Cela fait une semaine que je suis revenu de Madagascar.
De belles et moins belles images restent encore gravées dans ma mémoire.
Que dire de ce séjour de deux semaines?
Premièrement, Tana est en pleine mutation. Le business est florissant meme si cela ne profite pas encore à tout le monde.Tana engrange de l’argent. Tana brille de milles feux, de milles visages, de milles metiers, de milles misères. Tout se vend et tout s’achète à Tana. Il suffit d’y mettre le prix.
L’industrie du spectacle explose car le peuple, las des difficultés quotidiennes, ne pense qu’à s’amuser en masse. Chaque fete est l’occasion d’obtenir des profits. On parle de demi-milliard au milliard de fmg de chiffres d’affaires.
Différents concerts ont été organisés à Paques et chacun a eu son lot de foule en délire.
Je ne suis pas nostalgique mais le Tananarive que j’ai connu dans mon enfance a complètement disparu. Tana n’appartient plus aux tananariviens: c’est la vitrine de la diversité malgache.
Tout se lance à partir de Tana: Pazappa, kilalaky, films gasy… Mais cela reste encore et toujours aux mains de ceux qui font vivre le marché: les commerçants.
Deuxièmement, l’immobilier est en train de flamber. Divers programmes existent. Récemment encore, un investisseur étranger propose la construction d’une maison aux normes européennes au prix d’un demi-millard de fmg.
Le metre carré de terrain à Tana peut atteindre le million, voire le million et demi de fmg. Et le metre carré bati 2,5 millions de fmg. Certes, cela ne représente que 100 euros, voire 200 euros
mais pour une surface habitable de 150 metres carrés, cela fait deja 30000 euros. Une petite fortune
meme pour quelqu’un qui travaille à l’étranger.
A l’heure du rechauffement climatique, la pollution dans les rues de Tana fait rage. On ne connait pas les pics de pollution à Mada. Sauf qu’en ce mois d’avril, il fait excessivement chaud et étouffant. 30 degrés dans la poussière, ca use! Le soir, le brouillard plane sur la capitale…
En discutant un peu avec la famille, je me rends compte qu’ils sont tellement loin de mes préoccupations de « gasy d’andafy ». Ils sont courageux, ils font travailler leur tête plus que ce que l’on croit. Ils font mieux que survivre. Ils vivent tout simplement. Ils croient beaucoup au nouveau président réélu. Cela promet une certaine stabilité du moins pour les 5 prochaines années. Stabilité d’entreprendre et de commercer.
A vous tous, je vous dis: »bon courage et tenez bon, Madagascar commence à renaître! »