Les jeux ont été clôturés il y a dix jours de cela. Il s’agit de la 7ème édition des Jeux des îles de l’Océan Indien auxquels Madagascar a porté haut la main le flambeau de la réussite avec ses 101 médailles d’or.

Avec toutes ces festivités, la ville des milles a connu une grande métamorphose. En effet, l’Avenue de l’indépendance a subi une légère modification tandis que des fontaines et de nouveaux jardins ont été mis en place par la Commune Urbaine d’Antananarivo pour l’occasion.

Un rond point muni d’une fontaine à jets variables caractérise l’orient du pont d’Ampasika, tandis qu’un gros menhir, douché par les jets d’eau continus d’un bassin, marque le jardin du boulevard de l’Europe qui se trouve à Ankorondrano entre le temple Jesosy Mamonjy et la société Henri Fraise. D’ailleurs. D’ailleurs, ce dernier est devenu une attraction nocturne pour les tananariviens.

Mais ce qui a surtout attiré l’attention des citadins était sûrement le foisonnement des palmiers, des ravinala (l’arbre des voyageur) et tous les autres fleurs et arbres exotiques que l’on retrouve d’habitude dans le désert et aux bords de la mer.

En prenant un peu de recul, on pourra constater que la capitale malgache a été, le temps des jeux, parrée de cache-misère avec l’aménagement et la restauration des grands axes aux dépends des bas quartiers et des « backstreets » qui restent encore sales et peuplés de peuvres gens aux haillons récupérés des friperies venues de l’occident et des habits de dimanche achetés à un prix dérisoire aux marchands chinois de Behoririka.

Mais jouissons un moment de ces sensibles améliorations visuelles et matérielles de la ville pour oublier les turpitudes de la vie quotidienne. Le canal d’Andriantany devant le Cenam est maintenant bordé de barrière décorative en fer peinte en blanc le tout rehaussé par le nouveau pont « bleu-jaune » qui a remplacé l’ancien pont en bois redouté par les passants sauf des riverains.

Les travaux de reconstruction du « Rova » LE Palais de la Reine avancent. L’équipe du Comité National du Patrimoine a déployé tous ses efforts pour accélérer les travaux et l’état d’avancement rend optimiste. Et comme on le sait déjà, l’ange noir du lac Anosy fut peint en gris pour donner un air d’ange blanc semblant dire aux malgaches que la période noire est maintenant passée.

Maintenant il est grand temps de penser « aux ventres » des petits gens et de la classe moyenne qui, ensemble, constituent plus de 80% de la population.