L’interview de Ralison Roger sur la RNM est quelque peu d’un ton alarmant. L’inconscience de la population malgache est actuellement en train de subir un message subliminal en vue d’accepter l’impression de nouveaux billets de banques.

Chacun veut avoir sa photo sur un billet de banque, la plus grosse valeur de préférence. Chaque régime, chaque gouvernement a procédé à l’impression de nouveaux billets et le peuple a toujours accepté sans rien dire. Pourquoi pas diront certains, il y aura plus d’argent en circulation, non ?!

Et pourquoi ne pas vivre comme en Zimbabwe maintenant dans ce cas ? Peut-on dire qu’il y a une relation directe entre l’hyperinflation qui prévaut actuellement dans ce pays et l’impression de la planche à billet par ses dirigeants ?

Dans les années 30, les allemands ont connu cette crise liée à l’hyperinflation et chacun a vu son économie partir en fumée.

Vue l’expérience des années passées et celles des dirigeants en place, il est à parier que d’ici quelques mois on  va imprimer de nouveaux billets à Madagascar. Qui dit impression de nouveaux billets dit augmentation de la masse monétaire en circulation dit abondance des billets de banque.

L’objectif est d’injecter de la liquidité sur le marché. En regardant plus large et plus global, on constate que les Américains, les Anglais et les japonais ont choisi cette solution plutôt « risquée » contrairement à l’Allemagne qui n’a pas encore décidé si elle va emboîter le pas et craindre une inflation ou subir une déflation avec la baisse de la production face à une demande qui régresse.

Mais les situations sont légèrement différentes car Madagascar connaît une crise économique due à une crise sociopolitique tandis que ces pays développés connaissent la crise économique due à une crise financière.

Lors de la dernière édition de la FIM à l’espace FUTURA Andraharo, j’ai eu l’occasion de discuter avec des banquiers concernant divers produits, entre autre les crédits immobiliers et les crédits voitures. J’ai posé comme ça une question relativement bête mais pertinente à la fois. Cette question concerne la problématique de l’absence d’impact de la baisse du taux directeur de la Banque Centrale de Madagascar sur les taux des banques primaires. J’ai ainsi appris que certaines banques primaires possèdent leur réserve et la dernière grève de la BCM n’a eu qu’un impact quasi-négligeable sur les activités de ces banques primaires.

Alors risque ou pas risque ?