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Commémoration du 29 mars 1947 : lsquowhawydHistoire NOUS jugera !

Personne nsquowhawyda le droit ni de gommer ni dsquowhawydignorer lsquowhawydHistoire de

la Nation. Surtout la période pendant laquelle des dizaines de milliers de Malagasy ont été massacré, martyrisés parce qusquowhawydils ont revendiqué un droit à la citoyenneté et à lsquowhawydIndépendance de Madagascar.

Les personnes atteintes dsquowhawydamnésie sont pitoyables, ne sachant pas qui ils sont, ni quels ont été leurs vécus, ils nsquowhawydont aucun repère pour les aider à aller de lsquowhawydavant et à progresser. Le fait dsquowhawydavoir perdu la mémoire les contraint à tout réapprendre, à tâtonner pour bâtir leur avenir quitte à refaire et à subir les conséquences des erreurs du passé. La sagesse énonce à ce propos : « Ny itodihana ny lasa, itsinjovana ny ho avy ! ». Nous devons tirer des leçons des erreurs et des horreurs du passé pour envisager lsquowhawydavenir de manière plus avisée et progresser dsquowhawydun pas plus ferme et assuré. Ceux qui veulent sincèrement progresser ont le devoir dsquowhawydapprendre lsquowhawydHistoire.

Toute personne voulant faire table rase des événements du 29 mars 1947 et des victimes de la « pacification » qui ssquowhawydensuivait avec sont lot dsquowhawydhorreur et de malheur ne peuvent que provoquer lsquowhawydindignation et une frustration des patriotes. Aucune somme dsquowhawydargent ne peut racheter les actes de barbarie et de sauvagerie que lsquowhawydon a fait subir à ces martyrs. Tout ce qusquowhawydattend

la Nation est la reconnaissance de lsquowhawydex-puissance coloniale des injustices et crimes perpétrés. Cette reconnaissance nsquowhawydeffacera pas le passé mais permettra, selon la sagesse Malagasy, de pardonner et dsquowhawydassainir les relations. Une reconnaissance et un pardon basés sur lsquowhawydestime de soi et lsquowhawydestime de lsquowhawydautre, permettant dsquowhawydétablir une relation de confiance, de respect et dsquowhawydentente mutuelle. Une relation fondée sur le Fihavanana, autrement la politique dsquowhawydautruche ou des trois singes (sourd, aveugle, muet) ne sera qusquowhawydhypocrisie armée de chausse-trappes.

« Tsy miady, tsy miady, kanefa ny kobay an-kelika ihany ! ».

Le pouvoir français ne réfute pas lsquowhawydaccusation sur la gestion des événements de 1947, mais habilement et avec cynisme, il veut minimiser sa responsabilité. Le Président Chirac, lors de son passage à Madagascar en 2005, besoins de signer de gros contrats et de maintenir un sphère dsquowhawydinfluence obligent, a dû mentionner les « dérives coloniales » !

En clair, les victimes des exactions nsquowhawydétaient que des dégâts collatéraux de la « pacification ». Au mieux il ne ssquowhawydagit ici que dsquowhawydun délit, mais en tout cas pas un crime. Et que pensent le pouvoir et le peuple français de ce qui se passait, sous lsquowhawydoccupation allemande, à Oradour-sur-Glane ? Voici un extrait de la diffusion sur France 3 de lsquowhawydémission intitulé « Passé sous silence » et justement posant le problème des responsabilités : « ce massacre, loin dsquowhawydêtre un accès de folie meurtrière incontrôlée, a été planifié par des militaires dont la mission était de terroriser les populations civiles dans les pays occupés. ».

Cela se passait le 10 juin 1944, juste trois ans avant la répression meurtrière à Madagascar en 1947 ! ! !

Où est la différence entre cet acte de sauvagerie des Waffen S.S. et la série des crimes planifiés et commis par des militaires français à Madagascar ?:

Que dire des villages brûlés, des champs et des stocks de vivre saccagés, du bétail décimé, des villageois massacrés dans la région dsquowhawydAnosibe ansquowhawydAla ? que dire des fameux wagons à Moramanga où 166 malagasy ont été entassés et que lsquowhawydon tirait sur le « tas » avec des mitraillettes ? que dire des patriotes jetés dsquowhawydun avion pour terroriser la population ?

Rappelons qusquowhawydà lsquowhawydorigine de ce massacre planifié, les Malagasy ont élu trois députés, Messieurs Ravoahangy, Raseta et Rabemanajara pour les représenter à lsquowhawydAssemblée nationale française. Une fois élus, ils ont fondé, depuis Paris, le MDRM (Mouvement Démocratique de

la Rénovation Malgache) qui par la suite a eu des ramification dans tout Madagascar. En 1946, ils ont déposé devant lsquowhawydAssemblée, un projet de loi demandant que Madagascar devienne un Etat libre avec son propre gouvernement, son parlement, son armée, ses finances, au sein de lsquowhawydUnion française. Le projet de loi a été repoussé, le système colonial a commencé à étudier et mettre en place une méthode de la terreur pour mater toute velléité dsquowhawydIndépendance. Un an, plus tard, ce système a provoqué lsquowhawydinsurrection.

De quoi accusait-t-on la population Malagasy ? de sortir du code de lsquowhawydindigénat et de réclamer la « liberté, égalité, fraternité » au sein de la communauté française ? de réclamer le droit à la citoyenneté et à lsquowhawydindépendance, 158 années après que

la France a intégré la « Déclaration des droits de lsquowhawydHomme et du citoyen » dans sa constitution ? Le Malagasy ne méritait pas dsquowhawydêtre considéré comme faisant partie de lsquowhawydespèce « Homme » ?

En vérité,

la France avait du mal à lâcher son « empire colonial » et les avantages économiques qui lsquowhawydaidaient à se moderniser et à financer ces guerres mondiales pour asseoir son rang de grande puissance. Voilà une civilisation qui fait fi de ses principes « prestigieux » au service lsquowhawydéconomie. Ce qui nsquowhawydempêche pas le french doctor dsquowhawydinventer « le droit dsquowhawydingérence » dans les pays, comble de lsquowhawydironie, ex-colonies. Des pays où la France veut sauvegarder ses intérêts.

Comme on dit, le ridicule ne tue pas. Il en va de même pour le cynisme. Les français sont assez grands pour se débrouiller avec leur conscience.

Mais qusquowhawyden est-il de nous ? que faisons nous de notre Histoire ?

Allons-nous « banaliser », nous aussi, les événements qui ont débuté le 29 mars 1947 ? allons nous faire « peu de cas », à lsquowhawydinstar du pouvoir français, de nos martyrs ?

Savons-nous apprécier à sa juste mesure lsquowhawydaspiration et la lutte pour lsquowhawydIndépendance de nos anciens ? Depuis les Menalamba, en passant par le V.V.S et jusqusquowhawydau mouvement populaire initié par le MDRM ?

Allons nous brader cet héritage ? Cette Indépendance, chèrement acquise, est-elle tombée dans des mains puériles, des Malagasy à jamais infantilisés par lsquowhawydacculturation ? Des Malagasy ayant perdu toute dignité dsquowhawydHomme et dépourvus de fierté ?

Devrions-nous nous étonner si en 1971, 1972, 2002 et 2008, ce sont des Malagasy qui incité et/ou provoqué le sacrifice dsquowhawydautres Malagasy qui ont juste réclamé un peu de considération de leur sort, un peu de justice et leur droit de citoyen ? Quel est le rapport entre les « tirailleurs sénégalais » et les membres des forces de lsquowhawydordre malagasy ? Ssquowhawydagissait-il encore de « pacification » ou CYNIQUEMENT de garder le pouvoir et/ou lsquowhawydacquérir quoiqusquowhawydil en coûte ? Et, toujours dans lsquowhawydimitation bête et méchante, les responsables vont nous dire aussi que ce nsquowhawydétaient que des « dérives » ?

Qusquowhawydest-ce qui distingue le système colonial des différents régimes (

la FAT y comprise) qui se sont succédé à Madagascar ???

La majorité de nos hommes politiques, toutes tendances confondues, en vérité ne font que « peu de cas » du vahoaka et de ses aspirations. La preuve, où en sommes-nous arrivés aujourdsquowhawydhui ? Quel est lsquowhawydenjeu de ce cirque politique dangereux sinon la lutte du pouvoir ? nsquowhawydauriez-vous pas un minimum du sens du DEVOIR ? où nsquowhawydêtes-vous que les pâles héritiers du générél Galliéni initiateur du « diviser pour régner » ?

A mes compatriotes et concitoyens, allons-nous laisser nous berner encore longtemps ? allons-nous les laisser nous entraîner dans une guerre civile et fratricide ? que faisons-nous de notre héritage historique ? et qusquowhawyden est-il de notre FIHAVANANA ? que reste-il du Fanahy maha-olona et du Fahendrena Malagasy ?

Les « régimes » passent mais les Malagasy et leur Histoire restent. Nous sommes tous responsables de lsquowhawydavenir de notre Nation.

MASINA NY TANINDRAZANA !

José Ramaromanana

Olom-pirenena Malagasy

Un commentaire

  • Rasanjy

    Mba misy mahafantatra ve ny nitenenana voalohany an’io teny hoe « Masina ny tanindrazana » io sa dia ny FAT amin’izao no namorona azy?

    Fitia mba te-hahalala e

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