(Li Ka Shing, l’homme le plus influent dans le monde des affaires à Hong Kong)

« Analyse comparative de l’esprit entrepreneurial des chinois de Foshan et des malgaches d’Antananarivo », tel pourra être le sujet d’une recherche qui contribuera énormément au développement de l’entrepreneuriat dans la Grande île. Souvent on ne lit ni les thèses ni les livres; Cela sert souvent d’objet décoratif ou d’un livre en plus dans sa bibliothèque (si on en a,  bien sur!)

Je me souviens des touristes asiatiques, spécialement nippons et chinois, qui prennaient tout et n’importe quoi en photo. L’objectif d’un tel geste, quoique, pas vraiment dérisoire? Benchmarker… Ou plutôt copier pour soi le meilleur de ce qu’a fait l’autre. Et les asiatiques poussent plus loin le bouchon : copier – améliorer – baisser le coût – fiabiliser là où il faut.

Chiik! Chiiik! chiik! l’appareil photo argentique d’antan faisait autant de bruit que l’inspiration qui animait le geste. Les Occidentaux ne le voyaient pas venir. L’Afrique ignore encore la puissance de ces dragons de l’Est et plus particulièrement ceux du Sud-Est. Macau, Taiwan, Hong Kong et la Chine, d’une part (parce que c’est quand même différent) et Japon, Singapore, Thailand, Malaysie, Viet-Nam et Phillipine d’autre part.

Pour l’instant, restons en Chine et voyons ce qui semble être intéressant pour les malgaches.

Les occidentaux, et particulièrement les Nord américains avaient eux-aussi une base solide qui aidait leur population et les autres fans à vouloir faire mieux et faire plus. On parlait des American Dream ou encore des golden Boy ou au mieux les Self-Made Man. Cela a beaucoup appris les asiatiques avec leur appareil photo accroché à leur nuque et pendant au bout de leur cou.

Je fais un va et vient redactionnel et je reviens à Shunde où se trouve un esprit entrepreneurial hors du commun. En effet, le hobby de la population locale est de créer, de lancer et de diriger une ou plusieurs entreprise. Les longues études, on ne les fait pas, trop peu pour les entrepreneurs, on les laisse pour ceux qui n’osent pas prendre du risque ou ceux qui veulent partir aux Etat-Unis ou en Angleterre pour tenter de chercher la dernière technologie à copier ou tout simplement fuir et rêver une nouvelle liberté hors de quelques filtres et censures.

Ces chinois aiment entreprendre, l’argent c’est sacré et c’est dommage car tout n’est pas toujours question d’argent, du moins pour ceux qui possèdent un minimum de scrupules. Mais restons dans la partie positive de la chose. L’entrepreneuriat que tout le monde tente d’inculquer au lambda malgache est tellement si accessible et naturel à Foshan, une ville voisine de Guangzhou, préfecture de Guandong. Lors qu’on sait que le PIB par habitant dépasse les 40,000Yuans ou l’équivalent de plus de 12millions d’Ariary, on est tenté d’adopter leur stratégie de Benchmarking. C’est peu par rapport à d’autre pays mais significatif vu l’évolution économique du pays.

 Shanghai

Cette année, la ville de Shanghaï accueillera, en tant que première ville d’un pays en développement, l’Exposition Universelle. C’est un signe qui ne trompe pas… (Même si Foshan est quand même assez éloignée de Shanghai comme Manhattan est loin d’Alberta)

Le malgache n’a pas de culture entrepreneuriale. Le « Business » généralement connu dans le pays n’appartient pas du tout à cette culture. Ce qui est aussi dommage car on nous a appris à attendre, à recevoir et à faire la grève si tout ne correspond pas à nos attentes. C’est ce qu’il y a à changer maintenant. On s’arrache les cheveux à vouloir tant développer l’entrepreneuriat en milieu rural mais en milieu urbain ce n’est pas toujours très développé et avec l’exode rural, la population urbaine ne trouve pas de travail. Un emploi décent…