C’est en pensant à l’augmentation des frais de transport urbain que l’idée a effleuré mon esprit. Je me suis dit que le service offert par les taxibe sont si nul qu’il est surement nécessaire d’exiger un minimum de savoir vivre et de connaissance aux chauffeurs et aux receveurs. Je ne pense pas qu’exiger le diplôme de baccalauréat pour chaque chauffeur puisse arranger les choses à court terme mais l’idée est là.

Et c’est pareil avec les politiciens!!!

Excusez-moi mais je ne vais pas qualifier toutes ces pseudos personnalités de hommes politiques car très peu mérite cette appellation, tant que la majorité ne se sente comme étant juste des politicards…

La comparaison entre le politicien et le chauffeur et le receveur de taxi be peut se résumer dans le comportement « jiolahim-boto » (traduction libre : sauvage, bandit, hors-la-loi) de certaines personnalités. La façon de négocier quelque chose en dehors du domaine politique mais surtout du domaine privé, le trafic d’influence et les abus de biens sociaux de certains, la corruption des autres, bref, pour donner une image claire les termes opposés seront éthique, équité et intégrité. Des termes qui tendent maintenant vers l’utopie. Le chauffeur et le receveur, en général, font des queue-de-poisson dans leur conduite, font une concurrence sauvage en pleine rue se comporte comme des mal polis et surtout ne respectent aucun code, que ce soit celui de la route, les règles de bienséance, le respect du client et j’en passe.

L’éducation reste sûrement, et je l’éspère, le principal point de distinction entre les deux entités.

Alors certes, le CEDS Madagascar et l’IEP Madagascar existent. Mais combien parmi nos chers politiciens les ont fréquentés. Quelques uns me diront, nous, nous avons fait l’ENA, c’est largement mieux. Oui, mais combien d’entre vous? Et comment la population malgache vous perçoit-elle?

Alors il est donc nécessaire de créer cette université politique, qui sera en complément des trois principales écoles mentionnées ci-dessus, où il est nécessaire de s’y former avant de venir sur le terrain. Ce sera un peu comme le permis de conduire de l’activité politique.

On doit y apprendre :

  • les Valeurs ou « soa toavina » (qu’importe, républicaine, démocrate, nationaliste, conservateur, droite, gauche, libéral, … ce sera différent de l’idéologie)
  • l’éthique politique (eh oui, beaucoup ne savent pas ce que c’est ou savent ce que c’est mais ne trouve pas l’intérêt de l’appliquer dans leur vie quotidienne)
  • la procédure parlementaire (je souris souvent en voyant certains « élus » ou « nommés » qui ne savent même pas comment se comporter dans les assemblées, ce n’est pas leur faute mais plutôt au système, on pense qu’être un bon politicien même illettré est suffisant dans la vie politique)
  • la finance et la gestion publique (et non pas la gestion de patrimoine privé)
  • l’économie politique vs la politique économique
  • la politique monétaire
  • le management territorial
  • la gestion des temps de parole (ils sont tous forts en prise de parole en public mais nuls dans la gestion du temps de parole)
  • la géopolitique
  • de géographie voire de géologie (krkrkr)
  • le savoir vivre (le temps des sacs en plastique d’Iavoloha n’est pas complètement révolu) pourquoi pas à leur conjoint et épouse aussi
  • l’anglais, le mandarin et l’arabe (la totalité maîtrise le français, quelque uns le russe et l’allemand, une poignée le japonais ainsi que d’autres langues)
  • une petite révision du système des Nations Unies et des différents organismes financiers tels que le FMI, BAD, WorldBank, …
  • d’autres encore

Je pense que beaucoup sont fort dans la négociation et le leadership donc on peut se passer de ces deux modules. Par ailleurs, il serait important de renforcer leur relation avec les média, l’enjeu stratégique des journaux et des journalistes (si certains ne leur appartiennent pas, bien sûr)

Bref, la classe politique a besoin d’éducation