho lasa ny saina misafosafo loha ka hiteny fa tsy misy ny olana. Fa dia fiarabe vaovao sy matanjaka no mameno iny arabe andaniny sy ankilany ary afovoany izay mampitohy ny lalam-be sy ny tokotanin’ny « Centre de Conférence International » etsy Ivato. Ary rehefa tafiditra ao anatin’izany tsenabe izany dia mahatsapa fa mbola vitsy sy marefo ireo orinasa malagasy na tantanin’ny malagasy raha oharina ami’ny ireo orinasa vahiny na tantananan’ny vahiny.
Efa ho azy izao ny faha-50 taonan’ny nahazoana ny fahaleovan-tena. Izay fahaleovan-tena azo an-taratasy saingy tsy mbola nisy fotoana tena nahatsapana fa mampiabo ny fahavitan-tenan’ny malagasy (« autonomie » na ihany koa « autosuffisance »)
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L’impact économique et les coûts cachés de la psychose créés par l’insécurité grandissante
On se demande souvent si les gens sont réellement conscients de l’environnement dans lequel ils vivent. Est-ce que les Tananariviens sentent et vivent toujours la crise et les conséquences immédiates de la post-crise (si post-crise il y a)?
Trois week-end de suite, quelques indiscrétions de la force armée ont fait savoir qu’il va y avoir un attentat ou plus précisément un coup d’Etat. Le week-end pascal, des gens déconseillaient l’emprunt de l’axe Ambohimalaza – Mantasoa pour la traditionnelle sortie du lundi de Pâques.
Le week-end d’après, après la réunion de quelques officiers, on ne sait où, on déconseillait aussi aux jeunes de sortir le samedi soir. Finalement, ce dimanche 18 avril 2010 on martèle à la télé que des réservistes ayant préparé un coup d’Etat au Palais de Mahazoarivo ont été arrêtés. D’après les différentes interviews officiels, les interpellations et les arrestations effectuées jusqu’au dimanche soir sont au nombre de 19.
La psychose provoquée par l’insécurité semble freiner la consommation et pousse plutôt les ménages à épargner le peu d’argent qu’ils possèdent encore. La situation incertaine, le tâtonnement ainsi que la conduite à vue de certains responsables ne rassurent pas du tout les malgaches (ainsi que les étrangers).
Déjà, à 20h du soir les rues sont calmes et désertes. Quelques minutes après, il y a les camions semi-remorques transportant les containers qui entrent en ville et perturbe temporairement ce calme et après plus rien. Les magasins ferment relativement tôt, les travailleurs font de moins en moins d’heures supplémentaires faute d’indemnisation ou de peur d’une malencontreuse aventure sur le chemin du retour.
Il est devenu plus sage de ne plus trimbaler sur soit des objets de valeur, si peu qu’ils soient, ou encore des billets de banques. Du coup, fini les achats impulsifs et les petites courses de dernières minutes faute de moyen disponible. Par ailleurs, les jeunes font plus attention à leur dépense car craignant toujours le pire. Et si jamais? …. et si jamais? La joie de vivre reste toujours mais flamber n’est plus d’actualité.
Ainsi, la plupart de la population active se sert la ceinture : limitation et révision des frais de déplacement et/ou du budget carburant et par conséquent il y a aussi une limitation des sorties, des rencontres et des visites. On assiste aussi à une réduction du budget de restauration et une tendance à la baisse du taux de fréquentation des lieux de divertissements. Et ce contrairement à la tendance qui pousse les tananariviens à sortir lors des différentes festivités, car là c’est vraiment différent car ponctuel.
La baisse de la consommation peut aussi entraîner les entrepreneurs ou les entreprises à limiter leur budget au niveau de la rémunération variable, ce qui entraîne une diminution du revenu variable et non pas fixe des salariés. Et de l’autre côté de l’entreprise, la baisse de la consommation des ménages réduit le chiffre d’affaire et risque de porter préjudice au niveau du compte de résultat de celle-ci.
La quantité commandée par les entreprises se trouvant ainsi diminuée, le volume acheté arrive tant bien que mal à supporter les coûts fixes de la société et le prix de revient à l’unité s’en trouve augmenté. D’un point de vue général, on assiste fatalement à une inflation qu’on essaie de camoufler tant bien que mal grâce à une guerre de communication sur l’indice de prix et des chiffres non expliqués du taux d’inflation et de son glissement annuel.
Un exemple concret de l’obligation de la baisse de consommation due à l’insécurité est le règle exigé par les taxi-brousses de la RN7 de ne pas du tout utiliser son téléphone portable tout au long du trajet sous peine d’être suspecté d’informer les bandits de la route nationale.
Dans la ville en général et dans certains quartiers chauds en particulier, on interdit aux épiceries et aux bars de fermer leur établissement au plus tard à 21h si ceux-ci avaient la possibilité d’ouvrir leur porte assez tard dans la nuit.
Ainsi, grâce à une réorganisation personnelle de son portefeuille, le tananarivien lambda limite les nouveaux achats de vêtements, de biens d’équipement, d’eau et d’électricité car même en temps normal la facture de la JIRAMA reste toujours pressive pour le portefeuille. On commence à aller au travail à pied, on termine l’essentiel du travail pour pouvoir arriver sain et sauf à la maison, on limite les « tso-drano » (et oui alors hein!) qu’on donne lorsqu’on est invité à un mariage etc. (à la limite on annonce qu’on regrette de ne pas pouvoir y assister et on fait des économies de carburant, de coût de coiffure, on n’achète pas de nouvelles robes et de nouvelles chaussures ou encore de nouveaux sacs, etc. et c’est mieux ainsi, quelle idée aussi…)
En regardant avec un peu de recul, quelques entreprises seront ainsi touchées indirectement ou directement aussi minime qui soit : la JIRAMA (quoique toujours gagnant je trouve malgré la communication sur les différentes pertes successives), les compagnies pétrolières et les sociétés de transports, les coiffeurs, les magasins de vêtements, de sacs et de chaussures (et accessoirement les magasins de parfums, de chapeaux, de cravates, de chaussettes, de dessous…), les salles de fêtes et les différents espaces, …
Tous les jours, on évite les gargotes et les restaurant et on préfère emmener son hotpot ou autre récipient contenant son repas préparé à la maison (économie sur le déplacement car on reste au bureau et dépense moindre car on prépare le repas et non pas qu’on l’achète)
Bref, …Le tableau n’est pas rose. Et contrairement à d’autres pays qui ont voulu faire face à la crise financière mondiale grâce à l’appui et à la relance de la consommation, à Madagascar on semble tout à fait ignorer ce point et on communique que le niveau d’insécurité n’est pas du tout alarmant. Car en plus de la crise financière mondiale, il ne faut pas non plus oublier les conséquences du début de la crise de l’année dernière.
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Mpanotra mahay…
16 avril 2010 by Mitiyu
Mpanotra mahay
Rehefa miresaka momba ny hotra na massazy ny tanora taloha sy ny vitsivitsy ankehitriny dia zavatra hafa mihitsy no azo an-tsaina rehefa firenena vitsivitsy ao Azia ao no resahina. Hafa mihitsy mantsy ny fomba fanorana any amin’izany firenena izany raha oharina amin’izay mety fantatra sy fahita fa misy eto Madagasikara.
Tao anatin’ny volana vitsivitsy anefa izao dia variana ny tena fa somary niova na nivoatra ny fomba fanotra misy eto Madagasikara, indrindra fa ny eto Antananarivo. Miha-mitombo tsikelikely ireo fampahafantarana sy dokam-barotra madinika amin’ny gazety mpiseho isan’andro.
Indro misy lahatsoratra iray hita tao amin’ny gazety mpivoaka isan’andro iray : « J.F jolie, massage à domicile, à l’Hôtel, tout type de massage : bodybody, sensuel, turc, californien, thaï… »
Maromaro izy ireo no ohatra izany ao anaty gazety ao. Misy ny hita eny amin’ny pejy voalohany toa ireo orinasa tantanan’ny tatsinanana na ihany koa ireo orinasa malagasy matanjatanjaka. Ary ny somary osaosa na miafinafina kosa dia any amin’ny takila « antso » any anatiny no misy azy ireo.
Toerana maro no efa manomboka fantatra fa misy azy ireo eto Antaninarivo raha tsy hilaza afa-tsy ny ao Soarano, na Faravohitra, na Ambondrona, na Ampandrana, na Ampasanimalo, na ihany koa Ambohibao. Ireo aloha no tena hita sy re fa tsy ambakan’izany ny any amin’ny takona rehetra any.
Inona no mety nampirongatra izy ity ? Araka ny eritreritra dia zavatra roa lehibe no tena hita sy tsapa fa nampirongatra ito asa vaovao tsy dia vao mahasadaikatra ny mpifady ity. Voalohany aloha ny korontana misy eo amin’ny firenena ka mampihena ireo mpanjifa ny mpiasan’ny alina. Hany ka tsy maintsy miova ny lahasan’ireo vehivavy ka misy mahatsiaro fa miha-mihaja kokoa izany amin’izay fotoana izay.
Ny Antony lehibe faharoa dia ny fifaneraserana amin’ny sinoa sy ireo firenena aziatika. Misy ny malagasy mandeha any Bangkok, Gungzhou, Jakarta, Macao na Hong Kong ary misy ireo asiatika tonga mifindra monina sy mampiasa vola eto Madagasikara. Ny fifaneraserana no manitatra ny saina sy mampitsiry zava-baovao ny olona. Ka misy ireo malagasy efa nanandrana tany no mitady mitovitovy amin’izany rehefa mody, ary misy kosa ireo vahiny no mizara kolotsaina hafa.
Raha tsiahivina dia toa nisy korontana teo amin’ireo nampalaza ny hotra amin’ny alalan’ny safosafo ka nahatonga ny tompon’orinasa nametraka izany tany amin’ny OMAPI. Nisy ihany koa ireo vehivavy niasa tao amin’ireo orinasa sinoa na malagasy sasany no naneho ny tsy fahafaliany rehefa voaroaka ka namoaka tamin’ny gazety ny fisian’ireo toerana ireo.
Rehefa nanontanian’ny mpanao gazety na ny olona mpifandray amin’ny aterineto moa ireto mpampiasa taloha dia nanambara fa nanao firaisana tamin’ny « client » ireto vehivavy mpanotra ka noroahina satria tsy azo ekena ny zavatra toy izany.
Nisy andian-dahatsoratra nivoaka tamin’ny gazety isan’andro iray ihany koa nilaza fa rehefa tonga amin’ireny toerana voalaza etsy ambony ireny ianao dia aseho sary maromaro na karazana «catalogue » ahafana misafidy ny mpanotra izay vao miditra amin’ny efitra samihafa. Asa marina moa izay tena mitranga ao ambadiky ny tsy hita maso ao.
Tsy misy ny asa adala, hoy ny fitenenana, saingy ny asa mamoha fady kosa no tandrenama mba tsy atao na dia mahantra sy mandia fotoan-tsarotra aza i Gasikara.
Saingy misy ihany kosa ireo efa tena maty hanina amin’ny fanorana mahasalama toy ny ataon’ny Homeopharma izay mbola tsy nisy nahenoina feo ratsy aloha hatreto. Na ihany koa ireo mpanotra Ayurvedique, Shiatsu sy ny karazany hafa izay lazaina fa manadio no mahasalama.
Enga anie fotsiny tsy ilay karazana hotra toy izay mahazo ny mpamily fiara iombonana na ireo karazana kolikoly iadin’ny Bianco no hahasalama anao.
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Ne plus rester un pays d’échantillon
15 avril 2010 by Mitiyu
Sur le marché international, Madagascar est plus ou moins connu pour ses produits de rentes, ses produits halieutiques, ses produits artisanaux ou encore pour son écotourisme. La vue d’un joli letchi, d’une robe bien rouge et sans aucune trace de souffre ainsi qu’une bouche bien juteuse et bien sucré, dans un Mall en Europe a ravivé ma fierté nationale et mon patriotisme. C’était il y a une dizaine d’année de cela.
Les letchi arboraient fièrement le label « Letchi de Madagascar » . Mais malheureusement, depuis trois ou quatre ans, ces même letchis de Madagascar sont moins étalés dans ces mêmes grandes surfaces durant la période des fêtes de fin d’année. Et pour cause, la robe est devenue moins rouge mais plus verte grisâtre et la chaire est devenue moins juteuse. Heureusement que ce n’est pas encore le cas pour les « Crevettes de Madagascar »
On parle depuis quelques jours de la reprise voire de l’appréciation de l’Ariary face aux principales devises telles que le Dollar Américain ou l’Euro. Un économiste interviewé à la radio R a expliqué tant bien que mal que c’est grâce en partie à la diminution du volume des importations. Je trouve que si c’est vraiment la raison et non pas une manipulation purement communicationnelle et financière, ce sera une bonne nouvelle pour notre balance de paiement qui reste déficitaire de partout.
Bref, c’est une opportunité de parler d’exportation en général et de la qualité des produits exportés en particulier.
Les artisans et les petits industriels de l’île rouge reçoit régulièrement, via ou non de la Chambre de Commerce, des demandes d’échantillons. Il peut s’agir de confection, d’objets de décorations ou encore de produits industriels.
Souvent, ces échantillons sont vraiment d’excellente qualité. Une bonne finition, un goût raffiné et une approche de la vision et norme européenne et américaine. Et la meilleure chose qui puisse arriver à ces entrepreneurs malgaches c’est de décrocher un gros contrat.
Hélas, pour certains, on n’arrive toujours pas à assurer la continuité de la commande. Soit à cause d’une faible capacité de production et la non maitrise de la qualité de production de certains sous-traitants, soit à cause du délai imparti on arrive tant bien que mal à gérer son temps et dans la précipitation on bâcle la finition et limite le contrôle qualité.
Dans tous les cas, lorsque la livraison n’est pas conforme à la commande suivant la marge accordée aux produits défectueux dans la commande (souvent zéro), le client renvoie la livraison et/ou ne relance plus la commande. Quel dommage pour le pays car malgré le quasi absence de barrière à l’exportation, la rentrée de devise ainsi que la création d’emploi due à ces différentes commandes auraient pu être bénéfique.
Mais la dernière édition du Tour de Madagascar nous a quand même révélée l’existence de la marque STRAWBER, une des marques prestigieuses des jantes en fibre de carbone exportée par la grande île (Strawber une traduction maline de Fraise pour Groupe Fraise, j’imagine)
Vivement avec la relance de la marque des voitures KARENJY une option de qualité adaptée au marché national en vue de servir un produit d’identité sur le marché international.
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Rétrospectives des dernières années
Avec les événements du 29 mars 2010, j’ai décidé de ne plus discuter ni de la vie politique ni de la crise socio-économique qui existent depuis plus d’une année à Madagascar. Ceci pour la simple raison qu’en parler ne fait qu’assombrir le tableau qui, à priori, devrait restituer la réalité et le quotidien des malagasy à Madagascar.
Avec ces cinq années de blogging, je refais un tour au sein du blogosphère malgache et des madagascarophile et je me rends compte que la situation dans laquelle on vit tous les jours n’a pas du tout changé mais seulement il y a l’espoir en moins. Je n’aimerais pas souligner que cela a dû s’empirer depuis car je ne veux pas comparer des périodes sans indicateurs ni de repères fiables et comparables.
En 2005 – 2006, tous les bloggers étaient très motivés pour poster (je ne parle pas de la majorité des blogs-photos que l’on retrouve sur Sky mais plutôt de la majorité de ceux qui écrivent réellement en s’efforçant de respecter le grammaire et l’orthographe de la langue de rédaction choisie Lerreur est humaine des fautes mineures par-ci par-là sont tolérables, moi-même j’en fais ;D ). Ces bloggers avaient plein d’espoirs, d’optimismes quand à l’avenir de leur patrie, de leur vie. Avec le rythme actuel, je constate qu’il y a de moins en moins de cet entrain, de cette énergie, de cette volonté qui anime tout un chacun. Cela peut refléter la réalité actuelle, que ce soit à Mada ou ailleurs. Les temps changent…
Nous venons de célébrer ou plutôt de commémorer hier le 63ème anniversaire de la lutte du 29 mars 1947. Je viens de lire l’édito de Sobika.com d’aujourd’hui qui se demande si ces années ne sont que du gâchis. Et bien sûr, ceux qui lassent des commentaires ramènent toujours l’édito du site à la situation politique actuelle sans forcément rechercher le raport et les liens logiques avec le thème développé par la rédaction.
Qu’est-ce que nous avons réellement constaté comme nette amélioration en 60ans? Dans quelques jours nous allons aussi traverser la date fatidique du 13 mai (1972) qui, d’après mes souvenirs n’ont jamais été commémorés ou célébrer, tout comme le 14 octobre (1958) date de la proclammation de la République (deux événements différents mais tout aussi historique). A la limite, au grand plaisir des travailleurs et des étudiants, le 13 mai est devenu un jour férié.
Dans quelques mois, Madagascar devra aussi, avec quelques pays d’Afrique, célébrer le 50ème anniversaire de son indépendance… Les médias publiques commencent déjà la sensibilisation par rapport à cet « événement ». Mais tout le monde ignore réellement comment cela va se passer.
En 50ans, on se demande si les africains ont adopté la meilleure stratégie pour leur développement ou pas. Car avec un chronogramme quasi-similaire, les autres pays d’Asie qui ont décidé l’investissement à l’emprunt s’en sortent théoriquement mieux que les autres pays africains. (photo FranceInter)
En moins de quarante ans, le pays a traversé au moins trois grandes crises qui l’a économiquement et socialement affaibli, tout le monde le sait. Mais en moins de quarante ans, la culture et les valeurs de la société malgache ont été largement diluées, voire saccagées comme le sont la majorité des infrastructures érigées par chaque autorité en place. Le peuple malgache est devenu celui qui préfère repartir tout le temps à zéro croyant à une infinité de chance qui peut s’ouvrir à lui.
Le pays a connu trois Républiques, les « Repoblikan’i Madagasikara et la République Démocratique de Madagascar ». Le pays a aussi connu pas moins de quatre chefs d’Etat dont un empêché, un détrôné mais qui a su revenir par la grande porte, un qui – on ne sait plus s’il a démissionné ou pas de son plein gré – un qui a été assassiné sans que l’enquête ait pu réellement aboutir aux yeaux de la population, un qui a enseigné à un un autre ce qu’une haute autorité doit faire puis en guise de copyright a changé le E pour « Etat » en T pour « Transition », etc.
Le malagasy a connu les différentes périodes de pénurie. Je me souviens encore comme si c’était hier durant le régime de Ratsiraka où toute la famille s’inquiétait lorsque le carnet qui permettait d’aller suivre une longue file d’attente pour pouvoir obtenir un peu d’huile ou de riz disparaissait; Je me souviens encore de la période où il fallait que tout le monde s’approvisionne en eau auprès des bornes fontaines des différents quartiers voisins car celui du quartier est momentannément coupée. Je me souviens aussi des enquêteurs qui voulaient taxer un peu plus la famille si les toilettes étaient dans la maison ou encore s’il y avaient des antennes de télévision à l’extérieur de la maison. (et que pratiquement tout le monde mentait un peu) quoique je considère toujours que les taxes et les impôts s’ils sont supportables et moins pressives constituent d’excellents moyens pour contribuer au développement du pays A CONDITION que son usage et son utilisation soit clairement montré ou démontré aux contribuables…
Bref, nous venons, il y a quinze jours de cela célébrer le nouvel an malgache. Une célébration qui tente de revaloriser les us et coutumes locaux, de rehausser la culture et la mentalité commune quitte à friser dans le folklorique. Cette célébration, me ramène encore quelques années avant l’annexion de Madagascar proclammée par le Parlement Français (1896) ou plus loin encore avant que la Reine RANAVALONA III ait été forcée à signer le Traité de Protectorat français à Madagascar (1er Octobre 1895). Je sais que suivant l’histoire écrite et retransmise par tradition orale, l’aide et les conseils des étrangers ont toujours influencés les derniers monarques de la Grande Île. Les Rois et les Reines avaient leur royaume, quelques personnes dans leur entourage ont toujours été cupide ou ont convoitées ce royaume et les étrangers qui ont découvert le pays après les pirates ont été frappé d’égocentrisme qui leur a fait décider de s’approprier de la richesse du pays gratuitement au lieu de les acheter comme s’ils achetaient les esclaves ou les autres produits du commerce classique.
Madagacar a fait quelques pas depuis, mais en avant ou en arrière. Mon quotidien en cette année 2010 est marqué par la médiatisation incessante de l’insécurité. Insécurité réelle car pas plus tard que le week end dernier, j’ai encore été témoin de l’acte de banditisme se sentant totalement impuissant face une organisation criminelle déjà bien rôdée. Et à côté de cela le témoignage des proches qui ont été victime de corruption de la part de certaines personnes bien placées dans la hiérarchie administrative. On ne peut que crier sa colère face à de telles situations.
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