A la une cette semaine, la zone Euro entre officiellement en récession (ici aussi), le Département du Trésor américain sort les chiffres qui ont été par la suite annoncés par le Président Barack Obama, à savoir une hausse de 22% du déficit budgétaire en octobre. Des manifestations contre l’austérité ont eu lieu en Espagne, Portugal et l’Italie et la Grèce est « en dépression économique aggravée« . Vue sous  cet angle, tout cela ne veut rien dire car par exemple les budgets publics connaissent rarement d’excédent. (Et oui, le contribuable paie toujours pour ses « fonctionnaires », mais malheureusement ce n’est plus vraiment le cas.). De l’autre côté de la planète, la Chine connait un ralentissement de sa croissance économique et risque de souffrir également – on arrive sûrement à un point d’équilibre international qui, blague à part, contribuera à une relocalisation en occident de ses différents investissements. La France est traitée par le magazine The Economist de « bombe à retardement » et le cas de la banque DEXIA risque aussi de faire déraper le déficit public français. En même temps, François Hollande, nouveau Président de la République Française, reconnait l’opposition syrienne comme représentant du peuple et évoque des livraisons d’armes aux opposants de Bachar Al-Assad. Pour finir, Benyamin Netanhyaou, Premier Ministre Israélien et candidat unique à sa succession, vient d’éliminer Ahmad Jabari, le chef militaire Hamas.

Prenons du recul et voyons les choses dans son ensemble. Vue sous cet angle, la machine économique mondiale voit rouge et les différents indicateurs tirent la sonnette d’alarme. Pour l’instant on ne peut pas avancer la théorie du déclin du système capitaliste ni de la chute de l’économie libérale. Mais on risque d’y arriver. Avec 7 milliards d’humains à nourrir, les différents gouvernement doivent adopter une meilleure politique pour l’emploi, pour le développement (durable), pour la sécurité, pour l’éducation mais surtout pour l’approvisionnement des industries en énergie et en matière première. Estimation faite, il y a une potentialité énorme ainsi qu’un marché considérable devant ce nombre élevé de personnes à nourrir, à habiller, à divertir, à protéger, à donner espoir et surtout à encourager à consommer. En effet, il devient un réflexe par nécessité pour les gens d’épargner et de dépenser le moins possible en période de crise, même si paradoxalement, le marché du divertissement ainsi que les achats « plaisirs » et impulsifs semblent prospérer en ces temps.

Les dernières actualités internationales sont moins rassurantes que ce que nous avons l’habitude d’entendre, de voir et d’écouter sur nos médias. Les derniers résultats des élections présidentielles aux Etats-Unis et en France étaient prévisibles. D’une part, les américains continuent de miser sur un démocrate tandis que d’autre part les français choisissent un candidat de gauche pour les diriger. Seul l’histoire nous dira s’ils ont fait le bon choix, nous ne sommes pas là pour juger mais pour analyser.

Ces deux victoires ont été prévisibles car le peuple occidentaux ressentent de plus en plus la difficulté de la vie et subissent un peu plus chaque jour la récession économique et ce de plein fouet. Dans leur politique, corriger-moi si je me trompe, la droite et les républicains ne priorisent pas le social, le pain quotidien de tout un chacun, de quoi subvenir à ses besoins immédiats. Le peuple ne se préoccupe pas non plus de la politique économique, des stratégies aux niveaux des échanges internationales, des avantages économiques accordés aux entreprises, bref, de ce qui ne le touchent pas immédiatement. En temps de crise, ce qu’il recherche principalement c’est la sécurité, la stabilité et ce qui lui permet de pouvoir subvenir à tous ses besoins (principalement primaires).

Le principal problème de chaque gouvernement est qu’aucun semble avoir la volonté réelle de maîtriser les dépenses. On a toujours cette impression de vivre aux frais de la princesse… oups, pardon aux frais des contribuables! Chacun emprunte à celui qui peut leur prêter, à un taux souvent dérisoire ou au contraire astronomique. D’autres préfèrent la planche à billet – attention, danger! – Tandis que d’autres, ayant plus de chance, s’appuient sur les réserves des anciens jours heureux. Les plus malins et les plus autoritaires choisissent d’augmenter les impôts, ils en créent de nouveaux, ils augmentent les existants, et font souvent semblant de baisser quelque part pour mieux augmenter ailleurs.

Il sera ensuite tout à fait logique que pour anesthésier la souffrance de son peuple, le gouvernement attire leur attention sur des événements dramatiques. Ces événement pourront ranimer leur espoir, leur optimisme, leur faisant dire que finalement leur vie est mieux que ce qui arrive. Bref, une solution de facilité est la guerre. SAUF QUE CE NE SERA PAS LA MEILLEURE SOLUTION, loin de là!!! Mais où sont donc les super économistes? Est-ce que les dirigeants politiques continuent de les écouter, de leur faire confiance et de mettre en pratique leurs précieux conseils? Ou bien les intérêts d’un groupe de personnes en vue d’un gouvernement mondial unique sont contraires à ces stratégies économiques?