A Antananarivo,

          les marchands ambulants ouvrent leurs étalages mobiles sur les trottoirs (Soarano, Behoririka, Besarety, Anosibe) et sur les pistes cyclables (le long et de part et d’autre d’Anosibe)

          les cyclistes roulent sur les voies rapides (toujours à Anosibe)

          les routes de trois voies deviennent des rues à une voie (toujours à Behoririka et Soarano, en particulier à l’approche des festivités nationales)

          les passants discutent au milieu de la route et au milieu des passages zebrés (Avenue de l’indépendance et ailleurs)

          les mécaniciens étendent leur atelier et garage sur les trottoirs des rues à grandes fréquentations et au milieu de la route (cas des nouveaux magasins chinois revendeurs de moto du côté d’Andrefan’Ambohijanahary, cas des magasins indopakistanais du côté de Tsaralalàna qui assemblent leurs vélos en pièces détachés, cas des garages de Besarety, Andraisoro, Nanisana, …)

          les feux tricolores? une génération croit que le peu qui reste à Andohan’Analakely sert de décoration urbaine et beaucoup pense que les feux carrés temporaires de 67ha sont des lumières pour faire joli

          les taxis be pensent que leur arrêt obligatoire doit occuper une voie entière (Analamahitsy, Ambohijatovo, Anosy, …) et que leurs chauffeurs ont tous les droits et peuvent gueuler sur ceux qui hasardent de leur lancer quelques remarques

          les urnes transparentes ne le sont pas assez et pour éviter toute fraude électorale mieux vaut prendre le pouvoir dans la rue, telle est la démocratie malgache

          les taxis ont le droit de caler un peu partout et d’être en panne sèche au beau milieu des carrefours à très grandes fréquentations, ils peuvent aussi rouler à 5km/h en faible pente le moteur coupé

          les riverains des bas quartiers et des quartiers mal famés jettent leur eau sale et usagée sur le goudron des rues récemment rafistolées et qui ne contiennent même pas de canalisation

          les grosses 4×4 arpentent les rues « ornées » de nids de poule et d’autruche, normal souvent l’administration les achètent avec l’argent des contribuables

          les patrons expatriés sont payés plus de 30 fois le salaire des patrons malgaches et 1000 fois le salaire d’un ouvrier dans une entreprise franche sans compter certains avantages

          un jeune du bas quartier n’a pas de travail et arrive mal à rejoindre les deux bouts, il pratique les arts martiaux pour mieux s’en sortir mais n’intègre pas les société de sécurité car elles paient moins que le cambriolage ou le grand banditisme

          un haut fonctionnaire est prêt à payer les hommes forts du moment pour retrouver son ancien poste

          quelques patrons possèdent leur propre force de sécurité bien armée pour faire face à un éventuel racket

          les enfants jouent à la déstabilisation politique pendant la récré…