A chacun ses rois mais aussi à chacun ses mythes fondateurs. Les connaître c est le devoir de tout honnête homme, chercher et observer leurs traces c est le plaisir du curieux.

La royauté merina est bien connue et l’Express se charge de nous la décrire de manière fort circonstanciée. Ma marotte à moi (mais sans la connaissance encyclopédique des historiens), c’est la Haute Matsiatra et en particulier le royaume d’Isandra, sans conteste le plus puissant de la région. Et pour suivre et faire vivre les images évanouies de l’histoire, rien de tel que :

-1/ la lecture de livres de référence et pour le Betsileo, la bible si j ose dire c’est la « Monographie des Betsileo » du père Dubois. Une mine d’or, un bijou de livre. Malheureusement si les diamants sont éternels ils sont aussi fort rares et je n ai jamais pu remettre la main sur ce livre que j avais lu à Mada chez un ami.

-2/ les visites in situ et pour cela l’Isandra est riche en decouvertes emouvantes.

Rapidement et pour faire court, Quittez Fianar et sa trop fameuse pause coup-de-vent sur la route de Tulear, pour prendre la route d Ikalamavony. Juste après Isorana et la montée de la falaise, direction le sud vers Mahazoarivo, au pays d’Andriamanalina.

Mahazoarivo, capitale de l Isandra flamboyant, maintenant un village endormi sur les reliques de son passé. Un village où flotte encore le spectre d’Andriamanalina. Un musée incongru dans ce bout du monde mais aussi le site où la Bedia s’est faite enterrée vivante pour conjurer le mauvais sort pesant sur le royaume. Le site des executions, les fossés de défense, les amontanas en nombre, l enclos à zebus et les restes des trépieds pour les marmites utilisées lors de ses funérailles. Des vatolahy imposantes qui conduisent jusque Fanjakana.

Fanjakana, autre point clef historique, outre la vue splendide, encore de belles vatolahy mais aussi de vieux murs et une atmosphere desuete. Pour y arriver, en venant de Fianar et après Isorana, tourner vers la droite sur une petite piste.

Voilà surtout pas un article historique, ni même touristique, juste une incitation à aller humer l’air d’antan, à aller fouiller et à découvrir par soi même.

Un genre d’amuse gueule, quoi…