Que veut le peuple?

25 mars 2009 by Mitiyu  

Des personnalités revenant de la Thaïlande m’ont informé que la crise politique malgache a été suivie pratiquement en temps réel à Bangkok. C’est ahurissant et c’est intéressant à la fois car nous avons la preuve que le monde observe Madagascar.  Avec l’investiture de Andry Rajoelina en tant que Président de la Haute Autorité de l’Etat, mais dont la décoration et les pouvoirs semblent bel et bien ressembler à ceux d’un président de la République - avec le même Grand Chancelier et avec la même Haute Cour Constitutionnelle, une partie de la population tananarivienne a cru à un retour au calme. Mais d’autres ont annoncé que ce n’est que le début d’une longue route sinueuse. “iny lalana iny…” Je me souviens d’un extrait du sketch des Inconnus concernant la bicentenaire de la révolution française. Il y avait une réplique qui semble illustrer le cas malgache :”le peuple a faim et il veut changer de régime”Mais le peuple semble être un éternel insatisfait.  Le pire c’est que le peuple est très changeant. souvent on se dit : “que ceux qui veulent être guillotiner dirige ce pays!” car c’est un métier à haut risque.  Une personnalité qui aurait pu figurer parmi les ministres de cette H.A.T. m’avait exprimé sa vision des choses. Elle pense que le dirigeant fait son peuple. Le peuple est indiscipliné? Le dirigeant n’a pas su les encadrer. Le peuple perd ses valeurs? les dirigeants ont montré l’exemple.Mais que veut le peuple finalement? Manger, Dormir, s’Amuser? Au fond, le peuple n’a que ce qu’il mérite. Pour ceux qui ne comprenne pas l’objectivité de cette phrase, je m’explique.

  1.  Le peuple aime-t-il fournir assez d’effort? assez d’effort pour avoir des compétences nécessaires à un emploi; assez d’effort pour trouver un travail décent susceptible de lui procurer assez de revenu pour subvenir à ses besoins ainsi qu’à ceux des membres de sa famille ou encore pour pouvoir épargner.
  2. Le peuple respecte-t-il les règles. Les règles, les lois ainsi que les disciplines nécessaires à l’ordre du pays. Les règles de base sont elles sues par les enfants et les petits enfants de la génération 1ère République ou plus loin au temps des Rois? (je me souviens que le port de casque et de la ceinture de sécurité a crée une polémique au sein de la population urbaine et seule une émission de radio privée a réussi à faire traverser “une partie des piétons” dans les passages qui leurs sont réservés 
  3. Le peuple aime-t-il travailler? Travailler avec un grand “T” sans contrainte ni pression aucune. Travailler suffisamment pour obtenir une satisfaction personnelle autre que le salaire.   Travailler pour faire évoluer la situation économique et finalement travailler pour mieux coordonner les actions avec le capital social. 
  4. Le peuple possède-t-il assez de rigueur? Pour que les produits artisanaux “made in Madagascar” ne soient plus qualifiés d’échantillons mais serviront de référence sur le marché international. Pour que la main d’oeuvre malgache ne soit plus connu comme étant une des bons marchés mais plutôt de personnel qualifié et rigoureux. 
  5. Le peuple croit-il à sa réussite? Une réussite planifiée et programmée qui, malgré les obstacles, peuvent être atteinte grâce à l’effort, l’autodiscipline, le travail, la rigueur ainsi que le respect de soi-même et d’autrui. 
  6. Le peuple respecte-t-il les valeurs? Les valeurs autant modernes que traditionnels qui pourront réguler leur vie quotidienne. Les valeurs qui leur permettent de reconnaître leur faute au lieu de la rejeter à d’autres. 

L’insularité de l’île de Madagascar est une opportunité et non un handicap. Une opportunité permettant de raffermir les liens et la solidarité des malagasy (et non des mal-gache). Une opportunité de s’ouvrir au monde, à l’Est avec l’île Maurice, l’Asie et l’Océanie, à l’Ouest avec l’Afrique et l’Amérique, au Nord avec l’Europe, le Proche et le Moyen Orient. Une opportunité pour accueillir nos frères des autres pays et ne pas favoriser qu’une seule nation qui risque de ne trouver à Madagascar qu’une terre d’exploitation acquise.  Les 18 ethnies du pays, qui sont en réalité plus que cela, doivent servir de richesse culturelle et non un élément de racisme ou une arme de guerre. Ceci afin de ne plus accepter l’équilibre régional du gouvernement comme étant un épouvantail ayant pour mission de contenir la rage et la ségrégation positive ethnique, mais plutôt comme étant l’illustration de la compétence et de la capacité de chaque entité.  Que ce qui le mérite dirige ce pays et que ce qui n’en est pas digne soit écarté.   Le peuple fait le peuple. Si le peuple aime discuter au milieu de la route, il ne faut pas blâmer les dirigeants, si le peuple préfère ne pas traverser dans les passages piétons, qu’il ne vienne embêter son voisin, si le fonctionnaire préfère entrer au bureau à 11 heures pour partir à 15 heures, qu’il ne vienne pas demander une augmentation salariale, si le peuple aime “gossiping” qu’il meure de son propre poison.  Et finalement, si le peuple tolère la corruption en acceptant qu’un membre de sa famille ou un de ces amis le fassent sans le condamner, qu’il ne vienne pas déranger l’état lamentable des conditions de vie du pays.

Démocratie à Madagascar, est-ce le début ou la fin?

17 mars 2009 by Mitiyu  

Rappelons un peu les faits de cette journée de 17 mars 2009. Marc Ravalomanana a démissionné et a donné le pouvoir au Vice-Amiral Ramaroson Hyppolite. Le directoire militaire n’a duré que quelques minutes seulement car ce dernier ainsi que le Président de la FJKM (chrétien protestant réformiste) et quelques généraux ont été arrêtés par les militaires mutins du CAPSAT à Antanimena (à confirmer car les coups de feu à Antanimena n’ont pas encore cessé). Si on se souvient bien de l’évolution de cette crise, nous avons remarqué que le véritable début était l’inauguration par Andry Rajoelina de la place de la démocratie (ex- jardin d’Ambohijatovo) Il a voulu lancer une révolution orange, théoriquement pacifique, en vue de mettre en place le véritable démocratie à Madagascar. Démocratie… à Madagascar, ce terme semble ne pas vraiment posséder le même sens généralement connu. Il serait normal que, si jamais on développe sa définition normale dans l’émission “Question pour un champion” de France 3, les malgaches ne trouveront jamais la réponse.Démocratie vient des deux mots grecs demos (peuple) et kràtos (pouvoir)  et définit une notion politique et philosophique du gouvernement du peuple. Des notions classiques telles que “liberté d’expression”, “élection par suffrage universel”, “vote”, etc. accompagnent souvent la démocratie. D’autres notions comme “la séparation du pouvoir”, “égalité devant la loi” ou autres sont méconnus du peuple. Madagascar était auparavant :

  1.  une République Malgache
  2. puis une République Démocratique Malgache
  3. et finalement redevenu une République Malgache

On assiste actuellement à une nouvelle forme de coup d’état, pas si nouveau que ça mais juste pacifique si on ose s’exprimer ainsi. Ce qui ne reflète pas du tout un esprit démocratique.  On se demande dès fois si répression, chantage, corruption, ou encore trahison font partie de la notion de démocratie universelle… Abraham Lincon a repris le principe énoncé par Périclès comme suit : “La démocratie c’est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple “  Dans ce cas, si la démocratie est le pouvoir du peuple (ou gouvernement si vous voulez) par le peuple pour le peuple, il est nécessaire de se poser les questions suivantes : 

  • Qui est le peuple? 
  • Comment le peuple a-t-il créé son gouvernement?
  • Le peuple peut-il gouverner? 

Qui est le peuple?Le peuple malgache, suivant le dernier recensement connu, est constitué de plus de dix huit millions d’habitants répartis dans les vingt-deux régions du pays.  Antananarivo contient à peu près deux millions de personnes. Si on essaie de donner une proportion aux partisans de TGV à Ambohijatovo et sur la place de 13 mai, on peut dire qu’avec un minimum de 3000 et un maximum de 100 000 personnes, cela représente 0,15% à 5% de la population tananarivienne.  Si on donne une autre proportion aux personnes qui étaient venus à Mahamasina pour défendre le pouvoir légitime, on arrive avec 5000 à 50000 personnes à une proportion comprise entre 0,25% et 2,5% de la population tananarivienne. C’est principalement pour cette raison qu’on a tenté de vulgariser la “majorité silencieuse” qui représente 80% de la population. On constate ici que le degré d’activité politique des malgaches est très faible. Les politiciens le savent et ils savent aussi que le peuple est changeant.   Comment le peuple a-t-il obtenu son pouvoir? (comment le peuple a créé son gouvernement?)Normalement, l’ordre national malgache décrit la volonté du peuple de créer son gouvernement. Il élit son porte-parole qui sont les députés de Madagascar; mais il élit aussi, par suffrage universel direct, son grand maître qui est le Président de la République. Ce dernier choisit par la suite son Premier Ministre qui crée à son tour son gouvernement.  Le taux de participation aux différentes élections connues varie souvent de 20 à 70%. Cet indicateur démontre l’intérêt de la population pour le choix à faire et/ou l’enjeu de l’élection. Le résultat de la communication effectuée ne tient qu’une faible part dans ce taux.  Le peuple peut-il gouverner? Oui et Non. Oui car il désigne suivant l’élection à faire celui qu’il souhaite voir diriger le pays. Tout le monde ne peut pas gouverner sinon on risque d’assister à un chaos total (exemple: le black monday du 26 janvier 2009)  Le peuple, par opposition à un Roi, au plus ancien ou au dictateur, dirige par le biais de son dirigeant. Le dicton nous affirme que le peuple exprime la volonté de Dieu (Vox populi, vox Dei)  Dans ce cas, il est pertinent de signaler que ce qui est en train de se passer actuellement à Madagascar est tout sauf de la démocratie et il semblerait que ce n’est pas la fin mais le début d’une longue traversée du désert et non pas le début mais la fin de la démocratie universellement acceptée.  

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Où trouver le bonheur en ces temps difficiles?

17 mars 2009 by Aiky  

Crise financière dans le monde, changement climatique généralisé, crise alimentaire, guerres, crise socio-politique à Madagascar…

Les différents groupes de pression internationaux veulent contrôler le monde et c’est le bouleversement mondial.

Le pouvoir d’achat de la classe moyenne baisse et les pauvres restent pauvres. Le tableau est loin d’être rassurant. Mais restons optimistes. Cherchons le côté positif des choses et exprimons notre joie là où s’y attend le moins.

Comme on dit, le sommeil est le bonheur commun des hommes. Signalons ici que la recherche du bien-être et non pas forcément du bonheur, une notion trop philosophique, est notre principal objectif.

Première chose à faire : éliminer tout ce qui est superflu et ne retenir que ce qui est primordial.

Donc, ne plus penser au désir, aux loisirs aux luxes et à l’argent mais penser aux besoins nécessaires, le strictement nécessaire. Rechercher la joie dans l’élémentaire.

Deuxième chose à faire : limiter l’envie et cesser de se comparer aux autres.

Ne pas regarder le train de vie de son voisin ou ce qui se passe dans les films, sur Internet dans les journaux à scandale. Ici, il s’agit de ne faire que ce qu’on doit faire, penser à le bien faire et ne se soucier des objectifs contraignant mais plutôt des réalisations personnelles.

Si vous maîtriser ces deux premiers points, je vous conseille la troisième chose à faire : limiter les dépenses sans se soucier des privations.

Vous êtes vous déjà posés la question devant quelque chose : ai-je vraiment besoin de cet objet? Est-ce que ce que je possède ne me suffit-il pas? serai-je vraiment satisfait si je l’obtiens ou est-ce que cela va me pousser vers un autre achat une autre envie?

La solution : vivre sainement, vivre pleinement.

Pas de choses trop tendance ou à la mode mais rester classique et simple.

… Bref, vivre comme un sage.

Quid des intellectuels malgaches

16 mars 2009 by Mitiyu  

La crise a plus que duré. Il est vrai que nous sommes encore loin des six mois de crise de 2002 mais ce n’est nullement la référence. On se demande souvent si ce qui se passe actuellement puisse se résoudre le plus rapidement possible, quand est-ce cette pauvre île de l’Océan Indien qui est Madagascar va encore revivre un problème pareil. Madagascar a vécu 1972, 1991, 2002 et maintenant 2009. Madagascar ne doit et ne veut plus vivre ces périodes difficiles qui dopent la pauvreté grandissante.C’est le peuple qui fait la révolution et ce sont les intellectuels qui créent l’évolution. Or, Madagascar est actuellement mis en péril par deux personnes qui n’ont même pas reçu une éducation nécessaire pour pouvoir voir loin et avoir une vision d’ensemble de la situation.Certes, les deux protagonistes, Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana ont chacun réussi en partant pratiquement de rien, l’autre a eu la chance de pouvoir exploiter l’idée de base de la société de sa belle famille en améliorant les idées et en affinant les relations existantes tandis que l’autre a pu exploiter une affaire familiale quitte à prendre une partie d’un frère qui a déjà développer la sienne. La problématique du développement économique et politique à Madagascar est principalement la quasi-absence de prise de risque de la classe intellectuelle malgache. Chacun se satisfait d’une stabilité et de travailler pour celui qui paie le plus ses prestations.Rares sont ceux qui ont effectué de longues études qui prennent des risques et laissent cela à ceux qui sont souvent partis de rien. Mais cela n’avance à rien car à ce niveau, étudier ne servira à rien alors car il suffit d’avoir son bac pour se lancer.  

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Le christianisme, l’opium des malgaches

14 mars 2009 by Mitiyu  

 

« Adin’ny maizina sy ny mazava »

« Aza manonononompoana ny anaran’Andriamanitra »

Mampalahelo ny fahitana fa zimbazimbain’ny mpanao politika ny maha « kristianina » azy. Impiry moa no voatonona ny anaran’Izy Tompo tao anatin’ity tolona ity. Impiry moa ny andaniny sy ny ankilany fa sitraka sy nosoavin’Andriamanitra amin’ny zavatra ataony ho an’ny tenany sy ho an’ny vahoaka Malagasy.

Kristianina ny tena ka tsy mahatanty izany fanaovana tsinontsinona ny anaran’Andriamanitra sy ny filazana fa efa notsofina rano daholo ny zavatra natao. Fa iza marina ary ilay Andrimanitr’izy ireto? Jeso Kristy ve?

Somary nahataitra ny rehetra, na ny avy ao amin’ny andaniny na avy amin’ny ankilany, ny fiakaran’andriamatoa Jacques Sylla teny amin’ny 13 mai. Tsiahivina fa Praiministra tao amin’ny fitondrana Ravalomanana ary filohan’ny Antenimieram-bahoaka eny Tsimbazaza izy ity. Ary tsy vao ela fa izy ito ihany koa no nanolotra hevitra an-dRavalomanana ny tsy ahatongavany teny amin’ny Le Hintsy Ambohimanambola tamin’ny alarobia roa herinandro izay. Izay no nahatonga ny fanafintohinan’ny vahoaka ka nampirongatra ny tolona.

Hevitra avy any amin-dRavalomanana mba hanakorontanana ny hetsi-bahoaka ve izy ity sa efa tetika hamitahana ny filoham-pirenena? Na ny iray n any iray dia ratsy avokoa satria tsy fanana hazon-damosina sy famadihana izany.

Mampalahelo fa dia matim-bola sy matim-boninahitra ny mpanao politika malagasy ka tsy menatra mivadibadika amin’izay hevitra sy firehana nananany. Tsy vao izao io fa efa hatramin’ny faha-mpanjaka. Misy mantsy ireo fianakaviana izay tsy afaka esorina eo amin’ny fitondrana na iza na iza mpitondra nifanesy. Ary na handatsahan-drà aza izany rehetra izany dia atao izay hisisihana sy hitadiavana toerana. Raiki-tampisaka ao an-tsain-dramalagasy kely mantsy fa raha te hana-karena eto Masagasikara dia tsy maintsy maka fahefana ary miditra ao amin’ny fitondrana. Eo andaniny dia mba tsy hanakorontanan’ny mpitondra ny orinasa ananana. Eo ankilany kosa dia entina mampihorohoro sy ampitahorana ny mpiara-belona. Izany no tena antsoina hoe tsy rariny.

Mampalahelo hoy aho fa entanina amin’ny lamesa sy fiombonam-bavaka ny hetsika rehetra mitranga eto amin’ny firenena na any amin’ny fianakaviana. Misy ny tsy tena amin’ny fony, misy ny manao satria fombafomba ihany fotsiny izany. Matoa mitranga izao loza sy korontana misy eto amin’ny firenena izao dia misy kapoka sy sazy avy any amin’Andriamanitra tokony hahatsapantsika tena sy hifona sy hibebaka hiverina aminy. Maro ireo fisehoana sy famantarana eno tetsy sy teroa talohan’izao fotoana izao izay tsy noraharahina ka nampilatsaka an-katerena ny vahoaka. Mahatsiaro menatra ny tenako fa tsy mendrika ary tsy mendrika avokoa ireo vahoaka Malagasy sy ny mpitondra rehetra nifanesy nisy teto amintsika. Tsy ny fiainana eto no tena izy fa ny Fiainana Mandrakizay ka aoka samy tena hiraiki-po amin’Izy Tompo fa tsy fombafomba fanao sy fahazarana fotsiny fa raha tsy izany aloe tsy manao toy izay voatarika sy voafitaka amin’ny fahotàna satria tsy kely lalana ny ratsy.

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L’exemple de la Chine pour Madagascar?

14 mars 2009 by Mitiyu  

Les pays de l’Est m’ont toujours intrigué. Leur civilisation, leur culture et leur sens de la communeauté. Créer un modèle communisme libéral n’est, certes, pas une bonne idée pour Madagascar.

La population ne supporte ni la hiérarchie ni l’autorité. Personnelement, je trouve qu’un état démocratique n’est pas encore une solution pour le pays. Je préfère parler d’un état républicain et un gouvernement totalitaire. Cette solution pourra être la meilleure pour faire avancer très rapidement le pays et voir qu’on peut se développer d’une manière exponentielle.

Quel est actuellement la faiblesse du pays pour rendre avantageux les investissements directs des étrangers? Au dernier rapport de l’observation de la zone franche, la stabilité politique vient maintenant en premier lieu, on ne peut plus faire confiance à l’institution malgache car votre interlocuteur d’hier ne sera plus le même demain; ensuite la problématique quasi-insolvable est la gestion de l’énergie et le coût de l’eau et de l’électricité, homme sera celui qui pourra donner une solution durable et pratique à cette situation; en troisième lieu, le coût de la communication et de la télécommunication reste quand même élevé. Si on procède à l’analyse du glissement de son évolution durant les quinze dernières années, on reste optimiste car il a quand même une légère tendance à la baisse. Tant mieux!

Les différents gouvernements qui se sont succédés ont toujours mis en avant  le coût de la main d’ouvre abordable mais qui ne l’est plus vraiment si on compare à d’autres pays. D’autant plus que cela ne devrait même pas être l’argumentaire principal de celui qui veut vraiment attirer les investisseurs. D’après mon analyse on devrait plus mettre en avant les compétences, le savoir faire, le savoir et les capacités de la main d’oeuvre. A la limite, on pourra avancer un meilleur rapport qualité-rémunération du personnel. Comment comptez-vous en effet lancer et relancer la consommation à des consommateurs qui n’ont même pas assez de revenu pour se permettre d’acquérir quelque chose. Il n’y aura pas d’effet de levier et l’effet d’entrainement sera absent.

Avec la crise financière internationale, on ne peut plus compter sur les grandes puissances qui, en fin de compte, sont faibles, vulnérables et pas assez prévoyants pour flairer une telle catastrophe. Et à quoi bon vouloir emprunter si le tiers du financement reste dans les poches d’une poignée de personne et que la population ne va même pas bénéficier; si le deux tiers va revenir au pays prêteur par le biais de ses entreprises implantées à Madagascar et qui attendent l’appel d’offre pour officialiser leur marché. Le malgache reste toujours aveugle mais en plus d’être aveugle il est sourd. Quelque part en mois je me dis que jamais Madagascar ne connaitra la grandeur et la décadence d’une puissante civilisation.

Changer de mentalité, dites-vous?

14 mars 2009 by Mitiyu  

A presque deux mois de la première grande perturbation économique et sociale, force est de constater que le malgache n’a pas retenu la leçon d’hier. La société s’accorde à dire qu’il est nécessaire de changer de mentalité, de changer de comportement et surtout de changer d’habitude. OUI MAIS COMMENT? Telle est la question.

Le malgache moyen mange du riz, disons trois fois par jour. On essaie tant bien que mal de manger de viande une fois par semaine au moins pour les nécessiteux et une ou deux fois par jour pour les aisés. Pour l’instant, on ne peut se passer de riz. A la campagne, je me souviens qu’on pouvait manger, pour remplacer le riz d’un mélange de manioc, d’haricot sec et de grains de maïs. L’estomac de ceux qui sont habitués par le riz ne supporte pas généralement ce mélange. Combien sont les malgaches qui peuvent se nourrir qu’avec des fruits et légumes qui sont encore relativement abordables sur le marché local? Je doute qu’il y en a beaucoup.

Je me souviens d’une discussion animée avec un ami et frère bloggeur. Il m’a donné sa vision des choses. Son habitude de parler de l’exemple de la réussite de l’Allemagne et du japon, qui ont été détruits par la guerre, ou encore des pays de l’Asie, qui ont pratiquement connu leur indépendance dans la même période que Madagascar, se trouve en ce jour d’une pertinence considérable.

Qu’est-ce qui manque à Madagascar pour que le pays puisse se redresser, se développer et devenir puissant comme le sont ces pays sus-cités?

  • l’effort
  • la conviction
  • la discipline (ou l’autodiscipline)
  • le respect des règles et des normes
  • la volonté de réussir
  • la VISION
  • le travail (et non l’emploi)

Tout cela manque ardument à notre cher pays. combien de fois ceux qui étaient partis reviennent destabilisés et déboussolés. Combien de fois sont-ils étonnés de voir que les piétons ne marchent pas sur le trottoir, ne traverse pas dans les passages, discutent au beau milieu de la route, etc.

Combien de fois ces gens qui viennent à Madagascar se demande pourquoi il y a tellement de misère alors que de belles villas et de grosses voitures, les derniers modèles du mondial de Paris, sont à Madagascar. Comment cela se fait qu’en restant dix minutes dans un endroit précis de la RN7 il a plus de vehicule tout terrain que les taxi-brousses et les voitures légères réunis qui passent.

Les étrangers, les vazaha comme on dit, qualifie de la vie quotidienne malgache de “moramora” (litt. doucement-doucement). Facilement, le préjugé de l’origine de la pauvreté arrive. Comment se fait-il que ces malgaches si friands de “fihavanana” (une idée solidarité familiale) ont préféré rompre le tissu économique en faveur d’un matérialisme dévalorisant? On blâme facilement les chinois, les indo-pakistanais et depuis peu le français parce qu’ils réussissent à Madagascar alors que “eux” savent se montrer solidaires et s’entraident facilement alors que pour le petit malgache on le considère souvent de G.V.T. (Gasy vao tonga) et on se méfie de l’autre car souvent la relation amicale ou familiale est devenu intéressé.

Alors, changer de mentalité, OUI, on s’accorde à le dire mais dans quel sens, tel est maintenant le débat. Car une fracture sociale existe bel et bien à Madagascar. Les pauvres n’ont pas d’espoir, la classe moyenne tend à disparaître et les riches risquent de perdre du jour au lendemain leur patrimoine. Mais où va ce pays? est-ce que dans quelques années on va encore descendre dans la rue car untel n’a fait que remplir ses poches et n’a pas réussi à enrichir le malgache. C’est désolant d’y penser… Qu’est-ce que la génération future va-t-elle hériter de ce pays?

A nous tous d’y réflechir.

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