Une conférence de présentation de la Foire de Canton a eu lieu, hier lundi à 10 heures, au Restaurant Paon d’Or Ivato, Antananarivo. Il eut plusieurs opérateurs économiques malagasy  qui ont répondu à l’appel fait dans les quotidiens de la capitale. en effet, la majorité des personnes qui étaient présentes à part les fonctionnaires, je suppose, ont pris l’initiative de contacter l’ambassade de la République Populaire de Chine ou les co-organisateurs locaux pour obtenir leur invitation.

La conférence s’est tenue et en français et en mandarin. Et non, la langue malagasy était encore mise de côté. Le discours a vu la participation de différents Directeurs Généraux (du Commerce, de la Douane, …) et du Président de la Chambre de Commerce et de l’Industrie d’Antananarivo, pour la partie malagasy tandis que pour la partie chinoise, il eut l’intervention du conseiller économique de l’ambassade de Chine et du Vice-Président de l’organisation de la foire de Canton.

L’attente de tout un chacun semble ne pas avoir été satisfait car si les opérateurs malagasy ont souhaité savoir comment participer et obtenir un stand, qui à priori selon les organisateurs et le Vice-Président de l’organisation de la foire, présent à Madagascar pour l’occasion, les chinois, eux voulaient surtout appeler les « acheteurs » et entrepreneurs malagasy à venir visiter et passer commande auprès des exposants.Dans tous les cas la balance de paiement reste et restera encore déficitaire pour ce partenariat « bilatéral ».

Les entrepreneurs qui étaient présents souhaitaient qu’un voyage organisé soit mis en place afin de faciliter le déplacement et la visite de la foire. Et ce malgré le fait que la plupart de ces personnes ont déjà eu l’occasion de visiter la Chine, que ce soit à Shanghai, Guangzhou, Pekin ou encore Shenzhen. Sans mentionner les anciens qui ont étudié dans d’autres provinces moins connus des malagasy. Effectivement, un voyage organisé est préférable à toute aventure individuelle isolée mais malgré tout ce genre de voyage risque d’être victime de son succès vu l’engouement des nationaux à ce nouveau pays fournisseur. Suivant la dernière annonce de AirMadagascar, 60% de leur chiffre d’affaire provient surtout des achats de billets pour la Chine.

Par ailleurs, les promoteurs pensaient surtout à « vendre » la foire aux malagasy sans avoir pu anticiper ce besoin latent ou existant des opérateurs relatif à un voyage organisé d’une part mais surtout afin de pouvoir présenter nos produits, principalement miniers et artisanaux que manufacturés. L’organisateur ne savait même pas que deux opérateurs de Madagascar avaient déjà pu bénéficier du pavillon international gratuit lors des précédentes éditions.

Ce qui est bon à savoir pour nous, investisseurs malagasy, c’est qu’il existe actuellement 5000 nomenclatures de produits qui bénéficient du taux zéro à l’exportation vers la Chine et cette nomenclature passera bientôt à 9000. Confirmation faite par le Directeur Général de la douane et du Conseiller Economique de l’Ambassade de la République Populaire de Chine. Reste donc à obtenir cette liste.

Dans tous les cas, tout le monde a intérêt à travailler avec la Chine jusqu’en 2024, je dirai même jusqu’en 2030, s’il veut que son commerce prospère car déjà en 2010 l’empire du milieu est devenu la deuxième puissance économique dépassant le japon.