Octobre blogasyphera tour
31 octobre 2007
Conversations … ACTION ! Après Septembre plutôt sportif, Octobre se révèle être tout aussi actif. Oktobra, c’est le mois des actions sur le terrain. Finies les questions existentielles (néanmoins essentielles) sur « pourquoi bloggue-t-on? », bonjour les projets concrets !
On commence avec Foko mené tambour battant par nos quatre bloggueurs activistes . De Kelilalina à Madagascar Tribune en passant par le World Wide Web, ils sont partout à la fois, distribuant ballons de foot d’une main et bons conseils pour se connecter de l’autre.
A l’instar de Foko, Mialy a participé – à sa manière – à la journée du refus de la misère en nous offrant le portrait d’Anselme. L’humilité et la lucidité de cet ancien professeur vous remettent sérieusement à votre place. En écho sonore (et visuel), deux portraits croisés côté hémisphère Nord vus chez Nantenaina .
Octobre, mois de tous les manifestes et notamment celui issu de la dernière garden-party
. Où il est question de développement d’internet à Madagascar , réduction de la fracture numérique et appropriation de l’espace démocratique. (version française disponible ici ou ici )
Ca me rappelle une anecdote. Un collègue informaticien de mon père a une théorie bien particulière. Pour lui, Internet a accompli le rêve du communisme. A savoir un libre accès à l’information, le développement de plateformes collaboratives (wiki, blog à plusieurs mains, etc…)
Mmmh vous avez dit « révolution d’Octobre » ?
On se donnera la main, tous les moins que rien
Y aura du soleil sur nos fronts
Et du bonheur plein nos maisons
C’est une nouvelle ère, révolutionnaire
Fredericks, Goldman, Jones, Rouge
Allez, on profite tant qu’on y est pour faire un petit bonjour aux « nouveaux » bloggueurs Rajiosy, JF et Ikalakely (il y en a sûrement d’autres mais ce billet n’a pas vocation à être exhaustif).
Et par la même occasion un gros bisou à ces deux bouts de chous et demi (félicitations Lilia en passant ) .
De futurs bloggueurs, qui sait ?
PS: mes grosses lacunes en malgache m’ont fait mettre de côté tout un tas de billets tout aussi intéressants les uns que les autres.
Miala tsiny fa mbola misy beaucoup de chemin à faire encore avant que je ne réussisse à écrire un billet en malgache. D’ailleurs si quelqu’un veut compléter ce tour de la blogasyfera en malgache, n’hésitez pas !
Je me déculpabilise un tout petit peu, en voyant que cette question de la langue est récurrente chez mes fellow blogguers ici ou là.
Namana serasera Dago, l’association
22 octobre 2007
Lors de discussion à Antananarivo miblaogy 4.0, j’ai appris l’existence de l’association Namana Serasera Dago, constituée actuellement d’une centaine de membres appelés Namana signifiant ami, issus du site communautaire malagasy serasera.org, tous basés à Madagascar.
Il s’est trouvé que cette association a justement organisé une rencontre le samedi 20 octobre dernier, invitant le fondateur du site pour l’occasion, Hery, et afin de fêter le 5ème anniversaire de namana.serasera.org. J’y suis allée afin de faire la connaissance de cette association jusqu’ici méconnue dans la sphère internet malagasy. Peut-être aussi parce que je dois reconnaître que je suis certes inscrite en tant que membre sur le site serasera.org, mais trouve rarement la disponibilité de le fréquenter assidûment. Mais sur place, on porte justement davantage d’attention à ce genre de sujet, tout comme le concert de Mahaleo que je ne veux surtout pas manquer cette fois!
Les Namana Serasera à Madagascar sont devenus de plus en plus nombreux, et ont au fur et à mesure dépassé la dimension virtuelle pour se rencontrer en personnes. De ces réunions est née l’idée d’aller au-delà d’échanges sur la toile à des activités concrètes et utiles pour le pays. C’est ainsi que s’est officiellement constituée l’association, ainsi que son bureau. Les premiers objectifs ont éte de donner de la visibilité au site communautaire ainsi que leurs membres, afin de constituer un véritable réseau, utile dans les échanges tant professionnels que communautaires voire personnels. En effet, nombre des namana travaillent dans des organismes et sociétés pouvant aider dans leurs initiatives, pour ne citer que Les Nations Unies Madagascar. Read the rest of this entry »
2 octobre | Journée mondiale de la non-violence | International Day of Non-Violence [IDNV 07]
2 octobre 2007
Bien avant la reconnaissance formelle de l’ONU, certains irréductibles avaient déjà choisi le 2 octobre pour célébrer la non-violence au travers la figure emblématique de Gandhi.
A l’occasion du 138ème anniversaire de la naissance du « grande âme » Mahtma Gandhi [2.10.1869 - 30.01.1948 | Mahatma signifie grande âme en langue sanskrit], pour la toute première fois, la non-violence sera célébrée le 2 octobre 2007 au travers d’une journée internationale [International Day of Non-Violence >>].
Par cette résolution du 15 juin 2007 [ONU - A/RES/61/271], l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies déclare vouloir réaffirmer « la pertinence universelle du principe de non-violence .» Au travers de cette célébration de la non-violence, l’ONU désire « diffuser le message de la non-violence, notamment par des actions d’éducation et de sensibilisation .» Ses objectifs sont de « favoriser une culture de paix, de tolérance, de compréhension et de non-violence .»
Bio express : né le 2 octobre 1869 à Porbandar, dans l’actuel État du Gujarat, en Inde, Mohandas Karamchand Gandhi est une personnalité qui a marquée de son empreinte le XXème siècle. De nombreux combatants pour la liberté se sont inspiré et appliqué ses théories de résistance à l’oppression à l’aide de la désobéissance civile de masse [satyagraha] toujours dans le respect de la « la totale non-violence » [ahimsa] qui a mené à l’indépendance de l’Inde; Albert Schweitzer, Martin Luther King, Steve Biko, le Dalaï lama et Aung San Suu Kyi pour ne citer que les plus célèbres. Reconnu comme le « Père de la Nation », la mémoire de Gandhi est célébrée le jour de son anniversaire, le 2 octobre par un jour férié en Inde. Comme de nombreux combatants de la liberté, Gandhi meurt assassiné près de Birla House, à New Delhi le 30 janvier 1948 alors qu’il était en chemin vers une réunion de prière.
[Andro iraisam-pirenenana ho fandavana ny herisetra >>]
[Communiqué de presse - un.org/News/fr-press >>]
[« Mahtma » Mohandas Karamchand Gandhi
chez wiki.org - en FR >> | in ENG >>]
Madagascar est-il un pays démocratique?
29 septembre 2007
Cette année, The Economist Intelligence Unit a sorti un classement de 165 états indépendants et de deux territoires en fonction de leur indice démocratique.
L’étude a été basée sur un concept qui s’appelle « démocratie libérale » qui dans les nuances est différente de la « démocratie électorale » et de la « liberté » au sens large.
Les 5 critères retenus sont:
- excellent processus électoral et pluralisme,
- liberté civile et protection des droits de l’homme,
- bon fonctionnement du gouvernement et de l’Etat,
- la culture politique,
- la participation à la vie politique.
Néanmoins, le critère primordial reste la capacité d’un Etat à organiser des élections libres, justes et compétitives.
Les notes attribuées à chaque Etat vont de 1 à 10. Ceci permet de les classer dans quatre catégories différentes :
- états pleinement démocratiques (de 8 à 10)
- les démocraties défaillantes (de 6 à 7,9)
- les régimes hybrides (de 4 à 5,9)
- les régimes autoritaires (moins de 4)
Globalement, il en ressort que seulement 13% de la population mondiale vit dans un régime pleinement démocratique. Il y a presque autant de population qui vit sous un régime autoritaire que sous un régime démocratique imparfaite. Mais heureusement, plus de la moitié de cette population connaît la démocratie même si bien des choses restent à améliorer.
Je vais vous parler du cas de Madagascar, en particulier.
Madagascar est classé 85ème, à la même place que le Liban. On a une note de 5,82. Ce qui fait de nous un état hybride : entre démocratie et autoritarisme. Néanmoins, on arrive troisième dans cette catégorie derrière l’Albanie et Singapore. Donc, on progresse dans le sens de la démocratie. Sur 167 pays étudiés, on est presque au milieu du peloton. Read the rest of this entry »
Une nouvelle version en préparation
28 septembre 2007
Annoncée depuis longtemps, une nouvelle version de Malag@sy Miray est en cours. Si, si, c’est en cours.
Fotoan-gasy au-delà de toute moyenne assurément! Cela prend plus de temps que prévu en effet, passons les pourquoi, pourvu que cela puisse voir le jour.
Malag@sy Miray pourra donc dans les jours à venir être momentanément indisponible pour la mise en place de la version 3.0, ce dont nous nous excusons par avance. Mais restez branché, cela restera momentané.

Malag@sy Miray tâchera, en plus d’être un lieu d’échange et un blog collectif, d’essayer par ailleurs de devenir un portail de la blogosphère malagasy. Mais soyez patients, les améliorations se feront au fur et à mesure, on compte des geeks doués dans l’équipe mais également des autodidactes pas toujours formaté(e)s informatiquement!
Il faut de tout pour faire un monde…
Sorti de cette phase un « chouia » technique, l’espace sera grand ouvert pour toutes les initiatives, dont pour accueillir comme il se doit les nouveaux membres.
L’île noire
14 septembre 2007
Le héros de Hergé Tintin n’avait pas froid aux yeux lorsqu’il a fallu découvrir les mystères de l’île Noire. Cette fois, il ne s’agit pas de fiction mais de réalité et le compagnon du Capitaine Haddock n’a rien à voir dans l’histoire.
Madagascar était autrefois appelée : l’île Verte. Verte grâce à ses fôrets primaires sa flore endémique et toute la richesse végétale que possédait le pays. Le besoin de l’homme a transformé ce paradis floral en une île rouge. Rouge à cause de la couleur de la terre vu du ciel, rouge car il ne reste plus rien de cette végétation luxuriante que des soupçons de broussailles que même les zébus peinent à se les approprier.
Cette fois, je pense qu’il serait temps de qualifier la Grande île d’île Noire. Noire de par la couleur des cendres qui restent à cause des feux de brousse.
Cette année, ce phénomène, ou plutôt devra-t-on dire ce malheur est alarmant. Pour avoir une certaine idée des surfaces touchées il suffit d’observer sur plus d’une centaine de kilomètres les traces laissées par les feux de brousse du côté de Tampoketsa, vers la route de Majunga; ou encore dans la région d’Amoron’i Mania. Read the rest of this entry »
Travailler autrement
13 septembre 2007
Je visitais à partir de 123 Madagascar des sites sur les thèmes de l’emploi , des prestations de services , et études et conseils .
Sortis des schémas classiques des contrats CDI, CDD ou intérim à 35h ou 39h, des cadences 2/8 ou 3/8, il existe d’autres formules d’organisation du travail qui mériteraient d’être développées à Madagascar en vue de (re)dynamiser le marché du travail .
Voici 3 exemples connus dans la vie active outremer :
1. Le groupement d’employeurs
Il s’agit d’une structure encore peu connue mais en plein développement.
L’organisation comprend des similarités avec une boîte d’intérim, en ce sens où l’on s’inscrit chez un groupement d’employeurs, qui propose un ou des postes adéquats à son profil, et avec qui l’on convient du contrat de travail. Mais les points communs s’arrêtent là.
En effet, deux différences fondamentales les distinguent:
- D’une part, ces deux formules ne répondent pas aux mêmes besoins. Le coeur de métier du travail temporaire est le besoin occasionnel de salariés dû à un surcroît temporaire d’activité ou à l’absence d’un collaborateur. Le groupement d’employeurs répond quant à lui à des besoins pérennes : temps partiel permanent, saisonniers récurrents, techniciens et cadres polyvalents.
- D’autre part, la société d’intérim est une société de services : l’entreprise qui recourt à ses services est cliente et entretient avec elle des relations de nature commerciale. Le groupement d’employeurs est une association : l’entreprise est utilisatrice et membre solidairement responsable.
En quoi consiste la formule du groupement d’employeurs ?
Le code du travail prévoit que plusieurs employeurs, personnes physiques ou morales, entrant dans ou adoptant le même champ d’application d’une convention collective, peuvent se regrouper pour créer ensemble un groupement d’employeurs sous forme d’association loi 1901, dont l’objet est de recruter des salariés et de mettre ces derniers à disposition des membres du groupement.
La formule du groupement d’employeurs concernait surtout le domaine de l’agriculture. Mais elle intéresse aujourd’hui tous les secteurs d’activités : industries, services, commerce, artisanat, professions libérales, associations, etc… Read the rest of this entry »


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