Madagascar est une grande île peuplée de dix huit tribus reconnues officiellement. En réalité, il devrait en exister encore plus.

Depuis presque quarante ans voire plus, on diffuse des paradigmes stéréotypés qui, avec le temps, ont pu être petit à petit changés ou bouleversés.

On disait, par exemple, dix ans de cela qu’un Merina (Hauts-plateaux) ne pouvait diriger ce pays. On constate actuellement qu’il y en a déjà eu deux depuis un peu moins de dix ans et certains s’offusquent lorsqu’on parle de la possibilité d’un troisième pour la succession.  J’ai assisté à une réunion des certaines personnalités du Betsileo où l’on se regroupe et se dit que les natifs du Betsileo n’ont pas encore dirigé le pays.

Il a aussi été dit que depuis le retour de l’indépendance, on a donné le pouvoir économique aux gens des Hauts-Plateaux tandis que le pouvoir politique a été accordé à ceux qui proviennent de la côte. Nous nous accordons à dire que ce n’est plus vraiment d’actualité si on regarde l’environnement économique et politique actuel.

Si on en croit la population locale, le problème de ce pays est basé sur la pratique politique et les agissements induisant en erreurs une grande partie des hommes politiques et des politiciens eux-même (chercher la nuance, 😀 vous verrez la différence). En effet, si pendant un certain temps, on a tenté de changer l’appellation en malgache des fonctionnaires allant de « mpiasam-panjakana » (serviteurs de l’Etat) vers « mpiasam-bahoaka » (serviteurs du peuple), cela n’a pas du tout marché car une grande partie de ces derniers sont loin d’être au service du peuple et donc ne s’identifie pas à cette nouvelle dénomination.

Pour preuve, l’accueil et le service sont souvent très limités et à la limite de l’acceptable, il existe une tentative de corruption généralisée et globale dans d’autres services de l’administration publique, on ne mentionne plus la lourdeur administrative qui n’est pas toujours solutionnée etc. Nous sommes encore loin de la fluidité recherchée dans ces services. Mais saluons ici en passant certains « firaisana » (arrondissements),  « fokontany » (quartiers) et quelques autres services publics qui tentent quand même de fournir un service rapide et simplifié rendant agréable le suivi des procédures à suivre.

Je vais vous raconter une petite anecdote. Une française demandait service à une fonctionnaire et s’énerve lorsqu’elle constate la froideur de l’accueil et la lenteur des procédures. La française tempête : « c’est vraiment nul comme service, c’est du n’importe quoi! ». La fonctionnaire de répondre calmement :  » c’est un système que nous avons hérité de la France… » (…)

Bref, nous parlons de l’équilibre régional. Pour le définir d’une manière très simple, il s’agit de regrouper au pouvoir un représentant de chaque région ou de chaque tribu. D’une manière caricaturale, il s’agit de partager le gâteau pour ceux qui le méritent et ceux qui, peut-être, ne le méritent même pas. Heureusement qu’au XXIème siècle, au moins une partie de chaque ethnie et tribu poursuivent ses études universitaires et commencent petit à petit à occuper des fonctions dans chaque secteur.

La dernière feuille de route met en valeur une stipulation relative à cette notion d’équilibre régional.

Mais cette pratique n’est et ne sera jamais la meilleure. Je pense qu’il est nécessaire de choisir et de mettre la personne adéquate à chaque poste et fonction, en fonction de ses compétences, de ses expériences et de ses capacités et capabilités (néologisme tiré de l’anglicisme « capability » qui regroupe la capacité, le savoir et le savoir-faire).

Si la personne retenue et choisie est la meilleure, correspondant au profil recherché par le poste et de SURCROIT représente sa région, pourquoi pas? Mais on pourra s’accorder à dire que si toutes les personnes pouvant faire avancer la machine économique, politique et administrative seront issues, pour la majo