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Le choix des centrales électriques thermiques en question



Les pannes des centrales électriques se multiplient à Madagascar, et « un appel d’offres international sur 40 groupes électrogènes vient d’être lancé pour remplacer les centrales [ndlr. électriques thermiques] défaillantes », déclare Patrick Ramiaramanana, ministre de l’énergie et des mines dans l’édition n° 3691 du 28-04-2007 du journal l’Express de Madagascar.

Bien que nul n’oserait remettre en cause les impératifs liés à l’urgence de régler les pannes majeures des villes d’Antsiranana, de Mahajanga et de Toliary, on ne peut s’empêcher de formuler des regrets pour cette occasion manquée, de ne pas avoir mené une reflexion globale sur la question des futures sources d’approvisionnement en énergie à Madagascar ni de son mode de consommation.

Pourtant les débats autour de l’énergie font rage autour du globe, des pistes existent. Sans aller vers les énergies éoliennes ou solaires qui restent encore hors de prix, pourquoi ne pas commencer à explorer d’autres voies telles que les centrales hydroélectriques ? Ou encore réfléchir au remplacement des ampoules à filament contre des ampoules à faible consommation offrant de surcroit un meilleur rendement ?

Ignorer les indicateurs macroéconomiques avertissant de la raréfaction de l’énergie fossile et l’augmentation de son coût sur le long terme, en misant exclusivement sur les centrales électriques thermiques à Madagascar est-il vraiment opportun ?

[L’affermage de la JIRAMA dans l’incertitude – lexpressmada.com>>]

[Délestage, Pas de solutions durables avant le mois de juillet – midi-madagasikara.mg>>]

[vakio koa Ho maizina ny ririnina amin’ny tanàna maro >>]

7 commentaires

  • Rajiosy

    beaucoup trop de choses ont été laissées à vau-l’eau hélas !
    beaucoup trop de choses ont été pensées pour le court terme !
    il y a 20 ans, j’ai étudié avec des gars de Singapour. leur Etat les avait envoyés en Europe en prévision des besoins qu’ils pouvaient avoir dans divers domaines : finances, informatique, btp, energie etc. ils rentraient chez eux après les études pour prendre en main ces domaines.

    à l’époque, l’Etat malgache envoyait simplement des jeunes se former en pétrochimie à cause du Bemolanga de la chanson. heureusement pour eux, ils prospèrent dans les compagies pétrolières non malgaches. le reste des jeunes de l’époque devait se débrouiller par eux-mêmes.

    et savez-vous que lorsque la génération actuelle de profs d’université partira à la retraite, il n’y aura pas de renouvellement ??

  • Tomavana

    >lorsque la génération actuelle de profs d’université partira à la retraite, il n’y aura pas de renouvellement ??

    Diriger n’est pas encore prévoir pour tous le monde 🙁 pourtant ils ont tous fait preuve de leur capacité à imaginer les coups politiques les plus tordus les uns et les autres. Mais pour le développement durable du pays Y-A-PLUS PERSONNE.

  • Tomavana

    Update: « Nous avions prospecté d’autres sources de production au niveau des énergies renouvelables … Malheureusement, cela n’a pas pu aller jusqu’à son terme parce que le comité de pilotage mis en place n’a jamais pu fonctionner à cause des évènements de 1991. D’où les difficultés actuelles [ndlr de la JIRAMA]. » José Rakotomavo ancien ministre de l’Energie et des mines [1985 – 1989] lexpressmada.com 19.05.2007 >>

  • Tomavana

    Update: « l’Etat malgache s’est enfin penché sur le règlement de ses factures impayées à la JIRAMA, sur la consommation de l’administration au titre de l’année 2005 et des années antérieures, ainsi que l’apurement des factures impayées aux travaux effectués par cette entreprise publique jusqu’en 2006 » Alphonse M, madagascar-tribune.com 05.07.07 >>

  • Tomavana

    Update: à propos de la mise en service de la nouvelle centrale thermique de 40 MW à Mandroseza, Antananarivo « Madagascar devient de plus en plus dépendant du pétrole dont le prix mondial ne cesse de connaître une hausse. La politique énergétique effectivement mise en œuvre par l’Etat n’est pas conforme à celle définie dans le Madagascar Action Plan (MAP) » Herimanana Razafimahefa, ancien secrétaire général du ministère de l’Energie et des Mines madagascar-tribune.com 18.02.08 >>

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