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Le gagnant sera le perdant, ou la raison du vote sanction

Les deux candidats « finalistes » retenus pour passer le deuxième tour vient de lancer ce jour la deuxième phase de leurs campagnes électorales.

  • La propagande du second tour démarre ce Mardi 04 Décembre

Dans la capitale, Adry Rajoelina a marqué son départ par des publications dans la presse locale (bandeaux à la une et pleine page en couleur dans les pages intérieures) et Marc Ravalomanana par des animations ambulantes « sono mobiles » après le culte au QG à Antsakaviro Bel Air.

Le président sortant, quand à lui, n’a pu recueillir assez de voix pour passer le second tour et il n’a pas non plus donné de consigne de vote à ses partisans ou électeurs. Les quelques autres candidats n’ayant pas obtenu plus de 1% de voix se sont ralliés à Marc Ravalomanana pour la plupart à l’exception de  Joseph Martin Randriamampionona dit « dadafara » qui a préféré appuyé Andry Rajoelina après avoir rencontré initialement Marc Ravalomanana.

  • On dit qu’on n’organise une élection pour la gagner

On sait que le Président sortant ne l’a pas organisé et les observateurs disent que c’est pour cela qu’il n’a pas gagné ces élections. Par ailleurs, le Premier Ministre Christian Ntsay est issu de MAPAR, suite au mouvement sur la place de 13 mai avec les 73 députés TIM et MAPAR et on peut tirer assez rapidement la conclusion par rapport aux deux candidats qui vont passer le second tour. Que cela soit justifié ou pas.

Dans tous les cas, la population Malgache s’est exprimé et a décidé de ne plus reconduire le Président sortant. Ce dernier a perdu en popularité et les derniers mois précédant sa démission ont été marqués par les déboires de son entourage. Bref, on ne va pas y entrer. Pour revenir au cas de « l’Immediate Past President », le Président démissionnaire, nous pouvons dire que sa non-élection correspond à un vote sanction. En effet, les gens en avaient marre de la hausse galopante du coût de la vie, de l’accélération de la baisse du pouvoir d’achat, de la généralisation de l’insécurité mais surtout du mauvais exemple des abus de certains dirigeants et de leur entourage.

  • Analogie France – Madagascar

Cela me fait penser à l’élection de François Hollande contre Nicolas Sarkozy et de l’impopularité de François Hollande durant son mandat. Peut-être qu’il n’était pas vraiment mauvais Président mais que la situation est devenue complexe notamment à cause de la liberté d’expression, les grèves, les réseaux sociaux et le terrorisme. Dans d’autres circonstances plus calme, on l’aurait sûrement qualifié autrement.

Et c’est ce qui nous amène à Madagascar. En 2019, tout le monde saura que l’un ou l’autre de Marc Ravalomanana ou de Andry Rajoelina dirigera le pays et le gagnant sera ainsi le grand perdant. En effet, le prochain Président aura l’épée de Damoclès à sa tête et son mandat ne tiendra alors qu’à un fil, ce au grand bonheur des grandes puissance étrangères à savoir France, Chine, Russie, Union Africaine ou autres.  Ces pays et sûrement d’autres encore vont essayer de retirer leur épingle du jeu en proposant des solutions qui seront loin de bénéficier aux Malgaches et à Madagascar.

  • La Présidence, un cadeau empoisonné?

Nous nous excusons de le considérer ainsi mais le prochain Président devra solutionner à très court terme les maux et les malheurs des malgaches: insécurités de toute sorte (alimentaire, physique, matérielle, etc.), amélioration du pouvoir d’achat, allègement fiscal pour les entreprises et les professionnels, maitrise de l’inflation et baisse du coût de la vie, ainsi que tant d’autres.

Ne pouvant pas proposer ou donner une solution réaliste et pérenne à très court terme, les mouvements sociaux reprendront et continueront; les foyers de tension se créeront à nouveau et la population vivra dans l’insécurité. On reviendra à ce post dans 5 ans et on verra.

Ce qui serait intéressant d’avoir sera une compilation de toutes les promesses de ces deux candidats à l’élection présidentielle et de noter l’élu en fonction de ses promesses en premier lieu mais surtout de l’amélioration dans le quotidien de la masse et de la classe moyenne en second.

Car le gagnant sera le plus grand perdant s’il n’arrive pas à relever à court et moyen le défi de la difficulté de la vie actuelle à Madagascar. L’Histoire le jugera. Et ce n’est pas la peine d’essayer de se « laver » face à l’histoire.

 

 

J'aime ma patrie et je souhaite le bien des malagasy

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