Blogging,  Communauté,  Culture,  Identité,  Langue,  Langue (Fr),  Société,  Témoignages

On vient seul au monde et quand on le quitte aussi, chacun leur chemin

C’est avec ce titre pleine de philosophie, noir pour certain, rempli de vérité pour d’autres, que je commence la rédaction pour cette nouvelle année 2019.

Je me suis toujours posé la question pourquoi les enfants pleurent-ils lorsqu’ils naissent? Je ne me pose pas par contre la question du pourquoi les médecins les tapent pour qu’ils pleurent si jamais ils ne le font pas.

Pourquoi les enfants pleurent en naissant, et pourquoi les proches et la famille pleurent lorsque quelqu’un meurt?

Naitre dans ce monde peut-être comparé à une participation à un jeu constitué de plusieurs niveau, que ce soit dans un jeu vidéo ou encore à un concours de télé-réalité sadique diffusé pour amuser la galerie.

Il existe le niveau débutant, où l’on apprend durant les premières années de la vie à se tenir debout, à s’exprimer et à apprendre ce que les autres qui étaient déjà là avant nous demandent d’apprendre. Selon l’environnement où nous atterrissons, la qualité et le contenu de ces apprentissages seront différents.

Après avoir réussi ce premier niveau, on change d’environnement et de difficultés, les épreuves changent. On essaie de gagner des points, le maximum de point pour se qualifier. On met tous les atouts de notre côté, on tisse nos réseaux, on développe nos capacités. Mais on se fait beaucoup bousculer aussi, les épreuves semblent ingrates, la méchanceté facile de l’entourage éprouve, et en plus des points récoltés on peut aussi recevoir des sanctions négatives. Mais beaucoup essaie tant bien que mal de réussir ce niveau et tente de franchir l’arrivée pour passer au prochain niveau.

Et ainsi de suite jusqu’au « Game Over ». Car à ce « jeu » on n’a pas plusieurs vies… ou très rares sont ceux qui peuvent reprendre là où ils se sont arrêtés!

Avez-vous remarqué que plus il y a de gens qui viennent consoler la famille du défunt plus on a l’impression que cette personne durant son vivant a forcé l’admiration, la convoitise de son prochain ou encore semble s’être occupé plus des autres que de lui-même et les ont compris? tandis que celui qui est délaissé, pauvre et seul, semble avoir, durant son vivant, oeuvré pour une vie marginale, isolée ou n’ayant pas montré les valeurs demandées par son prochain et ses semblables?

Pour moi, ce n’est pas celui qui a eu un bel enterrement ou de grandes funérailles qui a le plus réussi dans sa vie mais plutôt celui qui dans la prochaine vie aura tout le repos et le bonheur que tout homme devra hériter. Car beaucoup de cultures et de civilisations acceptent l’existence d’une vie après celle-ci.

Certes, cela réconfortera toujours la famille de voir beaucoup de personnes venir les soutenir dans ce terrible moment de séparation charnelle; et si possible comme pour la culture Malagasy, de contribuer aux charges relatives à l’événement funeste et à l’enterrement.

Mais rares seront les vivants qui accompagneront celui qui est décédé dans son prochain voyage étherique ou spirituel, selon votre culture et votre religion. Car oui, il en existe. Comme ces femmes que la société veulent brûler lorsque leur maris décèdent, ou encore les témoignages de voyage de groupe dans l’au-déla. Nous ne parlons pas de ces cas mais juste celui où en général la solitude marque en naissant et en mourant.

Où est-ce que je veux en venir? Ce genre de publications dérange beaucoup de personnes. C’est un sujet que l’on n’aime pas toujours aborder et si on l’aborde on le fait dans un cadre médical ou philosophique.

Notre question initiale était, pourquoi les enfants pleurent en naissant et pourquoi les proches et la famille pleurent ou éprouvent un sentiment de tristesse lorsqu’un des leurs quitte ce monde?

La réponse est: ce monde est hostile!

C’est dans ce monde qu’on trouvera beaucoup de difficultés et d’épreuves et l’enfant qui vient de naitre le sait. (ce sera une autre discussion). Il sait qu’il va être éprouvé comme ce qu’un orfèvre va faire pour travailler l’or. La famille est heureuse quand l’enfant arrive car elle sait qu’elle ne sera plus seule et qu’elle a un nouvel ami. Et la famille est triste lorsqu’un des siens partent car elle sait qu’elle se retrouvera seul dans cette difficile vie. On nous éprouve pour voir si on mérite celle qui va venir.

Ce que nous faisons de cette vie est à l’image de ce que sera la prochaine. A chacun de décider.

J'aime ma patrie et je souhaite le bien des malagasy

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.