A l’heure où la crise malgache semble être interminable et semble ne pas encore voir la lumière au bout du tunnel, une autre crise internationale pourra, d’un moment à un autre, s’ajouter à la crise financière mondiale. Suivant les actualités, on pressent une guerre imminente entre Israël et Iran. Nous n’allons pas analyser les intérêts géopolitique de la guerre mais plutôt son impact dans notre vie de tous les jours.

Actuellement, la population mondiale est estimée à plus de sept milliards. Suivant un précédent post, l’on se pose toujours la question relative à la nutrition et l’approvisionnement de ces personnes. Parallèlement à cela, de grandes nations telles que les Etats-Unis ou La Chine deviennent de plus en plus gourmands en énergie, en matière première, en ressources naturelles et surtout en nourriture. Ce besoin constamment en hausse encourage certains pays à faire des provisions. Ceci afin de prévoir une éventuelle pénurie voire une famine.

L’eau figure parmi les denrées stratégiques et rares. Sa gestion et sa préservation ont déjà constitué maintes et maintes débats et sommets.

La guerre dans cette région de Gaza est devenue habituelle dans les actualités que les gens croient que c’est juste une guerre isolée. Mais l’armement nucléaire, s’il y en a, a bouleversé la donne et donne une autre ampleur à cette guerre probable entre Israël et Iran.

Madagascar est encore loin de la suffisance alimentaire. Nous importons encore du riz, de la farine, du sucre et de l’huile et autres produits de premières nécessité. Nous exportons principalement des produits de rente, des huiles essentielles et leur produits dérivés, des fruits et légumes. Pour l’instant, il ne nous est pas encore possible d’exporter de l’eau, non pas que nous n’ayons pas encore assez mais plutôt pour une raison technique et pratique mais surtout parce qu’on croit que cela ne peut et ne doit pas se faire.

Dans cette insuffisance alimentaire, Madagascar doit faire face à la malnutrition d’une grande partie de la population et donc d’un faible rendement professionnel. Les responsables doivent toujours faire face à différentes maladies des enfants et des personnes dans les endroits retirés en pleine fôret de cactus par exemple mais aussi ceux qui sont dans les campagnes proches des villes.

Un forte augmentation de demande de matières premières tentera les dirigeants à plus exporter et donc à fournir moins à la population locale. Ce qui pourra entraîner une pénurie locale. Une pénurie locale encouragera les importateurs à acheter plus et avec la hausse de la demande internationale, le prix de ces biens connaîtra une forte augmentation, d’où une hausse de prix à répercuter aux consommateurs locaux.

En dépensant plus, le malgache économisera moins et risque même de s’essouffler face à l’inflation quasi pressante. Le malgache s’essoufflera qu’en plus de la crise sociopolitique qui ne se termine pas, une tension sociale voire une implosion risque d’arriver.

Voilà un schéma assez simpliste d’une partie de ce qui risque d’arriver.

Mais ce n’est pas tout.

On sait que les Américains (et peut-être d’autres pays de l’Otan) ont un quelconque intérêt dans cette région. Les américains, nous le savons, ont une certaine affinité avec Jérusalem mais les intérêts diffèrent. D’une part, les américains ont principalement intérêt à ce que la zone arabe ne soit pas perturbé. Il s’agit de la zone où se trouve l’Arabie Saoudite, le Qatar, Koweit et Bahrain. D’autre part, l’armement israëlien risque de ne pas faire face à celui des iranien. Les quelques 1500km qui séparent Jerusalem à Téheran sont moindre et le choc risque d’être très puissant. Donc, Jerusalem n’a pas intérêt à ce que Iran les bombarde.

Si cette zone est perturbée, le marché du gaz et du pétrole le sera aussi. En sachant que l’Iran achemine une grande partie du gaz nécessaire à plusieurs pays dans le monde et que l’Arabie Saoudite et les pays mentionnés ci-dessus figurent parmi ceux qui font la pluie et le beau temps au sein de l’Opep, les pays exportateurs de petrole.

On redoute ainsi un autre krack boursier, voire un effondrement sans précédent qui perturbera tout le marché mondial. Une bonne partie de l’économie est influencée par Wall Street. Une instabilité de Wall Street ainsi que tous les autres bourses du monde sera un catastrophe difficilement contrôlable si on mesure par rapport à l’impact des subprimes aux Etats-Unis ou à la crise de 1929.

La question que je me pose est relatif au résultat d’un dérèglement du marché des matières premières et des marchés boursiers sur l’impact économique et social à Madagascar vue que Madagascar n’est pas directement touché par les crises boursières mais un peu plus pour celles des matières premières ainsi que la tribulation financière et économiques des pays importateurs de nos produits.

Let’s wait and see,