A l’heure actuelle, très peu de décideurs arrivent à avoir à Madagascar une vision à long terme. En effet, la plupart des entrepreneurs, des cadres et cadres supérieurs qui ont pu discuter avec nous affirment piloter à vue et réagissent ou inter réagissent avec la situation du moment. Mais comme le dit un proverbe chinois (ah bon?) « Dans chaque crise, il y a toujours une opportunité », nous allons débroussailler dans ce sens.

Découvrir les opportunités « légales », tel est aujourd’hui le but de notre post. Car des opportunités, illégales ou bien peu scrupuleuses il en existe, ne serait-ce que les différents trafics qu’on voient le plus souvent dans les journaux. Parmi ces trafics peu scrupuleux, il a les armes, les animaux protégés, les bois précieux, la drogue etc. Nous n’avons aucune raison de nous attarder sur ces filières.

Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est quelle filière ou quelle secteur doit-on appuyer pour soutenir la reprise ou encore pour contribuer à la relance si relance il y aura. (La relance a été maintes et maintes fois mentionné et crié partout et depuis toujours que l’on se perd à la fin)

La filière textile, à cause de la fin de l’AGOA pour Madagascar se doit de chercher un second souffle ailleurs ou d’une autre manière que ce que les usines franches avaient l’habitude de pratiquer il y a quatre ou cinq années passées. Quelques usines ont fermé leurs portes ou faute de marché, écoulent les produits sur le marché local, les différents magasins d’usines qui ont été créées un peu partout ainsi que les petits groupes de ventes privées sur facebook les ont ainsi aidés.

Les produits de rentes subissent de plein fouet aussi la fluctuation du marché international. Les séquelles de la magouille de certains exportateurs de la vanille par exemple ajouté à la concurrence des arômes chimiques sont toujours présentes.

L’exportation de fruits et légumes ainsi que d’autres denrées alimentaires comme le riz, le leetchis, les haricots etc. sont devenus la chasse gardée d’un groupe de personnes et les autres opérateurs en souffre.

L’importation est actuellement freinée par le pouvoir d’achat du consommateur local et de la faiblesse de l’Ariary, faiblesse qui favorise actuellement l’exportation de tout genre (légal ou illégal)

Le secteur tertiaire souffre de trésorerie et se crée un cercle vicieux à cause du système de bon de commande. Sauf pour les consommateurs finals qui doivent toujours payer au comptant ce qu’ils doivent consommer.

L’industrie nationale se fait concurrencer par les produits étrangers, notamment les produits chinois et indiens. D’ailleurs, ils ne se laissent pas faire et les opérateurs tentent une contre-attaque avec le Salon de l’Industrie de Madagascar (juste après la foire Made in China de Media Consulting)

On dirait que seul le marché des ppn et de l’agroalimentaire souffre le moins. A vérifier.

Mais de toute façon, le luxe semble, malgré ce que l’on dit, continuer de faire son bonhomme de chemin. Sont inclus, les destinations touristiques sélectives, les bijoux et autres produits de luxe. (Bon, un ami karana va fermer sa bijouterie et quitte la grande île pour le Royaume-Uni à cause du marché qui est moins prospère, mais à prioir ce n’est pas le cas de tout le monde)

Mais ma question est? Pourquoi l’exportation de riz de luxe est-il devenu prohibée? Combien de malgaches mangent du basmati made in Madagascar ou autres riz de luxe au profit des brisures à 5% de chine ou des stock de Pakistan? Ne préfère-ton pas continuer de redresser la balance de paiement et de nourrir en même temps sa population.

Une autre question que je me pose, pourquoi l’exploitation de certains secteurs reste limité? Comme l’exportation de certains fruits qui font connaître la grande île en Europe ou encore l’importation de certains produits de premières nécessités (ou je me trompe?) comme le sucre, l’huile, etc.

Une dernière question que je me pose, pourquoi au niveau fiscal, demande-t-on toujours à ceux qui font l’effort d’être réglo sans que ces contribuables ne voient pas la contrepartie du paiement de leur impôt ou taxe se concrétiser et qu’on ne force ou à la limite l’informel à se formaliser pour contribuer positivement à l’économie? C’est bien d’être un pays le moins endetté mais c’est mieux un pays qui connait une meilleure croissance et développement grâce à l’appui du secteur formel, à la protection de leur investissement, à la sécurisation effective des biens et tant d’autres bonnes choses que l’on ne découvre qu’en théorie et non à Mada.