
Les pannes des centrales électriques se multiplient à Madagascar, et « un appel d’offres international sur 40 groupes électrogènes vient d’être lancé pour remplacer les centrales [ndlr. électriques thermiques] défaillantes », déclare Patrick Ramiaramanana, ministre de l’énergie et des mines dans l’édition n° 3691 du 28-04-2007 du journal l’Express de Madagascar.
Bien que nul n’oserait remettre en cause les impératifs liés à l’urgence de régler les pannes majeures des villes d’Antsiranana, de Mahajanga et de Toliary, on ne peut s’empêcher de formuler des regrets pour cette occasion manquée, de ne pas avoir mené une reflexion globale sur la question des futures sources d’approvisionnement en énergie à Madagascar ni de son mode de consommation.
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electricite, energie

C’est la première fois que j’entends de la country chantée par une malgache, elle déchire !
Retenez bien son nom, elle s’appelle Tahiana.
Tahiana son myspace.
Tahiana son site.
Bonne continuation, Miss !
country, female, singer, tahiana

Le Programme alimentaire mondial [PAM] a lancé un nouvel appel en faveur des 190′000 Malagasy victimes des récentes intempéries et cyclones qui ont frappé Madagascar . Le PAM a aussi communiqué l’envoi d’urgence de 100 tonnes de nourriture et de matériel de secours par hélicoptère au cours des quatre prochaines semaines depuis une base dans la ville d’Antsohihy.
« Depuis plusieurs semaines, les habitants de ces régions reculées survivent grâce à leurs réserves de nourriture qui sont désormais vides » Krystyna Bednarska, directrice du PAM à Madagascar. Continue reading ‘La famine frappe le nord-ouest | Le PAM lance un appel’
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Cela fait une semaine que je suis revenu de Madagascar.
De belles et moins belles images restent encore gravées dans ma mémoire.
Que dire de ce séjour de deux semaines?
Premièrement, Tana est en pleine mutation. Le business est florissant meme si cela ne profite pas encore à tout le monde.Tana engrange de l’argent. Tana brille de milles feux, de milles visages, de milles metiers, de milles misères. Tout se vend et tout s’achète à Tana. Il suffit d’y mettre le prix.
L’industrie du spectacle explose car le peuple, las des difficultés quotidiennes, ne pense qu’à s’amuser en masse. Chaque fete est l’occasion d’obtenir des profits. On parle de demi-milliard au milliard de fmg de chiffres d’affaires.
Différents concerts ont été organisés à Paques et chacun a eu son lot de foule en délire.
Je ne suis pas nostalgique mais le Tananarive que j’ai connu dans mon enfance a complètement disparu. Tana n’appartient plus aux tananariviens: c’est la vitrine de la diversité malgache.
Tout se lance à partir de Tana: Pazappa, kilalaky, films gasy… Mais cela reste encore et toujours aux mains de ceux qui font vivre le marché: les commerçants.
Deuxièmement, l’immobilier est en train de flamber. Divers programmes existent. Récemment encore, un investisseur étranger propose la construction d’une maison aux normes européennes au prix d’un demi-millard de fmg.
Le metre carré de terrain à Tana peut atteindre le million, voire le million et demi de fmg. Et le metre carré bati 2,5 millions de fmg. Certes, cela ne représente que 100 euros, voire 200 euros
mais pour une surface habitable de 150 metres carrés, cela fait deja 30000 euros. Une petite fortune
meme pour quelqu’un qui travaille à l’étranger.
A l’heure du rechauffement climatique, la pollution dans les rues de Tana fait rage. On ne connait pas les pics de pollution à Mada. Sauf qu’en ce mois d’avril, il fait excessivement chaud et étouffant. 30 degrés dans la poussière, ca use! Le soir, le brouillard plane sur la capitale…
En discutant un peu avec la famille, je me rends compte qu’ils sont tellement loin de mes préoccupations de “gasy d’andafy”. Ils sont courageux, ils font travailler leur tête plus que ce que l’on croit. Ils font mieux que survivre. Ils vivent tout simplement. Ils croient beaucoup au nouveau président réélu. Cela promet une certaine stabilité du moins pour les 5 prochaines années. Stabilité d’entreprendre et de commercer.
A vous tous, je vous dis:”bon courage et tenez bon, Madagascar commence à renaître!”
Madagascar, retour au pays, voyage
En écoutant un professeur d’archéologie faire le discours de fin d’année à l’Université de Chicago, j’ai été étonné par la forte teneur politique du discours, notamment par son ton résolument anti-Bush. Son discours était centré sur la nécessité des sociétés et civilisations de prendre en compte les facteurs environnementaux qui évoluent en permanence et de ne pa se figer dans un schéma établi sous prêtexte que l’on detient une vérité absolue. Dans ce discours, basé sur le livre de Jared Diamond : « Collapse of civilizations » que Rajiosy a aussi déjà mentionné il y a quelque mois, ce professeur attaque ouvertement les leaders politiques « de ce pays (US) et du moyen-orient » qui s’obstinent dans une démarche destructrice en croyant détenir une vérité absolue.
En résumé, le livre explique que bien que plus riches et mieux equipés que leurs voisins esquimaux, les nordiques d’origine scandinaves ne se resolvaient pas a modifier un style de vie basée sur l’élevage, l’utilisation du bois et une alimentation centrée sur le boeuf et évitant le poisson. Le problème, c’est que le Groenland comme son nom ne l’indique pas n’est pas vraiment vert, l’hiver rude ne favorise pas l’entretien du patûrage et l’utilisation du bois masisvement entraina donc déboisement rapide et perte du sol fertile favorable à la culture. (Vaguement familier, n’est ce pas ? Doro-tanety, en vikings, se dit comment ?). Hélas, les vikings s’obstinaient dans un mode de vie suicidaire, alors l’élevage se fit rare; et pourtant ils refusaient encore de s’adapter, préferant manger leurs animaux domestiques ( comme les fossiles le prouvent) plutôt qu’ apprendre à pêcher et manger les lions des mers comme les esquimaux qu’ils consideraient « inférieurs ». La communauté vikings disparut alors alors que les esquimaux sont toujours présents jusqu’ à ce jour. La leçon à tirer selon J. Diamond : il n’y a pas de vérité absolue en ce qui concerne la survie des civilisations. Si le contexte (par ex : global warming) demande un changement d’attitude, au diable la culture 4X4, et bonjour le vélo.
Si le contexte demande plus de sécurité dans les cités, au lieu de s’obnubiler sur le problème des djeuns pas trés gaulois, pourquoi ne pas doubler l’effectif policier, et montrer clairement que tout le monde sera contrôlé régulièrement, du patron en costume cravate au petit jeune qui joue au basket. Un peu d’impartialité ne fait de mal à personne, n’est-ce pas ? En effet, une etude sur la baisse de criminalité drastique à New-York pendant les années 90 montre que ce ne sont pas les arrestations multiples qui diminuent le taux de criminalités, ni le « racial profiling » des soi-disant criminels mais la présence bien visible des policiers, leurs rapports avec les citoyens lambdas et le ravalement de la facade des immeubles délaissées (!). La diversité est une realité de ce monde, partout. L’ignorer, ou affirmer que le vol des voitures a la tire est commis a 80% par des blacks ne fait pas avancer le schmilblick. Emprunter les principes d’exclusions du Front national pour se faire élire ou croire résoudre le problème de l’insécurité est un manque de créativité criard et une incapacité à s’adapter qui n’est pas sans rappeller l’attitude des Vikings au Groenland. Quand on croit détenir la vérité absolue et croire que certains principes sont infaillibles car gravées dans le marbre, on se retrouve parfois à se ruer dans un mur à répetition qu’on a dressé soi-même.
civilisation, culture, Inuites, politique, Vikings
Rallye Pokanel : késako ?
Pour tout savoir rendez vous sur le blog officiel : http://www.pokanel.org

Et pour ceux qui connaissent déjà, vous pouvez soit vous inscrire sur le même site soir remplir le bulletin d’inscription suivant et le renvoyez à l’association.
Bulletin de participation rallye 2007.pdf
association, humanitaire, Madagascar, Pokanel, rallye

© Jakob Adolf, Manakana II
Après le passage du cyclone Jaya qui est rappelons-le est « le 14ème système dépressionnaire de la saison » [Anita, Bondo, Clovis, Dora, Enok, Favio, Gamede, Humba, Indlala, Jaya … il n’y a que dix noms car le 01, 04, 06, 13 n’ont pas été nommés], Lova a raison de relever dans son précédent commentaire que les cyclones n’ont certainement pas dû faciliter la reconstruction du village.
Malheureusement il n’y a pas que la météo comme unique facteur négatif, voyons plutôt le contexte particulier de Manakana II*,
- depuis cinq mois les habitants Malagasy survivent dans des abris de fortune aux abords des champs,
- dans de mauvaises conditions de vie et d’hygiène,
- combiné à la malnutrition chronique,
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feu, incendie, Manakana II