Capture d’écran 2015-03-26 à 11.20.03Depuis avant-hier, nous avons constaté dans les quotidiens de la capitale malgache une campagne signée par la Primature. Il s’agit d’une campagne qui incite la population malgache à se respecter, à respecter son prochain, à s’unir et à marquer l’amour pour la patrie par cette solidarité nationale.

Nous avons voulu faire un poste à ce sujet car il est temps d’arrêter les guéguerre politique, la recherche de l’intérêt personnel et le pillage des richesses nationales. Il faut bâtir une Nation qui adhère à des valeurs communes, une image et des pensées positives. Il faut qu tout un chacun à Madagascar puisse vivre dans la paix, la sécurité et la sérénité.

Survive à l’insécurité

Combien de femmes dans la capitale tiennent fermement leur sac lorsqu’elles marchent dans les rues? Combien d’automobiliste ferme complètement leur vitre lorsqu’ils téléphone à l’arrêt? Combien de foyer ont renforcer la sécurité de leur maison? tout cela de peur qu’on puisse leur voler le peu de biens qu’ils possèdent. Tout cela parce qu’une minorité a décidé de montrer des signes extérieures de richesse devant une population pauvre et livrée à elle-même, qui ne fait plus confiance à la force de l’ordre et à la justice et n’hésite pas à tuer pour faire leur propre justice face à un « malfrat » attrapé par la foule.

Les réseaux sociaux comme lance et bouclier

Le peu d’arme qui reste aux jeunes tananariviens reste les réseaux sociaux pour ceux qui peuvent y avoir accès. On y dénonce les injustices, les ingratitudes, toutes les misères que l’on a pu constater un peu partout dans toute l’île. On y partage, souvent au mépris des autres utilisateurs, les sentiments et les ressentiments de l’utilisateur. Car descendre dans la rue n’est plus envisageable, car faute de leader et faute de vision claire, on préfère manger peu et manger mal que ne pas manger du tout (« aleo mihinan-kely toy izay mandry fotsy »)

Sus à l’ennemi!

Il est temps maintenant de rassembler nos forces, de recentrer la bataille pour mieux identifier l’ennemi. Car l’ennemi n’est pas celui qui se trouve dans le camps d’en face, l’ennemi n’est pas celui qui semble nous menacer pour prendre notre place, mais l’ennemi est celui qui agit dans l’intérêt contraire à ceux des 22 milions de malagasy, c’est celui qui profite de la pauvreté, de la somnolence, de l’incrédulité de la majorité de la population pour tenter de s’enrichir « illicitement » ou « illégalement » le maximum possible dans le plus court délai. Il y a des moyens de le faire honnêtement sans profiter de la faiblesse des autres qui veulent réinstaurer le civisme, la droiture, la rectitude et toutes les autres valeurs qui ont fait de la société malgache un havre de paix et de sérénité.

Mais l’exemple doit venir d’en haut.

Les élus, les choisis et ceux qui ont la chance de graviter dans les hautes sphères doivent montrer l’exemple. Un exemple d’honnêteté, où le trafic d’influence, le vol et la corruption n’ont pas eur place; un exemple de bravoure et de nationalisme oeuvrant pour l’intérêt général de la nation et pour tous les malgaches sans exception; un exemple de responsabilité, de savoir-faire et de « capabilité » (néologisme mêlant capacité et habilité) qui agit en permanence pour l’intérêt général du pays et de sa population et non pas pour la poche, le portefeuille et le cercle familial du « dignitaire ».

« Andriana toetra » – Noblesse oblige

Nous ne sommes plus au temps des Rois (et des Reines) mais dans toutes les civilisations le qualificatif « noble » signifie beaucoup. Opposé à « bassesse », la noblesse doit être le qualificatif de tous les dirigeants et de son entourage. On ne parle pas de lignée de sang, non, on parlé ici de caractère, de qualité intrinsèque et de vertu. Le noble était un guerrier, le plus brave et le plus courageux de toute la troupe. Celui qui connait et défend l’intérêt de son clan. Celui qui est reconnu pour diriger le clan selon les valeurs communes et les intérêts communs du clan. Ce n’est pas, celui qui reste derrière et qui laisse périr sa troupe avant d’affronter l’ennemi. Ce n’est pas à l’image du roi dans le jeu d’échec…

Vision

Bref, espérons que la classe politique en premier et la population toute entière en second lieu adhère à cette campagne. Pour la patrie et la nation, mais surtout pour les malagasy.

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