Bloguer… toute une histoire pour moi
30 août 2011 by Mitiyu
Bloguer était un néologisme pour moi il y a cela une dizaine d’année. Kézako? Quelques temps après, j’ai pu trouver toute une liste de skyblogs qui ne me disaient rien du tout, à la limite m’énervait car mal écrits et souvent étaient puérils. Je ne me vante pas de bien écrire, non loin de là, je ferai sûrement retourner Molière dans sa tombe. Mais au moins avec un minimum d’abréviations et de language sms et plus de phrases comportant un sujet, un verbe et pourquoi pas un complément.
Je ne dis pas que je détestais tout ce qui était skyblog. J’ai eu, moi-même, quelques blogs hébergés par ce plateforme. J’avais même découvert le blog de DSK dans le temps. Avant tout ce tapage autour de lui et de ses aventures mésaventures, je visitais de temps à autre son blog, là où il avait annoncé sa candidature pour la présidence de la FMI et qui est devenu un site financier rédigé en allemand. Dans le temps, il m’intéressait surtout pour la simple raison que je voulais l’avoir comme professeur à l’université et j’étais étonné qu’ « un vieux » puisse blogguer.
Sous un autre pseudonyme, j’avais posté « Madagascar Croissance » entre 2003 et 2006, « Lumen » entre 2004 et 2005 et « Blason de Madagascar » depuis 200x sur Canalblog. Madagascar croissance développait les opportunités entrepreneuriales ainsi que les filières et secteurs porteurs de la Grande île tandis que BlasonMada était surtout destiné à m’exercer à blasonner les différentes armes que je trouvais au pays, suite à une passion née de l’héraldique développé par Pastoureau dans sa « Traité de l’héraldique » et de la recherche généalogique sur une lignée Andriamasinavalona du côté Andriandambozozoro et un de ses enfants Andriamalama. « Lumen » traitait surtout de ce qui était considéré comme recherche de la lumière, philosophique ou encore maçonnique. Pour des raisons « presque » professionnelles, ces trois blogs ont dû être suspendus voire supprimés. D’autant plus que Canalblog était devenu très difficilement accessible depuis Madagascar.
En surfant sur le web, j’ai découvert, comme beaucoup d’autres, Loïc le Meur, considéré comme étant la blogstar du moment et plus tard Perez Hilton avec ses scandales et ses indiscrétions. Je recherchais leur équivalent malagasy. Il ne fallait pas chercher loin car Tattum était beaucoup lu. J’aime beaucoup sa façon d’écrire, de mettre de la couleur et du lyrisme dans ses posts. Je ressentais une envie de challenger malgré elle les chroniques de VANF sur le quotidien L’Express. On vivait sa passion dans la lecture, on découvrait des endroits où l’on a jamais été et où l’on n’a jamais pensé y aller. Mais le plus, elle vivait vit et a personnellement connu ce qu’elle écrivait.
Après quelques temps en veilleuse, ce blog collectif qui est Malagasy Miray m’a permis de m’exprimer à nouveau. Il facilite le partage et l’écriture, sans vraiment me soucier d’ordre technique, design ou visuel. Finalement, je suis devenu le SBF (sans blog fixe) qui a été accueilli sans avoir squatté. Alors, je me suis remis à bloguer pour donner mes avis, partager mes impressions et surtout pour exprimer ce que j’évite de dire à voix haute à un entourage à opinion versatile.
Pour terminer, en plus de ce que j’avais déjà mentionné plus haut, j’aimerais juste partager quelques blogs que j’apprécie parmi tant d’autres :
- AndryDago pour sa franchise, sa pertinence sur la situation sociopolitique actuelle qui est resté authentique même s’il est devenu papa entre-temps et surtout le dernier design de son blog
- Shadow pour sa vision économique et dès fois financière sur le monde et Madagascar
- Ndimby pour sa façon d’exprimer haut ce que les autres pensent tout bas
- Dwa, car j’aime bien ses dessins (et en plus de la BD que j’avais acheté entre ses mains lors d’une mission à Ambatondrazaka en 2003 – 2004 il doit encore me donner l’autre volume que je ne possède pas encore)
- Jentilisa, malgré la longueur et la compacité de ses posts, trouve toujours un coup d’épingle à donner à tout le monde (pour ceux qui ne lisent pas le malagasy je pense qu’il existe une traduction de temps à autre sur Global Voice) sinon je donne un autre aussi qui est bien
- Barijaona car j’adore le Mac
Happy BlogDay 2011 mes amis.
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Quand la Chine rachète… le monde v2.0
11 août 2011 by Mitiyu
Secoué par une zone de turbulence, l’environnement de la finance et de l’économie de l’occident attire l’attention du monde, principalement des décideurs. La situation qui prévaut actuellement dans le monde me fait replonger dans la lecture d’un article paru dans Le Figaro Magazine du 29 janvier 2011, intitulé « Quand la Chine rachète le monde, … Et si la Chine devenait la première puissance mondiale d’ici dix ans? ». L’article met en avant l’expansion des investisseurs chinois un peu partout dans le monde et particulièrement dans les pays les moins avancés. »Rien n’échappe à la fringale des héritiers de Mao ». en plus de tout cet investissement, Ghislain de Montalembert et Sophie Roquelle mettent en avant que le consommateur chinois sera le moteur de la croissance de demain. Katia Clarens oriente plutôt son enquête vers la « Chinafrique » en terme qui nous rappelle vaguement « Françafrique » avec l’image de la relation qu’entretient l’Afrique avec ce pays.
Malgré le fait que la majorité des bourses ont démarré hausse mercredi (10 août 2011) ils ont chuté en moyenne de 4% . Selon Reuters France, le Dow Jones a, par exemple, plongé à 4,62% son plus bas niveau depuis presque un an (troisième chute en cinq séances); selon Le Monde et le Figaro, le CAC40 a aussi perdu 5,45%. Seul les marchés asiatiques ne cèdent pas à la panique malgré une mauvaise performance du Nikkei 225 à Tokyo et le léger repli du Hang Seng de Hong Kong. Shanghai et Séoul se portent bien comme l’or d’ailleurs. Ce dernier dépassant pour la première fois les $1800 l’once.
Avec tout ce « léger » bouleversement, la Chine en profite pour mettre à la mer son premier porte-avion même si ce dernier est une occasion rachetée à l’Ukraine en 1998. A noter que selon Aujourd’hui la Chine, la Thailande, le voisin de l’empire du milieu possède déjà leur porte-avion. En parallèle avec tout ceci, Apple, dont une grande partie des matériels sont fabriqués par l’entreprise chinoise Foxconn, est considérée comme étant la plus côtée des entreprises américaines.
Un proche m’avait alors demandé, si tous ces pays ont chacun des dettes, qui est-ce qui les détient alors? Pour les Américains, ce n’est plus la Chine. Un ouf pour certains mais une autre menace pour d’autres. Il s’agit en fait de FED. Ce dernier est passé devant les Chinois, les Japonais et les autres pays qui « investissaient » aux Etats-Unis. Sauf que le marché américain est devenu un casse-tête chinois ou les fantômes des Subprimes hantent encore l’esprit de tout un chacun. On risque encore le pire…
Hier, le Président de la FED, Ben Bernanke, a tenu une conférence de presse, affirmant sa volonté de soutenir l’économie américaine en continuant à accorder du crédit à un taux très bas avoisinant zéro. On peut se demander si c’est bien la bonne décision car si on caricaturise un peu avec la vie de tous les jours, peut-on encore prêter à quelqu’un qui semble ne plus encore trouver la voie pour rembourser ses dettes. Mais l’amérique est grande. Que ce soit en nombre de population donc de consommateurs, en terme d’investissements ou encore en terme de potentiel entrepreneurial et économique. C’est une spéculation au final mais qui attend que le moment soit propice pour en tirer profit. Le marché Européen s’en trouve rassuré. Sauf qu’avec la chute des bourses, les gains aussi partent. Malgré une opportunité intéressante pour elle, la Chine interpelle les pays endettés car elle redoute un effet papillon qui pourra nuire à son avancé et son développement.
Quel pourrait être l’impact de tout ceci dans l’économie d’un pays moins développé tel que Madagascar? A priori, nous sommes forcé de reconnaître qu’à court terme on ne risque rien. Cela va dépendre de la façon dont l’économie européenne et américaine va gérer cette nouvelle « crise ». Souhaitons que ce soit conjoncturelle. Mais avec les intérêts des pays comme l’Inde, la Russie, le Brésil ou encore la Chine, il faut toujours s’attendre à un revirement. A moyen terme, cette situation risque d’affecter notre économie car une grande partie de nos exportations vont vers l’Europe et les Etats-Unis. Quoique l’Asie commence à prendre une place considérable en ce moment. La faiblesse de notre monnaie, l’Ariary, pourra être considérer comme étant notre force à l’exportation. Malgré cela, l’importation est toujours aussi grandissante malgré la faiblesse de notre monnaie nationale, rendant toujours déficitaire notre balance de paiement.
Comment pourra-t-on profiter de cette crise financière de l’occident? Ce serait assez difficile de le dire mais comme considérant que même les éminents économistes se sont trompés et/ou ne se sont pas prononcés en voyant arriver cette difficulté financière qui va devenir économique, j’aimerais m’aventurer quand même à quelques propositions.
Tout d’abord, il faudra booster l’exportation, avec ce projet de taxation à l’export (s’il y a lieu), l’Etat va encore miner l’économie. Mais il a aussi sa raison en voulant renflouer à tout prix sa caisse sans vouloir dépendre des aides extérieures. (On ne va pas parler des différents trafics, restons dans la légalité). Donc accompagner les initiatives d’exportation en mettant en avant une vision à long terme et un développement durable. Que ce soit pour les produits de rente, les produits des usines franches ou encore l’artisanat et le tourisme. L’heure n’est plus au crédit, il faut accélérer le règlement ou le recouvrement. Les Banques primaires avec l’aide de la Banque Centrale devra vulgariser les pratiques des échanges internationales et de l’utilisation du crédit documentaire. Avec l’appui de l’Etat, lancer une campagne de communication sur les différentes procédures, les différentes nomenclatures, les différentes nomenclatures à taux zéro vers les différents marché en expliquant l’intérêt du pays et des exportateurs d’être membres d’une zone de libre échange, d’une commission, etc. Une démystification, en quelque sorte, des règles de jeu et des pratiques courantes. (Et oui, malgré le fait que ça profite à quelques têtes seulement)
Au niveau local et national, la suppression du capital minimal à la création d’entreprise n’est pas suffisante. Il est primordial de sécuriser l’environnement des affaires et des investissements. Pourquoi pas des investissements directs de l’étranger. Dans la création d’entreprise, il faudra limiter voire éliminer toutes les barrières à l’entrée créant ainsi un environnement faste aux affaires avec un grand A. L’initiative du guichet unique est déjà louable, la facilitation des procédures devra encore être améliorée. Mais le plus grand des oeuvres serait l’incubation des jeunes entrepreneurs en vulgarisant et en démocratisant la création d’entreprise, la formalisation de l’informel (et non pas que l’Etat « suce » ceux qui déjà en règle et formel), mettre en place une base de données de Business Angels qui pourront appuyer et investir dans le projet, une base de données sur les aides des entreprises, l’actualisation et l’enrichissement des bases de données des Chambres de Commerce avec une accessibilité des informations et des besoins du marché et non son occultation comme c’est le cas actuel; mettre en place à l’instar de la création de l’EDBM, une entité qui sensibilise et informe sur l’environnement juridique des entreprises et de leurs obligations, l’accessibilité aux différents outils, matériels et mobiliers nécessaires au développement de l’entreprise en reprenant par exemple la détaxation des matériels informatiques et des matériels de bureaux.
L’important dans tout cela est la sécurité. Ou à la limite le sentiment de sécurité et de la sécurisation des biens, des personnes et des investissements. L’Etat doit protéger et non pas permettre à ses agents de racketter les entreprises ou devenir un outil de pression avec les différentes descentes et inspections. L’enjeu est majeur et l’heure n’est plus à cela. Il faut créer une synergie positive afin de profiter au maximum de ce qui se passe en europe et aux Etats-Unis sans pour autant devenir une nouvelle colonie des autres pays émergents et des nouvelles puissances.
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Ambiguïté sur la participation malagasy au 110ème foire de Canton
2 août 2011 by Mitiyu
Une conférence de présentation de la Foire de Canton a eu lieu, hier lundi à 10 heures, au Restaurant Paon d’Or Ivato, Antananarivo. Il eut plusieurs opérateurs économiques malagasy qui ont répondu à l’appel fait dans les quotidiens de la capitale. en effet, la majorité des personnes qui étaient présentes à part les fonctionnaires, je suppose, ont pris l’initiative de contacter l’ambassade de la République Populaire de Chine ou les co-organisateurs locaux pour obtenir leur invitation.
La conférence s’est tenue et en français et en mandarin. Et non, la langue malagasy était encore mise de côté. Le discours a vu la participation de différents Directeurs Généraux (du Commerce, de la Douane, …) et du Président de la Chambre de Commerce et de l’Industrie d’Antananarivo, pour la partie malagasy tandis que pour la partie chinoise, il eut l’intervention du conseiller économique de l’ambassade de Chine et du Vice-Président de l’organisation de la foire de Canton.
L’attente de tout un chacun semble ne pas avoir été satisfait car si les opérateurs malagasy ont souhaité savoir comment participer et obtenir un stand, qui à priori selon les organisateurs et le Vice-Président de l’organisation de la foire, présent à Madagascar pour l’occasion, les chinois, eux voulaient surtout appeler les « acheteurs » et entrepreneurs malagasy à venir visiter et passer commande auprès des exposants.Dans tous les cas la balance de paiement reste et restera encore déficitaire pour ce partenariat « bilatéral ».
Les entrepreneurs qui étaient présents souhaitaient qu’un voyage organisé soit mis en place afin de faciliter le déplacement et la visite de la foire. Et ce malgré le fait que la plupart de ces personnes ont déjà eu l’occasion de visiter la Chine, que ce soit à Shanghai, Guangzhou, Pekin ou encore Shenzhen. Sans mentionner les anciens qui ont étudié dans d’autres provinces moins connus des malagasy. Effectivement, un voyage organisé est préférable à toute aventure individuelle isolée mais malgré tout ce genre de voyage risque d’être victime de son succès vu l’engouement des nationaux à ce nouveau pays fournisseur. Suivant la dernière annonce de AirMadagascar, 60% de leur chiffre d’affaire provient surtout des achats de billets pour la Chine.
Par ailleurs, les promoteurs pensaient surtout à « vendre » la foire aux malagasy sans avoir pu anticiper ce besoin latent ou existant des opérateurs relatif à un voyage organisé d’une part mais surtout afin de pouvoir présenter nos produits, principalement miniers et artisanaux que manufacturés. L’organisateur ne savait même pas que deux opérateurs de Madagascar avaient déjà pu bénéficier du pavillon international gratuit lors des précédentes éditions.
Ce qui est bon à savoir pour nous, investisseurs malagasy, c’est qu’il existe actuellement 5000 nomenclatures de produits qui bénéficient du taux zéro à l’exportation vers la Chine et cette nomenclature passera bientôt à 9000. Confirmation faite par le Directeur Général de la douane et du Conseiller Economique de l’Ambassade de la République Populaire de Chine. Reste donc à obtenir cette liste.
Dans tous les cas, tout le monde a intérêt à travailler avec la Chine jusqu’en 2024, je dirai même jusqu’en 2030, s’il veut que son commerce prospère car déjà en 2010 l’empire du milieu est devenu la deuxième puissance économique dépassant le japon.
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