La question qui s’est posée en amont de ce post était: « est-ce que les produits de luxe ont-ils leur place à Madagascar ». Cela a quand même soulevé un long débat durant une soirée de de retrouvailles entre quelques anciens d’un institut de renom assimilé à une école de commerce. En faisant l’état des lieux, un groupe de personne constate que le marché de l’immobilier semble ne pas connaître la crise. Par ailleurs, les bijouteries d’Antaninarenina aussi semblent faire face à la situation actuelle (malgré le grogne d’une de mes connaissances parmi eux), de nouvelles galeries commerciales viennent d’être lancées du côté de Pacom Andranomena et de Tana Water Front Ambodivona.

Oui, mais … en voyant de près les marchandises qui y sont vendues. On constate qu’effectivement ce sont des produits de luxe pour le malagasy moyen mais peuvent être qualifiés d’entrée ou de moyenne gamme dans les pays developpés. (c’est un peu l’anecdote des marques Jennyfer et Morgan pour les jeunes filles pseudo-snobs de la capitale, no comment).

J’étais en train de regarder l’Oro de Nokia, ce téléphone plaqué or qui ne figure pas encore parmi la gamme Vertu qui sit dit en passant affiche une forte filiation avec la marque Nokia. En parcourant les magasins et boutiques de Behoririka et de Soarano. Je constate qu’il y a de moins en moins de magasin qui vendent des produits de marques connues au niveau international. Je parle des Samsung, des Blackberry, des IPhone ou encore des LG. On constate qu’il a de plus en plus de marque créée comme des Naza, Q7, Techno, GTech et autres. Ces derniers se substituent à des produits de contrefaçon chinois et se positionne comme étant plus fiable que ces derniers. On peut s’en procurer dès 40 à 60mille Ariary.

A côté je vois des marchands de tongues avec divers coloris et motifs qui semblent s’écouler plus rapidement que les vieilles collections de Churchs ou à la limite de San Marina, de Minelli ou encore de Heyraud que certains importateurs vendent à prix fort avoisinant le triple du prix en France. En descendant du côté de la station Shell de Behoririka, on constate des marchands ambulants qui s’improvisent en artisans, renforçant les sandales et les chaussures en simili ou au mieux en véritable cuir, avec des coutures assez résistantes à la place de la colle utilisée à l’usine chinoise qui les ont fabriquée. Pour couronner le tout, on vend avec les friperies les chaussures neuves made in china et des sweet shirts made in Madagascar, fraichement sortis des usines franches malagasy.

Le point commun de tout ce qui marche assez rapidement? un prix faible et un coût presque raisonnable pour le portefeuille du malagasy lambda. L’idée du « mora » et non pas du « moramora ». C’est à dire, ce qui est toujours le moins cher. On essaie d’acheter malin, mais certains à force d’être radins finissent par payer deux fois pour le même bien.