On chuchote un peu partout que le mois d’août sera difficile. Dans quel sens on l’ignore mais mieux vaut rester prudent. Est-ce parce que les poseurs de bombes ont multiplié leurs actions ou parce que La Gazette de la Grande île avait annoncé le retour de l’Amiral ou que Pierrot Rajaonarivelo attend le moment propice pour mieux réapparaître ou encore Ravalomanana va débarquer par surprise à Madagascar?

Personne n’en sait rien et mieux vaut s’abstenir de demander aux devins et aux oracles au risque d’entendre de mauvaises nouvelles.  La situation s’empire et il faut se l’avouer. Les mouvances semblent jouer la comédie aux yeux de la presse et de l’opinion publique. Qu’est-ce qu’ils se disent lorsque ces quatre mouvances se rencontrent chez Carlton, qui ira et qui n’ira pas à Maputo? Je reste assez sceptique concernant le budget de déplacement de chaque mouvance. Pour ceux qui représentent la HAT on peut facilement imaginer qu’un tel budget ne leur fait pas défaut. Par contre, pour les trois autres… peut-être que les médiateurs prennent en charge tous ces frais? on l’ignore.Bref, hier le colonel Ravalomanana a prévenu les légalistes que désormais, à partir de ce jour les militaires-gendarmes-militaires vont prendre les mesures pour contrer ces marches pacifiques. Les raisons sont principalement :

  •  les légalistes n’ont obtenu aucune autorisation (il a mentionné que le Préfet de Police était présent et a affirmé que même les processions religieuses ont leur autorisation)
  • des bombes risquent d’exploser dans ce genre de marche et on risque de perdre des innocentes vies : c’est normal que la force de l’ordre protège les citoyens
  • que si jamais une telle bombe explose, les militaires doivent intervenir et ils ne veulent pas qu’on prenne cela pour de la répression, soit. 

Est-ce le début de la fin ou la fin tout court? Le pire c’est que la fin est est toujours présent et menaçant comme l’épée de Damoclès. Et sans vouloir user d’un jeu de mot ou d’un calembour, on peut dire que le peuple a toujours faim tandis que les homme politiques, eux, ils ont toujours soif … de pouvoir.