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les fady

Plantez un oignon dans sont jardin, il sera déterré systématiquement,élevez des chevaux ici, ils n’y resteront pas… tous ces tabous que l’on s’efforce de respecter ou que l’on vous efforce de respecter….
même si la mordernité, le développement, la mondialisisation, tout ça, a tendance à lisser les sociétés vers une uniformité, j’ai l’impression que les fady restent très présents. Quels sont-ils et comment ils interviennent dans la société malgache aujourd’hui? Cela est-il compatible avec le développement?
C’est un sujet qui m’intéresse. pas vraiment comme des contes, on apprend plein de choses sur les gens en général, et puis ça a ce coté poétique d’envisager la vie à la « si l’oiseau se pose avant que j’ai compté jusque 100, alors je rentrerais après la tombée de la nuit » (dsl pour cet exemple nul, mon imagination n’est plus aussi fertile que étant mome) ….manière enfantine dont les adultes sont encore adeptes parfois…. c’est aussi des choses secrètes dont on ne parle pas et qui dépendent du regard des autres (cette société elle même), tabous qui peuvent mettre de sérieuses barrières sur les sujets dont ils traitent, c’est peut-être plus encore, mais je ne suis pas calée sur le sujet ( 😉 avis aux infos….). Et l’occidentalisation qui arrive par dessus le marché faisant fit de ce que ses sociétés pas si anciennement développait aussi.
Alors voilà, pour en apprendre un peu plus sur la question, il y a les livres, le théories, le général mais je n’en apprendrais guère sur les fady eux-mêmes, indépendants les uns les autres, en tant qu’histoire à part entière… ma mémoire de moineau ne se souvient que de qques rares fady… donc si vous en connaissez des exemples, racontez-les moi, ça m’intéresse!!!
Merci
A bientôt!

14 commentaires

  • ikalakely

    tsy mahazo mandaka rindrina fa mahafaty renibe! par ex.

    Ny anay ohatra dia fady ny mamono Railovy satria hono tamin’ny andro fahiny ny razanay rehefa very tany an’ala dia ny Railovy no nitari-dalàna azy.

    Fady ny milomano ao anatin’io rano io! Pourquoi? mety lalina fotsiny ilay renirano.

    Angamba koa izy ity raha tena dinihana dia fomba fananarana miaro poezia nataon’ny Ntaolo hampitana fahalàlana (ohatra tsy mahazo vonoina ny Railovy, raha very any an’alà dia manaraka feom-biby- pas sûr que tu t’en sortira en suivant le chant des oiseaux mais bon!)

    Bref, fady ny manao maloto eto;)

  • Jukly

    aïe!….on y arrive, j’ai honte de le dire, et j’en suis désolée, mais je ne parle pas malgache…(dur dur d’avouer ça, mais en l’occurence je ne peux pas faire autrement)…à tout hasard serait-il possible d’avoir une traduction?! merci beaucoup d’avance

  • vaomiera

    Je traduis sommairement:
    1er exemple: il est interdit de donner un coup de pied à un mur (dans la maison) au risque de voir la grand-mère mourir prématurement…
    2e ex: il est interdit de tuer le railovy (espece d’oiseau) car il a aidé les ancetres à se sortir d’une foret quand ils etaient perdus.
    3e ex: il y a des rivieres ou l’on ne peut pas se baigner. Pourquoi? Ptet que la riviere est tout simplement profonde.
    Ikalakely rajoute aussi que les fady c comme une traduction plus poetique de la realite pour transmettre un enseignement, des connaissances…

    mes exemples à moi:
    – interdit de pointer du doigt un tombeau,
    – interdit de manger certaines parties du boeuf (reins)
    – interdir de frapper un enfant avec une louche
    – interdit de se couper les cheveux entre amants
    – interdit de demolir une maison en ruine: il faut la laisser s’ecrouler d’elle meme.
    En fait, les fady sont amis avec les fomba. les fomba regroupent tout ce qu’on doit faire pour entreprendre qqchose (caractere + ou – obligatoire): circonsicion, retournement des morts, sacre des ancetres, consulation des sorciers…

    Bref, avec ces regles, la société malgache a essayé de s’auto-reguler de generation en generation sans avoir a voter demeocratiquement des lois.

  • Tattum

    Alors: [quote comment= »1392″]
    – interdit de se couper les cheveux entre amants[/quote] 😀 Je suis curieuse d’en lire l’interprétation.

    En ce moment, je répète à qui veut l’entendre mon livre de chevet (que je vais enfin achever, j’ai 11h devant moi pour cela): Malgaches et malgachitude de P.Pietro PROFITA (éd.AFianarantsoa).
    Le livre est très inspirant pour un ou des posts, mais d’ici là, le Père Profita, séjournant depuis 51 ans à Madagascar, traite de l’ethnologie, de l’histoire ou encore de la linguistique.

    Il expose dans un premier temps un certain nombre d’exemples de fady, notamment dans la région d’Imady.
    Si les ethnologues désignent par le « fady »,une « interdiction magico-religieuse » appliquée aux personnes, aux lieux, aux choses, aux temps, au sexe, etc.., il s’attache à réviser ces caractères à l’aide d’exemples et illustrations.

    Sinon exemples de fady:
    – fady de porter du rouge dans un endroit précis 😉
    – fady de manger des petit pois dans un village (tout ça parce qu’un villageois est mort étouffé un jour, en ayant avalé un de travers!)
    – fady d’être photographié avant que le nourrisson n’ait un an
    – fady de manger du porc sur une plage donnée,
    etc…

  • Elsifaka

    mon fady préféré c’est le truc que les gens écrivent, avec les doigts, sur les voitures sales :

    « fady rano » – fady eau ?

    Mais sinon, il y a moyen de lever les fady : la bénédiction. Mon grand-père bougeait beaucoup, du coup sa grand-mère lui a dit : « Comme tu bouges beaucoup, je te bénis, rien ne t’es fady »

    Et comme la bénédiction est héréditaire, j’ai ne me pose plus de question. Et puis de toutes façons, « tsy ny tany no fady fa ny vavan’ny olona », c’est pas nous qui sommes à la rue, c’est la rue kétanou, c’est pas la terre qui est fady, c’est ce que les gens disent.

    Les fady marchaient bien pour auto réguler la société mais je crois que maintenant il faut un decret pour dire que c’est fini, ça ne tient plus, le système est corrompu ! maintenant, les gens qui n’avaient pas le droit de creuser pour déposer leur potes à l’intérieur, peuvent le faire parce que, les touristes, ça les impressionne quand tout le village se met dos à dos dans la mer, le matin, de très bonne heure pour déposer…

  • Tattum

    Elsifaka>[quote comment= »1395″]le système est corrompu ! maintenant, les gens qui n’avaient pas le droit de creuser pour déposer leur potes à l’intérieur, peuvent le faire parce que, les touristes, ça les impressionne quand tout le village se met dos à dos dans la mer, le matin, de très bonne heure pour déposer…[/quote]
    😀 oui, vu, connu… Grave be!Fady kisoa mihitsy tany!
    Mais selon des sociologues, ce moment d’intimité est devenu un lieu social où s’échangent les infos du jour… Mais bon, de là à ne pas juger la situation comme urgente à faire évoluer, que ce soit pour une raison sanitaire, d’image, etc…il y a … un fossé! 🙂 Mais il est très difficile de persuader les gens de changer… Mais pas impossible.

  • ikalakely

    tattum> il est intéressant ce livre! j’attends donc la suite.Sinon c’est où qu’on peux le trouver?
    Ce qui serait bien aussi c’est que tu ( ou autres) nous fasse une petite bibliographie des livres sur Mada (bien malagasy) parce qu’ici on se base sur les livres qui sont à la Fnac mais bon…

    « fady ny tsy miblaogy eto »

  • Dotmg

    Izahay hono fady mikodiadia miakatra.

    Il y a des bons fady et d’autres fady qui sont nuls. Le comble, c’est que la société actuelle a tendance à garder les fady nuls, et oublier les bons fady. Il est fady de s’habiller sexy, le Malgache actuel n’en a rien à foutre. Et par conséquence, entendre des viols par-ci, des incestes par-là devient monnaie courante.

    D’autre part, je juge nuls les fady comme « Ne pas enterrer un jeudi », « Ne pas commencer un travail le lundi », … Je vois que ces fady posent un poids à la société sans apporter vraiment quelque chose de positive.

  • Tomavana

    > Le comble, csquowhawydest que la société actuelle a tendance à garder les fady nuls, et oublier les bons fady.

    Tu semble oublier que depuis 1972 [mai ’68 en FR] « fady ny manao fady » na « fady ny mandrara » [il est interdit d’interdire] 😉

  • Elsifaka

    [quote comment= »1400″]D’autre part, je juge nuls les fady comme « Ne pas enterrer un jeudi », « Ne pas commencer un travail le lundi », … Je vois que ces fady posent un poids à la société sans apporter vraiment quelque chose de positive.[/quote]

    Ces fady, nous les avons hérités des arabes in Inona moa ny fanandroana malagasy? de Rabenandrasana Lalao François. La semaine commençait le jeudi, la veille du jour de prière des arabes.

    Le jeudi, alakamisy, débute la semaine, il n’est donc pas bon de faire des choses qu’on n’aimerait pas voir se reproduire. Pour cela, il valait mieux attendre le dernier jour, le mercredi qui ne revient pas.

    Le lundi, alatsinainy, est le premier des trois derniers jours de la semaine, il n’est donc pas bon non plus de démarrer quelque chose, parce qu’il ne reste plus assez de jours pour finir ce qui va être commencé ce jour là. Mais selon la méthode getting things done [en], si quelque chose peut être fait en moins de 2 minutes, il faut le faire au moment où on y pense.

    Pour revenir à ce que dit dotmg, je pense que c’est parce qu’on donne trop ou pas assez de poids à ces croyances qu’on a l’impression d’avoir un poids. Nous sommes toujours dans le tourbillon d’un choc de civilisation, et comme tout avance très vite, on n’arrive pas à s’adapter, faut-il prendre tout ce qui vient de l’étranger ? que faut-il garder des enseignement des ancêtres ? et en même temps il faut survivre !

  • jentilisa

    Ary mahalala zavatra i Elsifaka izany an!
    Fady miteny vahiny moa izaho? tsia! fa tsy haiko fotsiny ny manoratra azy amin’ny teny vahiny!

    Elsifaka connait bien de choses…je vois que mon français est tres fade.

  • Avylavitra

    Elsifaka> misaotra fa tena tsy nahalala ireo nolazainao ireo aho raha tsy namaky an’ity.
    Ny anton’ilay hoe fady ny mandaka rindrina aloha dia noho ny rindrina taloha vita tamin’ny bararata sy feta ka mora simba raha voatosika mafy. Misy hevitra ambadika mifono daholo izany ao ambadiky ny fady fa noho ilay izy tsy nampitain’ny lovantsofina tamin’ny taranaka taty aoriana dia maro no manara-poana tsy mandinika akory. Marina mihitsy ilay hoe misy fady tsara sy fady ratsy. Fa dia anjaran’ny tsirairay no mitàna na tsia ny fady iray. Ny ahy ohatra dia ezahiko mandrakariva ny manazava izay takatro amin’ny ankizy mba tsy hihinana amam-bolony fotsiny izy ireo. Io momba ny andro arabo nolazainao io izao dia tena nahafaly ahy tokoa fa dia hanazava io indray ao an-trano rahariva rehefa avy miasa.

  • jf

    Dans la famille, il est « fady » de manger du gésier de poulet, et j’aime bien suivre ce « fady »,qui est un « fadin-drazana », tout simplement parce que: d’un le gésier semble ne pas être très appétissant , et de deux, j’associe ça à un geste d’amour envers mes parents et à mes origines, à un geste d’appartenance à un clan : si je rencontre quelqu’un qui a même « fady » que moi, bah ça pourra peut-être dire que nos ancêtres communs ne se limitent pas à Adam et Eve…ça voudra rien dire mais ça me fera juste un petit peu sourire…
    Sinon,le « fady » s’associe parfois à des superstitions , ou à des phénomènes para-normales. Ma « mpanampy », une fois m’a raconté qu’elle avait transgressé un « fady »: elle est allée puiser de l’eau dans une source où il fallait pas. Résultat: des esprits sont venus la nuit pour lui faire du mal. Elle en a été hospitalisée. Bizarre, non? Et vous, qu’en pensez-vous de ce genre de « fady » là?

  • Tomavana

    Nisy fikarohana nataon’ny mpandinika fiaraha-monina [sociologue] izay nahita fa hanampiana ny fitantanana ny zava-boahary dia mila averina indray eo amin’ny maha-izy azy sy omena andraikitra ireo mponina any amin’ny manodidina, fa tsy ampy ny fandrarana amin’izao fotsiny izay tsy arahina fifanakalozan-kevitra.

    Tsy famerenana ny « fady » akory fa fametrahana « dina », izany hoe tsy afahatra amin’ny finoanoam-javatra eny amin’ny « rivotra » eny intsony ilay izy fa fifanekena ifampitazonan’ny mpiara-monina vokatry ny adihevitra. Io fomba io hono no hita fa isan’ny tena mahomby amin’ny fitandrovana ny ala manohatra lavitra noho ny fametrahana soratra fandrarana sy fanakaramana « mpiandry ala » [garde forestier].

    Ohatra raha taloha dia « fady ny mikapa hazo lohataona » ankehitriny dia navadika ho dina « tsy hikapana zanak’hazo latsaky ny 3 metatra ny haavony » izany.

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