La situation sociopolitique de Madagascar, pour ne pas insister sur l’appelation « crise », est très inquiétante pour les malgaches et les étrangers résidents en général, mais surtout pour le quatrième pouvoir qui est la presse. 

Déjà il y a quelque jours, l’Express de Madagascar n’a pas été paru « exprès » pour signaler et dénoncer les intimidations et les menaces que reçoivent les journalistes et la société. Aujourd’hui, cinq grands quotidiens de la capitale sont restés introuvables

J’aimerais ici rendre hommages à tous les reporters et autres journalistes qui ont contré vents et marrées pour mieux informer malgré une situation précaire et des conditions de sécurité aléatoire.

Ce sont des reporters locaux et étrangers qui, n’ayant pas suivi une formation militaire comme certains journalistes qu’on envoie au Darfour ou à la bande de Gaza, ont risqué leur vie pour honorer leur travail. Ils risquent des  balles perdues, risquent l’écrasement dans un mouvement populaire, la détérioration du matériel qui sert souvent de preuve à un crime, la pression physique éprouvé par les différentes alertes, etc. Par ailleurs, malheurs à ceux qui manipulent l’opinion publique et qui rapporte des faits inexacts ou de purs mensonges. En voulant manipuler son lectorat, ils risquent de se voir attirer la colère en eux. Au pire, ils inciteront les gens à détruire, à saccager et surtout amener le chaos là où ils sont ou là où ils veulent. 

Le terme de « quatrième pouvoir » n’est pas là pour animer l’ego de la presse mais surtout pour rendre à Dieu ce qui est à Dieu, à Cesar ce qui est à Cesar et aux peuples ce qui leur revient de droit. A savoir, la sécurité, la véracité d’une information et surtout l’éclaircissement d’une situation par un analyse objectif et critique et non destructif. L’information est le phare du peuple et le sel de la nation. Aux reporters d’être dignes, factuels et objectifs.