La question se pose-t-elle ou ne se pose-t-elle plus lorsqu’on évoque la prise de pouvoir de la HAT comme étant un coup d’état ?

Diverses bourdes, maladresses et actes insolites caractérisent le pouvoir actuel si on n’évoque que ce vol de Air Madagascar vers Dakar, en Sénégal. (Ah bon, Air mad fait maintenant un vol Tana-Dakar-Marseille ? on croyait que c’était Kenya Airways qui assure le relais de la Grande île dans cette partie du continent… bref…)

La prise de pouvoir par la rue et par les différentes manipulations est monnaie courante au pays des lémuriens et du fosa. Les politiciens sont des espèces de caméléon en voie de disparition et l’armée est une fleur carnivore qui n’avale que ce qui est à leur portée. La population et quelques boucs-émissaires sont les pions d’un jeu d’échecs qu’on fait avancer en premier et qui, souvent se font descendre en premier. Naturellement…

Pour MONTER au pouvoir, mieux vaut DESCENDRE dans la rue.

Telle pourra être l’hypothèse principale de la succession politique et démocratique des malgaches. Des malgaches ? Oui et non car il s’agit surtout d’une partie de la classe moyenne et basse de la capitale qui constitue souvent un maximum de 1% de la population totale. Ce qui représente à peu près 170000 à 200000 personnes.

En Afrique, ce n’est pas toujours de cette manière qu’on prend le pouvoir. Hormis le processus démocratique et républicaine que certains dirigeants semblent vouloir démontrer aux yeux de la communauté internationale. Il est d’usage d’utiliser la force pour accéder et diriger le pays. Putsch, coups d’Etat, etc.

Ayant accédé au pouvoir, les dirigeants putschistes savent pertinemment que la reconnaissance internationale n’est qu’une question de temps car on ne peut effectivement pas oublier les années de révolution en occident, les guerres d’indépendance et la pseudo-libération des pays. Tout le monde était pratiquement passé par là et leur chance était de ne pas avoir de Communauté Internationale qui les emm…bêtait.

Le peuple oublie vite et les politiciens le savent.  Les erreurs d’aujourd’hui seront pardonnées demain.

Mais attention, l’exception peut confirmer la règle et toutes ces erreurs commises aujourd’hui risquent de ne pas être effacées de la mémoire du peuple. Des historiens semblent dévier de leur vocation et détournent des éléments-clés de l’histoire en fonction de leur culture, de leur éducation, mais surtout de leur appartenance ou de celle de leurs ascendants.

In Fine, Madagascar se voulait ne pas être l’Afrique, des dirigeants malgaches ont combien de fois affirmé qu’ils n’ont pas besoin de l’Afrique. Mais au final, on ne peut se détacher de ce continent voisin où l’on appartient économiquement et politiquement même si géographiquement il reste la proximité. Madagascar, un peuple pacifique, pacifiste, sociable et accueillant ? Avant peut-être, ou dans l’inconscience sociale comme pourrait penser Jung, mais plus en réalité.