Depuis le mois de février 2018, plusieurs ménages ont beaucoup râlé en recevant la facture de la Jirama relative à leur consommation d’eau et d’électricité du mois de Janvier 2018. Plusieurs articles de presse relatent cette situation, tel que dans l’Express de Madagascar, ou dans Midi Madagasikara ou encore dans Les Nouvelles.

En effet, après plusieurs hausses de tarifs depuis quelques mois déjà, les factures de ce mois a vraiment connu une nette hausse. Un article de Midi Madagasikara l’avait déjà annoncé. On a notamment remarqué que la deuxième tranche a disparu, si avant janvier il y avait encore la première tranche, moins chère, d’une part et la deuxième tranche d’autre part. Il est vrai qu’il existe plusieurs grilles tarifaires mais ce que nous venons d’évoquer est un exemple que beaucoup a pu constater.

Nos nous sommes posés la question du pourquoi et du comment.

Pourquoi cette hausse alors que le pouvoir d’achat des ménages s’effritent et le coût de la vie va encore augmenter avec cette nouvelle hausse. Théoriquement, cette hausse aura un impact sur les marges des entreprises surtout les plus vulnérables et ces dernières vont répercuter ces coûts additionnels à leurs tarifs entrainant la même réaction auprès des autres entreprises concernées.

Nous nous sommes renseignés et nous avons eu comme première explication que « L’ajustement de prix a été apporté pour permettre d’atteindre l’équilibre opérationnel d’ici 2020 » . Si on se réfère à cet interview du Directeur Principal de la Jirama, monsieur Andrianariseheno Razafindranivo, tout le monde doit s’attendre alors à d’autres hausses de facture jusqu’en 2020 au moins.

On dit que la Jirama est déficitaire dans ses offres et pour être déficitaires cela veut simplement dire que son revenu ne couvre pas ses charges. Simple et logique. Il faut donc réduire les charges car les abonnés ne peuvent pas payer encore plus pour le moment.

Une manière de réduire les charges serait logiquement de s’approvisionner à des fournisseurs qui peuvent proposer des produits ou services de qualité adéquate à moindre coût. Que ce soit pour les consommables ou pour les différentes fournitures ou encore les autres charges non mentionnées. Concernant l’approvisionnement de carburants nécessaires au fonctionnement des machines utilisées, nous avons l’impression que la Jirama préfère payer un carburant cher, importé et sensible à la fluctuation monétaire au lieu d’acheter du fuel lourd local, de très bonne qualité (mieux que celui de la Californie 😉 )et moins cher, non influencé par la hausse du Dollar Américain.

En 2015, le Ministère de l’Energie et des Hydrocarbures a déjà émis la possibilité d’utiliser l’huile lourde de Tsimiroro. C’est la société Madagascar Oil qui exploite et produit cette huile lourde de Tsimiroro. Or, en 2017, cette société a été écartée lors de l’appel d’offre de la Jirama (cf. Journal Tia Tanindrazana) malgré l’existence de plus de 160.000 barils de stock. Or, selon le site lactualite.mg, « la société américaine Symbion Power, chargée de la centrale de Mandroseza, avait déjà effectué un test de compatibilité de l’huile lourde de Tsimiroro (100 m3 pendant 48h) avec les machines de la Jirama et le résultat a été positif. Cela n’a toutefois donné aucune suite ». C’est vraiment dommage!

Ce que souhaite chaque abonné de la Jirama est sûrement d’avoir une facture moins salée avec moins de coupures d’électricité et une meilleure service (si on ne cite qu’au moins une des personnes chargées d’effectuer le relevé des consommations arrivent des fois chez les gens ivres, ou encore les agents de sécurité dans les agences Jirama qui sont impolis, ou encore l’irrégularité de la fréquence des relevés, bref…). Pour l’eau, que cela sente moins le Javel et soit plus propre et plus transparent.