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KOLO,



Il a neigé de façon quotidienne cette semaine, et quand les beaux jours tardent à revenir, mon soleil à moi ce sont les annonces de programmation des trois festivals de musique de ma région qui sont le Cully Jazz Festival [25me édition, ambiance villageoise], Montreux Jazz Festival [41me édition, ambiance hype], Paléo Festival Nyon [32me édition, ambiance familiale post-woodstock].

Cette année, la tête d’affiche qui ouvre ce soir le festival à Cully est à la fois une célébrité locale et une connaissance, l’harmoniciste Gregoire Maret. C’est un peu le retour de l’enfant du pays qui un jour a décidé de vivre à New-York pour poursuivre sa quête, ses rêves, vivre de sa musique. Je vous parlerai plus longuement de « sideman » Gregoire une autre fois car pour l’instant, j’aimerais vous présenter un autre ami, lui aussi enfant de Genève ayant vécu à New-York.

Eric Kolo est l’auteur-compositeur, la voix et le leader du groupe éponyme KOLO qui en peu de temps s’est taillé une réputation sur la scène rock régionale. L’aventure KOLO commence quand l’étudiant en droit Eric Kolo, accompagné par sa seule guitare, arrondit ses fins de mois par des tours de chants de sa propre composition dans différents bars de New-York.

A consonnance rock et folk, l’univers musical de Kolo est éclectique à l’image du citoyen du monde qu’il est. Eric a vu le jour à Antananarivo, âgé d’à peine trois ans, il quitte Madagascar pour la Suisse. Depuis il n’a cessé de rouler sa bosse mais ses deux attaches restent Genève et New-York.

En 2005 à son retour à Genève, sa collaboration avec Stéphane Guex prend de l’ampleur et les compositions se font désormais à quatre mains. Au gré des rencontres, le groupe s’adjoint des services de Laurent Nicolas à la batterie, Matthieu Karcher à la guitare et Blaise Pitteloud à la basse.

L’autre jour, j’ai eu l’occasion de prendre un café avec Eric. Nous avons évoqué ses longues sessions d’enregistrements en studio. A ma question de la sortie prochaine de leur album, il m’a répondu ne pas savoir car il n’a pas de label. Tu es à la recherche d’un label alors, demandai-je. « Plutôt un studio pour mixer » me répondit-il. Il m’a demandé si je voulais écouter le futur album ! 😀 ayant opiné du chef, il m’a glissé un casque sur les feuilles de choux, j’ai fermé les yeux … de bonnes vibrations ont envahi mon corps et me suis laissé transporter. Il est indéniable que le groupe a atteint une dimension supplémentaire et que je suis impatient de « voir » le produit final tant le son est prometteur … n’ayant rien à envier aux plus grands groupes rock du moment 😀

A la fin, je lui demande la part de l’influence Malagasy dans sa musique, il me répond « tu sais une journaliste m’a fait remarquer que même dans mes morceaux rock, il y avait la persistance d’une certaine note mélancolique dans mes compositions. Je me dis que c’est peut-être la nostalgie de mon pays où j’aimerais passer plus de temps. Pas-toi ? » me retorque-t-il 😉

Au triomphe programmé de Gregoire de ce soir, j’ai préféré me réserver pour le concert de KOLO au OFF du Cully Jazz Festival ce mercredi 28 mars 2007, à 20:30 h au Caveau Heineken.

[écoutez les morceaux de KOLO – kolo-music.net >>]

[KOLO chez myspace – myspace.com/kolomusic >>]

[Malagasy any amin’ny Cully Jazz Festival >>]

[programme off du festival – cullyjazz.ch >>]

10 commentaires

  • tomavana

    Tout le plaisir est pour moi 😉 d’autant plus qu’il n’y a rien à vendre … du plaisir à l’état pur

    Tu peux aussi l’écouter en espagnol sur mon blog pour la BO du documentaire sur la Bolivie « Quiero vivir »

  • lova

    Huuuum, ca se delecte en douceur tout ca ! J’aime bp
    Allez, c’est decide,
    je me coule un bain chaud, puis sudoku avec Kolo en fond musical. On ne se refuse rien.

  • Tattum

    Je ne connaissais pas du tout, ravie de le découvrir.
    Ca fait du bien dans ce rythme effrené et comme tu dis, la semaine dernière sous la neige, même le jour du printemps, ça m’a fait tout drôle. Mais comme d’habitude, la plus perdue des journées est une journée sans musique. 🙂

  • tomavana

    @ Lova tu te la cool douce et nous qui croyons que tu y étais pour le boulot 🙂 Comme j’aimerais être au sud moi aussi … mais je me contenterais de la chaleur de Cully demain soir car on va y faire une descente en masse et le Caveau Heineken n’est pas extensible.

    @ Tattum >la plus perdue des journées est une journée sans musique
    ou encore une saison sans concert ni festival 🙂 Alors la Gironde ne te manques pas trop ? 😉

  • Tattum

    Tomavana> Aïe! Tu as mis le doigt sur un sujet sensible là! 😉 Mais c’est une super perche pour un sujet qui me trotte dans la tête depuis plusieurs jours! 😀

    Mais c’est sûr que la richesse culturelle manque, à moins de parcourir des kilomètres…

  • tomavana

    > Aïe! … sujet sensible là !
    Désolé c’était pas le but 😉 allez je te mets en quadrillage des photos du concert

    Sinon question kilomètres j’en ai fait 150 km hier soir [1heure par trajet] mais quand on aime …

  • Tattum

    Tomavana> t’inquiètes pas, la question est courante, il ne faut pas non plus se voiler la face! 😀
    On me demande d’où je viens : » Bordeaux » et dans 95% des cas, la suite logique: « Et comment ça se fait que tu as atterri ici? »
    Ca se fait. 🙂 On se sent normal , ça fait du bien!

    Sinon, m’en parles pas des trajets à parcourir, dur qu’on a été habitué à se déplacer à pied, en vélo ou en tram, la voitre réservée pour les distances importantes…

    En tout cas, merci pour les photos, elles font artistiques également du coup. Le festival de jazz de Bâle est pour bientôt. 😉

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