Les coûts cachés du délestage

27 octobre 2011 by Mitiyu  

On a souvent l’habitude de grommeler et de tempêter lorsqu’il arrive une coupure d’électricité. Quand on demande pourquoi on réagit ainsi, on n’a pas forcément de réponse, juste parce que cela embête le monde. Mais en quelle manière?

J’aimerais ici vous aider à y voir clair, à connaître et identifier les coûts réels et les coûts cachés du délestage.

Tout d’abord, en ce qui concerne les coûts réels, il faut voir deux aspects : 1. les achats ou dépenses à faire à cause d’une panne 2. les achats ou dépenses à faire pour prévenir une panne.

  1. Les achats ou dépenses à faire à cause d’une panne : Il s’agit ici de faire des réparations des matériels endommagés voire effectuer un remplacement avec du matériel neuf ou d’occasion. Souvent, avant qu’un matériel soit complètement amorti, on ne prévoit pas toujours de le remplacer. à la limite on peut prévoir un budget entretien et réparation. Mais dans tous les cas ce sera une dépense superflue qui n’aurait pas due venir qu’à la fin de l’amortissement matériel au plus tôt. Le bon côté de la chose, c’est qu’on contribue à la consommation en donnant un marché à un fournisseur ou à un réparateur.
  2. Les achats ou dépenses à faire pour prévenir la panne : Dans l’autre cas, comme gouverner (ou gérer) c’est prévoir, on prévoit tout de même d’effectuer des achats supplémentaires à cause du délestage. Soit un générateur du type groupe électrogène ou d’autre matériel fournissant de l’électricité à partir d’autres sources de substitution. Soit une installation supplémentaire, limitant ou prévoyant la coupure de courant grâce à de nouvelles technologies. Ou tout simplement, des batteries de rechange supplémentaire pour l’ordinateur portable ou une lampe rechargeable etc.

Dans les deux cas, une augmentation de la dépense, donc de la charge du foyer ou de l’entreprise signifie une baisse de la marge ou de l’épargne.

Cette partie étant la plus connue, penchons-nous maintenant sur les coûts cachés qui ne sont pas toujours connus ou mis en valeur dans la discussion en général. Considérant trois volets : 1. au niveau personnel et du ménage, 2. au niveau de l’entreprise et 3. au niveau de l’Etat.

1. au niveau personnel ou au niveau du ménage :

Les personnes qui travaillent dans une entreprise qui subit une coupure plus ou moins régulière d’électricité a cette fâcheuse tendance à vouloir rentrer tôt ou à papoter à gauche et à droite en attendant que le courant revienne. Donc ils ont moins de travail à faire. Pour ceux qui sont payer à l’heure il y aura sûrement une baisse de la rémunération ou un différend en vue avec son employeur. Pour ceux qui sont rémunérés au mois, il y aura forcément une baisse de productivité, une baisse de rendement et surtout une manque de compétitivité. Sans mentionner un certain manque d’expérience qui fera sûrement valoriser un candidat concurrent dans une future demande d’emploi.

Donc, l’employeur risque de limiter les avantages et peut décider à prendre une décision qui risque de baisser le revenu de l’employé ou au pire de le ramener au chômage faute de manque de clientèle et faute de charge élevée.

2. Au niveau de l’entreprise : le délestage entraîne déjà des coûts réels et plus palpables comme ceux qui sont déjà cités ci-dessus. Mais les agissements de son personnel aussi entraînent un coût élevé car la baisse de productivité et de rendement ne feront jamais baisser les charges fixes à payer. Donc le taux horaire de l’employé sera perçu comme élevé à payer pour rester compétitif. L’entreprise devient moins ou peu performante, peu productive et manquera de rendement.

Tout cela pourra entraîner une baisse du chiffre d’affaire et par conséquent une baisse des marges car il y aura toujours plus ou moins les mêmes charges, une capacité très limité à réinvestir ainsi qu’une très faible capacité d’autofinancement qui sera en baisse, donc le retour sur investissement aussi sera très lent.

Les dirigeants pourront ainsi prendre une décision radicale. Soit baisser et/ou affecter les différents budgets. Cela entraînera une baisse de la participation et de la consommation sur le marché local. Ils pourront aussi décider de baisser les avantages sociaux voire toucher à la masse salariale d’une manière plus ou moins légale. Cela risquerait de mettre au chômage l’employé. et qui dit chômage ou baisse de revenu dit baisse de la capacité à consommer et donc de contribuer au développement de l’économie. Ce sera le secteur informel qui sera ainsi renforcé avec les conséquences qu’on imagine déjà (délinquances, problèmes sociaux, insécurités, irrégularités, manque à gagner pour la caisse de l’Etat, etc)

3. Au niveau de l’état : une baisse du chiffre d’affaire des entreprises, surtout celles qui sont assujetties à la TVA, feront baisser le paiement de la TVA donc sa contribution à la recette fiscale sera faible. il y aura une baisse de l’IRSA, de l’IBS ainsi qu’une capacité moindre à rembourser les emprunts, donc dettes plus élevées. Donc risque de cessation de paiement aussi quelque part.

Le renflouement de la caisse de l’Etat étant moindre, on craint aussi un déficit budgétaire. Ce sera un cercle vicieux car on restera éternellement dépendant des bailleurs de fonds. à la limite comme les financeurs sont toujours nécessaires au moins qu’on limite la dépendance du pays à ces organismes financiers.

Et on évite de parler la facilité pour les brigands de faire leur mauvais acte avec la panne d’électricité : les alarmes ne fonctionnent plus, certains modèles de téléphone fixe moderne ne fonctionnent pas sans être branchés sur le secteur, donc si jamais le téléphone portable est « low bat » aucun moen de recharger et de contacter la force de l’ordre. etc. Quel scénario ahurissant, n’est-ce pas? Alors mon cher fournisseur d’électricité, qui est-ce qui va payer le pot cassé? Rarement vous je sais…

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Fa lasa aiza ny ambompom-pirenena?

26 octobre 2011 by Mitiyu  

Mahasadaikatra, mahatezitra ny mahita sy maheno amin’ny haino aman-jery fa TSY MISY TIAN’NY MPAMATSY VOLA ireo olona natolotra ho safidianina ho Praiminisitra. SAtria ve any aminy ny vola dia tsy maintsy milefitra sy manao izay safidiny satria matahotra ny tsy hahazo famatsiam-bola? Ary ireo famatsiam-bola azo hatramin’izay ve tena nampiasaina tsara zato isan-jato amin’ny tokony nanaovana izany sadia misy ampahany betsaka mivily lalana, tsy voatery ho vao izao fa na hatramin’izay aza?

Rehefa miresaka famatsiam-bola izay ihany dia tonga ao an-tsaina avy hatrany ny hoe fahantrana. Satria mahantra ny firenena malagasy sy ny vahoaka malagasy matoa miankin-doha tanteraka amin’ny mpamatsy vola. Tsy resahintsika eto ny hoe na ny amerikana aza mindram-bola sy mitrosa amin’ny eropeana, tsy izay fa ny fiankinan-doha be loatra ataon’ny malagasy amin’ny mpamatsy vola no itarihana ny saina.

source : unfpa

Araka ny fantatra dia voalaza fa firenena anisan’ireo fadiranovana i Madagasikara. Raha ny taha navoakan’ny ONU farany dia maherin’ny 76isan-jaton’ny malagasy no miaina ao anatin’izany fahatrana izany. Izany hoe malagasy roa amin’ny telo izany. Ny ho anina androany mbola ho tadivina rahampitso hany ky mitombo hatrany ny faharatsiana sy tsy fanarahan-dalàna rehetra hahitana izay eritreretina ho mahasoa ny tena. Na ny mpitondra sy mpanao politika sasany aza dia hita taratra anatin’izany tsy dia fahampiana izany ka lasa misika mafy mitady toerana mba hihinanana.

Ary amin’ireo iray ampahatelon’ny olona « miaina tsara » sy manan-katao dia mbola maro koa ny mitaraina amin’ny vidim-piainana sy ny tsy fahasoratana isan-karazany, ao anatin’izany ny fivoaran’ny tsirairay. Firy amin’izy ireny no tsy dia mitrosa sy mindram-bola? firy amin’izy ireny no mahavita mitahiry sy manana ambim-bava ka afaka mikasa tsy misahirana? Misy tokoa aloha ny atao hoe manana ny ampy tsy mitaraina sady tsy sendra izany adin-tsain’ny fiainana andavanandro izany. Mbola afaka manorina trano ara-dalàna tsara, mitafy sy mihinana araka ny tokony ho izy sy ny sisa.

Faly aho raha nihaino radio andro vitsivitsy lasa izay satria dia nisy hevitra efa ifampizarako matetika no manomboka voalaza. Mety tsy avy amiko no nahitan’ilay olona hevitra fa izy mambosaka ilay hevitra fotsiny dia efa mahafinaritra. Toy izao izany : ahoana moa raha tena milaza ho tia tanindrazana sy tia firenena tokoa ireo mpitondra sy mpanao pôlitika ireo raha tsy omena ny tambin-karama tokony ho raisiny fa izay fitaovana ahafahany mampandroso ny firenena aloha ary izay vary sy laoka ampy ho an’ny fianakaviany fotsiny. Izany dia afaka atao mandritra ny enim-bolana na herin-taona. Rehefa hita fa mahavita azy, toy ny karazana fotoam-pitsapana na période d’essai izany. Dia omena amin’izay izay mendrika azy. Toy ny mpiasa rehetra manao « période d’essai » izany.

Rehefa tena hita fa mahafa-po ny zava-bitany sy ny asany dia tsy maninona fa afaka tazonina ela eo ilay olona. Io dia mila ametrahana salan’isa enjehina arakaraka izay adidy sy lahasa tokony ataony. Tratra ilay isa dia voatazona, tsy tratra moa ilay salan’isa dia soloina. Ary raha sanatria ka hita sy tsapa fa nangalatra  sy nameno paosy fotsiny io olona io nandritra izay fotoana izay dia ho sazina avo roa heny noho izay sazy ho an’ny olona tsotra. Mba ho tena ohatra ny mpiasam-bahoaka malagasy fa tsy hitovy amin’ny izao mpanao politika ratsy sy feno hafetsena ratsy maneran-tany sy manerana ny Afrika izao.

Ny tena manahirana ny mpitondra amin’izao fotoana dia ireo olona na vondron’olona, avy eto Madagasikara na avy any ivelany izay misakana azy tsy handidy sy hamehy malalaka ary mitaky valiny sy tombontsoa avy aminy. Izany dia na noho ny fifanarahana miafina izay natao mialohan’ny nahazoana toerana, na ny fifanarahana natao teo amin’ny fitondrana mba hanamorana asa na fahazoan-dalana isankarazany na ihany koa ny fianteherana amin’ireny olona na vondron’olona ireny noho izay vola na fitaovana na fanampiana eritreretina fa mety ho azo avy amin’izy ireny.

Tsy mahavita tena izany isika malagasy raha izany no zohina ary atahorako tsy mahaleo-tena ihany koa. Somary miseho amin’ny fomba hafa indray amin’izay fotoana izay ny fanjanahan-tany fa tsy ho toy izay nitranga teo aloha. Ny loza dia ny sinoa izay zanatany japoney fahiny koa izao no mitsofoka ao anatin’ilay resaka fa tsy ny tandrefana irery intsony.

Raha ny vahaolana afaka aroso amin’izay fotoana izay dia ny hoe tadiavo ny fomba amehezana ny finana na ny finana diso tafahoatr’ireo eo amin’ny fitondrana na ambony na ambany na antenantenany. Miaraka amin’izay dia mila jerena ihany koa aiza no ahafahan’ny vahoaka mihinana sy miasa ary mampidi-bola ho an’ny tokan-tranony. Fa ny tena izy dia ny hoe ahoana no fomba ahafahan’ny malagasy tsy iankindoha tanteraka amin’ireo mpamatsy vola vahiny sy ireo firenena matanjaka ka tsy hiandry izay sitrapon’izy ireo foana vao hanao zavatra sy hiezaka. Tsy misy lalana hafa noho izay efa faleha nefa hita fa tsy dia tena nahasoa loatra ve?

Ho an’ny olona maro dia kamo ny mpiasa malagasy. Ary tsy ny mpiasa ihany fa ny malagasy tsotra izao. Lasa natao biby fampitahorana ireo mpiasa madinika ny fampiasana vahiny amin’ny toerana izay eritreretina ho vita’ny malagasy. Ary izay malagasy apetraka amin’ireny toerana ireny dia ilaina hatrany hisaina sy hanmefy toy ny vahiny. Misy lafiny tsara izany ary misy lafiny ratsy ihany koa saingy avy any amin’ilay vahoaka lazaina kamo aloha no mila mampiseho fivoarana sy fiaraha-mientana ary indrindra indrindra fahazotoana vao afak any tena hivoatra.

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Tout à moindre prix

4 octobre 2011 by Mitiyu  

La question qui s’est posée en amont de ce post était: « est-ce que les produits de luxe ont-ils leur place à Madagascar ». Cela a quand même soulevé un long débat durant une soirée de de retrouvailles entre quelques anciens d’un institut de renom assimilé à une école de commerce. En faisant l’état des lieux, un groupe de personne constate que le marché de l’immobilier semble ne pas connaître la crise. Par ailleurs, les bijouteries d’Antaninarenina aussi semblent faire face à la situation actuelle (malgré le grogne d’une de mes connaissances parmi eux), de nouvelles galeries commerciales viennent d’être lancées du côté de Pacom Andranomena et de Tana Water Front Ambodivona.

Oui, mais … en voyant de près les marchandises qui y sont vendues. On constate qu’effectivement ce sont des produits de luxe pour le malagasy moyen mais peuvent être qualifiés d’entrée ou de moyenne gamme dans les pays developpés. (c’est un peu l’anecdote des marques Jennyfer et Morgan pour les jeunes filles pseudo-snobs de la capitale, no comment).

J’étais en train de regarder l’Oro de Nokia, ce téléphone plaqué or qui ne figure pas encore parmi la gamme Vertu qui sit dit en passant affiche une forte filiation avec la marque Nokia. En parcourant les magasins et boutiques de Behoririka et de Soarano. Je constate qu’il y a de moins en moins de magasin qui vendent des produits de marques connues au niveau international. Je parle des Samsung, des Blackberry, des IPhone ou encore des LG. On constate qu’il a de plus en plus de marque créée comme des Naza, Q7, Techno, GTech et autres. Ces derniers se substituent à des produits de contrefaçon chinois et se positionne comme étant plus fiable que ces derniers. On peut s’en procurer dès 40 à 60mille Ariary.

A côté je vois des marchands de tongues avec divers coloris et motifs qui semblent s’écouler plus rapidement que les vieilles collections de Churchs ou à la limite de San Marina, de Minelli ou encore de Heyraud que certains importateurs vendent à prix fort avoisinant le triple du prix en France. En descendant du côté de la station Shell de Behoririka, on constate des marchands ambulants qui s’improvisent en artisans, renforçant les sandales et les chaussures en simili ou au mieux en véritable cuir, avec des coutures assez résistantes à la place de la colle utilisée à l’usine chinoise qui les ont fabriquée. Pour couronner le tout, on vend avec les friperies les chaussures neuves made in china et des sweet shirts made in Madagascar, fraichement sortis des usines franches malagasy.

Le point commun de tout ce qui marche assez rapidement? un prix faible et un coût presque raisonnable pour le portefeuille du malagasy lambda. L’idée du « mora » et non pas du « moramora ». C’est à dire, ce qui est toujours le moins cher. On essaie d’acheter malin, mais certains à force d’être radins finissent par payer deux fois pour le même bien.

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