Après une première leçon de benchmarking en provenance de Foshan, plus particulièrement de Shunde, je reviens ici avec une vision globale de la Chine, vue par les occidentaux, vue par les malgaches et surtout vue par Mitiyu.Un voyage enrichissant ayant pompé toute l’économie d’un malgache moyen m’a fait ouvrir l’esprit. En effet, pas plus tard qu’au début de l’année, une discussion avec des amis malgaches expatriés en France m’a rappelé que pas plus tard qu’il y a un ou deux ans je pensais encore comme eux et l’image que j’avais de la Chine n’était pas du tout différente.Je ne suis plus étonné lorsqu’en parlant de la Chine des jeunes me confirment : »ah ils ont des MacDo et des KFC? » et à moi de répliquer : « pas seulement de McDo et KFC mais des Starbucks, des PizzaHut, des Burger King et surtout des 7eleven (LOL) » Bon, c’est un peu très caricaturée comme image mais beaucoup de jeunes africains, européens et américains sont à Cent Milles Lieux de la réalité en Chine. D’autres n’ont que l’image d’une Chine traditionnelle avec les habits folkloriques et les cheveux des hommes très longs et tressés qui servent d’arme en arts martiaux, d’autres plus développés ont l’image des Jeux Olympiques sans pour autant capable d’imaginer l’environnement autour.Elle est déjà loin, très loin et se rapproche de plus en plus d’une civilisation maitresse comme l’étaient l’Egypte, la Rome, la Grèce, les Etats-Unis, toute propoortion gardée bien sur! La Chine maîtrise les grandes infrastructures, la construction, les ponts et les chaussées ainsi que toutes les technologies dîtes nouvelles. C’est le pays du copie-coller, c’est vrai mais c’est ce « copie-coller » qui a forgé sa base.La Chine ne m’avait pas beaucoup impressionné. Du moins, à priori. A posteriori, avec beaucoup de recul, je reste quand même impressionné.C’était surtout Hong Kong qui m’a la plus bluffée avec ses buildings illuminés (il fallait voir les animations du nouvel an au Victoria harbour…), ses instructions bilingues, son metro qui est bien régi et propre contrairement à ceux des pays voisins ou d’autres grandes métropoles. La richesse existante tout autour, concentrée dans une si petite surface…Bref, Hong Kong n’est pas toujours la Chine mais reflète la volonté asiatique de combattre économiquement le marché occidental.Donc revenons un peu en Chine.Doit-on qualifier la Chine de puissance ou plutôt de superpuissance?  La condition de travail là-bas reste toujours difficile mais malgré tout de nouvelles règles ont déjà été mises en place pour l’améliorer.La Chine est partout, en Afrique, en Europe, aux Etats-Unis, en Russie. Un enfant sur quatre ou cinq dans le monde possède du sang chinois et le territoire chinois est aussi grand que les Etats-Unis. D’ailleurs, elle est devenu le premier marché de l’automobile devant les américains.Une preuve matérielle de la richesse des chinois, si je les compare aux consommateurs européens ou américains, est la capacité pour la majorité de payer cash leur voiture ou leur maison (évident du coup les problèmes créés par le genre d’affaire Subprime). Mais revers de la médaille, on avait l’habitude d’une chine pas chère et du coup le prix des marchandises ont augmenté.Je me demande même où ces marchands de Behoririka s’approvisionnent-ils pour avoir un prix aussi dérisoire? Mais j’ai ma petite idée… la qualité n’est pas la même.Leur principale force est la main d’oeuvre abondante, qualifiée ou motivée à l’être. Le marché bien protégé contre une balance de paiement déficitaire et un marché considérable et disponible pour les industries locales. Mais tout n’est pas rose. Il existe des tensions politiques, des censures et un niveau d’instruction général moyen voire faible. Avec l’internet, même filtré tout n’est que question de temps. Les jeunes, surtout de Hong Kong, Taiwan, de Japon, de Singapore ou de Macau, risquent d’influencer la mentalité des jeunes locaux.