Je félicite le gouvernement actuel de Madagascar de s’être prononcé pour un moratoire sur les exécutions des peines de mort.

En effet si l’année dernière, j’étais surpris de découvrir que le verdict de condamnation à mort était toujours en pratique au sein de la justice à Madagascar >> bien que jamais executée. Il a tout de même fallut attendre 47 ans, pour officialiser le refus des gouvernements malgaches successif de mettre en application les exécutions qui devraient découler normalement de ces condamnations à la peine de mort prononcées par les tribunaux malgaches.

Le 18 décembre 2007 donc, durant la session de l’Assemblée générale des Nations Unies, Madagascar a été parmi les 5 nouveaux pays [Congo, Kiribati, Nauru et Palaos] qui ont rejoins les 99 pays [104 au total] qui se sont prononcé pour une résolution appelant à un moratoire sur les exécutions des peines de mort.

Combien de temps faudra-t-il encore patienter avant de voire finalement aboutir au parlement le projet de loi d’abolition de la peine de mort déposé par un sénateur malgache en novembre 2005, pour y être finalement discuté ? Afin que puisse être enfin révélé le côté caduque de ces condamnations prononcées mais jamais exécutées ? Dans l’attente, je formule le vœu que les travaux de dépoussiérage de notre code civile et pénal et code des obligations s’accélèrent afin de coller au plus près aux réalités du pays et aux attentes de la population.

Quant à moi, je me prononce ouvertement pour l’abolition de la peine de mort à Madagascar.

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