Les pays de l’Est m’ont toujours intrigué. Leur civilisation, leur culture et leur sens de la communeauté. Créer un modèle communisme libéral n’est, certes, pas une bonne idée pour Madagascar.

La population ne supporte ni la hiérarchie ni l’autorité. Personnelement, je trouve qu’un état démocratique n’est pas encore une solution pour le pays. Je préfère parler d’un état républicain et un gouvernement totalitaire. Cette solution pourra être la meilleure pour faire avancer très rapidement le pays et voir qu’on peut se développer d’une manière exponentielle.

Quel est actuellement la faiblesse du pays pour rendre avantageux les investissements directs des étrangers? Au dernier rapport de l’observation de la zone franche, la stabilité politique vient maintenant en premier lieu, on ne peut plus faire confiance à l’institution malgache car votre interlocuteur d’hier ne sera plus le même demain; ensuite la problématique quasi-insolvable est la gestion de l’énergie et le coût de l’eau et de l’électricité, homme sera celui qui pourra donner une solution durable et pratique à cette situation; en troisième lieu, le coût de la communication et de la télécommunication reste quand même élevé. Si on procède à l’analyse du glissement de son évolution durant les quinze dernières années, on reste optimiste car il a quand même une légère tendance à la baisse. Tant mieux!

Les différents gouvernements qui se sont succédés ont toujours mis en avant  le coût de la main d’ouvre abordable mais qui ne l’est plus vraiment si on compare à d’autres pays. D’autant plus que cela ne devrait même pas être l’argumentaire principal de celui qui veut vraiment attirer les investisseurs. D’après mon analyse on devrait plus mettre en avant les compétences, le savoir faire, le savoir et les capacités de la main d’oeuvre. A la limite, on pourra avancer un meilleur rapport qualité-rémunération du personnel. Comment comptez-vous en effet lancer et relancer la consommation à des consommateurs qui n’ont même pas assez de revenu pour se permettre d’acquérir quelque chose. Il n’y aura pas d’effet de levier et l’effet d’entrainement sera absent.

Avec la crise financière internationale, on ne peut plus compter sur les grandes puissances qui, en fin de compte, sont faibles, vulnérables et pas assez prévoyants pour flairer une telle catastrophe. Et à quoi bon vouloir emprunter si le tiers du financement reste dans les poches d’une poignée de personne et que la population ne va même pas bénéficier; si le deux tiers va revenir au pays prêteur par le biais de ses entreprises implantées à Madagascar et qui attendent l’appel d’offre pour officialiser leur marché. Le malgache reste toujours aveugle mais en plus d’être aveugle il est sourd. Quelque part en mois je me dis que jamais Madagascar ne connaitra la grandeur et la décadence d’une puissante civilisation.