Rakoto David, un passioné et un fervent « illuminé » de la culture ancestrale malgache, intervenait cette semaine dans une émission socio-économique d’une chaîne de télévision locale.

Avant de clôturer son intervention par des prédictions sur les douze différents « vintana » (signe astrologique) malagasy, il a tenté de démontrer que le développement de Madagascar doit passer par le fanandroana. Un peu comme ce qui se fait en orient, plus particulièrement en Chine et dans les pays à forte communauté chinoise (pour ne pas dire le monde) il a insisté sur le fait que chaque élément doit être à sa bonne place au moment opportun pour réussir.

Ce qui attire l’attention sur ce personnage serait, en premier lieu, son accoutrement. Disons plutôt les décors vestimentires tels que le lamba Arindrano, un tissu en soie dont la couleur de base est le beige ou crème orné de rayures rouges et noires.

(Le beige est sensé être du blanc et doit représenter … le peuple; le rouge ou pourpre, ou encore le « jaky » représente la noblesse et la royauté, tandis que le noir représente les castes plus inférieurs)

A priori, l’idée n’est pas nouvelle mais reste peu accessible à tous et s’adresse surtout à un auditoire initié. Il avertit le téléspectateurs, il interpèlle les faux « mpanandro », il insiste que les malgaches ont été initiés à l’astronomie et à l’astrologie plus tôt que Copernic ou Gallilé.

En analysant ses dires, on est tenté de croire que c’est le christianisme qui a entrainé la misère dans le pays. Les instruments comme les « diary » ou « alimanaka » doivent, selon lui, figurer parmi les outils de travail de l’homme.

Ilay resaka izany raha tsorina dia hoe ilaina ary tokony tsy maintsy manandro ny malagasy mba ho tafita sy hahita fanmpandrosoana ara-toe-karena vanona. Ilaina ny mahafantatra ny loko mety amin’ny tena sy ny hafa, raha ny mpiara-miasa amin’ny tena no resahina ka ny fahafantarana ireny no hanmpy ny tsirairay amin’ny asa.

Raha tsy hiresaka afa-tsy ny tonon-taona isika, hoy izy, dia fantatr’ireo razambe taloha fa alahamady ny andro rehefa mitsimoka ny voly. Ary efa fantatr’izy ireo ihany koa fa hafa ny fotoam-pambolena raha mamoa anaty tany na ambonin’ny tany ny zava-maniry iray.

Noharany tamin’ny « feng shui » sinoa moa izany rehetra izany ary nofaranany tamin’ny teny hoe tsy mena-mitaha isika malagasy. Ny hevi-baventy tao anatin’izany fandaharana izany dia ny hoe ny fomba tsara sy nampivoatra nentim-paharazana dia tsara raha averina avoaka sy trandrahana ary fehezina ho enti-manarina ity Gasikara ity.