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à des kilomètres de chez soi

J’étais en train d’écouter Emmenez-moi de Charles Aznavour lorsque j’ai commencé à toucher le clavier, souhaitant retranscrire mes souvenirs de jeunesse, les années estudiantines, les années d’insouciance, j’ai commencé à frapper les lettres et aligner les mots, les phrases et les paragraphes. Je me souviens de cette période comme étant l’une des meilleurs moments de ma vie. C’étaient les années des premiers amours, durant lesquelles rêves et désillusions se marient et se succèdent, les années de la fin de l’adolescence et le début de la vie d’adulte, mais aussi les années des premiers « jobs », ces activités professionnelles qui ne sont pas sensées en être une.

« Je perds la notion des choses » disait la chanson, sauf que ce n’est pas un verre qui est actuellement à ma main mais les touches rectangulaires, arrondies, de mon clavier blanc et gris qui m’aident à exprimer mes sentiments.

« sans aucun remords » comme le mentionne aussi bien les textes de ce morceau, ni regrets, sauf à quelques exceptions près. Ces moments de jeunesse m’ont permis de sortir du nid et de voyager. Le voyage ne figurait pas vraiment parmi mes passions. Mais on m’a appris à apprécier chaque instant de la vie, chaque découverte, le moment présent ainsi que les opportunités qui se présentaient à moi et j’en suis reconnaissant.

  • Rêver, oser, parti

A un moment de sa vie, il est nécessaire de quitter son foyer et parcourir le monde selon les objectifs de tout un chacun. Quitter le cocon familial et le confort parental pour apprendre et s’initier à la vie et au monde, à leurs joies et tristesses. Partir pour acquérir de nouvelles connaissances, approfondir ce que l’on souhaite développer dans sa vie et rêver d’un futur meilleur. Rêver, oser, partir. Puis s’implanter, croître, pour mieux revenir? On ne le sait pas, l’avenir nous le dira.

« Emmenez-moi au bout de la terre, emmenez-moi aux pays des merveilles, il me semble que la misère serait moins pénible au soleil!« . La chance m’a été donnée d’être emmené de l’autre côté de la planète, dans des pays différents du mien, lumineux, merveilleux aux premiers regards et où tout était inimaginable au moment de quitter mon pays. J’ai pris goût aux voyages et après ces premières expériences, j’ai continué de mon côté en cherchant d’autres moyens pour atterrir dans d’autres contrés.

  • Gone too soon

Hormis la nostalgie, j’ai une drôle de sensation en pensant à ce qui vient de se passer à la jeune #Andotiana , cette jeune étudiante malgache de Rueil-Malmaison disparue le 09 janvier 2018 et dont le corps a été repêché quelques semaines plus tard dans le fleuve, à Bougival dans les Yvelines. J’ai un noeud dans la gorge et le coeur très lourd. Je suis triste de ce qui est arrivé. Mais je pense surtout aux douleurs de ses parents et de ses proches à des milliers de kilomètres d’elle. J’essaie aussi d’imaginer son ancienne nouvelle vie loin des siens et de ses habitudes, ayant construit de nouvelles repères, de nouvelles habitudes, se faire de nouveaux amis et s’adaptant à un autre environnement que ce qu’elle avait connu auparavant.

Je sais ce que c’est la solitude loins des siens, bataillant chaque jour entre la gestion quotidienne de sa vie et la découverte de l’inconnu. Balancée entre la vie estudiantine et le boulot. Heureusement il y avait les rares visages connus qui nous donnent la chaleur humaine dans ce désert de foule.

Mais je me mets aussi à la place des parents qui envoient sa fille dans l’inconnu, comptant sur les premiers jours des personnes qui reçoivent, famille ou amis, pour indiquer la voie et donner de précieux conseils pour mieux s’adapter. Heureusement, il existe maintenant la technologie qui permet de relier ce qui est distant, de rapprocher ceux qui sont loins.

Malgré tout, osons espérer que ceci est un cas isolé et n’empêchera pas les jeunes malgaches de rechercher la meilleure éducation qu’ils pensent être bonnes pour eux. Et qui sait, comme certains cas, d’y fonder une nouvelle famille.

J'aime ma patrie et je souhaite le bien des malagasy

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