« Gong Xhi Fai Cai » disent les chinois, nous les malagasy, nous disons le plus souvent « Bonne année » ou encore « Tratry ny taona » (traduit littéralement par « L’année vous a rejoint ». Mais depuis quelques années maintenant, il y a eu un effort pour corriger cette phrase et la remplacer par : « Arahabaina nahatratra ny taom-baovao », traduit littéralement par « Félicitations, vous avez franchi cette nouvelle année »).

Dans les Hauts Plateaux, les vœux sont prononcés comme suit : « Sambasamba Andriamanitra Andriananahary, tratry ny taona vaovao, dia ho samy tratry ny arivo taona mitsingeringerina e! » (Je n’ai jamais compris le sens du mot « sambasamba » utilisé ici car en language courante « sambasamba » signifie que ce n’est pas du tout ordinaire, que « pour une fois » quelque chose arrive ou se passe.

Bref,

Ce qui est marrant pour des travailleurs étrangers c’est de constater qu’à Madagascar les vœux ne sont pas seulement présentés durant la première semaine du mois de janvier mais continue plus tard.

La nuit du 31 décembre jusqu’au 01 janvier dans la matinée, chacun envoie des messages à ses proches. On envoie un petit « bonne et heureuse année » par sms, sur Facebook – par mp, sur son mur ou celui d’une autre personne – mais aussi sur Twitter (depuis disons 2006 – 2007)

fankalazana ny taombaovaoLe 1er janvier dans la journée, on appelle souvent par téléphone les plus proches (plus proches que ceux à qui nous avons déjà envoyé plus tôt des sms).

Le 1er janvier dans l’après-midi, on fait le tour des parents ou grand-parents qui nous tiennent à cœur et on continue les deux ou trois week-end d’après. Ceux qui ont fait la fête toute la nuit ignore tout cela car ils croient que le 1er janvier c’est férié et on dort jusqu’à 14heures.

Puis arrivent les successions de présentation de vœux au bureau, dans les diverses associations familiales, dans les associations professionnelles, groupements, etc.

Le hic c’est que une grande partie cale les dates pour le troisième week-end de janvier et là il y a des événements qui se coïncident.

Après, il y a le nouvel an chinois. Même si les malgaches ne le célèbrent pas en masse, malgré l’existence d’une grande communauté métisse chinoise ainsi que de nouveaux arrivants chinois, il s’agit là d’une opportunité pour justifier le retard de présentation des vœux pour ceux qu’on a failli oublier.

Finalement, il y a le nouvel an malagasy, celui qui suit la nouvelle lune dans la constellation de Bélier, si je ne me trompe pas. Cette année, cette célébration aura lieu le 20 mars 2015. Les travailleurs espèrent qu’un jour cette date sera officiellement un jour férié (chômée et payée) dans le calendrier. (image : Fankalazàna ny taom-baovao malagasy)